‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 36 sur 148 · CHEUR VERT ET ORAXGÊ · texte numérisé non relu

CHEUR VERT ET ORAXGÊ

Marti* -Pécheur vert de l'Australasie. Akedo Austrulasiæ, Vieill. Parties supérieures vertes; plumes du cou bordées de roux; sourcils, côtés de la tête et dessus du cou d'un lirun ferrugineux ; joues traversées par une bande d’un bleu foncé, dégénérant en verdâtre; rémiges et rectrices bleues ; tectrices alaires terminées de roux; menton blanc; parties inférieures jaunes, variées de jaunâtre; bec noir, avec la mandibule inférieure blanche : la supérieure inclinée vers la pointe. Taille, sept pouces. Cette espèce serait peut être mieux placée parmi les Martins-Chasseurs.

Marti*- Pêcheur vert et elanc. Alcedo Ameri-

cana , Latli. Buff.. pl. enl. 591. Parties supérieures d'un vert sombre, à reflets d'un vert plus clair; un trait blanc sur les côtés de la tête et du cou ; d'autres traits ou taches semblables sur les ailes; gorge blanche ; poitrine d’un roux orangé; le reste des parties inférieures mélangé de blanc et de vert ; bec noir ; pieds rougeâtres. Taille, sept pouces. I.a femelle u'a point de roux sur la poitrine. De l'Amérique méridionale.

Martix-Pécbegr vert de Cayexxe. y. Martin-Pê-

CUEUR VERT et ORANGÉ.

Martiü-Pêcbeur vert de mer. Akedo Derjdlina, Vieill. Parties supérieures et poitrine vertes; joues et taches des côtés du cou blanches ainsi que la gorge et les parties inférieures; bec noir; pieds jaunâtres. Taille, cinq pouces six lignes. De Java.

Martix-Pêcheur vert et oraxgê. Alcedo superciliosa. Lath., Buff., pl. cnl. 75Ô, fig. 2 et 5. Parties supérieures d’uu vert obscur, avec quelques petites taches roussât res sur les ailes; rémiges brunes; collier, poitrine, flancs et abdomen d'un roux orangé; gorge et poitrine blanches; une bande verte entourée de roux vers le haut de cette dernière partie; bec et pieds noirs; base de la mandibule inférieure d'un jaune rougeâtre. Taille, cinq pouces. De l'Amérique méridionale. La femelle n’a point de bande verte sur la poitrine.

Marti* -Pêcheur vert et roux. Akedo bicolor, Lath., Buff.. pl. enl. 592, fig. 1 et 2. Parties su|>érieures vertes, tachetées de roussâtre sur les ailes et la queue; un trait roux entre la narine et l'œil ; collier roux; parties inférieures d'un roux marron â l'exception d'une bande blanche tachetée de vert sur la poitrine du inâlc seulement; bec noirâtre; pieds rougeâtres. Taille, neuf pouces six lignes. De l'Amérique méridionale.

Martix-Pêcheur vintsioïde. Alcedo vinlstoides , Eydoux et Gcrvais, Voy. de la Fav. Parties supérieures d'un bleu azuré varié d'aigue-marine; sommet de la tête garni d’une huppe de longues plumes d'un vert d'émeraude pâle, bordées de blanc; joues roussâtres; gorge d'un fauve clair, bordée latéralement de blanc; parties inférieures fauves; tectrices alaires brunâtres, bordées de bleu; rémiges d'un brun noirâtre; poignet blanc; bec noirâtre; pieds rouges. Taille, six pouces. De Madagascar.

Martix-Pêcheur vixtzi. Même chose que Petit Martin-Pêcheur huppé.

Martix-Pêcheur violet de Coroxaxdel. y. Martix- Chasseir de Coroxaxdel.

MARTIN -SEC et MARTIN -SIRE. bot. Variétés de Poires.

MARTIN et VACHE AU BON DIEU. ixs. Non» vulgaires des Coccinelles.

MARTINET. (ypselus. ois. Genre de l’ordre des Cbélidons. Caractères : bec très-court, peu apparent, eu partie caché par les plumes du front, triangulaire, déprimé, large à sa base; angle des mandibules s'étendant j jusqu'au dessous des yeux : la supérieure courbée à la | pointe; narines larges, placées longitudinalement vers le haut du bec. près de l'aréle, couvertes en arrière par i une membrane élevée dont les bords sont garnis de 1 petites plumes semblables à celles du Capistrum ; tarse 1 extrêmement court; quatre doigts entièrement divisés,

MAR

et tous dirigés en avant; ils sont courls et gros de même que les ongles; ailes très-longues; première rémige un peu plus courte que la seconde; queue composée de dix rectrices.

Comme les Hirondelles avec lesquelles ils ont été longtemps confondus, les Martinets semblent être exclusivement du domaine de l'air. C'est le matin, ainsi que vers le soir et même pendant une partie de la nuit, qu'ils aiment à donner un libre essor à leur étonnante mobilité et parcourir en un instant des distances que l'imagination admettrait avec peine, si le phénomène ne se reproduisait constamment à nos yeux; dans le milieu de la journée, lorsque la chaleur solaire sc développe avec le plus d'intensité, Ipb Martinets fuient son trop ardent contact; ils se retirent dans des trous de murailles ou de masures, dans des crevasses de rochers dont ils font leur retraite journalière, et où l'on assure qu'ils se livrent au sommeil. Il faut à ces Oiseaux une température presque absolument uniforme; c'est pour cela que, ne pouvant séjourner longtemps dans les mêmes lieux, ils sont assujettis à des voyages pour ainsi dire continuels, et pour lesquels la nature semble les avoir doués d'organes très favorables. Les points culminants des lieux qu'ils habitent, les tours, les monuments élevés, les pics de rochers sont ordinairement choisis par ces Oiseaux de mœurs un peu farouches, comme points centraux de leurs voyages aériens; souvent ils sc poursuivent dans la même direction par bandes de huit à dix, mais jamais ils ne sc mêlent avec d'autres espèces, et lorsque de la plus haute portée à laquelle la vue peut atteindre, on aperçoit des Oiseaux fendre l’air avec rapidité, et en laissant échapper des sifflements aigus, on peut être certain que ce sont des Martinets.

C'est toujours en volant que les Martinets pourvoient à leur nourriture, et |>our exécuter leur chasse, ils n'ont qu'à tenir leur bec ouvert : la cavité de la bouche, extrêmement étendue et constamment humectée par une humeur visqueuse, retient contre ses parois les insectes répandus sur la roule sinueuse des Martinets, et qui sout en quelque sorte engouffrés dans celle énorme bouche. L’Oiseau parait ne les avaler que lorsqu’il éprouve le besoin de nourriture, ou lorsqu'il en juge le nombre assez considérable. Quand la soif se fait sentir, il effleure la surlace d'un ruisseau ou d'une rivière, y plonge habilement la tète et se relève avec la plus grande vivacité, après s'élre gorgé de liquide. Sa vue doit être extrêmement perçante, car on a souvent observé que des Martinets se dirigeaient de très loiu vers un petit insecte voltigeant autour d'une Heur ou au-dessus des eaux. Son courage est beaucoup au dessus de sa taille, et il le déploie surtout quand il s'agit de défendre sa couvée contre l'attaque des petits Oiseaux de proie; alors il n'bésile pas à lutter contre des forces huit ou dix fois supérieures, et quand il est obligé de succomber, ce qui arrive assez ordinairement dans des combats aussi inégaux, ce n'est qu aprés avoir épuisé toute sa vigueur et quand il est prêt à périr. Les Martinets ne s'abattent jamais volontairement dans les plaines, ils y éprouveraient trop de difficultés pour reprendre le vol : l'extrême longueur de leurs ailes.jointe à l'exiguïté du tarse, reud leur marche très-pénible sur

un terrain parfaitement uni, cl ce n'est que lorsqu'à l'aide d'uu balancement favorable, ils ont pu atteindre une pierre ou une motte de terre plus élevée, qu'ils s'élancent dans leurs régions favorites, où des Oiseaux de même taille sc trouvent en possession de leur disputer la supériorité du vol. De même que les liiiondellcs, les Martinets vont chaque année déposer dans les mêmes lieux les fruits de leurs amours, ce qui peut faire penser qu'il existe beaucoup de constance dans leurs unions; ils y retrouvent le nid qu'ils ont primitivement construit, et qui consiste en débris de feuilles, de liges, et eu couches de duvet appliquées et collées les unes sur les autres, au moyen de l'humeur glutineuse qu'ils sécrètent par le bec. Ils n’ont chaque année qu'une légère réparation à faire à ce nid qui reçoit ensuite trois ou quatre œufs d'un blanc pur. Dès que ces œufs sont éclos, les père et mère apportent simultanément la becquée aux jeunes, et lorsque ceux-ci sont en étal de quitter le nid, déjà la famille songe aux préparatifs du départ pour aller sans doute se séparer dans d'autres climats.

Les jeunes Martinets diffèrent peu des vieux dont les couleurs sont les mêmes dans les deux sexes, chez la plupart des espèces. D'après la concordance des ôbservalions faites par plusieurs voyageurs, la mue annuelle s'opère de très-bonne heure, au mois de février : conséquemment sous les zones qui, à celle époque, donnent aux régions africaines et asiatiques une température de vingt-cinq à trente degrés.

Martinet AHeRoisB.C>v;sW;#sa//iôrosf'ucM*, Temm., Ois. color., pl. 400, fig. 2. Parties supérieures d'un gris cendré, plus ou moins nuancé de brun; parties inférieures d'un gris blanchâtre, plus clair sur le devant du cou qu’au ventre et à l'abdomen; ailes très- longues, atteignant l'extrémité des deux longues rectrices latérales; queue très-fourchue; bec et pieds noirâtre». Taille, cinq pouces six lignes. Du cap de Bonne-Espérance.

Martinet austral .Cypsetusauslralis, Gould. Gorge et croupion blancs; plumes de la poitrine et de l’abdomen bordées de blanc, le reste du plumage d'un noir décidé, à l'exception des ailes et de la queue où il lue sur le brun; le dos reflète des nuances métalliques bronzées; bec et pieds noirs. Taille, six pouces et demi. De l'Australasie.

Martinet blanc -col. Cypselus colla ris, prince Maxim., Temm., Ois. col., pl. 195. Tout le plumage d'un noir brunâtre, moins prononcé encore sur la télé et les ailes; un collier blanc, assez étroit, sur les côtés du cou; dix rectrices assez courtes, élastiques, terminées en pointe roide : les latérales progressivement plus longues que les intermédiaires, ce qui rend la queue un peu fourchue; rémiges dépassant les rectrices de deux pouces et demi; bec noir; pieds d'un brun noirâtre; tarses lisses et plus élevés que dans les autres espèces. Taille, de PextrémSlé du bec à celle de la queue, six pouces six lignes. Du Brésil.

Martinet de la Caroline. fr. Hirondelle bleue ne la Locimane.

Martinet coirrÉ. Cypselus comalus, Temm., Ois. color., pl. 2G8. Parties supérieures, cou, poitrine et ventre d'un vert cuivré et bronzé; côtés de la tête garnis de plumes longues, étroites et blanches, formant

M A II

une bande qui, de la baie du bec, pane au-dessus des yeux el se rabat en huppe sur la nuque : une aulre bande semblable prend naissance du menton, se dirige au dessous des yeux, et va se terminer sur la nuque; les autres plumes de la léte, également longues el effilées, sont d’un vert bronzé; une tache d'un brun marron couvre l'orifice des oreilles; tectrices alaires, rémiges el reclrices d’un vert foncé, avec des reflets métalliques; extrémité des tectrices alaires, partie de l’abdomen et tectrices anales blanches; queue très-fourchue; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces huit lignes. De Sumatra.

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