‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 25 sur 148 · HAN · texte numérisé non relu

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ques en dessous , avec les côtes saillantes des veines poilues; stipules peclinées; Heurs penchées, réunies en grappes au sommet d'un long pédoncule axillaire; corolle blanche, ohlongue, découpée, ondulée, apiculée : son tube est marqué A l'intérieur de dix plis.

MANDIBULES, zool. Nom que les ornithologistes ont appliqué aux deux parties du bec, qu'ils distinguent encore en supérieure et en inférieure. Quant aux Mandibules des insectes, V. Boiciie.

MANDIBULES. Mandibulata . îxs. Famille d’insectes aptères, de l’ordre des Parasites, établie par l.alreille, et ayant pour caractères : des mandibules, des mâchoires et deux lèvres. Ces insectes n'ont point d'ailes; leurs pieds sont au nombre de six : les mandibules sont plus ou moins extérieures, en forme de crochets; les mâchoires sont cachées, elles portent quelquefois des palpes peu apparentes. Chaque côté de la tète offre des yeux lisses, quelquefois peu distincts; leurs antennes sont tantôt plus grosses à leur extrémité, tantôt filiformes ; l'abdomen n’a ni latéralement ni postérieurement d’appendices mobiles, et l'oesophage occupe une grande partie du dessous de la tête. Ces insectes passent leur vie sur les Mammifères et sur les Oiseaux dont ils sucent le sang et rongent les parties. Lalreiile divise celte famille en quatre genres. y. Ricin, Gyrope, N'irrk et TtlCMOBOCTE.

MANDRAGORE. Mandragor a. bot. Ce genre, constitué par Toiirneforl, a été réuni par Linné au genre jllropn. y . Belladoxe.

MANDRANO. MAS- Nom vulgaire du Renard, espèce du genre Chien. V . ce mol.

MANDRILL, ram. Espèce du genre Cynocéphale. y. ce mot .

MaNDL'RRIA. ois. Espèce du genre Ibis. y. ce mot.

MANÉ. poi.YP. Genre formé par Guellard aux dépens des Éponges, et qu’il caractérise ainsi : corps marins, composés de filtres longitudinales, simples ou ramifiées, séparées les unes des autres sans ordre ni symétrie, qui n’ont point de cavilés ou de trous, ou qui sont imperceptibles (Guelt.. Meut., t. iv, p. 130). Ce genre n'a pas été adopté.

MANETOU. sole. Tour Manicou. y. ce mot.

MANETTIE. Manet lia. bot. Ce genre de la famille des Rubiacéeset de la Télrandrie Monogynic, aélé proposé par Mutis et adopté par Linné, avec les caractères suivants : calice ordinairement divisé en quatre ou huit segments et quelquefois en cinq ou dix; corolle tubuleuse, dont l'enlrée est resserrée, garnie de poils; le limite est étalé, à quatre ou rarement à cinq divisions; quatre ou cinq élamines insérées sur la gorge de la corolle, et lion saillantes; un seul style surmonté d’un stigmate bifide. Le fruit consiste en une capsule à deux loges renfermant un grand nombre de semences lenticulaires, imbriquées, ô rebord membraneux. Ce genre consacre dans la science le nom de Xavier Manelti, professeur de médecine et de botanique à Florence, directeur du Jardin des Plantes de celle ville où il est mort, en 1785, après avoir publié un grand nombre d'observations importantes sur l'histoire naturelle , parmi lesquelles se fait remarquer surtout le y i ridarium Florent in u m (1 vol. in-8». 1751). Le genre Ma-

net fia, auquel De Candolle a réuni les genres Lygistum de J. Browne (Pt. Jatn 1-12, t. m, f. 2), et t\'acibea d'Aublel (PI. de la Guiane, 05, I. xxxvu, f. 1), se compose maintenant d'une vingtaine d'espèces toutes propres à l'Amérique méridionale.

Manettie gi abre. Manettia glabra, Chain. Cette plante, découverte au Brésil par Cbamisso et Scblecb- | tendahl, est remarquable par sa beauté; la forme délicate et gracieuse de ses longues corolles écarlates, contraste agréablement avec la sévérité de nuances, imposée à son large feuillage; ses tiges sont grêles, filiformes, entrelacées, flexibles, un peu ligneuses, branebues, lisses, couvertes de petits points glanduleux, hautes de trois à quatre pieds. Les feuilles sont opposées, ovalaires, acuminées, entières, arrondies à la base, lisses et brillantes, cartilagineuses, légèrement ondulées, d'un vert très-foncé en dessus, plus pâle en dessous où les nervures sont proéminentes, longues de deux à trois pouces, sur les deux tiers de largeur; le pétiole est demi-cylindrique, canaliculé, long de six lignes environ; il a à sa base deux petites stipules étroitement réunies, acuminées et denticulées. Les Heurs sont axillaires ou terminales et solitaires, portées sur des pédoncules filiformes, lisses, plus épais au sommet, longs de deux pouces environ; le calice est tubuleux, turbiné, comprimé, plus long que le limbe qui est divisé en cinq lobes ovalaires, lancéolés, aigus, étalés, dentelés; la corolle est d'un rouge écarlate, brillant, passant au rouge ponceau; sa forme est celle d’un entonnoir à cinq côtes, long de quinze à vingt lignes; son limbe est divisé en autant de lobes ovalaires, connivents, aigus; le tube est tapissé intérieurement de plusieurs rangées de poils couchés. Les élamines ont leurs filaments blancs, cylindriques, libres seulement A l’extrémité; les anthères sont oblongues, penchées, échancrées à la base, d’un pourpre foncé, à deux loges linéaires, marginales, s'ouvrant longitudinalement, et se recouvrant d'un pollen verdâtre. Le style est grêle, filiforme, lisse et blanc, terminé par un stigmate exserte, en massue, vert, à deux lobes droits, émoussés, épais, serrés l'un contre l'autre, à bords réfléchis. L'ovaire est turbiné, comprimé, à deux loges traversées chacune par une valve, couronné par un disque proéminent, légèrement échancré. Les deux placentaires sont filiformes, droits, opposés, fixés à la cloison, un peu au-dessus de sa naissance; l’ovule est petit, orbiculaire. fort aplati, rebordé d’une membrane. Celte plante a été envoyée du Brésil.

Adauson donnait le nom de Manettia au genre Me- \ sriubryanthemum de Dillen et Linné, y. Ficoïde.

MANGABA. bot. La plante désignée sous ce nom par Pison, lira si/., t. 70, et par ceux de Mangabcira ou Mnnguiba par Maregraaff, Brasil., t. 122, fait partie du genre Hancorniu de ümnez. F. Harcorxie.

MANGABEY ET MANGABKY A COLLIER, rai. Espèces du genre Guenon, y. ce mot.

MANGANABI. bot. y. AlBDLlE.

MANGANÈSE, rir. Braunstein , W. ; Mangan , Karst. Métal qui forme la base d'un genre minéralogique, dans la classe des substances métalliques an t op - ^ sides. Ce genre est composé de cinq espèces qui toute*

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ont pour caractère commun de donner, après la fusion avec le carbonate de Soude, une frite verte, qui devient vert-bleuâtre par le refroidissement. Le Manganèse, â l'état métallique, est d'un blanc tirant sur le gris et très cassant; â l'état d’oxide il colore en violet le verre de Borax. Les cinq espèces du genre Manganèse sont : le Manganèse oxîdé, le Manganèse sulfuré, le Manganèse hyiTralé, le Manganèse phosphaté et le Manganèse carbonate.

Mancasèse CAHBOi»Tt. Iioth Braunsteiners , W.; llhotloehrosil , Hansmann. Substance d’un blanc rosâtre ou d’un rouge de rose; soluble avec effervescence. â chaud; cristallisant en un rhomboïde obtus de 100°, 51'. Elle est composée d’un atome de bi-oxidc de Manganèse et de deux atomes d’Acide carbonique, ou en poids de 38 parties d’Acide, et de 02 de bi-oxidc de Manganèse. Sa pesanteur spécifique est de 5,25; sa dureté est moyenne entre celles du Fluoré et de l’Apatite. On ne connaît que trois variétés de Manganèse carbonate : la variété rhomboètlrique, en cristaux déformés et groupés irrégulièrement; la variété lamellaire et la variété compacte. Celte substance se mélange souvent de carbonate dè Chaux et de Silice; il parait même qu’il existe une combinaison particulière de Silice et d’oxide de Manganèse, que l’on doit regarder comme un hisilicalc de Manganèse : c’est celle que l.éonbard a décrite sous le nom de Kieselmangan. Le Manganèse carbonate est peu commun dans la nalure; on le trouve dans les filons, â Nagyag en Transylvanie où il accompagne le Tellure et le Manganèse sulfuré; et â Kapnick où il s'associe â l'Antimoine sulfuré, au Cuivre gris et à la Blende.

— — Maxganése hydraté, Schwarz; Braunsteiners, W.; Manganèse terne, Brong. Substance ordinairement noire ou d’un gris de fer, en masse, à poussière brime, donnant beaucoup d’Eau par la calcination, infusible au chalumeau, colorant en violet le verre de Borax; sa dureté est moyenne entre celles du Fluoré et du Ouarlz; sa pesanteur spécifique est de 3,84. On a cité des cristaux de cette substance en prisme à base carrée et en octaèdres. Une analyse du Manganèse hydraté terreux de la mine de Dorothée, au Harz, par Klaprolh, a donné : oxide hrun de Manganèse CO; Eau 18; oxide de Fer 6; Silice 8; Carbone et Baryte 2. Ce minerai est souvent mélangé de peroxide de Manganèse et d’bydroxide de Fer.

Le Manganèse hydraté se présente quelquefois en petites masses légères, (rès-lcndres, qui tachent les doigts au moindre frottement, et qui ont l'apparence de prismes â quatre, à cinq et à six pans, ce qui est probablement l’effet du retrait que le Manganèse hydraté, souvent argilifère, a éprouvé en sc desséchant. Cette variété a été observée à Saint-Jean de Gardonenque, dans les Cévennes; plus fréquemment on trouve la même substance, en enduit, à la surface du Fer hématite, du Fer carbonate et de la Chaux carhouatée. Ces incrustations sont tantôt compactes, avec un éclat métalloïde argentin, tantôt elles ont le tissu fibreux comme les Hématites; enfin le Manganèse hydraté se rencontre encore sous la forme slalactitique, et il produit souvent des Deiidrites noires à la surface ou daus l’iulé-

j rieur de différentes Pierres, telles que le Calcaire com- ! pacte, l’Agathe, etc. Ce minerai existe dans la nature, > en grande masse, dans les terrains anciens, et on le retrouve dans les terrains de toutes les époques, jusque 1 dans ceux de sédiment supérieur : à Montmartre il se présente en petites masses mamelonnées, au milieu des Marnes et du Gypse; il accompagne fréquemment le i Manganèse oxidé, le Fer bydroxidé et le Fer spalhique.

1 Suivant Beudant, les cristaux noirs, décrits par Hatiy ! comme type de son espèce : Manganèse hydraté, appar- ; tiendraient â uneautre substance qu'il considère comme ! un silicate tri-manganésien. Il existe à Roinanècbc , près de Mâcon, une variété de Manganèse bydroxidé j mélangé de Baryte, dont la composition n’est pas enj core bien connue, cl qui peut-être formera quelque | jour une espèce â part. Elle est d’un noir métalloïde, i à tissu fibreux, et souvent entremêlée de Chaux flualée violette.

Maxgaxèse oxidé. Gratter Braunstein , AV.; Man- ! ganèse métalloïde. Brongii. Substance d’un gris de fer, métalloïde, à poussière noire, ne donnant pas sensiblement de l’Eau par la calcination, tendre cl même friable, ayant pour forme primitive un prisme rliotnboïdal droit de 100»; c’est le peroxide de Manganèse, 1 contenant en poids 50 parties d’oxigène et 04 de Manl ganèse. Ses formes cristallines les plus ordinaires sont , le prisme primitif, et le même modifié sur deux aréles ! latérales, avec des sommets dièdres ou tétraèdres. Ses j variétés de structure sont : l’aciculaire en aiguilles ! divergentes ou entrelacées, la fibreuse, la compacte et i la mamelonnée ou slalactitique; cette dernière est presj que toujours mélangée d’hydroxide. Le Manganèse oxidé se trouve fréquemment dans les terrains primitifs j et intermédiaires, et dans divers dépôts des terrains ! secondaires; un le rencontre en outre dans ceux d’hydroxide de Fer et de carbonate de Fer, tantôt en masses compactes, tantôt en stalactites. On emploie le Manganèse oxidé dans les verreries, pour faire disparaître les i fausses teintes qui altèrent la transparence du verre;

| on s’en sert eu chimie pour la préparation de l'Oxigène et du Chlore.

Manganèse phosphaté. Phosphate de Manganèse et de Fer; Triylite, Beudant. Substance brune, offrant quelques indices de clivage, soluble sans effervescence dans l’Acide nitrique; fragile, d’une dureté médiocre; aisément fusible au chalumeau, pesant spécifiquement 5.9; d’après une analyse de Yauquelin, elle contient, sur 100 parties, 42 de deutoxide de Manganèse. 31 d’oxide de Fer cl 27 d’Acide phosphorique. Celte substance a été trouvée par Alluau, au milieu du Granité, aux environs de Limoges, dans le mèuie filon de Quartz qui renferme les Émeraudes.

Manganèse silfiré. Mangattglanz, W. Substance d’un gris métalloïde, passant au noir par l'exposition à i l’air; non cristallisée; facile â entamer avec le cou- | teau; soluble avec effervescence daus l'Acide nitrique; i pesant spécifiquement 3,9. Sa composition est encore ; mal connue; il est probable que c’est un bisulfure de j Manganèse. Elle lie se trouve qu’en petites masses ou en veines noirâtres, dans le carbonate de Manganèse de - Nagyag en Transylvanie où clic est associée au Tellure.

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Margarine oxidê barytifère. Faserlges, Wad.; Psi lomclane. Substance d’un noir- bleuâtre, passant au i gris d’acier plus ou moins métalloïde, à poussière noire, ^ non cristallisée, pesant spécifiquement 4,145. rayant la Chaux fluatée, rayée par la Chaux phosphatée, infusible au chalumeau, mais y passant à la couleur rouge-brune, produisant une vive effervescence avec le verre de Borax; composée, suivant Berthier, de deutoxide de Manganèse 25, peroxide du même mêlai 52, Baryte 17, Eau 4, matières insolubles 2. On trouve celle substance sous forme concrélionnée. fibreuse ou terreuse, â la Romanèche près Mâcon, dans le Périgord, à Erzbcrg, au Hartz, etc.

MargarEse oxidé silicifEre. Manganèse silicaiè; Manganèse rose ; Uydropilt ; Hhodonitc. Substance rose ou violâtre, quelquefois en masses cristallines, ordinairement compacte, d'une pesanteur spécifique de 3,6 à 3,9, rayant le verre, donnant des étincelles par le choc du briquet, ne donnant pas d'Eau par la calcination, fusible en émail rose au feu de réduction, composée de Silice 48, proloxide de Manganèse 49, Chaux 5. Elle accompagne presque tous les minerais de Manganèse.

MANGANIDES. mir. Nom donné par les minéralogistes à un groupe de substances minérales composées de Manganèse et offrant pour caractères, de donner par la fusion avec le carbonate de Soude, une frite verte, soluble dans l'eau, la colorant en vert, et laissant ensuite précipiter de l’oxide brun.

MANGANITK. xix. I.’un des noms du Manganèse hydraté terreux, friable et léger.

MANGE -BOUILLON ou SOUFFRETEUSES, irs. Les diverses larves qui se nourrissent du Bouillon-Blanc, Ferbascum Thapsus , L., dont celle du Curculio terbasci est du nombre, ont été fort mal figurées et décrites sous ce nom par Goedarl.

D'après la nourriture habituelle que prennent divers animaux, on a appelé :

Marge-Fourmi (Mam.), le Tamanoir.

Marge-Fronert (Ins.), la larve de la Coccinelle à sept points.

Marge-Serperts (Ois.), les Pélicans et le Secrétaire.

Marge-Abeille ou Margeur d’ Abeilles (Ois.), les Guêpiers.

Margeur d'afpat (Pois.), diverses Batistes.

Margeur de Cbêyres. ou de Coiers, ou de Rats (Repl.), la plupart des Boas.

Marge™ de Cerises (Ois.), le Loriot commun.

Margeur de Crapauds (Ois.), une Buse à Cayenne.

Margeur d’IIiiitres (Ois.), l’Huilrier.

Margeur de royaux (Ois.), le Loxia Coccauthraustes.

Margeur de Pierre, un Mollusque eL un Insecte. V. Lituopdage.

Margeur de Plomb (Ois.), les Plongeons.

Margeur de Pommes (Ins.), la larve du Pyralis Potnana, Fabr.

Margeur de Poivre (Ois.), le Koulik, espèce du genre Toucan.

Margeur de Poules (Ois.), le Milan.

Margeur de Riz (Ois. ), le joli Emberiza orizitora, commun à l'Ile-de-France.

Margeur de Vers (Ois.), le Motacilla cermirora, L., etc.

MANGHAS. bot. Espèce du genre Ccrbera. F. Cer-

BfcBE.

MANG1KR. bot. Pour Manguier. V . ce mol.

MANGIFKRA. rot. F. Marguier.

MANGILI. pois. Espèce du genre Plcuronecte. F. ce

MANG10M- bot. Synonyme de Manglicr.

MANGLE. bot. Fruit du Manglier. et quelquefois le Manglier ou Palétuvier lui-mème; on a aussi appelé :

Margle blarc, le Fromagpr.

Margle gris, VAvicennia tomentosa et le Conoco rjtus erectus.

Margle roige. le Cocoloba rinifera.

Margle verimeux, le Ccrbera Manghas, etc.

MANGLÉSIK. Manglcsia. bot. Genre de la famille des Protéacées, et de la Tétrandrio Monogvnie de Linné, établi par Robert Brown qui tui assigne pour I caractères : périanlhc irrégulier, formé de quatre pièces concaves, tournées du même côté; au sommet de la cavité de ces pièces (sépales ou pétales ) est insérée une étamine; une glande placée sous le pistil dont l'ovaire, renfermant deux ovules, est surmonté d'un style qui se renfle d’une façon toute particulière un peu au dessous du stigmate; le stipe de l'ovaire est extrêmement court. Ce genre ne se compose jusqu'ici que de trois espèces, qui toutes sont originaires des bords de la rivière Swan à la Nouvelle-Hollande; ce sont de petits arbrisseaux, à feuilles trilobées, portées par des tiges ou des rameaux filiformes.

Marglesie glabre. Manglcsia glabrata, R. Brown. Tout l'arbuste est très-glabre; les feuilles sont cunéiformes , à triple nervure, divisées nu sommet en trois lobes triangulaires, qui se terminent en aiguillon : les fleurs sont réunies en grappes lâches, plus longues que les feuilles. Les deux autres espèces ont été nommées, par Robert Brown, M. tridenlifera et M. cestita.

MANGLIER. bot. On désigne sous ce nom différents arbres exotiques, qui croissent sur le bord de la mer, et plus particulièrement le Palétuvier. F. ce mol.

MANGLIETIE. Manglielia. bot. Le docteur Blurae a institué ce genre pour un grand arbre de la famille des Magnoliacées, que Wallich. dans sa Flore du Népaul, avait même placé parmi les Magnoliers; Don l'avait considéré comme devant appartenir au genre Michelin de Linné. Les caractères de ce groupe de la Polyandrie Polygynie du système sexuel, consistent dans un périaiilhe composé de 9 â 12 segments, pétales ou sépales disposés sur trois rangs; des étamines nombreuses, plus courtes que la corolle, à anthères linéaires; ovaires agrégés, formant une sorte d'épi autour d’un réceptacle en pyramide; un grand nombre d’ovules; capsules anguleuses, presque ligneuses, agglomérées autour de l'axe, et présentant une masse ovifonne. se désunissant à la maturité déhiscentes par le sommet, bivalves et polysperines. C'est un arbre très élégant, à grandes feuilles alternes, pétiolécs et très-entières; les stipules sont géminées, opposées et promptement caduques; les

fleurs «ont terminales à l'extrémité des rameaux, solitaires et brièvement pédonculées. d'un blanc jaunâtre, avec de légères ondulations purpurescenles. Il se trouve dans les forêts centrales de rite de Java.

MANGLILLA. bot. Jussieu ( Geuera Plantarum , p. 151) a établi sous ce nom, un genre qu'il a placé dans la famille des Sapotées, et auquel il a attribué les caractèrei suivants: calice très-petit, à cinq divisions; cinq étamines à anthères sessiles; style nul; stigmate un peu gros; drupe globuleux, uniloculaire et monosperme. Les auteurs de la Flore du Pérou et du Chili ont plus lard établi le même genre sous le nouveau nom de Cabalicria, et ils eu ont décrit sept espèces. Les espèces du genre Scteroxyton , constitué par Willdeiiow ( Enumer . Horl. lierai., 1, p. 240), ont été fondues dans le Manglilla par Riemer et Schultes. Selon Kunlh, le genre Manglilla doit faire partie des Myrsiue ; cet auteur pense même que son My raine ardis iaiilcs est à peine distinct du Manglilla Jussieui de Persoon, espèce qui doit être considérée comme type du genre et qui est indigène du Pérou.

MANGO. bot. J'. M\m;üe.

MANCONARA. bot. y. Gcttier-Gomiier.

MANGONE. ois. Synonyme vulgaire de Flainmant. V. ce mot.

MANGOSTANA. bot. Sous ce nom, Garcin et Rumpb avaient décrit la plante qui produit le délicieux fruit nommé Mangoustan et dont Linné ht une espèce de son genre Garcinia. Dans son Mémoire sur la famille des Gullifèrrs (Mém. de la Société d'Iiist. nat. de Paris, t. i, p. 226), Choisy en a fait une section de ce dernier genre, caractérisée par ses fleurs monoïques ou hermaphrodites et ses étamines libres. Elle renferme quatre espèces indigènes des Indes-Orientales, y. Gaicinie.

MANGOUSTAN, bot. On désigne vulgairement sous ce nom le Garcinia Mangoslana , L., arbre indigène des lies de l’archipel Indien, et qui porte des fruits d'une saveur et d'un parfum exquis. Ces fruits sont doux et légèrement laxatifs après la maturité; ils sont, au contraire, acidulés avant celte époque, et leurécorce passe pour astringente; on en fait usage pour arrêter les dyssenteries. /'. Gabcüiie.

MANGOUSTE, haï. y. Civette.

MANGUE. Croisa r chut. man. Genre de Carnassiers voisin par l’ensemble de ses caractères, du genre Mangouste et du genrcSuricate, entre lesquels il se trouve intermédiaire. Les pieds sont pentadactyles, comme chez les Mangoustes; mais il n*y a aucune trace de la petite membrane inlerdigitale, qui existe chez celles-ci. Parmi les doigts, c'est celui du milieu qui est le plus long de tous, et c'est au contraire le pouce qui est le plus court ; proportions qui se retrouvent chez le plus grand nombre des Mammifères. La plante du pied, qui pose tout entière sur le sol dans la marche, présente cinq tubercules, dont trois sont placés à la commissure des quatre grands doigts, et les deux autres plus en arrière. On retrouve aussi à la paume le même nombre de tubercules, et leur disposition est aussi à peu près la même : seulement les deux postérieurs sont situés sur la même ligne, au lieu d'étre placés en série, comme ils le sont à la piaule. La queue est comprimée, et d'un tiers

moins longue que le corps. Les dents sont en même nombre que chez leSuricate, mais elles ressemblent par leurs formes générales à celles des Mangoustes. Les oreilles sont assez petites, arrondies; la conque, présente dans son milieu deux lobes très-saillants situés l'un au-dessus de l'autre. La pupille est ronde; la langue, couverte dans son milieu de papilles cornées, est douce sur ses bords. Mais ce qui rend le Mangue très-remarquable , et ce qui le distingue des Mangoustes, c'est la forme de son museau qui se prolonge de beaucoup au delà des mâchoires, et jouit d'une extrême mobilité; il est d'ailleurs terminé par un mufle, sur le bord duquçl s’ouvrent les narines. La forme et la mobilité de cette petite trompe, rapprochent à quelques égards le Mangue des Coatis, auxquels il ressem- - ble aussi par plusieurs autres caractères, et particulièrement par sa marche plantigrade et par la forme de scs ongles. Les testicules ne se voient point à l’exlé- I rieur, et la verge est dirigée en avant : le gland, ter- 1 miné en cène, est aplati sur les côtés. Enfin « l'anus est. dit Fr. Cuvier, situé à la partie inférieure de la ! poche anale, c'est-à-dire que celle-ci se rapproche de la base de la queue. Elle se ferme par une sorte de sphinc- : ter, de sorte que dans cet étal, elle semble n'étre que | l'orifice de l'anus; mais dès qu'on l'ouvre et qu'on la j développe, elle présente une sorte de fraise qui, en se j déplissant, finit par présenter une surface très considérable. Cette poche sécrète une matière onctueuse,

; extrêmement puante, dont l’animal se débarrasse en se frottant contre les corps durs qu’il rencontre. »

Ce genre a été établi récemment par Fr. Cuvier, d'après un individu que possédait la ménagerie du Muséuin de Paris, et qui venait des côtes occidentales de l'Afrique. On ne connaît encore que cette seule espèce, décrite par le même auteur sous le nom de Crotsarchus obscurus (Main litb., liv. 47e). Elle est d’un brun uniforme sur tout le corps, seulement avec une teinte un peu plus pâle sur la tête, chaque poil étant brun avec la pointe jaune. Elle a un peu moins d’un pied de longueur depuis le bout du museau jusqu'à l’origine de la queue, qui a sept pouces. L'individu qui a servi de type ; à celle description, était d'une extrême propreté; il i déposait toujours ses excréments dans le même coin de ! sa cage, et avait au contraire bien soin de ne jamais salir celui où il avait coutume de se coucher. Il était très-doux et très-apprivoisé , et paraissait rechercher et goûter vivement les caresses, selon les observations de Fr. Cuvier. Quand on s'approchait de sa cage, il venait présenter sa gorge ou son dos pour qu’on le caressât; et lorsqu'on le faisait, il restait immobile, ouvrant seulement cl fermant continuellement la bouche. Quand on s’éloignait de lui, il faisait entendre de petits sifflements ou cris aigus, semblables à ceux d'un petit Oiseau ou d'un Sajou. Il avait l'habitude d'élever de temps en temps son corps sur ses pattes antérieures, et d’appliquer son anus contre la partie supérieure des barreaux de sa cage. Il buvait en lapant, et faisait alors un bruit semblable à celui que produit le frottement du doigt sur un marbre mouillé. Enfiu. quoiqu'il se nourrit habituellement de viande, il mangeait aussi ! volontiers du pain, des carottes, des fruits desséchés,

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quand on venait à lui en présenter, comme on l'a fait ! plusieurs fois.

MANGUE oc MANGO. bot. Fruit du Manguier. V . ce mot.

MANGUE, MANGl’O. rois. Noms vulgaires d’une espèce du genre Polynôme. V. ce mot.

MANGUIER. Mangifera • bot. Genre de la famille des j Térébinlhacées et de la Pentandrie Monogynie, L. Ses 1 fleurs polygames offrent un calice divisé profondément j en cinq parties régulières et caduques, avec lesquelles { alternent autant de pétales insérés à sa base, oblongs, \ sessilcs, étalés; cinq étamines, insérées de même, dont trois ou quatre plus courtes ne portent pas d'anthères et se soudent quelquefois entre elles; un ovaire libre, sessile, portant un style latéral, terminé par un stigmate obtus et renfermant un ovule unique, fixé près du fond de la loge. Il devient un drupe, où, dans un noyau filamenteux ù l'extérieur et de consistance coriace, est contenue une graine allongée cl un peu comprimée, dépourvue de pérlsperme. Son enveloppe est simple, mince, cbartacéc; scs cotylédons charnus sont convexes en dehors, et sa radicule infère se recourbe en se dirigeant de bas en haut, vers le point d'attache. C’est ainsi que K uni b a caractérisé ce genre dans son Mémoire sur les Téréhinthacécs. Il ajoute que dans les fleurs mâles par avortement, c'est l'étamine fertile qui occupe la place centrale du pistil qui n'existe plus dans • les fleurs de l’espèce cultivée au Jardin des Plantes; nous avons observé de plus cinq glandes quadrifides adnées à la base des pétales, cl cinq autres glandes alternant avec les premières, arrondies et formant par leur réunion un disque qui soutient l’ovaire. Le genre Mangifera ainsi défini comprend plusieurs arbres à feuilles dépourvues de stipules, éparses, simples, entières et coriaces; leurs fleurs, petites, blanches ou rougeâtres et pédicellées. forment des panicules terminales, très-rameuses et accompagnées de bractées. Leurs fruits sc mangent. Il en existe beaucoup de variétés, dont la grosseur varie entre celle d'un Abricot et celle des plus fortes Poires; ils sont à peu près oblongs. réniformes, un peu plus gros vers l'insertion du pédoncule; un sillon léger règne tout le long. La peau est très-glabre cl même luisante, ordinairement verte, même dans la maturité, mais d'un rouge souvent fort vif ou jaune sur la partie exposée à la lumière. Cette peau s'eulève assez aisément, et de petites gouttes résineuses suintent au travers, par les moindres piqûres. La chair est d'un j jaune orangé, brillant, absolument comme de la ca- I rot le ; le noyau est grand, aplati, revêtu d'une enve- I loppe très-fibreuse, qui s'introduit jusque dans la chair du fruit, et le rend souvent désagréable à manger, en se prenant entre les dents. La Mangue cependant, quand elle est bien mûre et de bonne qualité, est un manger exquis; elle conserve néanmoins un léger goût de térébenthine, et les Européens qui finissent par les aimer beaucoup, ont de la peine ù s'y accoutumer d'abord.

L’espèce la plus connue est le Manguier domestique, originaire de l'Inde, et cultivé dans les Antilles ainsi qu’à l’Ile-de-France. Une autre, le Mangifera taxiflora r croit dans celte dernière, et une troisième, le

Mangifera fætiila , sc trouve dans la Cochinchine et aux Moluques. On y rapporte encore, mais avec doute, une espèce à feuilles opposées, observée dans le Pégu. Plusieurs autres simplement indiquées par Roxburg, ainsi que le nombre des variétés qu'offrent les espèces connues, prouvent que ce genre aurait besoin d’une révision. Enfin plusieurs plantes qui étaient autrefois considérées comme en faisant partie, en sont maintenant séparées; telles sont : le Mangifera pinnaia de Lamarck, qui forme le genre SorinJeia; le Mangifera axittaris du même auteur, dont Kunlh a formé son genre Cambesscilea et que De Candolle réunit au Buchanania de Sprengei.

MaNI. bot. Résine que produit, à la Guiane, le Moronobea d'Aub!ct,ou Symphonia de Linné fils. On a aussi proposéce nom pour désigner ce genre. Moroxobea.

MANIaN. ois. L'un des noms vulgaires de la larve du Bombyx mori , le Ver-à-soie.

MA Mc AIRE. Manicaria. bot. Ce genre de la famille des Palmiers et de la Monade Polyandrie, L., établi par Gartner (i/e Fruci . et Sein., 2, p. 408, t. 176), offre les caractères suivants : fructification monoïque sur le même régime; spalhe simple, fibreuse, réticulée, se fen- dant irrégulièrement. Les fleurs sont enfoncées dans des alvéoles; les inàles ont un calice à trois folioles, une corolle à trois pétales coriaces, des étamines nombreuses, à filets libres. Les fleurs femelles ont un calice et une corolle comme les fleurs mâles, un ovaire Iriloculairc, avec des stigmates sessiles. Le fruit est un drupe à trois coques, recouvert d une écorce tubéreuse, anguleuse et hérissée de piquants, contenant un noyau crustacé, avec un seul pore à la base, un embryon basilaire dans un embryon égal et creux. Ce genre a été nommé Pilophora par Jacquin (Fragm. bot., p. 32, t. 35 à 36), cl Willdenow a adopté cette nouvelle dénomination. Le Manicariu saccifera , Gartner, toc. cit., en est la seule espèce connue. Ce Palmier croit dans les Indes Orientales. Son slipe est gros, marqué de cicatrices, à frondes terminales, très-grandes, entières, oblongues et qui se fendent irrégulièrement. Les Heurs sont jaunes, formant un régime situé parmi les frondes, divisé en rameaux simples et lomeuleux.

MANICOU. mam. Synonyme de Sarigue à oreilles bicolores. F . Sarigue.

MANIE. Mania, ixs. Lépidoptères; genre de la famille des Nocturnes, tribu des Nocluellides, formé aux dépens du grand genre Aoctua de Fabricius, par Treilscbke, pour les espèces qui ont les antennes ciliées, le dos crélé, le corps large, portant sur le milieu une touffe de poils, les ailes antérieures reposant en toit, noirâtres, avec des veines et des taches claires. Les Chenilles sont nues, avec h télé plut petite; elles sont amincies en arrière , relevées d’une bosse sur le dernier anneau ; elles se nourrissent dé plantes basses, et demeurent cachées pendant le jour; elles se chrysalident dans uit tissu.

Manie maire. Mania niaura , Treils. ; Aoctua maura, L.; Mormo tnauru, Oclis.; Phatœna temur, Nalurf.; vulgairement Phalène Crapaud. Le dessus des premières ailes est d'un gris obscur à la base, et sur la côte, jusqu’au delà du milieu, avec des mouchetures noi-

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