ML I
c'est-à-dire qu'ils sont terminaux. Le» chaton* mâle» sont plu» nombreux que les femelles. Lp* cônes sont petits, ovoïdes, composas d'écaillcs imbriquées, arrondies. très-obtuses, ligneuses, non renflées, ni appendiculées à leur sommet. Le Mélèze croit dans le» montagnes élevées de la France, de l'Italie, de l’Allemagne, de la Russie, etc. Il n'existe ni en Angleterre, ni dans la chaîne des Pyrénées. Généralement il fleurit vers le mois de mai. Le bois du Mélèze, qui est rougeâtre, intérieurement, est fort estimé. Quoique léger il a beaucoup de solidité et dure surtout très-longtemps. Sa légèreté même est d'un grand avantage dans les constructions, en ce qu'il ne surcharge pas les murs sur lesquels on l'appuie. Le bois de Mélèze a aussi le grand avantage de sc conserver parfaitement dans l'eau. Miller dit qu'on trouva dans les mers du Nord un bâtiment, formé de bois de Mélèze et de Cyprès, submergé depuis plus de mille ans. et qui était parfaitement conservé. On se sert de ce bois pour faire des conduits d'eau souterrains, des futailles, etc. De même que les Pins et les Sapins, le Mélèze est rempli de substance résineuse. Il suinte des fentes de son écorce une Térébenthine trèspure, que l'on emploie dans les arts et dans la médecine. Ses feuilles se couvrent, pendant les grandes chaleurs de l’été, d’une matière grasse, visqueuse, sucrée, qui se condense sous la forme de petits grains et que l'on connaît sous le nom de Manne de Briançon. Elle jouit, dit-on, des mêmes propriétés que la Manne qui découle du Frêne; mais elle est fort rare, parce qu'elle se résorbe, et disparait peu de temps après qu'elle s'est montrée. Le Mélèze est fréquemment cultivé dans les jardins paysagers, où il forme un très-bel effet par son feuillage d'un vert tendre, qui contraste avec la teinte sombre des autres Conifères, et au printemps par ses chatons de fleurs, qui sont d'un rouge très-foncé.
MELHAME. AJethania. bot. Genre de la famille des Ityttnériacées, et de la Monadelpbic Polyandrie, L.. établi par Eorskah! (Fl. Ægyt>t. Arnb., Cl), adopté par lie Candolle (Protir. Syt>l. Fegel., I, p. 499) avec les caractères suivants: calice persistant, à cinq divisions profondes, et entouré d'un iuvoliicre triphylle; cinq pétales; dix étamines dont cinq stériles, alternes avec les cinq autres qui sont fertiles et chargées d'une ou deux anthères; style divisé au sommet eu cinq stigmates légèrement réfléchis; cinq carpelle* bivalves, étroitement réunis en une capsule; cotylédons chiffonnés, bifides. Ce genre est extrêmement voisin du Pombcya dont il ne diffère que par le nombre de ses étamines; aussi plusieurs de scs espèces ont-elles été décrites sous le nom générique de Dombeya ou sous celui de Pcnlojtclcs par les auteurs. De Candolle (toc. cil.) en a fait counailre six qu'il a distribuées en deux sections, d'après leurs étamiues fertile» portant deux anthères ou une seule. Ce sont des arbrisseaux qui croissent dans l' Arabie, au cap de Bonne-Espérance et aux lies de Madagascar et de Saiiile-Uélèue.
MÉLIA. bot. F. A&tDAtUCII.
MÉLIACÉES. Mcliacetv. but. Famille naturelle de plantes dicotylédones polype (a lie* et hypogynes. ayant pour type le genre Me lia appelé en français Azédarach; de lâ le nom d'Azédarachs que l'on a aussi donné â
cette famille. Les piaules qui la composent sont des arbres ou des arbustes ayant des feuilles alternes, sans stipules, simple» ou composées, des fleurs tantôt solitaires et axillaires, tantôt diversement groupées en épis, en grappes, etc. Ces fleur* offrent tin calice inonosépale. â quatre ou cinq divisions plus ou moins profondes; une corolle potypélalée. dont les pétales, en même nombre que les lobes du calice, sont sessiles et se touchent souvent par leurs côtés. Les étamines sont généralement en nombre double des pétales, rarement en même nombre ou en nombre triple ou quadruple. Elles sont monadclphes et forment un lutte qui porte les étamines tantôt â son bord supérieur, tantôt â sa partie interne. Les anthères sont introrses. et â deux loge» «'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, porté sur un disque hypogyne et annulaire, audessous duquel sont insérées les étamines et la corolle. Cet ovaire offre quatre ou cinq loge» contenant généralement deux ovules collatéraux et superposés, attachés â l’angle interne, rarement un grand nombre dans chaque loge. Le style est simple, terminé par un stigmate plus ou moins profondément divisé en quatre ou cinq lobes. Le fruit est tantôt sec. capsulaire, s'ouvrant en quatre ou cinq valves seplifètes sur le milieu de leur face interne, tantôt il est charnu ou drupacé, et parfois uniloculaire par suite d'avortement. Les graines sc composent d un tégument propre et d’un embryon qui quelquefois est enveloppé dans un endosperine charnu et peu épais. Plusieurs des genres placés dans celte famille, en ont été distraits pour être portés ailleurs. Robert Brown, dans ses Remarques générales, a le premier indiqué les véritables rapports du genre Ticorca d’Aublet, qu'il a proposé de transporter dans la famille des Kutacécs. Le même auteur a également proposé d'établir line famille distincte pour les genres Cetlrela et Swictenia, sous le nom de Cèdrélées. Cette famille se distingue surtout des Méliacées par son fruit dont les loges sont polysperines. par ses graines souvent membraneuse», par son endosperine charnu, par son embryon dressé. Le professeur De Candolle (Protir. Sy9l.f 1, p. 019) a réuni aux Méliacées les Cédréléesdtr Robert Brown, dont il a fait une simple 6ectioa ou tribu. Voici le tableau des genres, tels qu'ils ont été disposés par le professeur de Genève.
Tribu 1. Mtiuctss.
Loges du fruit contenant une ou deux graines, non terminées en ailes et dépourvues d'endosperme; embryon renversé; cotylédons plans et foliacés. Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, simples, excepté dan» les deux derniers genres où elles sont composées : Gemma, Forsk.; Humilia, Aublel; Turn va, L.; Qui - Visio. Juss.; Strigilia , La Y.; Santloricutn, Cav.; Melia , L-
Tribu 2. Tricuiliêks.
Loges du fruit contenant une nu deux graines sans ailes ni endosperine; embryon renversé, ayant le* cotylédons très épais : Trithilia, L.; auquel il faut réunir Y Elcoja et le Porlesia de Jussieu, et /lober g ta , Sparm.; Guurea, L.; lleynea, Koxburgli.
Tribu 3. Cf.uati.tss.
Loges du fruit polysperines; graïues généralement
terminées par une aile membraneuse et pourvues d'un . endosperme charnu, peu épais. Kmbryon dressé; cotylédons foliacés : Cedrcla, 1..; Sirietenia, L.; Chlorüty - | tony DG.; Flitule r*iay Brown; Ca ta /ta, Auhlet. La fa- i mille des Méliacées doit être placée près des Sapinda- ' cécs et des Ainpélidées; elle a aussi des rapports avec I la famille des Tüéacée*.
RI LU AM HL. Mvtianthus. bot. La place de ce genre singulier n'a pu être assignée jusipi'ici avec ccrlilude dans aucune des familles établies j, néanmoins il semble se rapprocher des Zygopbyllées plus que de toute autre. Son calice grand et coloré se divise profondément en cinq parties de grandeurs inégales et de formes diverses; l'inférieure, en effet, écartée des autres et de l’axe de la Heur, est aussi plus courte et présente une bosse dont la cavité revêtue en dedans d’une membrane propre, libre supérieurement, renferme une glande qui, par le liquide mielleux qu’elle sécrété et épanche ensuite sur les diverses parties de la Heur, a fourni l’étymologie de son nom générique. Quatre languettes plus courtes que le calice, libres à leur sommet et à leur base, mais soudées entre elles, au milieu, par leurs bords velus, semblent présenter autant de pétales; elles s’insèrent entre les divisions inférieures du calice, et quelquefois entre les deux supérieures on trouve un filet qu’on a I considéré comme un cinquième pétale. Cependant les étamines sont au nombre de quatre seulement, oppo- , sées aux quatre divisions calicinale» supérieures; elles entourent l’ovaire au-dessous duquel elles s'insèrent. I Les filets des deux supérieures sont libres; ceux des deux autres soudés entre eux par leur base élargie, qui sépare de la cavité glanduleuse l'ovaire. Celui-ci est partagé extérieurement en quatre lobes par quatre sillons, et intérieurement en autant de loges incomplètes par des cloisons dont les bords internes ne se rejoignent qu'inférieurement, mais plus haut s'écartent l'un de l’autre et là porleutde deux à quatre ovules. Le style est simple, marqué de même de quatre sillons, courbé légèrement à son sommet et terminé par un stigmate aigu et qundridenté; il forme à l’intérieur un tube creux parcouru par quatre cordons vasculaires qui suivent chacun le bord d'une cloison. Le fruit, qu'entourent à sa basa les enveloppes flétries de la fleur, présente quatre ailes membraneuses et aplaties, qui, distinctes supérieurement, s’ouvrent par leur angle interne, et plus bas répondent à autant de loges inonospermes ; les graines sont globuleuses et luisantes, composées d’un test mince, d'un périsperme blanc, épais, de consistance cartilagineuse, et d’un embryon verdâtre donl la radicule cylindrique regarde le hile et égale presque en longueur les cotylédons minces, linéaires et ovales. On confiait trois espèces de ce genre, toutes trois originaires du Cap, et dont deux surtout sont assez fréquemment cultivées dans les orangeries. Leurs tiges sont frutescentes; leurs feuilles alternes, pennées avec une impaire, ù folioles dentées et décurrenles, accompagnées de deux stipules, tantôt distinctes, tantôt soudées en une seule qpi s'accole à la base du pétiole et acquiert alors une dimension remarquable. Les Heurs sont disposées en grap|ies axillaires ou terminales, sur des pédicellescourls, dont chacun esl accompagné d'une
bractée. F. Adr. de Jussieu, Rulacées , lab. 38, n» 48.
M ELI AS, ois. Synonyme de Malkoha. V. ce mot.
MÊLIRÉE. ns. Espèce de Lépidoptère du genre Satyre.
MELICA. BOT. F, MéliqI t.
MÉLICÉRITE. Melicerita . eoLte. Genre de l’ordre des Bryozoaires, de la famille des Eschariens. donl les cellules tégumentaires, disposées sur deux plans adossés. forment des rangées transversales, alternes, et non des rangées longitudinales continues. Dans ce genre nouveau, de même que dans les Eschares, les cellules tégumentaires des polypes sont complètement ossifiées et réunies entre elles sur deux [dans adossés de manière à former des expansions lamclleuses; chaque cellule présente aussi une ouverture bien circonscrite, donl la forme est demi-circulaire, et donl le plan esl parallèle à celui de la surface externe de sa loge. Au-devant de celle ouverture, ou distingue en général un petit trou accessoire, situé sur la ligne médiane, et dans la ligne de jonction des cellules; entre elles, se trouve un bourrelet élevé qui constitue autour de chacune d’elles une sorte de cadre, et forme sur la surface du Polypier un réseau régulier. à mailles hexagonales. La seule espèce de ce genre, connue jusqu’à ce jour, a été appelée Mcliccrila Charlctworthi , du nom du géologue qui l'a observée dans le Cray à Polypiers de Sudbourne, où ce fossile se trouve.
MEL1CEHTA. mr. Le genre, établi sous ce nom par Ocken dans le voisinage des Vorlicelles. parait avoir le plus grand rapport avec les Tubicolesde I.amarck, encore que le professeur d’Iéna en donne pour type un animal qui semble appartenir au genre Sabelle. F. ce mol et Tcgicolr.
MËLICERTE. ns. Lépidoptère du genre Satyre.
MÉLICERTE. Meliccrla. aCal. Genre de Médiisaircs. établi par Péron et Lesueur dans la division des Méduses gastriques, monostomrs. pédonculées, bradiidées et (entaculées. Caractères : bras très nombreux, filiformes, chevelus, formant une sorte de houppe à l’extrémité du pédoncule. Ce genre a été réuni aux Dianées par Lamarck. F. Dusti.
.MELICERTE Meliccrtut. cbost. Nom donné par Raffinesque à un genre qu'il caractérise ainsi : télé roslrée; antennes intérieures très-courtes, bifides, les extérieures très-longues et simples; écailles lisses à la base des antennes. La première paire de jambes seule, chélifère. L'unique espèce de ce genre vit dans les mers de Sicile; c’est le Meliccrtu* Tigrin
MÊLICIIRE. Mclichrus. bot. Genre de la famille des | Épacritlées, et de la Pentaudrie Monogynie, L., établi I par R. Brown ( Ptoihom . Fl. iXoc.-/fo//.y p. 459) qui j l'a ainsi caractérisé ; calice formé de plusieurs braci tées; corolle rolacée ou urcéolée. munie à sa base de j cinq faisceaux de glandes, cl donl les découpures sont à moitié garnies de poils; disque bypogyne, entier et cyathiforme; ovaire à cinq loges; drupe presque sec, dont le noyau est osseux. Ce genre a été formé sur deux plantes qui croissent à la Nouvelle Hollande aux environs du Port- Jackson, et que R. Brown a nommées Melichrn * rotatus , et Metickru s urceolatus. La première a pour synonyme le Fcnlenah'a procttmbem
île Cavanitles ( Icon 4, p. 38. t. 349, f. t). Ces espaces sont de pelils arbrisseaux couchés sur la lerre ou léf^èremenl dressés. Leurs feuilles sont lancéolées, et leurs fleurs dressées.
MËLICOCCA. BOT. F. k PEPIER.
MÉLICOPE. bot. Genre de la famille des Itnlacées. et de rOclnndrie Monogynie. L., créé par Forsler pour un arbrisseau qu'il a observé à la Nouvelle Zélande. Gartner en a plus tard décrit le fruit sous un autre nom générique, celui iVEntaganutn (vol. i. p. 331 . tab. 68). Ses fleurs hermaphrodites présentent un calice quadriparli, persistant; quatre pétales plus longs et étalés; huit étamines plus courtes que les pétales et dont les Klcts subulés portent des anthères cordifortnes; quaire ovaires environnés à leur base par autant de grandes glandes didymes auxquelles Forsler applique le nom de nectaire ; quatre styles qui ne tardent pas à se souder en un seul, terminé par un stigmate épais, quadrangulaire; un fruit composé de quatre capsules, chacune renfermant une seule graine dont l'embryon est enveloppé d’un périsperme charnu.
MElicope TERXfc. Mvticopa ternala, Forsl. C’est un arbre à rameaux cylindriques, à feuilles opposées, péliolées, ordinairement composées de trois folioles obovales, obtuses, entières, glabres, parsemées de points glanduleux et transparents. Les fleurs sont blanches, portées sur des pédoncules cylindriques et lisses; elles sont réunies en petites panicules axillaires.
MÊLICYTE. Melicytut. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, et de la Di4Ecie Penlandrie, L., établi par Forstcr (Chat ait. (iener., I. 63) et adopté par Gærtner, Jussieu et l.ainarck avec les caractères suivants : fleurs diofques, ayant un calice très-court et à cinq dents, une corolle à cinq pétales ovales. Les fleurs mâles se composent de cinq filet* (nectaires, selon Forstcr) alLcrnes avec les pétales, courts, cyathiformes, creux au sommet, portant sur leur face antérieure cinq anthères ovoïdes, plus larges et plus longues que les filets. Les Heurs femelles offrent un ovaire supère entouré par cinq petites écailles qui ne sont peutêtre que des blets stériles; un stigmate presque sessile, à quatre lobes en étoile. Le fruit, selon Gærtner, est une capsule bacciforine, globuleuse, glabre, coriace, uniloculaire, renfermant, dans une pulpe rare cl peu succulente, quelques graines convexes d'un côté, an- j guleuses de l’autre.
Le genre Melicylus a les plus grands rapports avec j le genre Flacourlia. Le port et l'inflorescence sont j absolument les mêmes dans l’un et dans l'autre; mais , le Melicylus se distingue par un périanllie double, ! tandis qu’il est simple dans le Flacouriia ; par son, stigmate dont les lobes sont moins séparés; par son I ovaire à une seule loge, et enfin par ses étamines au nombre de cinq seulement.
Melicyte b \ riflore. Melicylut ramiflorus, Forst. •l/esl un arbre â rameaux cylindriques et glabres, revêtus d'une écorce blanchâtre; les feuilles sont alternes, péliolécs, uhovalcs-ohiongucs, acuminées, un peu plus étroites à la base, dentelées sur les bords, très-glabres, membraneuses. Le* fleurs sont blanches, pédicellées, Irês-pelites. naissant quatre ou six ensemble dans les
aisselles des feuilles. I.es fleurs mâles ont le calice innnosépale, â cinq divisions; la corolle composée de cinq pétales ovales, lancéolés, soudés par leur hase â un disque hypogyoe, glanduleux, â cinq lobes alternes, qui occupe le fond du calice. De la Nouvelle Zélande.
La seconde espèce a été nommée par Forstcr Mclicytnn umbeltatus.
MËLIDIER. Mditlium. bot. Genre de Champignons de la famille des flypbomycètes, institué par Eschweillerqui lui donnp pour principaux caractères : péridiolcs globuleux, persislanls. qui se terminent en ramifications latérales et floconneuses; sporldics disposés par quatre et pellucides; flocons solides, dressés et trèsrnraeux. Ces Champignons ou Mucors sont rhi/omorphes; ils habitent les lieux couverts de l'Europe.
MKMDOKA. bot. Salishtiry avait établi sous ce nom un genre nouveau, pour une plante de la Chine qui a été reconnue postérieurement ne point différer de l*/£«kianlhus quinqucflora de Lnnreiro.
MFJ.IMORE. ois. Genre de l’ordre des Alcyons, formé par Lesson, aux dépens des Martins-Chasseurs, avec les earaclères suivants : Im*c robuste, très-large el trèsgros ; mandibule supérieure terminée en pointe nu crochet hameçon né, l'inférieure légèrement renflée; une double arête en réseau sur la vnftlc dp la mandibule supérieure; narines en fente longitudinale, peu apparente; tour des yeux nu; des poils oii cils rigides couvrant la naissance du bec; ailes amples; queue médiocre. On ne connaît encore de ce genre qu’une seule esjK'ce; elle a été trouvée dans la Nouvelle Guinée oh l’on n’a pu observer ni ses mœurs ni scs habitudes que l'on présume être fort analogues â celles des Martins- Chasseurs.
Mêiibore d’Ecpbrosixk. Melitlora Ettphrosinœ , Less.; Dacelo utacrorhynus, Vnv. de la Coq. Zool., p. 692. Parties supérieures d'un brun noirâtre, variées de fauve el de jaune; une calotte brune légèrement rayée dp jaune el de vert; deux larges bandes composées de plumes brunes, bordées de bleu d’aigue marine , circonscrivent l'occiput et naissent derrière les yeux ; lornni fauve; deux traits noirs partant de la mandibule inférieure el s'étendant au delà des joues; cou entouré d’un collier blanc; rémiges brunes, bordées de fauve extérieurement ; rcctrices rousses â tiges lustrées; gorge, poitrine el flancs blanchâtres, tachetés de roux sale el de brunâtre par légères stries ou par plaques; abdomen blanchâtre; lectrices caudal es inférieures rousses, mandibule supérieure noirâtre, l’inférieure blanche; pieds brunâtres. Taille, neuf pouces el demi; le bec en a deux.
MÉL1E. Me lia. crcst. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Brachyures. tribu des Quadrilatères, établi par Latreille. et très-voisin des Rhombilles et de» Thelphuses. L’espèce qui lui sert de type est le Grapsti* teshilatus, Encycl. Méth., pl. 505, fig. 2.
MÉL1ER. bot. Synonyme ancien de Néflier. Oii donne quelquefois aussi ce nom aux espèces du genre lilakca.
MEL1GLOSSUS. bot. Le genre proposé sous ce nom. par Schlcehlendael, aux dépens du genre Mctanlhium de Linné, n’a point été généralement adopté.
MËL1MTE. lia. (Fieuriati de Bellcvue. Jouru «le
Phvs., t. n, p. 459.) Substance d'un jaune pâle oit d’un jaune orangé, en petits parallélipipèdes rectangles ou en octaèdres rectangulaires, souvent recouverts d'un enduit rouge-brunâtre; assez dure pour étinceler par le choc du briquet; soluble en gelée dans l'Acide itilrique. et fusible avec bouillonnement en verre transparent. Selon Carpi (Tasvhenbuch fur Miner., t. xtv, p. 210). elle est composée de : Silice, 40,00; Chaux 19,00; Magnésie 19.40; Alumine 2,90; oxide de Fer, 12.10; Oxide de Manganèse. 2.00; Oxide de Titane, 4.00- Cette substance a été découverte par Fleuriau de Bélier ue, aux environs de Rome à Cnpo di Bove. dans la même lave qui renferme la Pscudosommilc; elle y est associée au Feldspath.
l.es anciens minéralogistes ont aussi donné le nom de MCi.iute à une espèce d'Argile compacte d'un jaune de miel, qu'on employait en médecine comme soporifique.
M ELI LOBES. bot. Synonyme de Glcditschia Tria canlhos. y. GlCsitsie.
MËLILOT. Melilolus. bot. Tournefort est l’auteur de ce genre, qui appartient à la famille des Légumineuses, et à la Diadelphie Décandrif, L. Réuni par Linné au Trifolium, il fut rétabli par Jussieu, par Lamarck et par tous les botanistes modernes qui l'ont ainsi caractérisé : calice tubuleux â cinq dents; corolle paptlionacée. dont la carène est simple, petite, les ailes os aies, ohlongues, plus courtes que l'étendard ; dix étamines, dont neuf soudées par les filets en un seul faisceau; gousse de forme variée, plus longue que le calice, à peine déhiscente, coriace, et ne renfermant qu'une seule ou un petit nombre de graines. Ce genre fait partie de la section des Trifoliées de Brown et de De Canrinlle; il se compose de plantes herbacées, qui. pour la plupart, croissent dans l'Europe tempérée et méridionale. Leurs feuilles sont accompagnées de stipules adnées au pétiole, et composées de trois folioles ordinairement dentées. Les fleurs sont jaunes ou blanchâtres, disposées en grappes, plus ou moins allongées et placées dans les aisselles des feuilles supérieures. Seringe (in I)e Candolle Prodrom.Syst. Te g et., 2, p. 180) en a décrit vingt-sept espèces dont il a formé (rois sections qui sont caractérisées par la forme ainsi que par la structure de leurs gousses, et qui ont reçu les noms de Ccelorutis, Plagiorulis et Campytoi ulis.
MEliiot orricix.iL. Melilolus offlcinalis, Lamarck; Trifolium Melilolus offlcinalis , Lin. C'est une plante annuelle, dont la tige, dressée et rameuse, s’élève à environ six décimètres. Ses feuilles sont composées de folioles ovales, obtuses, mucronées. dentées en scie et glabres. A la hase du pétiole, on trouve deux stipules sélacées. Les fleurs sont fort petites, jaunes, disposées en petites grappes unilatérales et très-nombreuses à l’extrémité des ramifications de la lige. Ces fleurs sont presque sessiles, un peu pendantes et munies chacune d'une petite bradée linéaire. Les gousses sont petites, ovoïdes, obtuse*, rugueuses, et renferment une uu deux graines. Cette plante est commune dans les prés, les haies et les bois; elle fleurit pendant la plus grande partie de l'été. A l’étal frai*, elle n’a qu'une légère odeur qui se développe par la dessiccation et qui par-
M F. I, 2ÔÎ)
fume le Foin où le Mélilot se trouve mélangé. On remployait très fréquemment autrefois en médecine, mais son usage est restreint aujourd'hui à des lotions ou â des lavements émollients. Son principe odorant ne parait point influer sur le mode d'action de celte plante.
MÊLINF. et MEI.INIM. *in. Ce nom a été donné par les anciens à deux substances différentes : l'une qui est le Melinum de Pline, parait être une Argile blancbe.de l’ile de Mélos, qui servait dans la peinture; l’autre, qui a été cilée par Celse, Vilruve et Dioscoride, était une Ocre jaunâtre.
MÉLINF.T. eut. Synonyme vulgaire de Cérintbe. y. ce mot.
MÉLIMDE. Melinis . bot. Ce genre de Graminées, el de la Triandrie Digynie, L., établi par Bcauvois (Agr., t. il, fig. 4), offre pour caractères : des fleurs disposées eu une panicule composée, ayant une lépiréne Infime. bivalve; la valve inférieure Irès-pelile el mulique, la supérieure de la grandeur des fleurs, bifide à son sommet, où elle porte une petite pointe naissant de la fente ; la fleur externe composée d'une seule pail telle herbacée, bifide à son sommet et pot tant line longue soie qui part de sa bifurcation. La fleur interne est hermaphrodite, à deux valves chnrtarécs. imuiques. Ce genre, qui appartient à la Irilni des Panicées, est extrêmement rapproché des Panicum , dont il diffère surtout par la longue soie de sa fleur neutre, il a été formé sur une plante du Brésil, que Bcauvois nomme Melinis mullillora.
.MÉL1NOSE. aix. L’un de» nom» du Plomb molybdaté. y. ce root.
MËLÎNOSPF.RME, Metinospennum. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Walpers (m Linnea, xm. p, 527) qui lui assigne pour caractères ; calice ébractéolé, à deux lèvre» profondément divisées et presque égaies en longueur : la supérieure bifide, l’inférieure à trois dents; étendard de la corolle glabre, dépassant les ailes; carène droite, arrondie ail sommet, bifide, plus longue que l'étendard ; dix étamines diadelphes : le filament axillaire libre; ovaire multiovulé, velu sur les bords; style filiforme el glabre; stigmate capilellé. I.e fruit est un légume plan, lélra-hexasperine, subloriileux, à semences protubérantes , légèrement courbé en faux ; ombilic renflé, estrophiolé ; funicule court.
MÊLixo»PCMir. pcsiLii. Melinospermum pusillum ; Tephrosia p titilla, Pers. C’est une petite plante annuelle, herbacée, â liges dressées, à feuilles étroitement obovales, dont la plus élevée sessile. Les fleurs sont solitaires, opposées aux feuilles, soutenues par un pédoncule capillaire, articulé un peu au-dessus du milieu, bibractéolé; les pétales sont d’un jaune orangé, à peine plus longs que le calice. Uu cap de Bonne- Espérance.
MELIISUM. bot. Ce nom a été donné par Césalpin nu Salria gtutinosa, ainsi qu'au Teucrium Scorodonia, L.
MÉLIOLE. Meliola. bot. Genre de Champignons do la famille des Pyrénomycètes, établi par Fries, avec les caractères suivants : péril hèques cornés, globuleux, disposés sur des fibres qui tiennent lieu de feuil-
lots ou qui li s produisent ; thèques distincts cl convergents. Les Mclioles, que Fée considère autant comme des Lichens que connue des Champignons, ont été confondus par lui dans son genre Tricharia; ils sc trouvent sur les écorces d’un assez grand nombre d'arbres de l'Amérique.
NF.MPIIAGA. ois. Synonyme de Philédon. V. ce mot.
MÉLII'O.NE. Melipona. m. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Apiaires, division des Sociales, établi par Illiger, et en même temps par Lalrcille, et auquel Juriue a donné le nom de Trigona. Latreille a détaché des Mélipones quelques espèces, et en a formé aussi un genre Trigona. Les caractères des Mélipones proprement dites sont : point d'épines à l'extrémité des jambes postérieures; premier article des tarses postérieurs plus étroit à sa base, ou en triangle renversé et sans stries sur la brosse soyeuse de sa face interne.
Les Mélipones différent des Trigones de Jurine et de Latreille, parles mandibules qui sont dentelées à leur bord interne dans les dernières, tandis qu'elles sont simples dans les Mélipones; elles différent des Abeilles par leurs petits yeux lisses qui sont situés transversalement sur une même ligne. Les ailes supérieures n'ont que deux cellules cubitales; la première est carrée, séparée de la seconde par une faible nervure : elle ne reçoit aucune nervure récurrente. La seconde en reçoit une el atteint l'extrémité de Faite. L'abdomen est plus court que celui des Abeilles, de la longueur à peu près du corselet; le premier article des tarses postérieurs a une forme triangulaire, ou va en se rétrécissant de l'extrémité à la base, el la brosse soyeuse qui revêt la face interne est continue ou sans stries transverses; les extrémités des crochets qui terminent les pattes sont fendues en deux branches qui sont presque de longueur égale; les jambes postérieures sont proportionnellement plus larges que celles des Abeilles; le bout inférieur parait concave ou échancré, et offre, â son angle interne, un faisceau oblique de poils ou petits crins très- nombreux et très-serrés; enfin la tranche intérieure a un sillon ou un enfoncement longitudinal, qui reçoit une partie du côté inférieur de la cuisse, ce qui donne à ccs Hyménoptères plus de facilité pour contracter leurs pattes postérieures.
Les Mélipones ont été observées par beaucoup de voyageurs el par peu de naturalistes; de sorte que tout ce que les premiers ont dit sur leurs mœurs el leurs habitudes, est souvent très-difficile à appliquer aux espères; quoique ces observations aient été faites par des gens dignes de foi, l’histoire de ces Hyménoptères est encore bien incomplète, et ce que l'on connaît de plus à leur égard n'a pour objet que la nature de leur miel, la forme de* ruches el leur régime politique. Latreille, dans sa Monographie des Abeilles proprement dites el des espèces propres au nouveau inonde, publiée dans le Recueil de Zoologie du voyage de Humboidl el Bonpland, a rassemblé tous les faits relatifs à ccs Hyménoptères,
MÉt-iPORK iccHAfU. Melipona fncosn, llllg., Lalr.j A pii fa vota, Fabr., Coqueb. ( /filial . hou. Int. tiec.,
tab. flg. S). L’ouvrière est longue de quatre lignes et demie, d'un noirâtre foncé, avec un duvet roussâtre. Le chaperon est d'un jaunâtre pâle ou blanchâtre, avec deux taches brunes longitudinales en triangle allongé dans son milieu. Les ailes et leurs tégules sont jaunâtres. Le bord postérieur des cinq premiers anneaux de l'abdomen est occupé par une bande jaune ou d’un jaune rnus&âlre. Les jambes de derrière sont en tout nu en partie, ainsi que les derniers articles des tarses, d’un brun plus clair ou un peu roussàlre. Celle espèce se trouve à Cayenne. On peut encore rapporter â ce genre intéressant les Melipona scutellaris, Lnlr.; Melipona inlerrupta, Lalr.; les J pis comprcssipes, segmenta ria el alra, Fabr.
MÉLIQUE. Melica. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, établi par Linné et adopté par tous les agroslographes, et présentant les caractères suivants : les fleurs forment une panicule simple ou rameuse; chaque éplllet se compose de deux à quatre fleurs dont une ou deux sont hermaphrodites et les autres neutres; la lépicène se compose de deux valves un peu inégales; la glu me des fleurs hermaphrodites est formée de deux paillettes presque égales, coriaces, muliques ; la glumelle consiste dans une seule paléole obtuse et unilatérale. Ce genre a Iteaucoiip de rapport avec le Poa; on doit y réunir le Mali nia , genre qui a pour type le Melica cœrutea , et qui réellement ne diffère pas des autres Méliqtics. Ce sont, en général, des Graminées élégantes, dont les panicules ont un aspect soyeux ou brillant.
MÉLIS. mai. Synonyme de Blaireau. F. ce mot.
MÉLISODÊRE. Melisodera. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiqiies, institué par West wood qui lui assigne pour caractères : bords des élytres entiers; corselet un peu plus étroit postérieurement; lobes du menton aigus; lèvre supérieure légèrement échancrée; dernier article des palpes labiales court , tronqué el presque sécuriforme; articles des antennes monoliforines, courts et serrés; corps aplati ; jambes échancrées vers le milieu.
Melisodère a ÊLVTRE’i coiLEVH ne voix. Melisodert i picipennis , Westw. Il est d'un brun de châtaigne, mais •es élytres, d'une nuance un peu plus claire,se rapprochent de la couleur de la poix; elles sont luisantes, parallèles cl striées par des points; il y a sur la tète, entre les yeux, une ligne élevée el une autre transversale un peu plus courte; le corselet est d'un brun obscur, avec une petite ligne longitudinale, enfoncée, sur le dos el à la base une autre transversale de chaque coté, près des angles postérieurs; les élytres ont chacune six rangées de petits points rnfoncés et serrés, qui forment autant de stries; près de la suture la strie est simple de même qu'une partie de celle du bord. Taille, sept lignes. Cel insecte habile les environs du port Jackson.
.MÉLISSE. Métissa, bot. Ce genre, de la famille des Labiées et de la Hidynamie Gymnospermie, L., offre pour caractères essentiels : un calice tubuleux, nu intérieurement, à deux lèvres :la supérieure à trois dents, l'inférieure à deux; une corolle à tube cylindrique, évasé au sommet et partagé en deux lèvres la supérieure en forme de voûte échancrée, l’inférieure A trois
divisions nivales, celle du milieu plus grande, échauerre cl cordiforme; quatre étamines didynames, à anthères oblongues; ovaire à quatre lobes du milieu desquels s'élève un style de la longueur des étamines et terminé par un stigmate bifide. Ce genre est très-voisin de celui des Thyms dont il ne diffère essentiellement que par son calice nu à l’intérieur. Si ce n'était le port qui distingue assez bien les deux genres, un tel caractère n’aurait qu'une faible valeur, car la section du genre Me lissa, à laquelle Pcrsoon a donné le nom de Calatnintlia, et qui était regardée comme un genre distinct par Touruefort, offre aussi un calice dont l'entrée est velue après la floraison; aussi quelques auteurs ont-ils placé parmi les Thyms les espèces dont celle section esl constituée. Les Mélisses se distinguent des Origans en ce que leurs Heurs ne sont ui réunies en i télé ni accompagnées de bractées.
On a décrit environ quinze espèces de Mélisses qui sout indigènes de l'Europe méridionale et des contrées tempérées de l’Amérique septentrionale. Ce sont des plantes le plus souvent herbacées, quelquefois sou» frutescentes, odorantes, à feuilles simples, opposées, et à Heurs axillaires, portées sur des pédoncules milieux, et disposées en grappes au sommet des liges.
M susse officinale. Melitaa o/flt iualis, L. Elleaune lige dressée, rameuse, haute de six à huit décimètres, velue vers sa partie supérieure et près de ses nœuds; ses feuilles sont ovales, cordiforuies, dentées, pubesccntes, portées sur de courts pétioles; ses Heurs sont blanches, verticillées , tournées du même côté, et placées dans les aisselles supérieures des feuilles, sur des pédoncules rameux. La Mélisse croit dans les contrées méridionales de l’Europe. On la cultive abondamment dans les jardins, à cause de l’odeur suave, analogue à celle du Citron, que toutes ses parties exhalent, odeur qui a fait donner à cette plante les noini vulgaires de Cilronelle, Citronade et Herbe de Citron. Elle possède à un haut degré les propriétés communes aux Labiées, c'est-à-dire, qu'étant amère et aromatique, elle agit, comme excitant, sur le système nerveux. Les médecins prescrivent son infusion Ihéiforrae, ou plus fréquemment son eau distillée, dans les potions toniques. Elle est un des principaux ingrédients de l'Eau-des-Carmes, liqueur alcoolique que l'on administre rareineut à l’intérieur, mais qui peut avoir, comme l'Eau de-Cologne, des propriétés antispasmodiques, si on la fait respirer aux personnes qui tombent en défaillance.
Parmi les espèces qui composent la section des Ca~ la mi ni ha de Persoon, on remarque la Melisse a grandes FLEIR9, Mc lissa granüifloia, L.; Thymus yrun ili/lorus, Lamk. et De Cand. Ses tiges sont légèrement pubescenles. garnies de feuilles ovales-aigués, dentées en scie; les Heurs sont grandes, purpurines, disposées en grappe terminale, au nombre de trois ou quatre, sur des pédoncules assez longs. Celte jolie plante croit naturellement dans les contrées inontueuses et sèches du midi de l’Europe.
Mélisse Cal a lis r. Métissa Calaminlha. L. ; Thymus Culamintha, Lamk. et DC. Elle est pubescente, à feuilles ovales, presque cordiforme» à la base, bordées de dents égales et obtuses ; elle a des fleurs purpurines
ou blanchâtres, tachetées di* violet, beaucoup plus petites que celles de l’espèce précédente, disposées en grappes paniculées. On la rencontre fréquemment sur les collines et aux bords des champs, dans la France méridionale. Elle c»l connue sous le nom vulgaire de Calamenl de montagne.
Ou appelle vulgairement Mêusse des rois, le Melillis mrlisso/liyllinn ; Melij-m. tri * ERSE, le Molucelln êpinosa; Mélisse de Moldavie, le Drucocephalum Mo! da cira ; Mllisse sacvage, le Leonurus car- Uiaca , etc., etc.
MÉLISSIÉRE. Dur. Synonyme vulgaire de Mditlis Mdissophyllu m , L. NtLimii.
MF.L1SSITIS. bot. Le Melilolus c relira, Desf.. a été érigé, par Medicus et Munich, sous le nom de Melissiluif en un genre distinct, établi antérieurement par lleisler qui le nommait MelilotoiJvi. Ces deux dénominations n’ont pas été reçues; la première pouvant être confondue avec celle de Melicylut employée par Forstcr pour un genre fort différent, et b seconde péchant contre les règles établies par Linné. Seringc (in DC. Protliom. • Sy»t. l'cget., 2, p. 183) s’est donc vu autorisé à leur substituer le nom de Pocockia. T. ce mot.
MÉLISSODK. Mcliuoda. ins. Genre d'Apiaires Scobtilipèdes de l.atreille, établi par lui dans ses Familles Naturelles du Règne animal. Ce genre est très -voisin de celui d’F.ucère. et renferme quelques espèces analogues du Brésil.
MELISSOFHYLLOM. bot. V. Mélittide.
MELISSOT. but. Synonyme vulgaire de Mélillide. T. ce mot.
MELISTAIRUM. bot. (Forster.) Synonyme de Cusearia. y. ce mot.
MELITE. Melila. cbcst. Genre de l’ordre des Amphipodes. famille des Crevellines, établi par Leach et ayant pour caractères : seconde paire de pieds ayant son dernier article très dilaté, comprimé en forme de main, avec la griffe, ou le doigt qui vient après et qui termine, repliee sous la paumelle de l’article précédent ; antennes supérieures aussi longues au moins que les inférieures. Ce genre esl fort peu connu; l’espèce qui lui sert de type esl le Cancer pahnatua de Monlagu; on la trouve décrite dans le tome septième des Transactions de la Société Linnéenne de Londres.
MÉLITE. polyp. Lamarck nomme ainsi le genre de Folypicr appelé par Lamouroux Mélitée. I'. ce mot.
MELITE. bot. Four Mélillide. y. ce mot.
MELITEE. Mditca. acal. Genre de Médusaires établi par Féron et Lesueur dans la division des Méduses gastriques, monosiomes, pédonculées, brachidées et non tcnlaculées. Caractère» huit bras supportés par autant de pédicules et réunis en une sorte de croix de Malle; point d’organes intérieurs apparents. Ce genre a été réuni aux Méduses propres par Cuvier, et aux Orylhics par Lamarck. y. Orytmie.
MÉLITÉE. Mchltra. ns. Nom donné par Fabricius à un genre de Lépidoptères, qui a été réuni par Latreille aux Argynnes. V. ce mol.
MELITEE. M dite a . poi.vp. Genre de l’ordre des Ui-
• iii
liées, d.ins la division des Polypiers Corticifères, ayant pour caractères : polypier lisse, dcndroïde, noueux, â rameaux souvent anastomosés ; articulations pierreuses. striées, A entre noeuds spongieux et renflé* ; écorce crétacée, très mince, friable dans l’état de dessiccation, et couverte de cellules polypiféres, éparses, quelquefois saillantes. Quoique formées, comme les Isis, de cyliudres et d'articulations calcaires, joints par une substance de structure différente, les Mélilées se distinguent facilement des lsis par leur port, l'aspect, la couleur et le tissu de leurs cylindres calcaires, la structure cl la forme du moyen d’union de leurs articulations , la persistance et le peu d'épaisseur de l'écorce sur le Polypier dans l'état de dessiccation.
Les Mélitées sont des Polypiers fort élégants, et dont le port rappelle certaines Gorgones. Quelques espèces parviennent à plusieurs pieds de hauteur; leurs rameaux sont très nombreux, ascendants, plus ou moins sinueux, presque tous établis sur le même plan, et souvent anastomosés entré eux; les iuternœuds, ou moyens d'union des pièces calcaires, sont renflés, saillants , d'un tissu spongieux et assez inous pourélre coupés facilement; les articulations calcaires sont fermes, solides, cassantes, souvent striées à l'extérieur; ou voit même, sur les jeunes rameaux, des enfoncements qui correspondent aux cellules de l’écorce ; intérieurement elles sont parcourues. suivant leur longueur, par quelques canaux capillaires remplis d'une matière semblable à celle des entre-nœuds; leur couleur varie du blanc rosé au rouge de corail le plus vif.
L'écorce des Mélilées est très -mince, et, quoique friable, elle persiste constamment sur les Polypiers desséchés; celle des Isis, au contraire, est fort épaisse et tellement friable, que les échantillons que l'on voit dau* les collections n'eu n’offrent presque jamais; la couleur de l'écorce des Mélilées varie suivant les espèces et même suivant les individus; elle passe du blanc jaunâtre au rouge ponceau; les cellules polypiféres sont petites, nombreuses, éparses, quelquefois saillantes, entourées d’un cercle rouge quand l’écorce est jaune, et d'un cercle jaune quand celle-ci est rouge. Les Mélilées habitent les mers de l’Inde et de l'Australasie.
Ce genre renferme les Melilea ochracca, liissoi , relifera et texliformis.
MËLITHOLHORTON. not. Synonyme de Hclmiulhochorlou. F. ce mol.
MELITHREPTUS. ois. V. Héorotairk.
MÊLITüME. Melitoma. IM. Hyménoptères. Genre de la famille des Mellifères, tribu des Apiaires, institué par Lalrcille qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, brisées, courtes dans les deux sexes, composées de douze articles dans les femelles, et de treize dans les mâles, le troisième toujours aminci à sa partie inférieure; mâchoires et lèvre réunies, formant une promuscide qui dépasse, dans le repos, la base des hanches postérieures; tête transversale; yeux assez grands; trois ocelles disputé* eu ligue transversale sur le haut du front; corps velu, assez court; corselet globuleux; écusson court, transversal ; aile* supérieures ayant une cellule radiale, poiutuc à sa baie et & son extrémité
! qui est écartée de la côte, et quatre cellules cubitales : la première plus grande que la deuxième, celle-ci presque carrée, recevant au-dessous de son milieu, la première nervure récurrente, un peu avant la nervure d'intersection qui la sépare de la quatrième; celle dernière cellule un peu commencée cl tracée presque jusqu'au bout de l’aile; trois cellules discoldales presque égales ; l'inférieure fort éloignée du bord postérieur de l’aile; abdomen assez convexe, composé de cinq anneaux outre l’anus dans les femelles, eu ayant un de plus dans les mâles; pattes assez fortes et velues; jambes antérieures munies à leur extrémité d'une épine garnie d’une membrane; jambes postérieures des femelles dépourvues de palette, mais portant une brosse sur leur ' face extérieure, ainsi que sur celle du premier article des tarses, terminées par deux épines longues et un peu crochues au bout.
Mclitome kxci.osse. Melitoma englonsoides, Lal. Aulennes brunes, un peu (enlacées à leur face interne;
I télé et corselet noirs, avec un duvet roux; abdomen noir, les segments garnis de poils noirs, et leur boni inférieur chargé d une bande transversc de poils courts, couchés et blancs; ils sont gris sur le premier et noirs sur le dernier ainsi que sur l'anus; pattes noires et velues; ailes transparentes. Le mâle diffère de la femHIe en ce que le cinquième segment de l'abdomen a comme les précédents, la bande transverse de poils couchés blancs. Taille, cinq lignes. Du Brésil.
MÉLITOPIIILE. Melitophiîis. ixs. l.atreille donne ce nom à une division qu'il a formée dans la Iribp des Scarahéides. Tous ces insectes ont le labre presque membraneux, caché sous le chaperon; les mâchoires sont terminée* par un lobe en forme de pinceau; la languette n’est point saillante, et le corps est le plus souvent ovale, déprimé, avec le corselet en trapèze on presque orbiculaire; les couleurs de ce* insectes sont ordinairement brillantes; ils vivent tous sur des fleurs, et leurs larves passent leurs premiers étals dan* le tronc des arbres eu décomposition ou dans la tige de diverses plantes. Celte division renferme six genres, savoir : Platygéuie, Crémastocheile, Goliath, Trichie, Cétoine et Gymnélis. V, ces mots.
MËLITTE. Melitta. ns. Kiihy nomme ainsi, dans sa Monographie des Abeilles d'Angleterre, un genre correspondant aux Pro-Abeilles de Réaumur et à la tribu *de$ Andrénèles de Lalrcille; U partage ce genre en cinq sections dont les quatre premières correspondent aux genres Collèle, Uylée, Sphécode et Halicte, et la dernière aux Andrènes et aux Dasypodcs de Latreillc. y. ces mots et Axdrc.xLtss.
MÊLITTIDE. MelUtis. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynainic Gymnosperuiic, L., offrant pour caractères essentiels : un calice très-grand, catn- | panulé. bilabié, à trois divisions inégales; une corolle ; du double plus longue que le calice, dont le tube est ; dilaté vers rentrée; le limbe a deux lèvres ouvertes | la supérieure entière, plane, l’inférieure à trois grand* lobes inégaux et obtus; akènes arrondis, légèrement j triquètres et velus. Le A fctiiiis Melissophyiium, L.. est l'unique espèce de ce genre, car le Ale/itfis grandi - I /toi a de Smith (Flot , brilann., 9, p. U4i) n'en est
qu'une simple variété. Celle Labiée, une des plu» élégantes Heurs sauvages de nus climats, croit dans les bois ombragés; sa tige carrée, dressée, s'élève quelquefois jusqu'à un demi mètre; elle porte des feuilles opposées, pétiolées, ovales, un peu aigues, velues, crénelées, à nervures saillantes sur la partie inférieure; les Heurs sont grandes, blanches, rassemblées au nombre de deux à quatre dans les aisselles des feuilles supérieures. Toutes les parties de celle plante exhalent une odeur très forte qui lui a fait donner les noms de Mélisse puante ou de .Mélisse Punaise. Elle était autrefois employée en médecine dans les mêmes circonstances que celles où l'on administre la Mélisse officinale.
MKLUIKGE. Mditurga. ms. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifères, tribu des Apiaires, division des Scobulipèdes. établi par Lalreille, et ne ditféranl des Eticèrc* et des Maerocères que par les palpes labiales qui ne ressemblent point aux maxillaires et sont sé- 1 liforraes. Les Mélilurges ont les deux divisions de la languette beaucoup plus courtes que les palpes labiales; les , antennes des mâles sont terminées en massue. Ce genre a pour type le Meliturga clacicomis, Eucera claricontis, Lalr.,Geu. Crust. et /«*., t. 1,tah. 14, Hg. 14. Son corps est noir, chagriné, avec la lélc, les bords latéraux de l'abdomen et celui du dernier segment garnis de poils d'un roux pâle; les côtés de l'anus sont garnis de poils couchés d'un roux brillant; disque du chaperon d'un blanc jaunâtre; tarses, épines terminales des jambes et poils des pattes roux; ailes transparentes, à nervures leslacées. Le mâle diffère en ce qu’il est beaucoup plus velu el.que l'abdomen l'est tout entier; le chaperon , et deux taches sur le labre sont bruns. Taille, six li- | gnes. Ou midi de la France.
MELL.l. dot. Genre de la Oidynauiie Angiospermie, L., établi par Vandelli ( f'ior. Chil. et Lusit ., p. 43, t. 3, f. 33) qui lui a donné pour caractère essentiel : un calice â cinq divisions ovales, lancéolées : la supérieure plus longue que les autres; une corolle monopétale, cainpanulée, dont le tube est cylindrique, un peu recourbé, le limbe à cinq petits lobes obtus; quatre étamines didv nauies. dont les filets sont plus courts que la corolle; ovaire supérieur globuleux, surmonté d’un style filiforme, terminé par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule bilocuiaire, quadnvalvc et polysperme.
Ce genre, dont l'adoption doit être ajournée jusqu'à ce qu'ou ait obtenu d'autres renseignement* sur ses affinités. ne se compose que d’une espèce dont les feuilles sont larges, lancéolées, dentées en scie.
MF.LLIFÊKES. ms. f. Axthopuii.es.
ME1.ULITK. «ix. (Kirwan.) F. Mellite.
MLLL1.NL. Mdlinus. ixs, Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Crabrouites, établi par Fabricius, et ayant pour caractères : antennes insérées au-dessus du milieu de la face antérieure de la tète, filiformes, écartéesà leur base; chaperon ou épislome court et large; quatre cellules cubitales complètes; mandibule* fortes, li identées. Ces Hyménoptères diffèrent des Pcmpbrédons parce que ceux-ci n'ont que deux cellules cubitales; ils sont distingués des Corytes par les mandibules qui sont simplement uuideulecs au côté interne dans
ces derniers; enfin les Alysous en sont séparés par la seconde cellule cubitale qui est pétinlée. Ces Hyménoptères ont les antennes filiformes, peu ou point coudées, insérées près de la bouche, et composées de douze articles dans les femelles et de treize dans les mâles; les mandibules sont au moins tridenlées dans les femelles; deux de ce* dentelures sont placées au côté interne, l'autre , longue et fuite, est à l'extrémité; les palpes maxillaires sont au nombre de quatre, elles sont beaucoup plus longues que les labiales, composés de six articles, les labiales n'en ont que quatre; la languette est distinctement divisée en trois par- I lies; la léle est grosse, elle a trois petits yeux lisses I disposés en triangle sur la partie antérieure du verlex; le premier segment du corselet est linéaire, transversal , distant en dessus de l'origine des ailes, les supérieures ont une cellule radiale, qui va en se rétrécissant après la deuxième cellule cubitale; son extrémité aigue ne s'écarte pas de la côte; les cellules cubitales sont au nomhie de quatre : la première, aussi longue que les deux suivantes réunies, reçoit la première nervure récurrente près de la deuxième cellule cubitale, celle ci est rétrécie auprès de la radiale; la troisième reçoit la seconde nervure récurrente, la quatrième est presque complète*, l'abdomen est composé de cinq segments, outre l'anus dans le* femelles; il y en a plus dans les mâles; sou premier segment a la base rétrécie eu pédicule; les pattes sont de longueur moyenne; les quatre jambes postérieures sont munies à leur extrémité de deux épines, et les antérieures d'une seule; le premier article des tarses est long, les outres courts, et le dernier terminé par deux crochets simples, écartés, munis d une forte pelote dans leur entre-deux. Les Mellines sont en général d'une taille plus forte que les Pempbrédons; leurs couleurs sont le jaune et le noir; les femelles creusent des trous dans les terrains secs et sablonneux pour y déposer leurs œufs : elles approvisionnent ces nids de Muscidcs dont leurs larves se nourrissent.
Mf.ii.ixk nts ch a sps. Meilinus arrensis, Fab.j Ees/ta ut renais, Lin. Long de quatre lignes; corps très-noir cl assez luisant; premier article des antennes, bord antérieur de la tète au-dessus de la bouche, bord interne des yeux, premier segment du corselet et écusson jaunes avec une tache de cette couleur de chaque côté et sous l'origine des ailes; deuxième et troisième articles de l'abdomen ayant en dessus une bande Jaune, celle du deuxième quelquefois interrompue; le quatrième a de chaque côté un point cl le cinquième une bande de la même couleur. C'est la Guêpe Iclincutnone à filet ! bossu de Degéer; elle se trouve dans les environs de Paris.
MELLIMOHES. Melliniorea. ixs. Lalreille désignait ainsi une famille d'Uyménoptères qu’il a convertie postérieurement en une division de la tribu des Crabronites, renfermant les genres Pemphrédon (Cénione de Jurine), Mellinc, Stigme et Alyson. Depuis cette division a également été supprimée.
MLLl.irU AG A. ois. Synonyme de Philédon. f'. ce mol.
MELL1PHAG1DLS. Mvlliplwgidœ. ois. Nom douué à
Il t L
su
un groupe d'Oiseaux qui se nourrissent de mid ou du suc mielleux des (leurs.
MKLI.ISLGA. ois. /'. Colibri.
lMF.I.I.ITa. êcui.v Genre d'Oursins, établi par Klein. Il n’a point été adopté, et rentre dans le genre Sculelle de La marck- y. ce mot.
MELL1TE- in. f/onigstein, Wcrner. Alumine radia lée. L’un des sels organiques admis comme espèce minérale, et composé, suivant Klaprolh, de 40 parties d' Acide mdlique. de 10 parties d'Aluminc, et de 38 parties d'Eau. Celle substance est d'un jaune de miel et d'un éclat résineux. Elle cristallise en octaèdre à base carrée, dont les faces sont inclinées de part et d'autre de la base de 93“ 22". Cet octaèdre est souvent modifié sur ses angles latéraux. Le Mellile est fragile; sa réfraction est double; il est solulde dans l'Acide nitrique : la solution précipite en gelée par l'Ammoniaque. Il donne de l'eau par la calcination, se chai bonne, brûle sans ll;i mine ni fumée, en laissant un résidu. Sa pesanteur spécifique est de 1,58. Celte substance appartient aux dépôts de lignite des terrains tertiaires; elle se trouve à A i tem en Thuringe, en Suisse, et même aux environs de Paris, dans le lignite terreux d'Auleuil.
MELLITES, ns. Synonyme d'Apiaires. y, ce mol.
MELL1THREPTGS. ois. Synonyme d'Uéorotaire. y. ce mot.
MELLITURGE. 1RS. MlLlTCRGK.
MELLIYOKÀ. mar. Synonyme de Kalel y. ce mut.
MELLOlllbll. Mcttobium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Ecklon qui le caractérise ainsi qu'il suit : calice à deux lèvres inégales : la supérieure Indentée, l'inferieure serai bifide; étendard de la corolle slipilé, stilicordé, réfléchi sur les côtés, dépassant les ailes qui sont dilatées supérieurement; carène eu voûte, plus courte que les ailes; dix étamines tnoiiadelplics formant une sorte de gaine ouverte en dessus; ovaire multiovulé; style filiforme, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une gousse linéarioblongue, apiculée. droite ou arquée, oligospenne, et (oruleux entre les graines. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux armés le plus souvent d'épines aux |»étioles; quelquefois leurs jeunes feuilles sont ou glanduleuses ou visqueuses ; toujours elles sont composées de trois folioles et de deux stipules; les fleurs sont réunies eu épis terminaux ou opposés aux feuilles : chacune d’elles esL accompagnée de trois bractées. Ces arbrisseaux sont originaires du cap de Bonne- Espérance.
1UELLÙPHAGUS. ois. Synonyme de Guêpier, y. ce mot.
MÉLO. bot. y. Muox,
MÉLOBÉSIE. AJ v lobe sia . poltf. Genre de l’ordre des Milléporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux. Ses caractères sont : Polypier pierreux , en plaques minces, plus ou moins grandes, étendues sur la surface des Uydropbyles; cellules très-petites, située# au sommet de petits tubercules épars sur les plaques. I.amoiiroux, à qui l'on doit rétablissement de ce genre, l'avait placé, dans son Histoire des Polypiers flexibles, à la suite des Corallmées, en avertissant néanmoins qu'il ne regardait poiul ce rapprochement comme naturel. Dans l'exposition méthodique des Polypiers,
le genre Mélohésic esl placé parmi les Milléporées. Personne , jusqu'ici, autre que Lumouruux. ne s'élaitl occupé de l’élude de ces êtres singuliers, on ne sait . sur leur compte, que ce qu'il cil a dit dans son Histoire des Polypiers flexibles, cl que l’on va transcrire ici. Les Mélohésies forment des plaques plus ou moins grandes, quelquefois rondes et régulières, d'autres fois irrégulières; il en est qui couvrent les plantes marines d'une couche calcaire au point de ne laisser apercevoir ni la forme ni la couleur des feuilles, tandis que d’autres rendent la surface de ces plantes comme poudreuse ou lurfiiracée, suivant la grandeur des plaques, semblable* à de petites écailles ou à des atomes de poussière. On observe ordinairement sur ces plaques quelques tubercules plus ou moins saillants; dans leur centre existe un trou ou cellule qui sert d'habitaliou au Polype constructeur de cette demeure pierreuse.
La substance des Mélohésies ressemble parfaitement à celle de l’écorce des Amphiroés et des torallincs; il ne leur manque qu'un axe membraneux ou corné pour être de véritables Corallinées. Ces Polypiers paraissent solides; les espèces ne présentent pas le même degré de dureté; il y en a de très-dures, tandis que d'autres se réduisent en poussière par le moindre frottement. Tout porte à croire que ces dernières, dans l'étal de vie. tie s'éloignent pas beaucoup des Alcyonnées. Quoi qu'il en soit, il suffit d'avoir attiré sur ces êtres l'attention des naturalistes; le temps et l'observation pourront dévoiler le mystère de leur organisation et de leur véritable place dans l'échelle naturelle des êtres. Les Mélohésies offrent les mêmes couleurs que les Corallines, soit fraîches, soit desséchées. On les trouve dans les différentes mers du globe, ordinairement sur les mêmes espèces d'Hydrophyles; on dirait que ces Polypiers, comme certains insectes, ne peuvent vivre que sur un seul genre de plantes absolument nécessaire â leur existence.
Ce genre renferme les Melobesia memb/anacea , pustulala, farinosa et cerrucata.
MÉLOCACTE. Melovaclus. bot. Genre de la famille des Cactées, établi par Haworlh(Syn.,p. 172), et adopté parPfeffer, dans son Enuméra lio diagttoslica (Àictearut n, p. 40, avec les caractères suivants . tube du calice adhérent à l’ovaire, son limbe divisé en cinq ou six sépales couronnant ce même organe; six à dix-huit pétales, réunis avec les sépales et formant un tube cylindrique, allongé; étamines filiformes, disposées sur plusieurs rangs; ilyle filiforme, terminé par un stigmate à cinq rayons. Le fruit consiste en une baie lisse, couronnée par les lobes marcescenls du calice et de la corolle; il renferme des semences nidulenles, à cotylédon# (rés-pelit#, à pluinule très-grande et stibglobuleuse. Les Mélocactes sont des plantes suffrutescentes, charnues, à lige simple, arrondie, dépourvue de feuilles, marquée de profonds sillons, alternant avec des côtes relevées et verticales, portant quelquefois des mamelons à l'instar de# manu Maire#; alors les tubercules des côtes sont confluents et garnis de faisceaux d’épines; un spadice ou sorte de tête, termine la tige ; il esl cylindracé ou ptau,el garni de tubercules ma mini formes.
serrés, lomenlcux et sétifères; les fleurs naissent au sein de la laine et des poils.
Pfeffer admet et décrit quatorze espèces de Mélocactes. qu’il divise en trois sections selon que le spadice est plan, cylindrique ou latéral. Depuis ou en a découvert plusieurs autres, parmi lesquelles on remarque la suivante:
MIlocactb dêprixé. Mclocactua dcpreaau s, Ilook-, Bot. Magaz., 3091. La forme de sa lige est celle d'un cône déprimé, marqué de dix grands sillons longitudinaux, formant autant de côtes relevées, anguleuses, sur chacune desquelles se trouvent quatre ou cinq étoiles résultant de la réunion de six ou sept aiguillons suhulés, roides, étendus horizontalement, droits ou légèrement recourbés en dehors, d’un brun cendré pâle; leur base est entourée d’une petite touffe de duvet cotonneux et grisâtre. Le sommet de la lige présente une couronne de deux pouces et demi de diamètre, sur huit ou neuf lignes de hauteur, composée d’une substance cotonneuse, entourant des aiguillons très-serrés les uns près des autres, exsertes et rouges. La baie a environ un pouce de diamètre et un peu plus de hauteur; elle est d’un rose tendre, renfermant de nombreuses semences presque sphériques. Celte espèce est du Brésil.
MELOCANNA. bot. Triniusa institué souscc nom, dans la famille des Graminées, un genre qui a été reconnu ensuite ne point différer du genre Beesha de Ithécde, et qui conséquemment a dû disparaître.
MÉLOCHIE. Melochia. bot. Ce genre, de la Monadelphie Pentandrie, L., avait été placé par Jussieu (Gener. Plant., ^7 A) parmi les Mal vacées. Celte famille ayant été subdivisée, le genre Mdochia a fait partie des Byttnériacées de R. Brown, kunth et De Candolle. Ventenat (Choix de PL, n° 57) en a retiré plusieurs espèces décrites par Cavanilles , caractérisées par leur capsule qui se sépare en cinq coques distiucles, et il en a fait son genre ftiedleia qui correspond au Mougcotia de Kunth. Ainsi réformé, le genre Melochia se distingue par les caractères suivants : calice persistant, à cinq divisions peu profondes dont la préfloraison est valvaire, nu ou entouré d’une â trois bractées; cinq pétales égaux, ouverts et adnés au tube slaminal par leurs onglets; cinq étamines opposées aux pétales, ayant leurs filets soudés par leur partie inférieure; anthères biloculaires et déhiscentes longitudinalement et extérieurement; ovaire supère, stipilé, à cinq loges, dans chacune desquelles sont deux ovules superposés et fixés à un axe central ; cinq styles réunis par la base, surmontés de stigmates en forme de petites massues; capsule membraneuse, pentagone, à cinq loges, à cinq valves, dont la déhiscence est loculicide et qui portent les cloisons sur leur milieu; axe central séparable en cinq filets auxquels les cloisons sont suspendues; une ou deux graines dans chaque loge, ayant l’embryon droit, placé au centre d’un endosperme charnu, pourvu de cotylédons plans, foliacés, réniformes, et d’une radicule infère. Ce genre, dégagé des plantes qui forment le Mougcotia de Kunth ou Riedleia de Ventenat, ne se compose que de cinq espères dont deux seulement avaient été décrites par Linné, sous les noms de 7 Hir.T. OES 5C1EXCCS VAT.
Melochia pyramidata , et Melochia tomenlosa. La première, qui a pour synonyme le Melochia Domingenaia, Jacq. (Find., 1, tab. 50), croit dans les Antilles et au Brésil. On la cultive dans les jardins de botanique. Trois nouvelles espères ont été publiées par Kunth (A'or. Gener. et Species Plant, œquin 5, p. 323, tab. -132) qui les a nommées Melochia Turpiniana, tnacrophylla et parri folia. Elles croissent dans la république de Colombie. Les Melochia sont des arbrisseaux ou arbustes couverts d'un duvet de poils étoilés, à feuilles alternes, entières, dentées en scie, munies de stipules pétiolaireset géminées. Leurs fleurs sont nombreuses, pédicellées, de couleur violacée ou blanche, en ombelles, portées sur des pédoncules terminaux, axillaires et opposées aux feuilles.
NÉLOCUITE. six. Nom sous lequel les anciens paraissent avoir connu une variété terreuse et globuliforme d'Azurite ou Cuivre carbonate bleu.
MÉLOCRIN1TE, Melocrinitcs. fccuin. Goldfuss a institué ce genre pour y placer quelques Ecliinodermes qui ne pouvaient se trouver parmi les Actinocriniles de Miller, non plus que dans le genre Rodocrinus du même auteur. Le genre nouveau se fait remarquer en ce que la base des cinq rayons alterne avec cinq pièces distinctes du sommet de la tige, et que les plaques qui ferment en dessus la cavité viscérale, sont plus grandes que celles comprises entre les rayons , au point où ils se détachent du disque. Les espèces de Mélocrinites nommées par Goldfuss sont : Melocrinitcs gibbosus , Melocrinitcs lœvia cl Melocrinilea hierogfyphicua ; toutes se trouvent fossiles dans les terrains de Grunwacke et de Calcaire carbonifère.
MELODIN. Mclodinus. bot. Genre de la Pentandrie Digynie, L., établi par Forster (Charact. Gener., p. 37, tab. 10), adopté par Linné fils et par Jussieu; ce dernier l'a placé dans la troisième section de la famille des Apocynées. U y est ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes et persistantes; corolle hypocratériforme, à tube cylindrique, trois fois plus long que le calice; le limbe est à cinq divisions obliques, et renferme une couronne composée de cinq appendices courts, pétaloldcs, ouverts en étoile, alternes avec les divisions du limbe de la corolle, et laciniées comme dans les Nerium; cinq étamines très-courtes; style bipartible et portant deux stigmates; baie globuleuse, biloculaire, pulpeuse intérieurement, renfermant un grand nombre de graines ovales, arrondies, un peu comprimées. Ce genre parait avoir des rapports avec le Rauwo/fla et le Strychnos. Il ne renferme qu’une seule espèce, Melodinua scandons , Linné fils et Lamarck, Illust. Gen., tab. 179. C'est un arbrisseau qui croit dans la Nouvelle-Écosse; sa tige voluhile grimpe sur les arbres du voisinage; elle est garnie de feuilles opposées, oblongues, ovales, reineuses et très -entières.
MELODORUM. dot. Sous ce nom, Lourciro (Flor. Cochinch.y éd. Willd., p. 430) a constitué un genre qui fut réuni par Jussieu à YAsimina d’Adanson. Dunal et De Candolle l’ont considéré comme type d'une section du genre Vnona , et ils ont donné aux Melodorum arborent» et fruticoaum, les noms d'Unona
tylralica et A'Unona itumetorum. Voyez l'aonx.
MÉLOÉ. Meloe. ifis. Genre de l'ordre de# Coléoptère*, section de* Hétéromères, famille de* Trachélides, tribu des Canlliaridies, établi par Linné qui comprenait sous ce nom divers autres genres, et adopté par tous le* entomologistes, avec ces caractères : tous le* articles de* tarses entiers; antennes grenues, droites, et sans coude remarquable, de la longueur au moins de la télé et du corselet, irrégulières dans plusieurs mâles; point d'ailes; élytres ne recouvrant qu’une partie de l'abdomen, ovales ou triangulaires, se croisant dans une partie de leur bord interne.
Ces insectes se distinguent, à la première vue, des genres voisins, par leur port lourd, leurs étuis plus courts que l’abdomen et par leur manque d'ailes; la tète des Méloés est large, déprimée de devant en arrière et inclinée sou* le corselet; les antennes sont nioniliformes, un peu plus longues que le corselet et la tète réunis; elles sont composées de onze articles dont le premier est grand et tronqué antérieurement, le second petit et aplati, cl les autres arrondis. Les mâles, dans plusieurs espèces, ont les cinquième, sixième et septième articles plus larges, ce qui donne aux antennes une Corme irrégulière; vu de profil, leur milieu offre même, par suite de la disposition de ces articles, line forte échancrure ou une sorte de croissant. Sowerby a observé qu'ils se servent de celle échancrure pour saisir les antennes des femelles pendant l'accouplement. La lèvre supérieure est cornée, échancrée antérieurement; les mandibules sont triangulaires, arquées, cornées, aigues et sans dents. Les mâchoires sont cornées, bifides, droites et comprimées; la division interne est tronquée, l'externe e«l un peu plus grande, arquée et aigue. La lèvre inférieure est cornée, rétrécie antérieurement pour l’insertion des palpes labiales qui sont composées de trois articles dont le premier très-petit, le deuxième allongé et le troisième large et tronqué. Les palpes maxillaires sont plus longues, composées de quatre articles dont le premier très-petit, les deux suivants grands et triangulaires, et le dernier ovoïde. Le corselet est presque cubique, rétréci postérieurement; les élytres sont molles, se recouvrant vers la suture, et plus courtes que l'abdomen qui est composé d'anneaux distincts et tnous; les stigmates s'aperçoivent facilement. Les pattes sont longues; les cuisses et les jambes sont comprimées, ces dernières sont un peu arquées. Les tarses sont simples cl terminés par deux crochets. Les organes de la digestion des Méloés, d’après Léon Dufour qui a fait l'anatomie de ce genre (Ann. des Scienc. nalur., t. tu, p. 48G). sont composés d'un œsophage dilatable, très vaste, et qui semble revêtir les caractères d'un véritable gésier, car il est garni intérieurement de plissurcs calleuses, comme anastomosées entre elles; il est séparé du ventricule chylifique par une valvule formée de quatre pièces principales résultant • chacune de l'adossement de deux cylindres creux, tri- ; dentés en arrière. Cet organe est moins prononcé dans f les genres qui vivent du pollen des fleurs, et qui ne . sont point essentiellement herbivores. Le ventricule : chylifique est droit, conolde ou cylindrolde, et formé de rubans musculaires transversaux bien prononcés; |
l'intestin grêle est flexueux, filiforme; il offre â son origine une portion conoïde, dont l'intérieur a de légères plissures longitudinales et une valvule correspondant au ventricule chylifique, composée de six tubercules ovales, bilobés, un peu calleux; le cæcum est ovale, lisse, et le rectum assez marqué; les vaisseaux biliaires, au nombre de six, s'insèrent autour d'un bourrelet de la hase du ventricule chylifique, se réunissent trois â chaque côté, et se terminent par deux branches qui vont s'insérer sur la partie antérieure du cæcum.
Ces insectes font sortir de l’articulation de chaque genou de leurs pieds, lorsqu’on les saisit, une liqueur jaunâtre, visqueuse, semblable â de l'huile; ils sont lourds, se traînent à terre, dans les champs, les terres labourées ou sur les bords des chemins, et paraissent préférer les lieux sablonneux et exposés au soleil. Ils se nourrissent de feuilles de végétaux. Ces Coléoptères paraissent au printemps et en automne.
Les femelles des Méloés ont l'abdomen rempli d'un si grand nombre d'œufs, que cet organe acquiert une grosseur considérable, et devient enflé et tendu d’une manière extraordinaire. Une femelle de Méloé ou Proscarabée, que Goedart nourrissait de feuilles d*Anéinones et d'une Renoncule des champs, pondit, du 13 mai au 13 juin suivant, deux mille deux cent douze oeufs, sans en compter au moins autant qui furent perdus. Elle effectua cette ponte à deux reprises en enfonçant chaque fois l'extrémité de son ventre dans un trou qu’elle avait fait en terre et déposant ses oeufs en un paquet. Ces œufs sont jaunes et semblables, dit il, h de petits sablons pressés ensemble : il essaya en vain d’élever le* larves qu’il en obtint. Ce* larves ont le corps long, cylindrique, parsemé de poils, composé de onze anneaux presque égaux ; la tète est ovale, pourvue de deux yeux et de deux antennes assez longues. Elles ont six pattes qui paraissent grandes comparativement â l'étendue du corps dont l'extrémité postérieure est terminée par deux longs appendices en forme de soies. Degéer, ayant remarqué une grande analogie entre ces larves et un petit iusectc presque semblable qui sc trouve sur YErittalit intricariun, et que Kirby nomme Petliculus Afeliltœ , mil avec les larves de ce Méloé deux Mouches domestiques ainsi qu'une espèce de la même famille. En moins d'une demi -heure, un Irès- grand nombre de ccs larves avaient trouvé le moyen de se rendre sur le corps d'une de ccs Mouches et de se fixer à sa poitrine et à une partie de son ventre. La Mouche fil de vains efforts pour s'en débarrasser, elle périt le deuxième ou le troisième jour. Quoique ce fait soit très-merveilleux, et qu’il soit rapporté par un observateur éclairé, Lalreille, ainsi que Kirby. combat le sentiment émis par Degéer, que la larve des Méloés est parasite, et ils donnent des raisons très-bonnes pour prouver que cela ne peut pas être.
Meyer avait publié une Monographie de ce genre; mais Leacli en a donné une nouvelle dans le onzième volume des Transactions de la Société Linnéenuc de Loudrcs. Elle est complète et accompagnée de bonnes figures. L'auteur a rectifié la synonymie de quelques espèces, et il partage ainsi ce genre :
I. Antennes filiformes, courtes et assez épaisses dans les deux sexes.
a. Extrémité des antennes entière.
* Corselet carré.
Méloé varié. Meloe ranegalus, Leach (tab. 6, fig. 1-2); Melon tnajalit , L., Oliv., Lalr., Panz. Bronzé, varié de vert et de cuivreux ; tête et corselet ponctués ; élytres raboteuses. Des environs de Paris.
M Corselet prolongé de chaque côté.
Méloé excavé. Meloe excavalut, Leach {ibid., p. 243, tab. 18, fig. 3). Noir; tête triangulaire; corselet 1 ayant un enfoncement de chaque côté; élytres couvertes de gros points enfoncés; abdomen lisse, noir, avec les côtés fauves. Patrie inconnue.
b. Extrémité des antennes écbancrée.
Méloé de mai. Meloe mojalis , L., Leach {ibid., tab.
6, fig. 3-4). D'un noir très-foncé, uni, avec les bords supérieurs des anneaux de l'abdomen rouges. Leach s'est assuré que celte espèce est celle que Linné nomme ainsi, parce qu’il a vu l’insecte qui a servi à la description qu'en a faite le naturaliste suédois. Cet individu est conservé dans le cabinet de Smith. Cette espèce est d’Espagne.
II. Antennes filiformes, allongées, et grêles dans les deux sexes.
Méloé ridé. Meloe rugosa , Marsham, Leach {ibid., tab. 0, fig. 7-8). De France.