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lice. Les étamines, au nombre de cinq à sept, ont leurs filaments inégaux, filiformes, deux à trois fois plus longs que le reste de la Ueur. et ils portent à leur sommet de petites anthères ovales, d'un rouge tendre, qui contraste agréablement avec le blanc des autres parties. L'ovaire est supérieur, py ri forme, strié, surmonté d'un style suhulé, de la longueur des étamines, légèrement puhcsccnt , terminé par un stigmate simple. Ce n'est que dans une partie des fleurs qu'on observe des ovaires bien conformés, cl de préférence dans celles qui occupent la partie inférieure de la grappe : dans toutes les autres, l'ovaire est avorté, et on n’en trouve que le rudiment. Le fruit qui succède aux fleurs complètes, et même seulement à un très-petit nombre d’entre elles, est une capsule pyriforme, arrondie qui, le plus souvent, n'est formée intérieurement que d’une seule loge ne contenant qu'une graine presque globuleuse, parce que les deux autres loges qu'on remarque dans chaque ovaire, et les ovules qui y étaient aussi deux à deux, avortent presque constamment. Cet arbrisseau, originaire de l'Amérique septentrionale, est cultivé comme plante d'agrément; on le plante en terre franche et substantielle, méléc de moitié environ de terreau de bruyère, à une exposition ombragée et suffisamment humide. On le multiplie facilement de graines, de marcottes et surtout au moyen des nombreux rejetons que produisent ses racines traçantes.
MACROTOME. Macrotoma. ns. Aptères; genre de l'ordre des Thysanourcs, de la famille des Podurelles, établi par l’abbé Dourlel qui lui assigne pour caractères: corps jaune, couvert d'écailles analogues à celles des Lépismes; antennes de trois articles, le premier gros, cylindrique et de la longueur des deux tiers de la tète, l'intermédiaire plus mince, mais un peu plus long; le dernier guère moins long que le corps, sélacé, susceptible de sc contourner et paraissant, à la loupe, composé d’une multitude de très-petits anneaux; tète faiblement déprimée, concave en dessous; thorax trèsconvexe, garni à son Jiord antérieur d'une frange de poils, les côtés prolongés en angle aigu; premier segment de l'abdomfen de moitié de la longueur du thorax et du double du suivant; le troisième extraordinairement développé, comprenant à lui seul la moitié de l'abdomen. Ces insectes ont les yeux formés de six ocelles placés sur un fond noir d’une forme oblongue irrégulière. Bourlet décrit quatre espèces de Macrotomes, que l’on trouve en Europe, sous les pierres, dans la mousse ou dans le vieux bois.
Macrutobe pi.ubs£e. Macrotoma plumbea, Bourl.; Potlura plumbea, Lin. Le corps est jaune, avec le bord postérieur des segments blanchâtre et le ventre livide; les antennes, le thorax, la bouche et les tarses sont bruns, le tout couvert d'écailles d'un gris de plomb, lesquelles sont susceptibles de tomber avec la plus grande facilité; bord antérieur du thorax noir, garni d'un faisceau de poils; il y en a également à la queue et à l'anus. Taille, deux lignes et demie.
lin autre genre Macrotoma (Ann. des Sc. nat., 25, p. 450) a été proposé par Delaporte, dans l’ordre des Diptères, pour un iusectede la Cochinchitie ou de l'archipel de l'Inde, qui parait ne pas trop différer du
1 Nerim, de VYiedeman, appartenant â la famille des Muscides et très-voisin des Catohates. Comme l'individu sur lequel repose l'observation de Delaporte est, de sou i aveu, très-mutilé, il faut attendre que l'auteur soit à même de compléter son travail, et alors, très vraisemblablement, le genre nouveau, si en effet il y a lieu à sa création, prendra une autre dénomination que celle qui déjà lui a été appliquée.
NACROTRICIIUM. bot. Le genre de Champignons Ilyphomicèles. établi sous ce nom par Grevillc , in Edimb. phil. Jour w. XXV, 04. t. I, ne diffère poinl de celui précédemment proposé par Link sous le nom de 7'ricliothecium. V. ce mot.
MACROTROPIDE. Macrviropis. bot. Genre de la famille des Légumineuses, récemment établi par I)e Conduite (Mémoires sur la famille des Légumineuses, et Prodr. Syst. Eeget. 2, p. 98) qui l’a ainsi caractérisé : calice cynthifurme ou renflé, à cinq délits; corolle papillionacéedonl les pétales, qui forment la carène, sont plus grands que l'étendard, égaux entre eux et à ceux qui composent les ailes; légume droit, comprimé ou presque cylindrique, polysperme. Ce genre est encore inat connu, cl semble par scs caractères, intermédiaire entre !’ Anagyris et le Sophora ; il a été formé sur deux plantes delà Chine et de la Cocbincbine, que Lotireiro plaçait parmi les A nagyris, sous les nomsd*,4nagyris fœlida et à' A nagyris inodora. Ce sont des arbustes à feuilles glabres, itnparipinnées et à fleurs blanches.
MACROTYDE. Macrotys. bot. Raffînesquc-Schmallz a décrit sous ce nom, dans le Journal de Botanique pour 1808, vol. il, p. 170, un genre formé sur l'Actœu raccmosa de Linné. De Candollc {Syst. Vcg. Nat., 1, p. 585) ne l’a admis que comme section des Acti va, caractérisée essentiellement par des fleurs inonogynes. y. actæa.
MACROULE ou MORELLE. ois. Espèce du genre Foulque. V. ce mot.
MACROURE. Macrourus. pois. Genre adjoint â la famille des Gades. dans l'ordre des Malacoplérygiens Subbracbiens, où, comme dans le Lépidolèpre, la première dorsale est courte et distincte de la seconde qui, bien plus basse, s'étend tout le long du reste du corps, fait tout le Icflir d'une longue queue pointue, et s'unit ainsi à l'anale qui vient finir perpendiculairement ou à peu près, en dessous. On ne voit pas comment avec un tel as|>ecl ce Poisson put être confondu avec les Coryphœnes. Los ventrales y sont d'ailleurs bien en avant. Les écailles sont dures, crénelées et rudes ; les dents petites et sur plusieurs rangs. On voit un barbillcp sous l'extrémité de la mâchoire inférieure comme dans les Morues. Ou n’en connaît encore qu'une espèce.
Macroire Biblax. Laeépèdc, Pois., t. ni, p. 170, pi. 10. fig. 1 ; Poisson à longue queue, Encyclopédie, pl. 53, fig. 153; Macrourus rupestris , Bloch, 177; Coryphœna, Gmel., Syst. Nat., xm, t. i, p. 1195. Ce Poisson habile les plus grandes profondeurs de la mer Glaciale. On le pèche en Groenland, sa chair étant assez bonne. Il atteint de deux à quatre pieds de long. Sa couleur est celle de l’argent, ses nageoires sont jaune i. b. C, d. 1 1 - 124, p. 19, v. 7, a. 148, c. 0.
MACROURES. Muvroura. crist. Famille de Tordre de* Décapodes, établie par Lalreille, el renfermant une grande partie de* Cancere» Mac r ou ri de Linné, ou l'ordre des Exochnales de Fabricius. Ces Crustacés ont des branchies vésiculeuses, barbues ou velues, rapprochées par faisceaux (quatre à chaque) au-dessus des pieds, et accompagnées d'un appendice membraneux, vésiculeux, en forme de sac allongé, représentant la lanière des pieds-mâchoires des Drachyures; l’avantdernier segment du post-abdomen a, de chaque côté, un appendice analogue à ceux du dessous des segments précédents, et formant le plus souvent, avec le dernier, une nageoire en éventail. Le post-abdomen est aussi long ou plus long que le thoracide, simplement courbé en dessous dans la plupart, composé constamment, dans les deux sexes, de sept segments distincts. Les vulves sont situées sur le premier article de la troisième paire de pieds. Le corps est généralement plus étroit et plus allongé que dans la famille des Drachyures, avec le dessus du post-abdomen convexe et souvent caréné. Les antennes sont aussi plus longues, les intermédiaires sont généralement avancées ainsi que les latérales, et terminées par deux ou trois filets sélacés. Les pieds-mâchoires extérieurs ont participé aux changements eu proportions, qu’a éprouvés le corps; ils ont la forme de palpes ou de pieds grêles; celle des pieds antérieurs varie : dans les uns , tantôt les deux premiers, tanlOl ceux encore de la deuxième paire et même de la troisième sont terminés par une pince ou main ù deux doigts; dans d'autres aucun n'csl didactyle; quelquefois même les deux antérieurs sonladactyles. On en connaît où les pieds d'un côté diffèrent de ceux de l’autre. Les pédicules oculaires sont toujours très-courts. Les appendices inférieurs du post-abdomen sont généralement plus grands, même dans les mâles, que dans la famille des Drachyures , et forment des pieds à nageoires. Le test est proportionnellement plus faible que dans les Drachyures, très-peu solide et flexible dans plusieurs.
Lalrcille désignait d'abord sous le nom de Macroures \Gcn. Crusl.) la seconde tribu de son ordre des Décapodes, et il la divisait en trois familles. Dans le Dègnc Animal, il a converti cette tribu en famille qu'il a divisée en quatre sous-familles; enfin, dans ses Familles naturelles, il les partage en deux sous-familles : ce sont les Anomaux et les Pinnicaudes. Ces divisions renferment huit tribus. les mots Hippides, Pagiriers, Largocstires, Scyllarides, Galatiiires , Astacires, Salicoqfes et Scuizopodes.
MACROXL’S. mam. Nom proposé par Fr. Cuvier pour désigner une section du genre Écureuil, celle des Cuerlinguets. A'. Écireul.
MACTRA. corcu. Klein (Métli. Ostrac., p. 171, pl. 11, fig.73)avai( appliqué ce nom, auquel depuis ou adonné une autre signification, à des Coquilles qui, d’après l’indication de Rumph, pl. 44, fig. l, doivent appartenir au genre Arche.
MACTRACÉES. corcu. Famille proposée par Lamarck. dans la Philosophie Zoologique, pour réunir les Coquilles bivalves régulières, plus ou moins bâillantes, qui ont le ligament intérieur. Elle était formée,
dans cet ouvrage ainsi que dans l'Extrait du Cours où elle n’éprouva aucun changement, des cinq genres suivants Érycine, Onguline , Crassalelle, Maître et Lutraire. Dans son dernier ouvrage, il lui fit subir quelques modifications dans l’arrangement des genres, et y en ajouta deux. Il les distribua de la manière suivante :
■j* Ligament uniquement intérieur.
a. Coquille bâillante sur les côtés.
Genres : Litraire, Mactre.
b. Coquille non bâillante sur les côtés.
Genres : Crassatelie, Érycire.
Ü* Ligament se montrant au dehors ou étant double : l'un interne et l’autre externe.
Genres : Orgi lire, Solémye, Anmidesre.
Si, dans Tarrangemenl des Conchifères , on considère les caractères tirés de la position du ligament comme de première importance, il est certain que les rapports des genres qui composent cette famille sont parfaitement établis. Mais si, comme le font la plupart des zoologistes, on est obligé de prendre des rapports sur des connaissances plus approfondies de l’animal des Coquilles, on sera forcé de faire plusieurs changements très-bien motivés, f'. les différents mots génériques qui viennent d'élre rapportés. Lalrcille a admis la famille des Mactracéesen en séparant le genre Lutraire. Blainvillel’a complètement démembrée; une partie se trouve dans la famille des Conchacés, cl une autre dans celle des Pyloridés.
MACTRE. Maclra. corcii. Genre de la famille des Maclracées de Lamarck, établi par Linné, qui y réunissait des Coquilles dont on a fait depuis plusieurs autres genres.
Le mol de Mactre fut employé pour la première fois par Bonani, qui a désigné ainsi une espèce d'Arche. Linné l'appliqua au genre dont il est ici question. Bruguière l'adopta sans y apporter de changements. Lamarck le réforma en le débarrassant d'abord des Lutraires, de plusieurs Crassatelles et de quelques l.ucines. Ainsi modifié, le genre Mactre de Linné présenta une coupe naturelle que tous les zoologistes ont admise comme un genre dans leurs classifications; mais tous n'ont pas été d'accord sur la place qu'il devait occuper dans la série des Acéphales ou Conchifères. Cuvier reconnut la grande ressemblance qui existe entre l'animal des Mactres et celui des Vénus; aussi est-ce dans sa famille des Cardiacés qu'il plaça ce genre. Cependant, reconnaissant aussi les rapports intimes qui lient ce genre aux Lulraires et aux Myes par la coquille, il les rapprocha le plus qu'il put en terminant les Cardiacés par les Mactres et en commençant la famille des Enfermés par les Myes et les Lulraires. Férussac adopta celte opinion en la modifiant un peu, d'après les derniers travaux de Lamarck. Blainvillc rapprocha les Mactres des Vénus bien plus que ne l'avaient fait les auteurs ci-dessus cités. Il fut en cela parfaitement d'accord avec Poli qui réunit l’animal des Vénus et celui des Mactres dans un seul et même genre; ce motif l'engagea â placer les Mactres entre les Cyprines et les Vénus. Malgré la grande analogie des animaux, les rapports évidents des coquilles doivent cependant entrer