‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 23 sur 148 · I.OTE · texte numérisé non relu

I.OTE

Marakir a tête roige. Pipra erythrocephala , Var., Lath.; Pipra rubrocapilla, Briss., Temm., Ois. color., pl. 54, fig. 5. Plumage d'un noir à reflets chatoyants, avec Ie80inrnel de la tête d’un rouge orangé très-éclalant; jambes jaunâtres, avec une tache rouge â l'extérieur des plumes; bec et pieds jaunâtres. Taille, trois pouces un quart. De la Guiane. Lrsson présume que c’est une variété du Mnnakin à tête d’or.

Marakir Tije. Pipra pareola, Lath., Buff., pl. cnl. G87, fig. 2. Plumage d'un noir velouté, avec le dos et les lectrices alaires d'un bleu céleste; sommet de la tête couvert de plumes d'un rouge brillaul, susceptibles de se relever en huppe; bec noir; pieds rouges. Taille, quatre pouces et demi. Ou trouve une variété dont la huppe est d'un rouge orangé; une autre dont les parties supérieures sont entièrement vertes. La femelle est en dessus d'une teinte uniforme olivâtre, qui tire sur le jaune en dessous; elle n'a point de huppe, non plus que le jeune mâle, qui est partout d'un cendré olivâtre. Des Antilles et du continent de l’Amérique méridionale.

M a x a k i x tr Es èleg a x t . Pipra clega n Usai ma, Bonap. Son plumage est d'un noir pourpré, à l'exception du front qui est d'un brun châtain; le sommet de la télé et la nuque sont d'un bleu d'azur brillant; la poitrine et l’abdomen sont d’un roux ferrugineux; bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces.

Mararir varie. Pipra serena , Lath. Tout le plumage noir, à l'exception du front, qui est blanc, du sommet de la tête, qui est d’un bleu verdâtre, et do croupion, qui est bleu; l’abdomen et quelquefois le milieu de la poitrine sont d’un rouge orangé brillant; bec et pieds nofrs. Taille, trois pouces et demi. Du Brésil.

Marakir a vextre oraxgR. Pipra Cupensis, Lath. Parties supérieuresnoirâtres;lesinférieuresd‘un orangé pâle; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. Du cap de Bonne-Espérance; espèce douteuse.

Marakir a vextre rouge. Pipra hœmorrhoa,\,a[\\. Parties supérieures noires; les inférieures blanches, avec une tache rouge sur l'abdomen ; lectrices caudales inférieures aussi longues que les reclrices; bec et pieds bruns. Taille, trois pouces trois quarts. Patrie inconnue.

Maxakix verdir. Pipra chloria, Natter, Temm., pl. color. 172, fig. 2. Parties supérieures d’un beau vert; | un petit bandeau d’un brun roux; rémiges noires ainsi i que les tectrices, qui sont marquées d’une double ran- ! gée de taches blanchâtres, les unes et les autres frangées de vert; reclrices noirâtres, lisérées de vert et terminées de blanchâtre; parties inférieures d’un vert jaunâtre, avec la gorge et le milieu du ventre jaunes; ! bec et pieds bleuâtres. Taille, cinq poures. Du Brésil, t Marakir vert a huppe roige, Buff., pl. enl. 303,

fig. 9. y. Maxakix Tijé, dont il est une variété presque adulte.

MaXAKIX AC V I9AGE Bl.AXC. Z'. FOCRMII.ICR MaRIKIIP.

Nakakis de Wied. Pfpra Wiedii, Le**. Noir; dessus de la tôle et derrière du' cou d’un rouge de feu; quelques plumes frontales hérissées en pompon. Taille, quatre lignes. De l'ile de la Trinité.

MANAM-PADAM. bot. (Rhéede, Matab., t. 10, pl.65.) Synonyme à' Elscholtsia paniculala, Willd. y. Klscdoltzie.

MANATIA. rois. Espèce de Raie du sons-genre Céphaloptère. y. Raie.

MANATUS. ma*. Synonyme de Lamantin.

MANCANDRITE. poltp. foss. L'Alcyon-Figue eslainsi nommé par quelques oryctographes.

MANCENILL1ER. Hippomanc. bot. Genre de la famille des Euphorhiacées : ses fleurs sont monoïques, les mâles sont disposées sur des épis terminaux en petits pelotons alternes, dont chacun est accompagné d’une bractée munie de deux glandes à sa base, et les femelles solitaires; un calice turbiné bifide et un filet chargé de deux anthères <1 son sommet constituent la fleur mâle; la femelle présente un calice tripartite. un style court et épais, couronné par plusieurs stigmates (le plus ordinairement sept) rayonnés; un ovaire à autant de loges uniovulées; il devient un fruit de la forme d'une Pomme d'api, qui renferme sous une chair gonflée d'un suc laiteux, un noyau ligneux, inégal et âpre à sa surface, creusé à l'intérieur de plusieurs loges monospermes. Les feuilles sont stipulées, portées sur de longs pétioles munis b leur sommet d'une double glande, alternes, légèrement dentées en scie, glabres, luisantes, veinées .La seule espèce connue, qui appartienne bien véritablement à ce genre, est originaire de l'Amérique équinoxiale.

L'influence funeste attribuée au Mancenillier lui a donné une réputal ion populaire : on a dit que son exhalaison suffisait pour causer la mort à l’imprudent qui s'arrêterait sous son ombre, ou qui recevrait les gouttes de la pluie distillant â travers son feuillage. Jacquin, qui osa en faire l’expérience, n’en éprouva aucun accident; mais il est clair cependant que la sienne n’est pas encore décisive, puisque le danger, s'il existe, résulte d'un principe émiuemincnl volatil, et peut varier suivant des circonstances locales et momentanées, telles que la direction du vent, le degré de la température, etc. Quoi qu'il en soit, il est indubitable que le suc laiteux qu'on trouve dans les diverses parties du Mancenillier, de même que dans la chair de son fruit, est un poison actif.qui irrite violemment les tissus vivants sur lesquels on l'applique. On n’est pas bien d’accord sur son degré d'énergie, exagéré par quelques auteurs, et en ce moment même on s'occupe à déterminer plus exactement son intensité et son mode d'aclion. La crainte qu'inspirent ses vertus vraies ou supposées a contribué à le rendre de plus en plus rare; car on a cherché à l'extirper de tous les lieux habités. De Tussac, qui l'a vu aux Antilles, a donné dans le Journal de Botanique (1815, vol. 1, p. 112) des détails sur ce végétal et sur son action irritante, qu'il avait éprouvée personnellement.

MANCHE DE COCTEAU, coxch. Synonyme vulgaire de Solcn. y. ce mot.

MANCHE DE VELOURS, ois. Nom trivial que quelques voyageurs ont donné au Fou de Bassan. y. Foc.

MANCHETTE DE NEPTUNE- POLYP. On a donne ce nom au ftetepora cellulosa , Lauik. RétLpore.

MANCHETTE DE LA VIERGE, bot. L’un des noms vulgaires du Çonrolculus sepiutn, L. F. Liserox.

MANCHONS DE NEPTUNE, poi.tp. Ce nom est vulgairement donné à de» Polypiers de la famille des Eponges.

MANCHOT. Aplenottyles. ois. Genre de l’ordre des Palmipèdes. Caractères : bec plus long que la tète, grêle, droit, fléchi vers l'extrémité; les deux mandibules à pointes égales, un peu obtuses : la supérieure sillonnée dans toute sa longueur, l'inférieure plus large à sa base et couverte d'une peau nue et lisse; fosse nasale très-longue, couverte de plumes; narines à peine visibles, placées b la partie supérieure du hcc et prés de l'arête; pieds très-courts, gros, entièrement retirés dans l'abdomen; quatre doigts : trois en avant, réunis par une membrane, un en arrière, très-court, articulé sur le doigt interne; ailes dépourvues de rémiges, impropres au vol. Ce groupe n'offre que des Oiseaux dont l'organisation, pour ainsi dire incerlaine, peut être considérée plutôt comme une ébauche que comine une production parfaite. Il semble que la nature, ordinairement si prévoyante dans tous les détails de la création, se soit fait une élude de multiplier les difficultés dans l'existence du Manchot, ou qu'elle ait eu l'intention de le faire servir, par une gradation moins sensible, de point de rapprochement dans les distances que l'on observe entre les Oiseaux et les habitants de l'eau.

En effet, loin de retrouver chez les Manchots cette vivacité que l'on aime à contempler dans les êtres qui animent nos bosquets et y font entendre mille chants variés. on ne doit en quelque sorte les considérer que comme des Poissons dont ils partagent presque toutes les habitudes: leurs bras.au lieu de s'allonger en raines légères, destinées à frapper l’air et à y trouver immédiatement des points d'appui, qui permettent à l’Oiseau de s'élancer rapidement et de sc soutenir à de grandes hauteurs, ne présentent que des nageoires pendantes, informes, courtes, épaisses, revêtues de so ries d 'écailles plutôt que de véritables plumes; elles ne peuvent servir qu’à diriger l'Oiseau-Poisson dans un fluided'une grande densité où Jes particularités de son organisation interne lui font trouver le moyen de demeurer assez longtemps sans éprouver le besoin de respirer. Leur cri rauque et désagréable ne se fait entendre que pendant la saison des amours et tout le temps que dure l'incubation, seule époque périodique et annuelle qu’ils passent régulièrement sur le rivage et à l'abri des marées. Ils habitent régulièrement des trous creusés par le battement des flots, les joncs, les roseaux et autres plantes aquati- % ques, au milieu desquels ils se tiennent cachés, et qu'au moindre danger ils quittent en plongeant. Ils nagent sur et sous l'eau, avec une vitesse extraordinaire, au point que souvent ils échappent ainsi à la voracité des gros Poissons qui les poursuivent. Les Manchots parviennent au rivage en troupes assez nombreuses , et rien n’égale la stupidité qu'ils expriment lorsqu'il» y sont surpris. Ne pouvant regagner leurs retraites hu-

mules avec assez de vitesse pour sc dérober aux attaques de l'Homme, ils semblent attendre avec courage et résignation le sort qui leur est réservé; non qu'ils ne fassent tous leurs efforts pour vendre chèrement leur vie, car à mesure qu’ils s'aperçoivent que le danger devient plus pressant, ils ont l'instinct de se serrer davantage les uns contre les autres, afin de présenter de tous côtés un front à l’attaque. Là, dans une position presque verticale, agitant constamment la tète et le cou, ils élancent le bec pour en porter aux jambes des assaillants des coups souvent assez forts pour y faire des blessures profondes et enlever des lambeaux de peau et de muscles. Presque toujours ils succombent sous le bâton qui les poursuit.

Les Manchots quittent rarement les mers du Sud ou les pointes des rochers qui en rendent la navigation si dangereuse. Ils se construisent au milieu des grandes herbes, dont les bords des îlots sont garnis, des trous assez profonds où ils se retirent et où ils nichent. La ponte consiste en deux ou trois œufs gros cl d’un blanc jaunâtre. Ils se nourrissent de Poissons qu'ils pèchent le malin et le soir, et dont ils se gorgent souvent outre mesure. Leur chair noire et huileuse n'est recherchée des matelots que dans les cas de disette absolue de toute autre viande fraîche.

Le genre Manchot, tel qu'il est établi par Temminck, se compose de deux espèces que Vieillot a laissées confondues avec sesGorfous, et probablement d’une troisième qui est encore très-peu connue, et dont Vieillot fait isolément son genre Apténodyte.

Manchot antarctique. Sphénisque antarctique.

Manchot a bec tronqué. y. Sphénisque de Brisson.

Manchot du cap de Bonne-Espérance, y. Sphénisque

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