‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 45 sur 148 · V. ce mol · texte numérisé non relu

V. ce mol

MELAN1US. irs. Le genre institué sous ce nom, par

Bonelti. dans la famille dos Carnassiers, a été réuni par Dejean à son genre Féronic.

MÉLAN’OCARPE. bot. C'est-à-dire plante dont les fruits sont noirs.

MÊLANOCÊPIIALF.. ois. Synonyme du Turdoïde Cap- Nègre. V. !U iRt. s. C'est aussi le nom d'une Fauvette, anciennement appelée Metanocoryphos, nom que Belon a improprement rapporté au Bouvreuil. V. Sylvie.

MF.LANOCIIROITE. min. Substance minérale trouvée dans le voisinage de Beresoiv aux monts Ourals, où elle est disséminée dans une gangue calcaire renfermant aussi de la Vauquclinile, du Plomb phosphaté, du Plomb sulfuré et du Quartz. Sa couleur est un rouge qui varie entre celui de la cochenille et celui de l'hyacinthe; elle est ou compacte ou cristallisée en petits rhomboïdes entrecroisés; son éclat est un peu gras; elle est translucide sur les bords; sa poussière est d'un rouge de brique; sa pesanteur spécifique est 5,75; au chalumeau elle est fusible sans addition; sur le charbon elle donne une masse foncée, qui prend une structure cristalline en refroidissant. Elle est composée de : oxide de Plomb 77, et Acide chromique 23. On doit donc considérer le Mélanochroîlc comme un véritable Plomb chroinalé.

MÉLANODENDRE. Melanodendron . bot. Genre de la famille des Synantliérées. tribu des Asléroldées, établi par De Candolle, aux dépens du genre Solidngo, de Roxbourg, avec les caractères suivants : capitule multiflore, hélérogame; fleurs du rayon femelles, étroitement ligulées, disposées sur trois ou cinq rangs: celles du disque hermaphrodites, tubuleuses, à cinq dents; réceptacle plan, ébracléolé, faiblement alvéolaire; involucre formé de plusieurs rangs d'écailles imbriquées, lancéolées, acuminées, un peu plus courtes que le disque; stigmates exserles; anthères muliqucs à leur hase; akène sans bec. comprimé, lélragone et glabre; aigrette formée d’un rang de soies presque scahres.

MElaxouexdre a feitlles ertieres. Melanodendron integnfolium, De Cand.; Solidago iniegrifolia , Roxb. C’est un arbre élevé, très -glabre, à feuilles alternes, oblongues. très-entières, atténuées à leur base, obtuses et coriaces; ses capitules sont nombreux, pédicellés et disposés en large corymbe; ses fleurs sont blanches. De File de S,c- Hélène.

MÉLAN'OGASTRE. Melanogaster. bot. Genre de Champignons de la famille des Gastéroinycètes, établi par Corda et auquel Bosc a aussi donné le nom de Hyperrhiza. Caractères: péridion subéreux, irrégulièrement déhiscent et solide à l'intérieur; péridioles oblongs, contournés et réunis en forme de houdins; sporidies qui se résolvent en poussière et se nichent entre les péridioles. Ces Champignons sont épigés, presque globuleux, présentant à l'extérieur un tissu Hbreux, dont les fibrilles se réunissent souvent par leur extrémité inférieure en une sorte de queue ou de pied qui sert de support à toute la plante. On les trouve en Europe.

MELANOIDE. MOLL. F. MElaropside.

MÉLAÎNOLÜME. Melanolottia. bot. Cassini a proposé sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Synantliérées, tribu des Centauriées, et à la Syngénésie frustrante, L. Voici les principaux caractères qu'il lui

a assignés : involucrc ovoïde, formé «l'écailles flnbri- i (jures, appliquées, coriaces, les intermédiaires oblon- I gués, munies sur chaque côté d'une bordure linéaire, j frangée, scarieusc, noire, et surmontées d'un grand i appendice étalé, coriace, à pinmiles filiformes, roides et ciliées; réceptacle plan, épais, charnu, garni de paillettes; calatliide composée au centre de fleurs nombreuses hermaphrodites, et à la circonférence d’un seul rang de fleurons neutres, dont les corolles ont le ; limbe très-grand, divisé en deux segments, l'intérieur . quadrifidc, l'extérieur bifide ou indivis; dans les fieu- : rons du centre, l'ovaire est oblong, comprimé, surmonté d'une aigrette semblable à celle des autres genres de la tribu, avec une |>etite aigrette intérieure. Ce genre est établi aux dépens du Centaurea de Linné, dont il ne doit former qu’une simple section ; il est intermédiaire entre le Cyanus et le Lepieranthue , qui ont également été constitués sur des espèces de Centaurées, et n'en diffère inèine essentiellement que par de légères nuances de formes dans la structure des folioles de l’iuvolucre. Le Centaurea putlala, L.. en est le type, sous le nom de Melunoloma humilie. Cassini en décrit une seconde espèce sous le nom de Mclanoloma excelsior, dont la patrie est inconnue.

MÉLANOMIMJALE. bot. (Kenaulme.) Synonyme d'OrniihoijahiM Arahicum, L.

MÉLA.NOl'HOflE. Melanophora. ixs. Genre de l'ordre des Diptères , famille des Alhéricères, tribu des Muscidcs. établi jiar Meigcn, et ayant pour caractères : cuillerons grands, couvrant la majeure partie des balanciers; ailes écartées; antennes guère plus longues que la moitié du devant de la tête, coutigués à leur base, cl terminées par une palette presque lenticulaire. Ce s Diptères diffèrent des Phasies, qu'ils avoisinent le plus, par les antennes qui sont écartées à leur naissance cl |tresqtie parallèles dans ces dernières. Ils s'éloignent des Mouches proprement dites par les antennes qui, dans celles-ci, sont beaucoup plus longues; les Lispes en sont distinguées parce que leurs ailes se croisent sur le corps. Enfin les Ochthères en sont séparées par leurs cuillerons très-petit» et laissant à découvert la plus grande |>ortion des balanciers. Los antennes des Mélanophores sont contiguës à leur naissance, divergentes, guère plus longues que la moitié de la face antérieure de la tête, et composées de trois articles dont i le dernier, en palette presque lenticulaire, supporte, | vers la hase , une soie courte. Les ailes sont écartées. | Le vertex présente trois yeux lisses, lrès-j>etils et peu apparents, rapprochés en triangle. Ces insectes voltigent sur les murs et les pierres exposés au soleil; leur vol s'exécute |>ar sauts. On les rencontre aussi quel- | quefois sur les fleurs. Le nom de ce genre vient de deux : mots grecs, qui expriment que ces Diptères portent une livrée noire; on en connaît un petit nombre d'espèces, dont la principale est le Musca carbonaria de Panier ( Faun . Ins. Germ fasc. 54, lab. 15). On doit rapporter aussi à ce genre le Musca t/rossificalionis, Lin.; Musca, n° 1, Geoffroy; Musca ruralis , Fabr.

MÉLANOPUTHALME. Melanophlhalmum. bot. Ce genre de Lichens , établi par Fée dans le groupe des Squammariées Epipbylles, renferme plusieurs petites

plantes fort curieuses, très- distinctes du reste de la famille. Ses caractères sont d’avoir un lhallus orbiculairc. crustacé, sans lobe et inégal; apolhécions tubcrculés, noirs, brillants, réunis au nombre de quatre à six vers le centre, mais toujours distincts. Les Melanophlhalmum forment, sur les feuilles vivaces de divers arbres exotiques, des groupes nombreux. Les lhallus naissent distincts les uns des autres, mais avec l'Age ils se réunissent et sont confluents ; leur dimension n'excède guère une demi-ligne de diamètre. Les apolhécions ont la forme d'une verrue ; jamais on ne les trouve vers les bords de leur support, mais bien au centre où ils se pressent sans se réunir. Lorsque leur sommet est tombé, ils ne sont plus distincts et ne présentent à l'ail qu'une surface rugueuse, de couleur noire. Fée a figuré dans son Essai sur les Cryptogames des Écorces exotiques officinales, lah. Il, f. 5, le Melanophlhalmum Antillarum, F., à lhallus crustacé, orbiculairc, d'un vert jaunâtre, à superficie rugueuse, à apolhécions réunis au centre, un peu comprimés et très-noirs. Fée l’a fréquemment trouvé sur les feuilles de plusieurs arbres des Antilles et de Saint- Domingue.

MF.LANOPS. ois. Espèce du genre Philédon. V. ce mot. Le même nom a aussi été donné à une espèce peu commune du genre Faucon, ainsi qu'à un Merle et un Moucherolle. I'. ces mots.

MËLANOPSE. ioll. V. Mêlaxofside.

MÉLANOPSIDE. Melanopsis. moli. Les Coquilles qui font aujourd'hui jtarlie du genre Mélanopside, étaient, pour la plupart, connues des anciens conchyliologues ou de ceux de l'époque vers laquelle Linné a donné les dernières éditions du Systema Malurœ, en joignant toutefois aux Mélanopside* les Pyrènes de Lamarck, comme Férussac, dans ces derniers temps, a proposé de le faire encore. On en trouve quelques espèces figurées dans Lister parmi h-s Buccins d'eau douce, avec un assez grand nombre de Métairies. Linné les a confondues toutes avec les Strombes, les Buccins et même les Murex, ce que Gmelin et Dilwyn ont également fait. Bruguière en a mis partie dans les Bulimes, partie dans les Cériles. C'est à Férussac |>ère que l’on doit l'établissement de ce genre assez nombreux en espèces; il peut être caractérisé de ta manière suivante : animal diolque, spiral, trachéiipode; le pied court, arrondi, pourvu d’un opercule corné; ta tète munie de deux gros tentacules coniques, assez peu allongés, incomplètement contractiles, portant les yeux sur un renflement assez saillant, situé à leur hase externe; ta bouche à l'extrémité d’une sorte de inufle proboscidiformc; la cavité respiratrice aquatique, contenant deux peignes branchiaux inégaux et se prolongeant en un tube incomplet à son angle antérieur et externe; coquille allongée, fusiforme ou conico cylindrique, à sommet aigu; tours de spire plus ou moins nombreux, le dernier ayant souvent les doux tiers de ta longueur totale; ouverture ovale, ohlongue; oelumelle calleuse, supérieurement tronquée, séparée de ta lèvre droite, à la base, par un sinus peu profond -, une callosité plus ou moins considérable ou un sinus à ta réunion de la lèvre droite sur ravanldcrnit-r tour.

It K L

Espèces lurriculées; un sinus sur le bord droit. l.es

PrRtNES.

Mti.AHorMDK tErErr ale. Melanopsis titra, Fér.; Stroinbus ater, Lin.; Cerithium atrum , Bruguière; Pyrena terebratis , Laink. Grande et belle Coquille turriculéc, lisse et toute noire; l'ouverture est d'un blanc roiissàlrc en dedans; elle vit aux Grandes' Indes.

Melanopside Epineuse. Melanopsis spinosa , Fér.; Buccinum / lumincum , Cm.; Pyrena spinosa, Laink. Elle est armée de tubercule* épineux. On ne Ta encore rencontrée qu'à Madagascar.

ff Espèces ovales; une callosité columellairc. Les MilAHOrSIDES.

Mêlaxofside biccinoiiie. Melanopsis bnccinoidea, Fér.; Melunia buccinoidea , Olivier, Voy. au Lev., pl. 17, fig. 8; Il U hui ut antidilutianus, Poiret; Hutimus prœrosus, Brug. Espèce très commune et trèsvariablc, qui se trouve vivante en Espagne, en Grèce, en Perse, et fossile en France, aux environs de Paris, en Angleterre, etc.

MElanopside ancillaroide. Melanopsis ancillaroides, Desb. Cette Coquille est voisine de la précédente pour ses rapports; elle s'en distingue cependant par la manière dont les sutures sont couvertes, par un dépôt calcaire poli, semblable à celui des Ancillaires. On la trouve fossile, aux environs de Meaux; elle est de même taille que le Melanopsi s buccinoidea.

MKLANOPSIDIl M. bot. Cels et Poileau ont tour à tour donné ce nom à des genres de la famille des Rubiacées, qui n'offraient entre eux que de faibles points d'analogie ; l'un a été reconnu pour ne point différer du genre Itilliotia de De Candolle et l'autre est le même que le genre Alibertia , précédemment établi par Richard, dans les Mémoires de la Soc. d'Hisl. natur. de Paris, 5, p. 234.

MÉLANORRHCEÉ. Melanorrhœa. bot. Genre de la famille desTérébinlbacées, cl de la Polygamie Dicecie, L., institué par le docteur Wallicb {Pl. rar. As., t. il, p. 12). Caractères : calice calvplréacé, caduc, composé de cinq sépales nervurés cl adhérents eu forme de valves; cinq pétales imbriqués avant l'épanouissement, persistants, s’élargissant inférieurement, sous le fruit; étamines distinctes, insérées sur un torus convexe; un seul pistil; ovaire obliquement lenticulaire, slipilé, à une loge, à un spore; ovule suspendu au moyeu d'un cordon libre, funiculaire, s'élevant du fond de la loge; style latéral au sommet de l'ovaire; stigmate petit et convexe; fruit indéhiscent, coriace, déprimé, réniforme, oblique, pédicellé, pourvu d'un involucre corollin trèsgrand, étalé en étoile; semence exalbumineuse et décombante; cotylédons épais et charnus; radicule latérale, ascendante et repliée dans la commissure des cotylédons.

MElanorrhoeê utile. Melanorrhœa usitala , Wall. C'est un arbre remarquable non-seulement par l’utilité de ses produits, qui consistent en vernis précieux, exsudant de son écorec, mais encore par la beauté de son feuillage et de ses fleurs dont les pétales sont persistants, et prennent un grand accroissement après la floraison. Cet arbre croît en divers pays de l'Inde, no-

tl É I. «7

tamment dans le royaume de Manipour, empire des Birmans, et sur la côte Tennssériin.

MÊLA NOS. looi, . Desinarest propose ce nom , par antipbonie à Albinos, pour désigner les animaux devenus noirs, lorsque le noir ne forme pas la couleur de leur espèce. Les Chats, les Chiens, les Lapins, les Moutons, les boeufs, les Souris, les Rats, le Daim parmi les Mammifères, la Foule, le Canard, le Pigeon, le Faucon, l'Alouette, l'Ortolan, le Moineau, le Pinson, le Chardonneret. le Bouvreuil, parmi les Oiseaux, présentent des individus Mélanos.

MELANOSELIMM. bot. Genre de la famille desOmbellifères et de la Pcntandrie Digynie, L., établi par Hoffmann (UmbeUif. tiener., p. ISO) qui lui a donne pour principaux caractères : involucre général, dont les folioles sont larges, lancéolées, cunéiformes et trifides; involucres partiels ù folioles lancéolées; calice à cinq dents aigues; pétales obeordés, crénelés et onguiculés. munis d'une laciniure courte, acumiuée et oblique; akènes comprimés, ovales, oblougs, hérissés de poils, à trois côtes saillantes et bordés d'une large aile membraneuse. Ce genre, dont l'admission n'a pas été universellement consentie, est fondé sur une plante dont on ignore la patrie, et qui a été décrite et figurée par Wendland {Sert. Iiunnoc p. 23, t. 13), sous le nom de Selinum decipiens. Sa tige est inférieurement ligneuse, nue et de la grosseur du pouce. Ses feuilles, analogues à celles de l'Angélique, sont grandes, bipinnées, composées de folioles lancéolées, dentées en scie, la terminale incisée. Les rameaux et les pétioles engainants de celte plante sont couverts de poils roides cl rares.

MÉLANOSINAPIS. bot. De Candolle (Syst. f’egel. A al., 2, p. 007) nomme ainsi la première section du genre Sinapis , qui est caractérisée par sa siliquc cylindrique ou légèrement tétragonc, son style court, petit, et non en forme de bec. Le Sinapis nigra , ou la vraie Moutarde, en est le type. F. Mut tarde.

MÊLANOSPLRME. Melanospermus. bot. On désigne ainsi tout végétal dont les graines sont noires.

NÉLANOSTICTE. Meianosticla. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., établi par le professeur De Candolle (Prodrom. Syst. t'eget., t. il, p. 485) qui lui a imposé les caractères suivants : calice composé de cinq sépales presque égaux, glanduleux extérieurement, réunis à la base et formant un tube court et persistant, libres et caducs à leur partie supérieure; cinq pétales presque égaux, elliptiques, rétrécis à la base, et de la longueur du calice; dix étamines libres, dont les filets sont garnis inférieurement de poils milieux; l'ovaire est comprimé, ovale, oblong, hérissé; il renferme quatre ovules. Ce genre, voisin du Pomaria de Cavanilles, fait aussi partie de la tribu des Cassiées. Le Meianosticta Burchetlii, DC., /oc. cil., et Mémoires sur les Léguinin., xii, t. GO, est un petit sous-arbrisseau qui a été découvert au cap de Bonne-Espérance par Burchell. Ses racines sont fasciculées . les unes cylindriques, lesaulres grosses et tuberculeuses. Les feuilles sont hipinnées; les pinnules à deux rangs, composées de six à huit folioles, plus une pinnule terminale allongée et à seize

folioles. Elles sont accompagnées de stipules pinnalifulesj et les fleurs forment des grappes allongées. Le nom générique de Mclanonticta a été donné à celle Légumincusc à cause des points noirs glanduleux, qui se trouvent â la surface du calice cl des folioles.

MELANOSTROMA. bot. Le genre de Champignons établi sous ce nom par Corda, n été réuni au genre Stietis de Persoon. F. StiLtite.

MËLANOTE. Mclanottis. ins. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Feronides, établi par Dejean qui lui assigne |»our caractères ; antennes plus courtes que la télé et le corselet réunis, composées de onze articles dont le premier, légèrement arqué et cylindrique, est aussi long que les trois suivants réunis, les deuxième et troisième obeoniques, les suivants larges, presque égaux, légèrement comprimés, le dernier terminé en pointe; tête triangulaire; mandibules peu avancées et peu aiguës; palpes peu saillantes, avec le dernier article assez allongé; corselet assez court et presque transversal; élylres parallèles, peu allongées; pattes assez courtes; jambes antérieures fortement écha ne réts intérieurement; les deux premiers articles des tarses antérieurs légèrement dilatés dans les mâles.

Melanote a pattes j al nes- Melanotus /Iari/>eSj Dej. La tète est noire, avec une tache rougeâtre, peu distincte entre les yeux; lèvre supérieure d'un brun noirâtre, avec les bords roussâlres; corselet noir, avec une faible ligne longitudinale et deux impressions transversales; écusson lisse et triangulaire; élylres plus larges que le corselet, parallèles, striées; dessous du corps d'un brun noirâtre; pattes d'un jaune testacé. Taille, cinq lignes. Buénos Ayres.

MELANOTE. ois. Espèce du genre Gros Bec, qui a les oreilles et une partie du dos noires. F. Gros Bec.

MËLANOTlIÊyUE. Melnnotheca. bot. Dans le supplément â son Essai sur les Cryptogames des écorces officinales, le professeur Fée a proposé l’érection de ce genre pour une espèce qu'il avait placée d’abord dans son genre Tripelheliutn et à laquelle il en a ajouté une seconde inédite. Les caractères du genre nouveau ont paru généralement peu suffisants.

MÉLANOIJRINK. zool. Itracounot donne ce nom à une matière animalisée, noire, qu’il a trouvée en suspension dans de l’urine rendue par un malade hydropique.

MËLANOXYLE. Mclanoxylon. bot. Ce genre, institué parSchott, pour un arbre très-élevé, qu’il a observé dans les forêts vierges du Mexique, appartient à la Décandrie Monogynie et vraisemblablement à la famille des Légumineuses; il a pour caractères : calice composé de cinq sépales, concrets à leur base; corolle de cinq pétales presque égaux; étamines velues, terminées par des anthères déhiscentes longitudinalement. Le fruit consiste en un légume comprimé en faux; il renferme, implantée dans chacune des cavités transversales, résultantes des intervalles des noeuds, une semence enveloppée d'une arillc prolongée en forme d’aile.

MElanoxyle Br ai :na. Mclanoxylon Di'avna, Scholt. Son tronc est revêtu d’une écorce brune; ses feuilles

, sont iinparipinnées, à folioles obi ongues- lancéolées et velues en dessous; les Heurs forment par leur réunion des grappes paniculées ; le calice est couvert d’uu duvet ferrugineux.

MELANSCHÈNE. bot. Mol sans doute dérivé de Melanoschenos employé par Micheli pour désigner une espèce du genre SchaeNus, à fleurs noires ou noirâtres. F. Choix.

MKLANTËBIE. «in. Beudant appelle ainsi le Fcrsul- ' faté. qui accompagne quelquefois les Pyrites cl qui pro- I vient de leur décomposition.

MËLANTIIACËES. Mclanlhaccœ. bot. La famille de plantes, ainsi nommée par Robert Brown, est la même que celle que De Candolle avait antérieurement appelée Colcbicacées. F. ce mot.

MÉLANTI1E. bot. Même chose que Mélantbicr. F. ce [ mot.

MÈLANT1IÈIIE. Metanthera. bot. Genre de la famille des Synanlbérées, Corymbiféres de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., publié en 1792 par Von Rohr, reproduit en I H03 par Richard et Michaux, sous le nom de Metananlhera, et formé sur une plante que Dillen, Linné et P. Urowue avaient placée successivement dans les genres Ditlcns, Catea et A me II us. R. Brown, Cassini el kunlli. ayant examiné plus récemment la structure de celle plante, il résulte de leurs observations que le genre en question mérite d’èlre adopté, et qu’il se distingue par les caractères suivants : invo- Itirre convexe ou turbiné, formé de folioles à peu près sur deux rangs, appliquées et ovales; réceptacle convexe, garni de paillettes oblongues, lancéolées et embrassantes; calalliide composée de fleurs nombreuses, régulières, hermaphrodites, dont les corolles sonl blanches, à tube court et à limbe divisé en cinq segments hérissés de papilles sur leur face supérieure; autbères noirâtres, surmontées d’un appendice blanc; nectaire tubulé; akènes plus ou moins comprimés des deux côtés, élargis de bas en haut, tronqués au sommet, glabres, couronnés par une petite urcéote orbiculaire, occupant le centre de la troncature, el par une aigrette composée d’environ cinq â dix paillettes inégales, filiformes, courtes, légèrement plumeuses, paraissant articulées sur un rebord très-court, épais el dentelé. Ce genre a été placé par Cassini dans la tribu des Hélianlliécs prototypes, ce qui l’éloigne un peu des Di tiens et Calea , avec lesquels on l’avait d’abord confondu. On en connaît trois espèces, toutes indigènes de l’Amérique méridionale el septentrionale, el que l’on cultive en Europe dans les jardins de botanique. Celle qui doit ! être considérée comme type du genre, a été désignée | par Kunth (Mor. Gen. cl Sp. Fiant, tcq., t. iv, p. 190), sous le nom de Mclananlhcra Linnœi, et par Cassini sous celui de Mclanthera urticœfolia . C’était le Calea aspera de Jacquin, le Ditlens nirca de Swartz, Willdenow. De Candollc, etc. Celle plante esL herbacée; elle a la tige haute â peu près d‘un mètre, dressée, rameuse. striée, garnie de feuilles opposées, péliolèe*, ovales, acumiuées, dentées en scie, scabres et d’un vert j cendré. Les calalbidcs de fleurs sont blanches, soli- 1 (aires au sommet de longs pédoncules ordinairement I A l'extrémité des rameaux.

l.a plante qui était nommée ChaUakeU e dans Plierhier de Surian, et qui a été rapportée au fJitlens nirca, f irme le type d’un genre nouveau, établi par Cassini sous le nom de ChylotliQ. Cet auteur a encore proposé le genre Blaincillcu, constitué sur une plante que Ton avait donnée comme synonyme du Bideus nieea.

MËLANTBÉRIN. pois. (Oppien.) Synonyme de Thon.

NÉLANTIiÉHITE. six. Nom donné par De Lamétheric ail Schiste noir à dessiner (Nigrica de Wallcrius), qui est une variété d’Ampélite.

MKLANTHÉSE. Meianihesa. bot. Genre de la famille des Kuphorhiacées. et de la Monopole Monadelphie de Linné, institué aux dépens du genre Pbyllanihus de ce célébré botaniste, par le docteur Diurne qui a ajouté aux espèces déjà connues par Linné, cinq nouvelles, observées par lui à Java, comme originaires de cette lie ou y ayant été apportées du continent voisin. Les caractères du genre nouveau sont : fleurs monoïques, les mâles ont le calice turbiné, coriace, à six dents formant deux rangées presque incluses; trois étamines incluses, réunies et soudées en forme de colonne; anthères ailnées, exlrorses, terminées par une glande commune. Les fleurs femelles ont le calice eourt, urcéolé, à six lobes et sans glande; trois stigmates courts, sessileset ordinairement semi-bifides; ovaire à trois loges biovulées. Le fruit est une sorte de baie, divisée intérieurement en trois coques charlacées, renfermant chacune deux graines.

MélaxtüLse rhaxxuÏde. Meianihesa rbamnoides, Bl. Ses feuilles sont ovales, arrondies au sommet et glabres; les pédoncules sont axillaires. Les fleurs mâles sont géminées et inférieures; les fleurs femelles sont solitaires et d'une longueur presque égale à celle du |»étiole des feuilles. Le fruit est en partie enveloppé par le calice qui est néanmoins un peu plus court.

Les autres espèces nouvelles ont été nommées par Blumc. Meianihesa rubra , Meianihesa ratemosa, Meianihesa tirgala et Meianihesa Chine nsi s.

AJKLANTHIF.lt. Melunlhium. bot. Genre de la famille des Colchicacées, et de l'Ilexandric Trigynie, L., ayant pour caractères : un calice coloré, à six divisions profondes, étalées et étroites à leur base, où elles offrent fréquemment deux petites glandes à leur face interne; six étamines; trois ovaires réunis par leur côté interne, terminés chacun par un style et un stigmate simples. Le fruit se compose de trois capsules uniloculaires, distinctes seulement par leur sommet, réunies ensemble par leur côté interne, et contenant chacune plusieurs graines unies et membraneuses. Au chapitre 03, du livre 3 de sa Matière médicale, Dioscoride donne le nomde Melanthi uni, évidemment formé de /nias, noir, et fleur, à une plante qui semble être la Nigelle des champs, A ’igeila arrensis; mais celte dénomination n’est rien moins qu’exacte puisqu'il u’y a aucune fleur des diverses N igelles, qui soit noire, la graine seulement offre cette couleur; aussi la dénomination n’a-l elle point été adoptée par les botanistes modernes. Néanmoins Linné, ne voulant pas laisser sans application un nom qui lui paraissait heureusement formé, s’en est servi pour un groupe dont quelques-unes des espèces principales (Melunlhium Indi-

7 Dicr. DES SCI EXCES IV AT.

c h mi et Mclanthium marginal um : le premier est maintenant Wlnguittaria Indica, l’autre le ff'urmbasa cainpanufata) sont d’une nuance violette tellement foncée qu’elle produit à la vue la sensation du | noir. Le genre Metanlhium , auquel oii avait donné un I accroissement assez considérable, se trouve, par une | élaboration soignée, réduit à une douzaine d’espèces,

| originaires du cap de Bonne- Espérance ou de l’Amérique septentrionale; une seule appartient à la Sibérie, j Le Mélanlhier à feuilles de Jonc est au nombre des espèces africaines; il a été rapporté du Cap en 1788, par Francis Masson. Sa racine consiste en un bulbe de forme pyramidale, recouvert d’une pellicule de couleur de châtaigne, et ressemblant assez bien à celui de la Jonquille. Il s’en élève une seule feuille radicale, longue de près de quatorze pouces, imitant bien la feuille du Jonc par sa forme cylindrique, creuse, aigué, et par sa couleur d'un vert foncé : sa base est aussi enveloppée d’une pellicule membraneuse et rotissàtre. D’une crevasse formée au tiers inferieur de celte feuille s’en échappe une seconde, aussi haute, et lui ressemblant en tout, si ce n'est qu'elle est mi peu aplatie et d’un vert moins foncé à sa naissance. Celle ci s'ouvre à son tour, vers son milieu, et laisse sortir une spalhc verte, simple, aiguè, contenant un pédoncule simple, long de trois pouces, auquel sont attachées immédiatement huit à dix fleurs nues, alternes, très-ouvertes, à six pétales ovales - lancéolés, atténués en onglet, d'un blanc teinté de pourpre, marqués à leur base d’une lâche rouge-pourpre, sur laquelle sont deux glandes luisantes, de même couleur, mais très-foncée. Les six étamines, opposées aux pétales et moins longues de moitié, portent des anthères violettes: le germe Irigoue, ou plutôt les trois germes réunis et adhérents sont d'un violet foncé, et surmontés chacun d'un style court, filiforme et purpurescent. On doit suivre, pour les Mêlant hiers qui ne peuvent demeurer en pleine terre dans certains climats, le mode de culture que l’on adopte pour les Ixies, c’est-à-dire, que l'on place les bulbes à l'automne, dans une hache que l'on recouvre de son châssis; on ne donifc de l’air aux plantes que lorsque la température extérieure le permet. Au milieu du printemps, quand on n’a plus de froids à redouter, on enlève le châssis. La propagation du Mélanlhier à feuilles de Jonc peut s’opérer par le semis; mais on est rarement obligé d’avoir recours à ce moyen, car il produit considérablement de caïeux.

MEURTHIMM. bot. f. MHawtviir.

M KI.A.N IRE. zool. Ce nom, qui signifie queue noire, t a été imposé comme spécifique à un Singe du genre | Ouistiti, à des Oiseaux, à des Poissons, ainsi qu’à des [ insectes.

MÉLAPIIORE. Melaphorus. ns. Coléoptères bétéro- I mères; genre de la famille des Mélnsomes. institué par i Guérin, pour un petit insecte rapporté de Plie de San- Lorenzo, sur ta côte du Pérou. Caractères : labre pro- I fondement écliancré, plus large que le chaperon ; lèvre j inférieure élargie en arrière, arrondie sur les côtés, avancée au bord antérieur et terminée par deux petites : dents; languette fourchue, presque entièrement cachée par la lèvre inférieure, qui ne laisse voir qu’une purin

lion des deux lobes; palpes labiales terminées par un , article ovoïde et grand; palpes maxillaires filiformes, avec le dernier article le plus long «le tous, presque cylindrique cl tronqué obliquement au bout; tarses antérieurs un peu dilatés.

Nêlapuoke de ItEiciiE. Mclnphorun Reichii, Guér. Son corps est noir et luisant, finement pointillé; la (été est assez grosse cl saillante; les antennes sont aussi longues que la tête et le corselet, d’un brun rougeâtre; le corselet est cordifonne, beaucoup plus étroit en arrière; les élytres sont globuleuses, terminées en queue postérieurement ; les pattes sont longues et rougeâtres. Taille, trois lignes.

MELAl’HYRE. g£ol. Dans sa classification des Roches, Brongniart a proposé de donner ce nom au l’or- ; phyrc noir ( Trapporphjrr de Werner). caractérisé par la couleur brune foncée de sa pâle, et différant en cela des véritables Porphyres qui sont en général rouges ou rougeâtres. Celte différence devient plus importante, si la pâle des Mélaphyres est de l’Amphibole pélrosilicornu tandis que celle des véritables Porphyres serait toujours du Pélrosilex coloré seulement par l’AinpIiihole qui y serait dissous. Quoi qu’il en soit, les Mélaphyres comme les Porphyres sont fusibles en émail noir ou gris, et leur pâle, qui n’est pas toujours d’un noir foncé, mais quelquefois d’un brun rougeâtre, enveloppe de la même manière que les Porphyres, des cristaux de Feldspath blancs rougeâtres et quelquefois verts. On peut citer, pour en donner une idée, quelquesuns des anciens Porphyres que Brongniart prend pour type de sa nouvelle Roche dont il distingue trois variétés principales.

Mei.\rnYRE iiexi -déc il., noir foncé; cristaux de Feldspath blancs, point de Quartz. De Yenaison dans les Vosges; de Suède (la plupart des Porphyres de ce pays); delà Martinique (au Morne malheureux); du Calvados? la Roche, dite Roche noire , inférieure à la Houille dans la mine de Litry.

Mêlapotie saxgcir. noirâtre; cristaux de Feldspath rougeâtres; granit de Quartz. En Corse (Niolo); Provence (Monlagtl de L*Eslrel); Arabie Pétrée (au nord du mont Sinaï).

Melafhyre TACHES vertis, brun-rougeâtre; cristaux de Feldspath verdâtres ou verts (le Porphyre noir antique). F. Porphyre et Roche.

MÊLAU. Moll. (Adanson.) Synonyme de Cène strié.

y. cdsB.

MF.I.AIU1INE. xam. Espèce du genre Guenon, y. ce mol.

MÊLAS, max- y. Cmat.

MÊLAS. Mêlas, moll. Nom que Montforl, dans sa Conchyliologie systématique, a donné aux Coquilles du genre Mélanie. Cet auteur a mis ce genre en rapport, on ne sait trop pourquoi, avec son genre Mélampe (Conovule, Lamk.) et son genre Clitou démembré des Nérilines. y. Melaxie.

MÉLASANT 'UE. Melasauthus. rot. Genrede la famille des Yerbénacérs, Diandrie Motiogynic, L.. institué par ] Pohl dans ses hon. cl douer, pl . R tas , auquel il assigue pour raraclèi es : calice tubuleux, légèrement plissé, j â cinq dents courtes; corolle tubuleuse, presque infun- '

dihuliforme, dépassant te calice, â limbe plan, irrégulièrement quinquéfide, avec les divisions arrondies; quatre filaments «laminaires, dont deux stériles; capsule ublongue-elliptiqtie, bipartite, biloctilaire ; une seule semence oblongue dans chaque loge. Les six espèce} que décrit et figure Pohl . sont des arbrisseaux de médiocre hauteur, à liges droites, simples ou à rameaux dicholoines; leurs feuilles sont opposées, simples, ovales ou un peu rhomlmïdales; les fleurs sont réunies en épis terminaux et garnies de bractées : leur couleur est le pourpre très-foncé presque noir. Les Mclasantlies sc trouvent dans les campagnes arides de la province de Govaz.

Melasaxthe velu. Melasanthus tillosus, Pohl. Scs tiges sont ligneuses, faibles, cylindriques, velues vers le sommet, glabres à leur base, divisées en rameaux étalés, ascendants et garnis de feuilles caduques, sessiles, ciliées, crénelées, veinées . les inférieures éloignées, les supérieures rapprochées, rétrécies en cène à leur base, arrondies à leur sommet, d’un vert brunâtre en dessus, blanchâtres en dessous. Les fleurs sont terminales et forment un épi dressé, imbriqué et cylindrique; elles sont jaunes, accompagnées â leur base de bractées sessiles, caduques, d'un jaune rougeâtre, ovales, aigues et poilues.

MÊLAS1S. Melast's. ns. Genrede l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricorncs. tribu des Bupreslidcs, établi par Olivier et ayant pour caractères : palpes finissant par un article beaucoup plus gros que le précédent, presque globuleux ; antennes en peigne dans les mâles, en scie dans les femelles; mâchoires simples ou sans division intérieure; tous les articles des tarses entiers; corps cylindrique. Ces insectes se distinguent des Cérophytes par les antennes qui 9out branchiics dans les mâles de ceux-ci; ils s’éloignent des Rupresles et des Aphanisliqucs par les tarses. les antennes et la forme du corps. Ils ont les antennes courtes et filiformes; le côté interne de leur troisième article et des suivants est dilaté en forme de dents de peigne, et ces dents augmentent progressivement; les mandibules sont courtes, terminées en |toinle simple; les quatre palpes sont courtes, menues, terminées par un article un peu plus gros, presque ovalaire et obtus; les mâchoires et les lèvres sont trèspetites, membraneuses. Le corps des Mélasis est presque cylindrique; la tête est enfoncée postérieurement dans le corselet qui est presque cubique, un peu étroit en arriére, avec les angles postérieurs prolongés en poiute; sou avant-sternum est avancé sur l’origine de la bouche, et terminé en pointe à son extrémité postérieure; les pieds sont courts, avec les cuisses et les jambes très comprimées. Ces insectes vivent sur le bois et sur tous les troncs des vieux arbres qu’ils paraissent perforer comme les Vrillclles. Ces insectes s’accouplent à l’entrée des trous qu’ils ont faits, et l’un des sexe* est en dehors. La larve ne doit pas différer beaucoup de celle des Buprestes. La seule espèce bien constatée de ce genre est ;

Mklasis elateroIdk. Mc/asis clalt roidcs , lllig.; Mtlasis hupi c&toidcs , Oliv.; Itispa flubeiiicornïs , Fabr. ; Plilinui flabellicornis , Kugelau; Etaler 6m-

prcstoùles, L. Son corps est long d'environ quatre lignes, noir, légèrement puhescent, finement chagriné, avec les antennes, les pied*, et souvent lesélylres d’un brun foncé. Les élytres sont striées cl *c terminent en pointe; les stries sont faiblement point illées; l’écusson est situé dans un enfoncement. On le trouve eu France et aux environs de Paris.

Le Melasis myslacina, Fabr., appartient au Genre Rhipicérede Lalreille (Plyocère, Tbunli.).

Le Melasis picea de Palisot-Deauvois (lns. d'Afr. et d' Aînée., pl. 7, fig. I) parait former un nouveau genre entre les Cérophyles et les Taupins.

MELASMA. bot. Linné fils a réuni au Gerardia le genre ainsi nommé par Bergius, cl que Linné désignait sous le nom de A iyrina. y. Gérard il.

MÊLASOMES Melasoma. iss. Famille de l’ordre des Coléoptères, section des llétéromèrcs. établie par Lalreille, et renfermant des insectes qui, en général, fuient la lumière, se tiennent dans les sables, sous les pierres, dans les lieux obscurs des maisons, et ne quittent leur retraite qu'à la nuit. Ils sont ordinairement aptères; ils ont les articles des tarses presque toujours entiers; les antennes toujours insérées sous les bords lulérau.x et avancés de la tête, inonilifortnes. avec le troisième article allongé. L'extrémité des mandibules est bifide, et ils ont une dent cornée ou crochet au côté interne des mâchoires. Celles de leurs larves, que l'on a observées, sont longues, cylindriques, couvertesd'une peau presque écailleuse et lisse; elles sont munies de six pattes courtes, et se trouvent généralement dans les lieux qu'habile l'insecte parfait. Celle famille embrasse une grande partie du genre Tenebrio de Linné; elle est composée de trois tribus. I’iméli aires, Blaf-

üides et TJlxébiuoxites.

MËLASPHÆRULE. Melasphœr nia. dot. Le genre que Bellenden ker a formé sous ce nom, dans la famille des lridées (Annal of Dot., t. 951), pour une espèce que l'on a placée successivement dans les genres Phatungium, (iladiolus et Diana, a définitivement été adopté dans la Monographie de cette famille, publiée à Bruxelles, en 1897. Il a pour caractères : spalhe à deux valves elliptiques et ouvertes; corolle à six divisions, campanufée, bilabiée, égale, penchée; les lèvres égales et semblables, avec toutes les divisions latérales aigues; étamines ascendantes; stigmates étroits, entiers et recourbés; capsule chartacée, lurbinato-arromlic. trilouulaire; semences globuleuses, peu nombreuses et disposées sur deux rangs, dans chaque loge.

Méla&pu.erlle GRAxnoliiE. Melasphœrula tjramitieaf Ker. C’est une plante herbacée, qui n’a guère plus d'un pied de hauteur; sa racine est biilboluherculeuse, ovalaire, tronquée carrément à sa base; ses feuilles sont disposées sur deux rangs, un peu divergentes, engainantes à leur base, comprimées, atteignant le tiers de la hauteur de la tige; celle-ci est grêle et cylindrique, portant des Heurs scs>iles. éparses, accompagnées de deux ou trois bractées linéaires, membraneuses, ovales, un peu pointues et persistantes; la corolle est jaunâtre, marquée sur chaque lanière d'un trait longitudinal pourpré, l)u cap de Donne- Espérance.

MÊLASSE, dot. Ou donue ce nom h la matière sirupeuse, épaisse, noirâtre, d’où l’on a retiré les cristaux de sucre et qui refuse d’en produire davantage. Celte matière est soumise à peu près aux mêmes usages que le miel et le sucre grossier.

MELASTOMA. bot. y . Méi.astoüe.

MÉLASTOMACÊES. MelastomacvcB. bot. On appelle ainsi une famille très-naturelle de végétaux, dont le nom dérive du Melaslotna qui en est le genre le plus nombreux eu espèces. Cette famille est ainsi caractérisée : le calice est toujours monosépale, persistant, ovoïde ou tubuleux, quelquefois adhérent à sa base avec l’ovaire qui, dans ce cas. est infère ou seulement semi-infère, terminé supérieurement par un limbe plus ou moins évasé, tantôt presque entier, tantôt à quatre, cinq ou six dents ou divisions plus profondes, quelquefois réunies entre elles au moyen d’uue membrane mince, qui va de l'une à l'autre, rarement formant une sorte de cône ou de coiffe qui se détaché circulai renient à sa base; la corolle se compose de pétales eu même nombre que les lobes du calice, généralement égaux et réguliers, rarement inégaux entre eux, imbriques latéralement et tordus eu spirale avant l'épanouissement de la Heur, insérés, de même que les étamines, à la partie supérieure du tube calicinal,au pourtour d’un disque jaunâtre, qui en tapisse la paroi interne ainsi que le sommet de l’ovaire. Les étamines sont en nombre double des pétales, et leurs anthères offrent une organisation particulière, qui forme un des caractères les plus saillants de la faihitlc des Mélastoniacées. Elles soûl plus ou moins allongées, composées de deux loges membraneuses, réunies entre elles par un connectif placé à leur partie supérieure où il forme une saillie longitudinale, se terminant inférieurement par un prolongement recourbé, quelquefois à peine sensible, d'autres fois très-long, et finissant par deux tubercules ou même deux appendices en forme de corne (Mêlastomaceœ tillosa, Aubict, 1, pl. 498, lab. 108). Ce* étamines ne sont pas constamment toutes de la même forme et de la même longueur, quelquefois elles sont déclinées et unilatérales, d'autres fois elles sont dressées et leurs anthères sont rapprochées en forme du cône. Ces anthères s'ouvrent généralement par un trou ou pore terminal, qui est commun aux deux loges. plus rarement la déhiscence a lieu par un sillon longitudinal. Ces étamines, lorsqu'elles sont encore renfermées dans le boulon, sont recourbées vers le centre de la fleur, de manière que les anthères sont placées dans l'espace qui existe entre la base du calice et les parois de l'ovaire. L'ovaire, ainsi qu'il a été dit précédemment, est tantôt libre, tantôt plus ou moins adhérent avec le calice, sans que ce caractère puisse en aucune manière servir à la distinction des genres; car ces diverses modifications sc rencontrent souvent dans des espèces qu'on ne saurait éloigner. Il présente detrois à huit loges, mais plus souvent quatre ou cinq; chacune d'elles contient un grand nombre d'ovules péritropes. attachés à un Irophospcnne saillant, qui naît de l'angle interne de la loge; à son sommet, l'ovaire se termine par une sorte de rebord lobé, embrassant la hase du style, et qui parait formé par le disque qui tapisse la

paroi du calice et le sommet de 1'ov.iire. Le style est simple, généralement un peu recourbé, terminé par un stigmate également simple, un peu concave et bordé de poils. Le fruit est tantôt sec, tantôt charnu, couronné par le limbe du calice ou simplement recouvert par le calice lui-même, suivant que l’ovaire était infère ou libre; il offre le même nombre de loges |xdyspermes que l’ovaire, reste indéhiscent ou s’ouvre en autant de valves seplifères sur le milieu de leur face interne. Les graines sont fréquemment réniforincs; elles contiennent un embryon sans endosperme, dressé et quelquefois recourbé sur lui-même, cl ayant les deux cotylédons égaux ou inégaux.

Les plantes qui composent la famille des Mélaslomacées offrent entre elle* la plus grande ressemblance dans leur port et leurs caractère* extérieurs. Ce sont de grands arbres, des arbrisseaux, des arbustes, ou même de simples végétaux herbacés, ayant des feuilles opposées, simples, munies généralement de trois à cinq, et jusqu'à onze nervures longitudinal!», d’où partent nu très-grand nombre d’autres petites nervures transversales, parallèles et (rès-rapprochées. Ce caractère est tellement constant dans tous les Mélastoines qu’il peut suffire pour distinguer cl faire reconnaître une plante appartenant à celle famille. Les Heurs, qui quelquefois sont fort grandes, surtout dans le genre Hhexia, offrent en quelque sorte tous les modes d'mtlore&cence. Elles sont tantôt solitaires, tantôt réunies et comme capitulées, tantôt disposées en épi simple, géminé ou dicliotome, tantôt enfin en grappe ou en pauicule. Chaque tlcur est nue, ou accompagnée d’une ou de plusieurs bractées, quelquefois étroitement imbriquées les unes sur les autres et recouvrant en grande partie le calice.

Les Mélastomacées sont fort nombreuses et appartiennent toutes aux pays chauds, plus particulièrement à l’Amérique méridionale cl aux Antilles. On en trouve un assez grand nombre dans l’Inde, quelques-unes eu Afrique, plusieurs dans l’Amérique septentrionale, aucune en Europe. Quelques-unes de ces espèces sont hérissées de poils très-longs et très-rudes, mais simples; d’autres présentent des poils diversement étoilés. Celle différence peut servir à distinguer certaines espèces les unes des autres.

Les genres qui appartiennent à celle famille ont été disposés par Jussieu en deux sections, de la manière suivante :

$ I. Ovaire adhérent.

f'ahlesia, R. et P.; Melasloma, L.; Miconia, R. cl P.| Axineia, R. et P.; Triaiemma, Juss.

$ il. Ovaire libre.

Meriana, Swarlz; Topobwa, Aublel; Tibouchina, Aubl.; Maieta, Aubl.; Tococa, Aubl.; Otbeckia, L.; Hhexia, L.

Mais déjà en portant son attention sur le caractère de la famille, on a pu voir combien les signes diagnostiques, tirés de l’adhérence ou de la non adhérence de l'ovaire, offraient peu d'impurtance, puisque dans un même genre ( Melasloma ou Hhexia) on trouvait, dans des espèces extrêmement voisines les unes des autres, des ovaires tout à fait adhérents, et d’autres

entièrement libres. Il est donc impossible de tirer aucun parti de ce caractère, ni dans la formalion. ni dans la coordination des genres de celte famille. Une division qui parait plus naturelle, quoique fondée sur un caractère qui n’est pas lui même d'une très grande valeur, consiste à former deux sections dans les Mclaslomacces. suivant que leur fruit est sec, capsulaire et déhiscent, ou suivant qu'il est charnu et indéhiscent. Dans la section des fruits charnus se trouvent les genres M.laslo ma, Triaiemma , Topobœa, Maieta, Tococa et f’alJesia. La seconde section renferme les genres Hhexia , Tibouchina, Osbeckia, Miconia et Axineia qui ont un fruit charnu. Ces difféients genres. examinés avec soin, paraissent fondés sur des caractères si peu importants, que l'on est en quelque sorte autorisé de croire que la famille des Mélnsluinacées ne comprend que deux grands genres ; le Mclaatoma qui a le fruit charnu, et le Hhexia dont le fruit est sec et déhiscent.

Vers ces derniers temps, le docteur David Don a publié. dans le quatrième volume des Mémoires de la Société Wernérienne d'Edimbourg, un très beau travail sur l'oidre naturel des Mélastomacées, dans lequel, passant en revue tous les genres de cette famille et le* espèces qui y ont été rapportées, il crée un assez grand nombre de nouveaux genres. Les caractères principaux de ces genres sont fondés sur la forme du calice, sur la grandeur et la forme des anthères. Voici le tableau de* genres adoptés par David Don, comme formant la famille des Mélastomacées.

*3 I. Graines recourbées, marquées à leur sommet d'un grand ombilic concave; embryon arqué, de même forme que la graine; cotylédons illégaux, le supérieur deux fois plus grand que l’inférieur. Arbustes ou plantes herbacées.

I. Mclastoma, auquel il faut réunir le Tibouchina d’Aiiblcl, le Triaiemma de Jussieu ; 2. Osbeckia. L.; 3. Pleroma, Don; 4. Diplottegium, Don; 5. Hhexia ; 0. Arthrostemma, i'avon in Don ; 7. Aciotis , Don ; 8. Miçrolicia, Don.

$ 11. Graines ovoïdes ou allongées, marquées le plus souvent d'un gros ombilic latéral et convexe; embryon droit et de même forme que la graine; cotylédons presque égaux; arbres ou arbustes.

9. Tococa , Aublel, auquel il faut réunir le Maieta du même auteur ; 10. Clùiemia , Don ; 1 1 . Cremanium, Don ; 12. Centronia, Don ; 13. Miconia , Ruiz et I'avon; 14. Conostegia , Don ; 15. Chitonia , Don ; 10. Ixineia , Ruiz et Pavon; 17. Meriuna , Swarlz; 18. Blackœa, L.

Ce travail, dont il est impossible de donner une idée exacte dans ccl article, est fort remarquable; cependant après avoir analysé un grand nombre de Mélastomacées, on demeure convaincu que les genres établis dans celle famille sont tellement artificiels qu'il est plus rationnel de ne les considérer que comme de simples sections d'un même genre.

La famille des Mélastomacées tient en quelque sorte le milieu entre les Myrlacées et les Salicariées. Elle diffère de ces dernières par In structure de scs feuilles et par celle de ses anthères; des Myrlacées, par ce* deux caractère* également . par ses étamines définies et par plusieurs autres signes très apparents.

Ntl.

MËI.4ST0ME. Mclaatoma. bot. Genre de la famille à laquelle il a donné son nom, et qui. suivant le système de Linné, appartient à la Décandrie Monogyiiie. Lorsque Burman institua ce Retire, il n'avait pu en observer que trois espèces qui, toutes, présentaient, dans leur fructification, une haie succulente, colorant en noir les lèvres de ceux qui les mandent. C’est de cette propriété que lliu man lira le nom de Mehtstoma , dérivé de noir, et (»/<«, bouche. Aujourd'hui l'on

compte plus de soixante-dix espèces de Mélastomes et, il faut le dire, peu d'entre elles justifient l'étymologie générique. Ces plantes offrent les caractères suivants : calice monosépale, persistant, diversement adhérent avec l’ovaire ou tout à fait disTincl. terminé par un limbe à quatre, cinq ou six divisions plus ou moins profondes. quelquefois presque entier, ou enfin s’ouvrant par une sorte d’opercule en forme de capuchon ou de coiffe ; pétales en même nombre que les lobes du calice, étalés ou dressés, incombants par leurs parties latérales et tordus eu spirale avant leur épanouissement; étamines généralement en nombre double des pétales, insérées ainsi qu'eux à l'orifice du tube du calice, sur une sorte de bourrelet formé par un disque qui tapisse la paroi interne du calice; quelquefois la moitié dcccs étamines est privée d'anthères, ou bien les étamines sont alternativement plus petites et plus grandes. Dans l'article précédent où sont exposés les caractères généraux des Mélaxlomacécs, on trouve l'indication des principales modifications de forme et déstructuré que présente l'anthère dans le genre Mélaslotne. C'est même en grande partie d'après ces modifications de l'étamine, qu'on a cherché à diviser ce genre en plusieurs autres. L’ovaire présente de trois à six loges, contenant chacune un grand nombre d'ovules attachés à un Irophosperme saillant de l'angle interne de la loge. Le style est plus ou moins long, terminé par un stigmate tronqué et un peu concave. Le fruit est charnu, offrant autant de loges qu'en présente l'ovaire, tantôt simplement recouvert par le calice qui, d’autres fois, en fait partie. Les Mélastomes sont des végétaux extrêmement élégants, formant tantôt des arbres ou des arbrisseaux, et tantôt des arbustes ou de simples plantes herbacées. Leurs feuilles, constamment opposées et dépourvues de stipules, sont marquées de trois jusqu’à onze nervures longitudinales, parlant de leur base, et d*nù naissent un très-grand nombre de nervures transversales. Les fleur», dont le mode d'inflorescence est très-variable, sont tantôt nues, tantôt accompagnées de deux ou d'un plus grand nombre de bractées imbriquées, recouvrant le calice, et d’après lesquelles on avait fondé les caractères de plusieurs genres.

Mf.lastome ex cobymbe. Melastoma corymboaa t Don; Melaatoma cymoaum, De Cand., Protlr. Syst. nat.t 3, 117; Venlen. , Jard. Malm. 14. Ses tiges sont peu nombreuses, droites, presque quadraiigulaires. rameuses, hautes de deux pieds environ, velues vers l'extrémité des rameaux, qui est rougeâtre. Les feuilles sont opposées, pétiolées, cordiforincs, pointues, dentic niées , parsemées de poils épars, marquées de sept nervures puliescenles , saillantes, traversées de veines réticulées, d’un vert foncé en dessus, plus pâle en des-

sous, longues de quatre pouces sur deux de large; les pétioles sont cylindriques, pubesccnts et d’un vert , blanchâtre Les fleurs, d’un rouge de rose, sont portées sur des pédoncules très -courts et réunies en corvmbes terminaux; le calice est monophylle, campanulé, pentagone, divisé à son limbe en cinq lobes ovales | et très courts, pnbescents en dehors et rougeâtres; les cinq pétales sont insérés à la base du limbe du calice et alternent avec ses divisions; ils sont ouverts, oblongs. relevés d’une nervure médiane. Les étamines sont au nombre de dix. dont cinq alternativement plus courtes et jaunâtres; leurs filaments sont arqués, renflés el tronqués inférieurement, violets, dans les cinq pins longs, el terminés par des anthères comprimées, linéaires, acuininécs, s'ouvrant intérieurement par un sillon. L'ovaire est adhérent au tube du calice, tronqué à son sommet, couronné d’un disque membraneux, à cinq lobes peu apparents; le style est cylindrique, courbé el pourpré; le stigmate est obtus.

MéLvstone a feuilles laixeeses. M e/a.sloiita heteromatfa, Don. C'est un arbrisseau de trois à quatre pieds de hauteur; sa lige est droite, quadraiigulaire. convexe sur deux côtés opposés et plan sur les deux autres, puliescenle, couverte à sa partie inférieure d’une écorce brunâtre, couronnée de plusieurs rameaux courts et épais. Les feuilles sont opposées, ovales entières, pétiolées. marquées de cinq nervures saillantes, traversées par des veines réticulées, longues de quatre à sept pouces et larges de trois â cinq; la face supérieure est verte el puliesccnle, l’inférieure est couverte d'un duvet épais, floconneux et blanchâtre. Les fleurs sont d'un rouge violet, portées sur de petits pédoncules qui ont à leur base des écailles colorées el membraneuses; elle» sont réunies en particule terminale, serrée; le calice est nhlong, tubuleux, pentagone et pubescent, avec son limbe divisé en cinq parties rougeâtres, obtongues et obtuses; les pétales sont cordi formes; les étamines, insérées alentour de l’ouverture du calice, ont leurs filaments déliés, cylindriques el blanchâtres; les anthères sont longues, suhulécs et jaunâtres. Le style est cylindrique, de la longueur des élimines, courbé, couronné par lin stigmate petit, simple el légèrement velu; la capsule est oblongue, ovalaire, à cinq loges, à cinq valves, s'ouvrant au sommet par mie fissure oblongue, et renfermant un grand nombre de semences globuleuses ou réniformes.

Mti. astoni üiuxileix. Melantomagranuloaa , La ni.; /{/testa Fontaneaii , Spreng., Syat. Fe/jet. , 3, SV'J; tlumb. et Bonp. 03, 1. 30; Pleromn granuioaa , Don. Mem. Soc. If'crn .; Swecl, f/ort. Prit. 150. Celle belle espèce a le Brésil pour patrie; elle doit son nom spécifique à l'apparence granuleuse qu’offre la page supérieure de ses feuilles. C'est un arbrisseau qui s’élève à la hauteur de dix pieds environ; sa tige se couronne de rameaux quadrangulaires, garnis de membranes décurrentes et de poils blanchâtres; les feuilles sont pétiolées, ovales, lancéolées, inarquées de cinq nervures saillantes, longues de six pouces sur deux de large; leur surface supérieure est d'un vert foncé, parsemée de points calleux, terminés chacun par un poil blauchâtre, et rangés symétriquement, ce qui fait paraître

les feuilles granuleuses; la surface inférieure est couverte d'un iluvel court et velouté. Les fleurs sont grandes et disposées en panicule terminale, ailées, accompagnées de bractées caduques ; le calice est couvert, en dehors, de poils fins, couchés, soyeux, turbiné inférieurement. un peu rétréci à son milieu et divisé jusque là en cinq découpures lancéolées, droites, rouges intérieurement, qui se rompent à leur base, lorsque la corolle se développe, de sorte qu’elles paraissent ensuite tronquées et à cinq «lents. Les pétales, au nombre de cinq, sont grands, ovoïdes, d’un pourpre foncé intérieurement. beaucoup plus pâle à l’extérieur. Les dix étamines ont leurs filaments soyeux cl se terminent par des anthères allongées, courbées, d'un jaune rougeâtre. Le style est glabre, rougeâtre, plus long que les étamines, supporté par un ovaire blanchâtre, velu, aussi long que le tube du calice.

MttiSToïc k cnos rnciTS. Mclasloma tnacrocarpn, i Don. Ment. Soc. tTern., 4,289; Pe Cand., P nul. Sjrst. | nat.„ 5. 145; Mclaxtoma mnlalntthrica , Sims. Bot. i tnng.j 529. Cette espèce, cultivée en Europe depuis | 1795, rsi originaire de l'Inde; elle forme un arbrisseau ! de quatre à cinq pieds de hauteur. Ses liges se couron j nenl de rameaux quadrangulaires dans leur jeunesse, ' hérissés de poils courts cl roules; les feuilles sont ovales, lancéolées, à peine péliolées. marquées de trois à cinq nervures un peu rudes; les fleurs «ont sessiles, grandes, purpurines, disposées eu une panicule lâche, fouillée. Le calice est couvert de poils longs et serrés, ainsi que d'écailles rondes cl d'un blanc argenté; les pétales sont ovoïdes, longs d'environ un pouce; les fruits sont sphériques , à cinq loges renfermant des ! semences blanchâtres, enveloppées d'une pulpe d'un noir rougeâtre.

Mêlastoke MAt.AitATHRoîoE. Melastoma matoba thrica , Lin. Ce Mélastomc paraît avoir -été le premier connu et avoir formé le type du genre. Il est originaire de l'Inde, et l'on n’a aucune notion exacte de l'époque de son introduction en Europe. C'est un arbrisseau de quatre à cinq pieds; ses liges sont droites, brandi tics, cylindriques à la hase, quadrangulaires au sommet, couvertes de poils courts et roides. Les feuille* sont j ovales-lancéolées. entières, pointues, d’un vert foncé à j la surface supérieure, plus pâles inférieurement, inar- I quéesde cinq nervures saillantes et couvertes de poils couchés, roussâlrcs. portées sur «les pétioles de trois â quatre lignes. Les fleurs sont disposées en panicules terminales cl feuillées; elles sont grandes, évasées, . purpurines, â pétales ovoïdes, longs d’environ un I pouce; le calice est glabre, couvert de petites écailles roides, imbriquées, d'un blanc argenté ou jaunâtres, et luisantes. Les dix étamines, dont cinq sont plus grandes, ont leurs filaments arqués supérieurement et munis d’un appendice à la base de l'anthère qui est allongée, courbée et d'un jaune rougeâtre. Le style ne j dépasse guère les étamines; il est terminé par un stigmate un [>eu velu. Le fruit consiste en une baie sphérique, pulpeuse, d'un rouge noirâtre, agréable au goût, ; divisée eu cinq loges, renfermant beaucoup de graines j blanchâtres.

M fil asthme sAxet tx. .1 /elastomo sanguinca , De

Cand. Celte espèce est originaire de la Chine; sa lige est ligneuse, hranchne. rouge, velue, garnie «le feuilles ovales, lancéolées, un peu cordées, d'un vert brillant à la face supérieure, ternes, rudes et hérissées de poils à la face inférieure et sur les bords, marquées de ^n«j nervures saillantes et traversées «le veines rouges. Le pétiole est cylindrique, rouge, velu, horizontal, dilaté à sa base et uni â la tige par une membrane stipulacéc. Les fleurs sont grandes, terminales, solitaires et d'un rouge de roses ; le calice est tttpère. â six divisions lancéolées, avec un pareil nombre de petits segments intermédiaires; la corolle se compose de six pétales concaves. cordiformcs, épais, crispés; les étamines sont au nombre de douze, dont six intérieures, plus petites; les filaments sont cylindriques, courbés, terminés à la base des anthères par deux appendices en forme d'éperons. Le style est courbé, plus court que les élamin«‘s; le stigmate est tronqué; l'ovaire est globuleux et velu.

On cultive les Mélastoines en serre chaude, dans une bonne terre substantielle; on ne les arrose que trèsmodérément en hiver. Il ne faut les dépoter que lorsqu'une surabondance de racines rend cette opération indispensable. On les multiplie au moyen des rejetons qui poussent au pied, et que l’on enlève au printemps* . avec la précaution de ne point endommager les racines ; on les distribue chacun dans un petit pot rempli d'uu compost de terre douce et de terreau «le bruyère, puis on plonge ces pots dans une couche chaude ou sous un bon châssis, jusqu'à ce que la reprise soit assurée. Les fleurs paraissent dès le mois d«î mai et sc succèdent assez souvent jusqu'à la tin de décembre.

MÉLASTOMÉES. Melastornccp. bot. Pour Mélaslomacées. T. cc mot.

MÉLÉAGRE. Melvagrit. mou.. Genre que Moiitforl a proposé dans sa Conchyliologie systématique (t. ti, p. 200) pour une sous- division des Turbos de Linné, ceux dont la coquille est ombiliquée. Le Turbo Pica lui sert de type.

MÉl.EAGiUUE. bot. Espèce du genre Fritillaire. f". ce mot.

NÉLÉAGRIS. zooi . (Lin.) Synonyme générique de Dindon. /’. cc inot. Comme spécifique, il désigne la Pintade, un Serpent du genre A confiât, divers insectes. particulièrement un Papillon Nymphale et plusieurs Coquilles.

MÉLECTE. Me/ectn. ns. Genre de l’ordre des Hyraénoplères, section des Porte- Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Apiaires. division des Cuculinrs de Lalreille, établi par ce savant entomologiste et ayant pour caractères : écusson hidenlé. sans tubercules arrondis au milieu; quatre cellules cubitales aux ailes supérieures; (mini de brosses pour recueillir lu poussière des étamines; antennes filiformes, peu coudées; mandibules étroites arquées, pointues ou simplement unidenlées au côté interne; paraglosses ou divisions latérales de la languette en forme de soies, presque aussi longues que les palpes labiales; palpes maxillaires de cinq à six articles distincts. Ces llyinénoplères ressemblent beaucoup aux Nomades, qui eu différent, ainsi que les Pasiles et les Kpéolcs, parce que ces genres oui les paraglosses beaucoup plus courtes que les

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palpes labiales. Les Crocises en diffèrent par les palpes maxillaires et par l'écusson qui, dans ces derniers, se prolonge en une sorte de lame échancrée ou bidentée au bout. Les antennes des Mélecles sont filiformes, un peu brisées, s'écartant l'une de l'autre de la base â l'extrémité, et composées de douze articles dans les femelles. et de treize dans les mâles; on voit sur le verte* trois petits yeux lisses, disposés presque en ligne transversale; leur corps est noir, mais couvert en grande j partie d’un duvet assez épais, ordinairement d'un gris jaunâtre ou blanc, formant des taches sur les côtés de l'abdoinen et sur les pattes : c’est un caractère très secondaire il est vrai, mais qui fait distinguer, ail premier coup d'œil, ces insectes des genres Épéole, Nomade et Pasile; le corselet est court, convexe en dessus; les ailes supérieures ont une cellule radiale ovale, avec son extrémité arrondie, écartée de la côte, et quatre cellules cubitales, la première grande, la deuxième petite, très rétrécie vers la radiale, recevant la première nervure récurrente, la troisième rétrécie des deux côtés, recevant la deuxième nervure récurrente, la quatrième faiblement tracée. L’abdomen est court, conique, composé de cinq segments, outre l'anus, dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles; pattes de longueur moyenne, les quatre premières jambes terminées par une seule épine, celle des intermédiaires forte, pointue; jainlics postérieures en ayant deux, dont l'intérieure plus longue; premier article des tarses aussi grand que les quatre autres réunis; crochets bifides, parallèles entre eux el renflés à leur base. Les Mélecles répondent à une des divisions du genre Apis de Kirby; ce sont des insectes parasites qui, étant obligés de vivre de miel dans leur étal de larve, et n'ayant pas les moyens d’en récolter pour leurs petits, déposent leurs œufs dans le nid des espèces qui peuvent le récolter, tels que les Anlliopbores, les grosses espèces de Mégachiles, etc. Leur larve éclot plus tôt que celle du légitime possesseur du nid, dévore toute la nourriture destinée à celle-ci, et la réduit, à sa naissance, au dénùuienl le plus complet de vivres, el conséquemment â la mort. Ces Hyménoptères sont propres â l'ancien continent, ils fréquentent les vieux murs et les bords des chemins, où ils espèrent rencontrer des nids d'Abcilles dans lesquels ils pourront déposer leurs œufs; ils épient le moment où le possesseur sort de son nid. s’y précipitent el pondent un œuf dans la pâtée destinée â la postérité de la propriétaire; ils répètent ce manège dans divers nids jusqu'à ce que leur ponte soit entièrement finie. Ce genre se compose d'une dizaine d'espèces.

Mêlecte rolCTl'ti. Mvlecla punclala, Lat.; Apis punclata, Linné; Ceniris punclala, Fabr. Son corps est noir, avec la télé et le corselet couverts d'un duvet gris cendré; l'écusson est armé de deux petites épines; l'abdomen est presque nu. luisant, avec un petit faisceau de poils grisâtres, de chaque côté, sur les deux premiers segments, et un point formé par des poils de la même couleur, de chaque côté, sur les anneaux suivants, à l'exception du dernier; les jambes ont des anneaux cendrés. La couleur du duvet varie du blanc au gris-jaunâtre. Fabricius a placé ces variétés dans deux |

genres différents : celle h duvet jaune est son Ceniris punclata, el l'autre son Mclecla punclala . Taille, sept lignes. Europe.

MÉLÈNE. Metœnus. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Scarilides, institué par Dejean pour un insecte nouvellement observé au Sénégal. Caractères antennes allongées, avec It premier article court el gros; palpes maxillaires assez allongées, avec le dernier article élargi ; menton court el large. avec le lobe intermédiaire bifide et plus court que les latéraux ; lèvre supérieure plus large que longue, arrondie sur les côtés, échancrée en avant, présentant, de chaque côté, un sillon profond qui, nu premier aspect la fait paraître carrée; corps plat; corselet en cœur, à peu près aussi long que large; élytres ovales.

Mf.i.f.xE élégaxt. Mvlœnus cîegans, Dej. Il est d’irn noir un peu velouté ; les sept derniers articles de ses antennes et ses palpes sont d'un roux foncé ; les pattes sont brunes; sa tête et son corselet présentent des points enfoncés, plus nombreux sur la première; il y a sur les bords du corselet une petite gouttière étroite qui forme une sorte de dentelure auprès des angles posté- | rieurs; ses élytres sont aussi munies d'une gouttière semblable el marquées de stries profondes, garnies de points enfoncés qui les font paraître crénelées, les intervalles de ces stries sont plats; le dessous du corps est ponctué. Taille, quatre lignes.

MELES, x as. Synonyme de Blaireau. F. ce mol.

MÉLET oi MÉLETTE. rois. Espèce du genre Clupe, division des Anchois.

MÉLETTE. bot. Variété de Figue.

MELEUS. iivs. Coléoptères tétra mères; genre de la famille des Bliynchopliores, établi par Megerle, étayant reçu auparavant de Schoonherr le nom de Plinthe. F. ce mol.

MÉLÈZE. Larix. bot. Genre appartenant à la famille des Conifères, â la Mourccie Polyandrie, L., el que l’on reconnaît aux caractères suivants : scs chatons mâles sont ovoïdes ou globuleux, simples; chaque fleur se compose de deux anthères sessiles, uniloculaires, intimement soudées par leur côté interne, et surmontées d’une petite écaille. Les chatons femelles se composent d écailles imbriquées, terminées par une longue pointe, qui finit par disparaitre. Du reste ce genre offie absolument la même organisation que les Sapins, dans ses fleurs femelles, ses fruits et scs graines.

MEUze d'Europe. Larix Europœa , DC., Fl. Fr.; Abies Larix, Rie!»., Conif., I. 13. C’est une des Conifères qui, en Europe, acquièrent les plus grandes dimensions. Son tronc extrêmement droit s'élève souvent à une hauteur qui dépasse cent pieds, sur un diamètre de trois à quatre pieds â sa base. Ses branches sont horizontales, et ses jeunes rameaux sont grêles et pen danls. Les feuilles sont courtes, subulécs, un peu roides, naissanL par petits faisceaux, lesquels ne sont que des rameaux fort courts, qui n'ont pas pris tout leur accroissement. Seul de tous les arbres de la famille des Conifères, le Mélèze perd ses feuilles et les renouvelle chaque année. Ses fleurs sont monoïques el eu chatons qui naissent du centre d'un faisceau de feuilles,

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