TELLE
Macareux Kalmxcak. F. M\car|i x a aigrettes.
Macareux ou Kamtscoatka. /. Macareux a aigrettes.
Macareux ou Lacrudor. A Ica Labradoi ica, Lalh. F. Macareux Moïse. ^
Macareux Mitciiagatciii. é'. Macareux a aigrettes.
Macareux Moïse. Mormon F rotor eu la, Tcmm.j A Ica arctica, Gmel., Duff., pl. cnl. 273. Parties supérieures et collier d'un noir lustré; joues, un large sourcil et gorge d'un gris blanchâtre; rémiges d'un brun noirâtre; parties inférieures blanches; bec d'un bleu cendré à sa hase, Jaunâtre au centre et d'un rouge vif à la pointe; mandibule supérieure marquée de trois sillons; iris blanchâtre; bord des yeux rouge; pieds d'un rouge orangé. Taille, douze pouces el demi. Les jeunes ont l'espace compris entre l’œil el le bec d’un cendré noirâtre, les joues et la gorge d’un cendré foncé, le large collier nuancé sur le devant du cou de cendré noirâtre, le bec plus petit, lisse, dénué de sillon, et entièrement d’un fauve brunâtre. Du nord des deux continents où l'espèce vil presque constamment sur les eaux et ne se montre à terre que fortuitement ou dans la saison de la ponte; en hiver on en voit arriver périodiquement sur les côtes de l'Europe tempérée ; mais ils regagnent leurs demeures glaqécs aussitôt que le froid est devepu moins insupportable.
Macareux du xord. F. Macareux glacial.
Macareux ordinaire. F. Macareux Moire.
Macareux Perroquet. Stariqce.
MACAUIBO. max. L'un des synonymes vulgaires de Renne. F. Cxar.
MACARISIE. Macarisia. bot. Nom donné par Du Pclil-Thoiiars (Plantes des Iles Auslr., p. 49, tab. 14) à un nouveau genre, dont la place, dans la série des ordres naturels, est encore incertaine, cl qu’il caractérise ainsi : le calice est monosépale, turbiné, à cinq divisions réfléchies; la corolle est formée de cinq pétales linéaires, insérés à la base du calice; les élaminés, au nombre de dix, sont raonadelphes par la base de leurs filets qui offrent entre chacun d’eux une petite dent qui semble élre une étamine avortée. L’ovaire est arrondi, à cinq loges contenant chacune deux ovules; le style est simple, de la longueur des étamines. Le fruit est recouvert par le calice el la corolle qui persistent; c'est une capsule ovoïde, allongée, marquée de dix sillons longitudinaux s’ouvrant en cinq valves tepUfères sur le milieu de leur face interne, cl appliquées contre un axe central et persistant. Chaque loge contient une
seule graine ovoïde, comprimée, terminée supérieurement par une aile membraneuse plus longue que la graine. Celte graine se compose d'un tégument coriace, recouvrant un endosperme ovoïde, charnu et blanc, qui contient un embryon renversé, ayant la radicule cylindrique el les cotylédons foliacés et lancéolés.
Ce genre se compose d'une seule espèce, Macariêfa pyramidatà , Du Pelil-Thouars, toc. cil. Arbuste â rameaux dressés, nombreux, effilés, cylindriques et opposés. Les feuilles sont aussi opposées, péliolécs, obtuses, dentées; les fleurs sont petites, formant des bouquets pédoncules placés à l'aisselle des feuilles.
Ce petit arbre croit à Madagascar, où il a été observé par Du Pelit-Thouars. Ce savant botaniste pense que le genre Macarisia se rapproche par quelques caractères de la famille des Rhamnées.
MACARON DES PRÉS. bot. (Paulet.) Synonyme vulgaire de Mousseron. F. ce mot.
MACAIITNEYE. Macartneya. ois. Sous ce nom Lesson a fait un genre distinct dans l'ordre des Gallinaeées. pour y placer le Coq ignicolor, Phasianus ignitus, Lalh. V. Coq.
MACRRIDÊE. Macbridca. bot. Genre de la famille des Labiées et dtla Didynamie Gymnospertnie, L., établi par Elliot et Nultall (CM. of Aorih Amer. Plants , 2. p. 5f>) qui en ont ainsi fixé les caractères : calice presque turbiné, à (rois segments, dont deux ovales el larges, le troisième linéaire, lancéolé; lèvre supérieure de la corolle entière, l’inférieure plus courle cl trilobée; quatre étamines didynames ; un style ; quatre akènes au fond du calice. Ce genre ne se compose que d’une seule espèce qui élait le Thymbra Caroliniqna de Walther {Carole, 1G2); Elliot et Nultall l’ont nommée Macbridea pulchra. C’est une plante indigène de la Caroline, dont les liges sont droites, garnies de feuilles opposées, entières. Les fleurs sont grandes, rougeâtres, inarquées de raies blanches, et disposées en vcrlicilles, au nombre de quatre, furiuanl un épi terminal.
MACÉRATION. Maceratio. Action prolongée d’un liquide quelconque sur une substance qui peut en élre attaquée. Celle opération est souvent employée dans l’analyse des végétaux pour séparer des organes ou des principes que l’on veut obtenir isolés.
MACERET. bot. Synonyme vulgaire d’Aifelle. F. ce mot.
MACERON. Smyrnium. bot. Genre de la famille des Ombellifères, el de la Pentandrie Digynie, L.. établi par Tournefort, adopté par Linné el par tous les botanistes modernes, avec les caractères suivants : calice entier, très-peu apparent; cinq pétales acuminés, presque égaux, carénés el légèrement infléchis; cinq étamines; ovaire surmonté de deux styles très -courts, terminés par des stigmates obtus; fruit strié, presque ovale, formé de deux akènes, marqués chacun de trois côtes dont les marginales sont connivcntes. Les fleurs sont entourées ordinairement d’un involucrc formé d'un petit nombre de folioles. Dans son travail sur les Ombellifères, Sprengcl a fait du genre Maceron le type d’une tribu à laquelle il a donné le nom de Sioyrniées. Ce genre se compose de huit espèces dont quatre crois-
sent dans l'Europe méridionale, une dans quelques ; contrées de l'Amérique du Nord, une dans les forêts du Caucase, une en Égypte, et une dernière au cap de Bonne-Espérance.
Maceror couds. Smymium otusatrum, L. , vulgairement nommé Gros Persil de Macédoine. C'est une plante qui croit dans les lieux humides du midi de l'Europe. De sa racine grosse, blanchâtre et bisannuelle, s’élève une tige rameuse, haute de près d'un mètre, garnie ù sa hase de feuilles Internées, à folioles ovales, arrondies, dentées et lobées; celles de la partie supérieure sont simplement ternées. et à folioles lancéolées. Les ombelles des fleurs sont d’un blanc jaunâtre; âces ] fleurs succèdent des fruits en forme de croissant, cannelés et noirâtres. Toutes les parties du Maceron exhalent une odeur très-aromatique. On en faisait autrefois usage comme plante potagère, mais aujourd'hui on lui préfère soit les feuilles de Persil, soit les jeunes pousses du Céleri qui ont une saveur très-analogue, mais plus agréable. Ouanlaux propriétés anti-scorbutiques de ses feuilles, et à la vertu cordiale et earminativo de ses akènes, elles n'ont rien de bien spécial, et elles le cèdent même en énergie à plusieurs autres Omhellifères. %
Maceror rKRFoi.it. Smymium perfoliatum , L. Sa racine est napiforme et vivace; sa tige droite, haute de plusd'uti demi-mètre, ordinairement simple, glabre et striée. Elle possède des feuilles radicales. Internées, à folioles arrondies et crénelées ; celles de la tige sont cordiformcs, sessiles, embrassantes et comme perfoliécs. Les fleurs sont jaunes et forment des ombelles composées de cinq à sept rayons. Celte plante croit en Provence, en Espagne, en Italie et en Hongrie. Elle se cultive avec facilité sous le climat de Paris.
MACILERA oc MAKAIUA. pois. Espèce du genre Espadon. F. ce mot.
MACHÆRANTHÈRE. Machœranlhera. bot. Genre de la famille des Synanlhérécs, tribu des Astéroïdes, établi par Nées Vau Esenheck qui lui assigne pour caractères : capitule radié, â languettes femelles ou neutres, linéaires et marquées de trois nervures; itivolucre formé de plusieurs rangées d'écailles herbacées, avec les bords plus pâles et le sommet étalé; réceptacle nu ; stigmates du disque ayant leur sommet élongalo-tinéaire; anthères mntiques à leur base, plus longues que la corolle, avec leur appendice cuilriforme au sommet ; akènes comprimés, garnis de poils qui forment une sorte d'aigrette extérieure; aigrette poilue, inégale et scabrc.
M ACH.ER AXTI1ERE A FEUILLES DE TARAIS^. Machœranihera Tanacctifolia , Nées. C’est une plante herbacée, vivace, et pubescente comme les Camomilles; ses feuilles sont alternes, pinnalifides, à lobes dentés; les capitules sont solitaires au sommet des rameaux, portés sur un pédoncule nu; les fleurons de la circonférence sont blancs et ceux du disque jaunes.
MACHÆRINE. Machœrina. rot. Genre de (a famille des Cypé racées, établi par Valli (E nu mer. Plant., 1, p. 238) pour le Schœnus restioides de Svvartz (Fl. Ind.-Üccid., 1, p. 104). Ce genre a ses fleurs polygames et paniculées; scs épiliels sont pauciflores, com-
posés d'écailles imbriquées et un peu écartées; chaque fleur se compose de deux squammes ovales, lancéolées, de trois étamines et d'un pistil entouré de soies hypogynes. Le Machœrina restioides , Valil, loc. cil., est une plante vivace originaire de l’Amérique méridionale. Son chaume est dressé, très-simple, fortement comprimé, triangulaire et articulé à son sommet; les feuilles sont radicales, larges, glabres, sans nervures et assez semblables â celles de Y Iris Germanica ; leur bord est ferrugineux, et le chaume n'en porte qu'une seule. Les fleurs sortent d'une écaille en forme de spalhe.
MACHÆAION. Machœrium. bot. Ce genre, de la famille des Légumineuses, a été établi par Pcrsoon (Enchirid., 2, p. 270) qui l’a placé dans la Diadelphie Décandrie, L. En l'adoptant, Kunlh (A’or. Gener. et Sftcc. Plant, œquin., 0. p. 391) lui a imposé les caractères suivants : calice campanulé, à cinq dents cl accompagné de deux bractées; corolle papillionacée; étamines réunies en un seul tube fendu (selon Aublcl) ou diadelpbes (selon Jacquin); ovaire stipilé; stigmate simple, aigu ; légume stipité, indéhiscent, finissant en une aile membraneuse, cultriforme, et ne contenant qu’une seule graine réniforme. Ces caractères ont élé composés d'après ceux donnés par Aublcl et Jacquin, pour différentes plantes que ces derniers auteurs rapportaient au genre Sissolia de Linné. Le nombre de ces espèces n'esl pas considérable; il ne s'élève qu'à sept ou huit. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux qui croissent tous dans l'Amérique méridionale et les Antilles. Celles que Persoon a indiquées comme indigènes de Pile de Madagascar ne sont pas assez bien décrites pour être rapportées avec certitude ail genre Machœrium. Leurs branches sont sarinenteuscs, volubiles, garnies de feuilles alternes, imparipinnées, à trois et à six folioles alternes, accompagnées de stipules pétiolaires, caduques. Leurs fleurs sont disposées en grappes paniculées au sommet des rameaux. Elles ont une couleur violette, et chacun de leurs pédicelles offre une bractée ù sa hase. L'espèce que l’on doit considérer comme type du genre est le Machœrium ferrugincum, Pcrsoon, ou A 'issolia quinata , Aublcl. De Candolle (Prodr. Syst . Feget., 2, p. 258) ne considère le genre Machœrium que comme une section du Aïsso/ia, tout en inclinant néanmoins pour sa séparation. Il en a éloigné le Nissolia arborca de Jacquin, proposé par Kunlh comme espèce du genre Muchœrium.
MACUALEÜ. bot. On donne ce nom à la Noix de Ben ou du Moringa. F. ce mot.
MACUANÆA. bot. Même chose que Macaliane. F. ce mot.
MACHAON, ms. Espèce du genre Papillon; on la trouve en Europe.
MACHAOiME. Machaonia. but. Huinboldl et Bonpland (PL Æquin., 1, p. 101, 1.29) ont appelé ainsi | un nouveau genre de la famille des Kubiacées et de la Pentandric Monogynie, L., voisin du Knoxia , et qui offre les caractères suivants : le tube du calice est adhérent avec l'ovaire infère; le limbe est à cinq divisions assez courtes; la corolle est mouopélalc, infini i dibuliforwe, à cinq divisions, velue à l'entrée du tube;
MAC
MAC
les étamines, au nombre de cinq, sont insérées au haut du tube et saillantes; l'ovaire est à deux loges contenant chacune un seul ovule pendant. Le style se termine par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule cunéiforme, allongée, couronnée par le limbe du calice, à deux loges cl à deux coques monospermes, coriaces, indéhiscentes. Ce genre se compose d'une seule espèce, Machaonia acuminata, Humb. et Bonpl., loc. cit.f t. 29. C’est un grand arbre très- rameux et trèstouffu, dont les feuilles sont opposées, péliolées, obovales, acuininées, très-enlièrei, accompagnées de deux stipules inlerpétiolaircs. Les Heurs sont petites, blanches, disposées en panicule terminale et très-rameuse. Ce bel arbre est cultivé dans les rues de la ville de Guayaquil, dans la province de Quito. Il fleurit en février.
MACHARISIE. Machart sia. bot. Genre proposé par Ou Pelil-Thouars dans la famille des Méliacées, et dans la Monadelphie Oécandric de Linné, pour un arbuste de Madagascar, auquel il a reconnu les caractères suivants : calice à cinq divisions; cinq pétales formant un urcéole denté, dont les dents sont alternativement anlhérifères; style simple; capsule à cinq loges, s'ouvrant par cinq valves; semences ailées au sommet.
Maciiarisie pyrahidêe. Muchansia pyra ut i du ta, Th. Ses tiges sont assez grêles, garnies de feuilles opposées, spalhulato -ohlongues, obtusémenl dentelées; les fleurs sont blanches, réunies en cime globuleuse.
MACHE, bot. Nom vulgaire des Valérianelleset plus spécialement de la Vultrianclla oliloria, dont on mange les feuilles en salade. V. Yalériarelle. On donne vulgairement le nom de Macbe-rouge à VÆnothera biennis. y. Oxagre. * *
MACHEFER, un. Nom que l'on donne souvent à l'oxide de fer carboné, qui se détache sous forme d’écaillcs métalloïdes et noirâtres, lorsqu’on bal ce fer qui a passé au fourneau du forgeron.
MACQEItl E. bot. Pour Mach.eriox. y. ce mot.
MACtiETKS. ois. Synonyme de Combattant.
MACHETTE, ois. Nom vulgaire et aneien du Hibou Brachyote. y. Chouette.
MA-CHI. bot. Synonyme de Sesamum orientale, L.
MACIilkE. Machilus. bot. Genre de la famille des Laurinées, établi par Nées Van Esenhcck, qui le caractérise de la manière suivante : fleurs hermaphrodites; périgone à six divisions chartacées, égales et persistantes; douze étamines disposées sur quatre rangs, dont neuf extérieures et fertiles, trois intérieures et stériles; trois des fertiles sont slipiléc6, plus petites et accompagnées de chaque côté par une glandule libre cl elle-même stipitée : les deux premières rangées de leurs anthères sont inlrorses, la troisième est extrorse; toutes sont ohlongues, à quatre (ocelles, dont les deux inférieures beaucoup plus grandes et déhiscentes par des valvules ascendantes; les étamines stériles sont stipilées, privées de glandules sur le dos, mais pourvues d'un capitule antliéri forme, aigu; ovaire uniloculaire et uniovulé; stigmate discoïde. Le fruit est une baie monosperme, enveloppée en partie par le périgoue persistant. Les espèces dont ce genre se compose appartiennent au climat de l'Inde; ce sont des arbres à
I feuilles alternes, pennlnervurées, très- finement veil nées. L’inflorescence consiste en des panicules terminales ou axillaires, pourvues d'écaitles ou de bractées squam mi formes et décidues.
MACUILE. Machilis. ins. Genre de l'ordre des Thysanourcs, famille des Lépismènes, établi par Latrcille, et que tous les entomologistes avaient confondu avec les Lépismes; les caractères de ce genre sont : yeux ; très-composés, presque contigus et occupant la ma- 1 jeure partie de la tête; palpes maxillaires très-grandes et en forme de petits pieds; corps convexe et arqué en ! dessus; abdomen terminé par de petits filets propres J pour le saut et dont celui du milieu, placé au-dessus des doux autres, est beaucoup plus long. Ces insectes ont la tête petite, enfoncée dans le corselet; leurs yeux sont grands; les antennes sont en forme de soie et fort ! longues, elles paraissent naître, ainsi que les palpes ' maxillaires, d’une même ligne transversale; le premier segment du corselet, beaucoup plus court et plus étroit que le second, se replie sur les côtés, devient presque cylindrique et avance de part et d'autre antérieurement; le second segment est fort grand et élevé; le reste du corps est ensuite formé de plusieurs anneaux qui diminuent insensiblement de grandeur jusqu'à l'extrémité postérieure, qui est terminée par les trois filets dont il est parlé plus liant. La forme générale du corps de ces insectes approche de celle d'un cône, les côtés sont comprimés et son dos est voûté au milieu; tout le corps est couvert de petites écailles; on voit tout le long de ses côtés de petits appendices cylindriques, simples en majeure partie et dont l’usage est inconnu; les pattes sont assez courtes; les tarses sont coniques, composés de deux pièces dont la dernière est munie de deux crochets. Les Machiles sautent très-bien avec leur queue. Ces insectes diffèrent des Lépismes par les yeux, par la forme du corps cl par les trois filets de la queue qui ne sont pas propres à sauter dans ces derniers. Les Podures s’éloignent des Machiles par leurs palpes qui ne sont point apparentes, et par leurs antennes qui sont composées de quatre articles. ! La seule espèce connue de ce genre est :
Machile Polypode. Machilis Polypoda , Latr., Lc- [ pisma Polypoda, L. On la trouve en Europe, i MACHILUS. bot. Nom de plusieurs arbres d’Amhoine, i employés comme bois de construction, décrits cl figurés ' sous ce nom par Kumpb ( Herb . Antboin 3, l. 40-42). MACIILIDE. Macfilis. bot. Genre de la famille des Synnnthérécs, tribu des Sénécionides, institué par le ' professeur De Candolle, pour une plante du Népaul que Wallich avait placée d'abord dans son genre Cotula. Caractères : capitule mulliflore, hétérogatne; fleurs de la couronne femelles, avec la corolle peu ou point visible, disposées sur plusieurs rangs : celles du i disque sont pour la plupart males et les autres herina- : phrodites. avec la corolle tubuleuse, le limbe obeonique et quadrifîde; réceptacle nu, plan, large et ponclulé; squamines de l'involucre ovales, membraneuses * au sommet, un peu inclinées et plus longues que le I disque, disposées sur deux rangs; style court, nu, bifide dans les fleurs mâles; stigmates un peu barbus au I sommet; akènes cylindriques, subanguleux, subglan-
MAC
MAC
dulcux, à sommet bidenté dans les fleurs de la cou- ■ ronne et tronqué dans celles du disque.
Machi.idk hémisphérique. Machlis hemisphœrica, I De Cand.; Cotulu hemisphœrica, Wall.; Ethutia Sepaïen sis, Spr.; Arlhetnisia hemisphœrica, Roxh. C’est une plante herbacée, annuelle, à plusieurs liges rameuses, glabres à l'exception des rameaux; ses feuilles sont alternes, à nombreuses découpures, dont les lobes sont linéaires et inucronés; ses capitules sont solitaires, j pédicellés, subconvexes. logés dans les aisselles supé- 1 rieures ou terminant les tip.es.
MACHOIRAN. Atjrstus. pois. Sous -nenre de Silure, distingué par une dorsale rayonnée et une adipeuse. y. Si LC RE.
MACHOIRE DE CHEVAL, moll. Nom vulgaire et marchand du Cassis tuberosum . y. Casque.
MACHOIRES, zool. Dans les animaux vertébrés et articulés, on donne ce nom aux parties sblides qui forment en quelque sorte la charpente de la bouche. Les Mâchoires sc distinguent en supérieure et en inférieure. ' Comme cet organe varie beaucoup dans les diverses classes d'animaux, on trouvera â chacune d'elles les particularités relatives à leur orp.anisation. etc. f'. Botcbe. hsECTES, Mammifères, üiseaix, Poissons et Reptiles.
MACHOTTE. ois. Synonyme vulgaire de Chouette. y. ce mot.
MACIR'ÊLE. puis. Espèce du genre Haie. y. ce mot.
MACIGISO. cfcoL. y. Laüoxi et Psammitk.
MACIS, bot. On appelle ainsi PArillc rose et charnu, qui recouvre entièrement la graine du Muscadier, y. ce mol.
MACLE. CRtsT. Nom donné par Romé de l’isle à cette sorte de groupement qui résulte de deux Cristaux semblables, réunis en sens contraires par des faces égales. Ce nom ayant été appliqué par la plupart des minéralogistes ù une espèce minérale particulière, Hally a cru devoir lui substituer le mot Hémitropie, sous lequel on a, plus haut, décrit succinctement ce que ce grou- ! peinent offre de^ remarquable; cependant on sc sert encore du nom de Macle, surtout dans le langage or- | dinaire, pour désigner en général toute espèce de grou- ! peinent régulier, et c’est là le sens qui lui est allri- i hué dans cet article. On distingue différentes sortes j de Macles, d'après les diverses manières dont les Cris- j taux simples peuvent se réunir entre eux; mais toutes sont soumises à une règle fort remarquable qui con- I slsleen ce que les plans de jonction des Cristaux composants sont toujours parallèles à des faces de décroissement qui pourraient exister ou qui existent réellement sur ces Cristaux; de plus, dans les groupements réguliers, les seuls que l'on ait à cousidérer ici, tes Cristaux sont toujours accolés par des faces égales et semblables, de même espèce, et réunis par des côtés égauS Lorsque deux Cristaux du même genre se réunissent par des faces de même espèce, il peut arriver deux cas : ou la réunion sc fait directement, de telle sorte que les faces homologues des Cristaux soient parallèles, ou elle • a lieu d'une manière inverse, les Cristaux se trouvant situés en sens contraires comme si l'un avait fait une demi-révolution pour se placer sur l'autre; daus ce
dernier cas il arrive fréquemment que le groupe présente, en quelques-unes de ses parties, des angles rentrants. Celle circonstance, lorsqu'elle a lieu, suffit pour faire reconnaître que le Cristal est maclé; mais elle n'existe pas toujours, et quand elte ne se rencontre pas, on ne peut s'assurer du groupement que par l'examen des parties opposées du Cristal, où les facettes modifiantes ne se correspondent plus symétriquement. Les groupements avec inversion, dont il vient d'étre parlé, sont ceux que l'on désigne par le nom particulier d'HémÜropic, Lorsque deux Cristaux du même genre se réunissent sur un plan de jonction perpendiculaire à leur axe. il peut arriver ou que Pun des Cristaux ait fait une demi révolution pour se placer sur l'autre, ou qu'il n'ait fait qu'un sixième de révolution; ce dernier cas a lieu fréquemment dans les systèmes de Cristallisations cubiqueset rliomboédriqucs. HaUy a adopté le nom de Transposition pour désigner cctle modification particulière de groupement. Il existe d’autres groupements réguliers que l’on observe plus particulièrement dans les minéraux appartenant aux systèmes prismatiques; on peut en distinguer de deux sortes : ceux où les axes des Cristaux groupés sont parallèles, et ceux où ils se croisent. Plusieurs Cristaux prismatiques peuvent s'accoler les uns aux autres par leurs faces latérales, de manière h présenter dans leur ensemble une configuration régulière plus ou moins nette. Ce cas a lieu fréquemment dan» l'ârragonite : les Cristaux composants sont des prismes rhomboïdaux de 1 10 et G4 d qui se combinent entre eux diversement pour donner naissance à d’autres prismes. Tantôt deux Cristaux entiers de celle espèce se réunissent par les arêtes latérales, obtuses, en laissant ent^feux des vides qui sc remplissent chacun par un demi cristal, ce qui produit un prisme hexagonal quia deux angles de 1 1 G d et quatre de 122 tantôt ils se joignent par deux de leurs faces latérales, et reçoivent, dans l'espace angulaire qu’ils comprennent entre eux. un prisme secondaire de 128 , ce qui produit un autre prisme hexagonal, ayant trois sortes d'angles. On connaît des combinaisons formées d’un plu» grand nombre de prismes primitifs entre lesquels s'interposent des prisons ou demi prismes secondaires, et qui présentent souvent dans leur contour des angles rentrants. Les Cristaux de forme octaédrique produisent aussi, par leur réunion face à face, autour d’un même point central, des configurations remarquable» : res sortes de rosaces sont fréquentes dans le Fer sulfuré blanc, le Titane oxidé, l’Étain oxidé, etc. Les groupements dans lesquels les axes des Cristaux simples ne sont pas parallèles, sont ceux que l'on nomme en étoiles, en croix, en roses, en gerbes, en éventail, etc.; les plus simples et les plus remarquables sont les groupements cruciformes que présentent certains Cristaux de Slaurolide: ces Cristaux, au lieu de se réunir par leurs pans, se réunissent par les faces de leurs sommets dièdres, de manière à former une croix tantôt rectangulaire et tantôt obliquangle.
MACLE. min. liohtspnth , Wern.; Chiastolithe, Karst. Substance terreuse, assez dure pour rayer le verre; infusible; ayant pour forme primitive un prisme droit, rhoinboïdal, de 91° 50'; sa pesanteur spécifique varie
MAC
MAC
depuis 2.0# j usqu’à 3,2. Considérée chimiquement, c'est un double silicate d'Alumine et de Cotasse, contenant en poids 35 parties de Silice, 50 d'Alumine cl 9 de Potasse. La Macle est rarement pure; elle renf<*oie des matières étrangères, de couleur noire, non répandues uniformément dans toute sa masse, mais placées au centre des Cristaux, d'une manière symélriqiie;ces matières sont de même riature que la roche au milieu de laquelle la Macle a cristallisé , et qui est composée en grande partie de parcelles de Mica très divisées. La forme ordinaire de la Macle est le prisme droit rhomhoidal. dont on a parlé ci-dessus; lorsqu'on coupe un de ces prismes perpendiculairement à son axe, on obtient sur le plan de section un dessin régulier, qui varie souvent dans les différentes portions d’un même prisme comme l'assortiment des deux substances composantes, dont l'une, qui est la matière prnpr^A; la Macle, est d’un blanc jaunâtre, et l’autre qui e9PW matière étrangère, est d’un noir bleuâtre; tantôt quatne lignes noirâtres, partant d'un petit rhornbe central de même couleur, vont aboutir aux angles du rhornbe extérieur; c’est la disposition qu’IlaUy désigne par le mot de Télragrampe : tantôt il se joint à rassortiment précédent quatrcâulres petits rhomhes vers les angles du prisme; c’est alors la sous-variété penlarhomhique. Quelquefois les lignes noirâtres, situées diagonalement, sc ramifient en d’autres lignes parallèles aux côtés de la base: c’est la Macle polygramme, IL; enfin l'intérieur du prisme est entièrement noirâtre, et les pans sont seulement recouverts d’une pellicule blanchâtre : on donne à celte variété le nom de Macle circonscrite. Cette substance intéressante se trouve disséminée dans le Schiste argileux, en différents endroits, en France dans le département du Morbihan, ù Saint-Jacques dé Composteile en Espagne, près de Gefrees dans le pays de Bayreulb, dans le Ilarx, en Cumberland et dans l’Atnérique du nord; on l’a observée encore dans deux autres espèces de roches, dont l’une est la Dolomie du Simplon, et l’autre un Calcaire noirâtre, mélé de grains pyrileux, qui existe à Couledoux, dans la vallée de Ger, Haute-Garonne.
La plupart des minéralogistes réunissent maintenant â l’es|»èce précédente, sous le nom d'Audalousite ou de Jamesonite, un minéral décrit par llally sous la dénomination de Feldspath apyrc : c’est l'Andalousitede Wefner et le Micaphyllite de Brunner;ses couleurs ordinaires sont le rouge violet et le blanc grisâtre ou gris de perle. Il est composé, selon Vauquelin, de 52* parties d'Alumine, 32 parties de Silice, 8 de Potasse et 2 d’oxide de Fer: total 91. Comme la Macle, il est infusiblc au chalumeau, ce qui le distingue du Feldspath, avec lequel il a quelque analogie d'aspect. L’Andalnusile appartient aux terrains primordiaux anciens: on la trouve dans le terrain de Granité et de Gneiss de Ctiens, en Tyrol; de Berzogau, dans le Haut Palalinat, et d'Imbert, près de Montbrison; dans celui de Micaschile, dans le royaume de Castille en Espagne; aux environs de Mantes en France; à Killiney en Irlande; il Dartmoor en Devonshire. Il est ordinairement accompagné de Quartz-Hyaiin. cl quelquefois de Pinile.
M VCLÉAME. Macleania. bot. Genre de la famille
des Yacciniécs, établi par IlooLer (lion., pi. 2, t. 109), avec les caractères suivants : calice tronqué, à cinq dents fort émoussées, à cinq ailes, adhérent inférieurement à l’ovaire^corolle cylindrncée. U limbe quinquéfide ; dix étammes insérées â la base de la corolle; filaments réunis et soudés dans toute leur longueur, formant un urcéole autour de l’ovaire; anthères fixées par leur base, à dos muliqtie, atténuées au sommet en tube simple et déhiscentes en dedans chacune par une ouverture linéaire; ovaire à cinq loges renfermant un grand nombre d’ovules.
MaclKame nuRiBoxDE. Macleania floributula , Hnok. C'est un arbrisseau glabre, à écorce déciduc, à feuilles coriaces, ovalo-aigués. Les fleurs sont groupées en faisceaux à l’aisselle des rameaux; elles ont au delà d’un pouce de longueur. Du Pérou.
MACLEAYE. Macleoya. bot. Boberl Brown a distrait du genre Uocconia de Linné, l’espèce nommée cor data, pour en former un genre distinct, dont les caractères ne sont point encore bien connus, y. Boccoma.
MACLED1UM. dot. H. Cassini a caractérisé de la manière suivante un genre de la famille des Synantliérées, tribu des Mutisiacées : péricline formé de squammes imbriquées, appliquées, surmontées d’un grand appendice étalé, radiant, scarietix, coloré, pétalolde, terminé par une longue arête spiniforine; fpjits comprimés; aigrette composée de sqiiauimellules filiformes, garnies de barbellcs. Ce genre dont une seule espèce est connue : Macledium Burmanni, n’a point été adopté par le professeur De Candollc, mais dans le Prodomus , il forme le type d’une section du genre Dicuuia. y. ce mot.
MACLOU. bot. Synonyme vulgaire d 'Anthora, espèce du genre Aconit, y. ce mol.
MACLGHE. Maclura. bot. Genre de la famille des Urticées et de la Diœcie Triandric. L., établi par Nultall (Gêner, of Aorlh Amer. Plant s, 2. p. 233) qui lui a imposé les caractères essentiels suivanls : fleurs diolques, les femelles, réunies en un chaton axillaire, sans calice ni corolle; style filiforme et velu; ovaires nombre^, réunis*^ une haie globuleuse, de la grosseur d’une orange et multiloculaire; une graine ovale et comprimée dans chaque loge. Les fleurs mâles sont inconnues. Ce genre, qui est voisin du liromsonelia, a pour type une plante à laquelle Nultall a donné le nom de Madura auranliaca. C’est un arbre lactescent, dont le tronc rameux s'élève à environ dix mètres; ses feuilles sont alternes, très-entières, ovales-acuminées, légèrement pubcscenlei en dessous sur les nervures et les pétioles, dépourvues de stipules. Cette plante croit sur les bords du Missouri et de l’Arkansa, dans l'Amérique septentrionale. Le Monts tindoria de Sloanc (Hist. Jam., 2, p. 3) parait être, selon Nutlall, une autre espèce de ce genre.
MACLURÉITE. mix. Nom donné par Scybert â la Condrodite des États-Unis. F. Commodité.
MACLL’IUTE. Mac! unies, «oit. Genre proposé par Lesucur, dans le premier volume des Mémoires de l'Académie desScicnccs naturelles de Philadelphie, pour une coquille pétrifiée qui rentre parfaitement dans le genre que Sow erhy avait proposé longtemps auparavant dans
IG