‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 6 sur 148 · MAD · texte numérisé non relu

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aussi pour quelque chose dans la place (pic l'on fait occuper à un genre. Les Maclres, qui sont des coquilles peu épaisses, épidermées, bâillantes, qui oui le ligament interne et des dents latérales, lamelleuses, peuvent bien être conservées dans la même famille que les Vénus, mais présentant le passage le plus évident avec les Lulraires; c'est sur la limite de ces deux familles, que, d’après l'opinion de Cuvier, généralement adoptée, elles doivent se trouver. Lalrcille, dans son excellent ouvrage sur les Familles naturelles, a suivi la manière de voir de Lamarck. 11 a eu sans doute quelque motif pour cela. Quelle que soit la dissidence des opinions sur ce genre, voici de quelle manière il peut être caractérisé : animal très voisin des Vénus; coquille transverse, inéquilatérale, sulilrigone. un peu hâillantcsur les côtés, à crochets protubérants; une dent cardinale comprimée, pliée en gouttière sur chaque valve, et auprès, une dent en saillie; deux dents latérales rapprochées de la charnière, comprimées, mirantes; ligament intérieur inséré dans la fossette cardinale; ligament extérieur très-petit. Les espèces de ce genre sont nombreuses, et elles viennent de toutes les mers.

Mactbe caréxEe. Mactra carinata, Lamk., loc. cil., n" 4; K'norr, f^erg., 0, t. 34, fig. 1; Encyclop., pl. 251, tig. 1, a. B, c, et fig. 12. a. B, pl. 252, fig. 2, c. Ces dernières figures sont probablement une variété dont l’angle n’est pas surmonté d’une crête.

Mactre deltoïde. Mactra deltuides, Lauik., loc. cit., n°32; Mactra semisulcala , ibid., Ann. du Mus., I. vi, p. 412, et t. ix, pl. 20, fig. 3, a, B; Mactra semisu/cata, N., Descripl. des Coq. Foss. des environs de Paris, 1. 1, |>. 51, pl. 4, fig. 7 à 10. Espèce fort commune, fossile, aux environs de Paris. Elle a son aualogue vivant.

Mactre cIaxts. Mactra gigantea, Lamk., Anim. sans vert., t. v, p. 472, n® 1; Encyclop., pl. 250, fig. 1; Chemni(2, Concbyl., t. x, pl. 170, fig. IG5G. C’est la plus grande espère du genre. Elle est finement striée en travers; son épiderme est brunâtre. Le caractère qui la distingue le mieux est la grandeur de la fossette pour le ligament. Elle vit enfoncée dans le sable, comine toutes les espèces du genre. Elle sc trouve dans les mers de l’Amérique.

Mactre lisor. Mactra stultorum, Lin. Coquille ovale, sublrigone, lisse, un peu diaphane, d’un fauve pâle en dessus, avec quelques rayons blancs, peu marqués, divergents du sommet. Les crochets sont violets dans les individus hicn complets. Elle est commune dans toute la Manche, l’Océan et la Méditerranée.

Mactre soude. Mactra solida. Lamk., toc . cit., n° 25; Mactra solida , L., n® 13; Pennant, Zool. Brilann., I. tv, fig. 43, a; Encycl., pl. 258, f. 1; Chemnitz, Concbyl., I. vi, tab. 23, fig. 22U. Espèce très commune dans l’Océan d’Europe, très abondante dans la Manche.

MACUCGA. Pour Macoucoua. f'. ce mot.

MACUI.AIUA. rot. L’une des divisions établies par Duna! dans le genre Hélianlbème. f-'. ce mot.

MACUMBA. bot. Synonyme de Solanuin mclougena. t'. Morelle.

MACÜSSON. bot. L’un des noms vulgaires du Lathyrus tuberosus. f-'. Gesse.

MADARACTIDE. Madaractis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule inultifiore, liélérogaine; fleurons de la circonférence ligules et disposés sur un seul rang, neutres, offrant un style nul ou rudimentaire; ceux du disque sont tubuleux ou hermaphrodites; involucrc polyphylle, formé d’une rangée d’écailles cl d’un calycule composé d’un petit nombre de squaminelles; réceptacle plan et nu; corolles du rayon ligulées; celles du disque tuhuleuses.avec lin limbe à cinq dents; anthères privées d’appendices; stigmates du disque troncalopéniccllés au sommet; akènes du rayon cylindriques, ceux du disque fort courts; aigrette du rayon nulle ou composée d’un très- petit nombre de soies; celle du disque formée de plusieurs rangs de poils. Les Madaraclides sont des plantes herbacées, souvent un peu ligneuses à la base des tiges, et recouvertes dans leur presque totalité, d'une pubescence assez rude; leurs feuilles sont alternes, dentées ou pinnalifides; les capitules sont ou solitaires ou réunis en coryinbes, longuement pédiccllés; les fleurs sont jaunes. Ces plantes sont originaires de l’Inde.

M a u k R act i de pi xx at i F i de . Mtula radis pi n notifula . De Cand. Plaute sous -ligneuse, vivace, à lige dressée, rameuse, striée et glabriuscule ; scs rameaux sont allongés au sommet, dépourvus de feuilles et bractéolés sous le capitule; les feuilles sont atténuées en pétiole, puhero scabresdc chaque côté, ohlongucs. pinnalifides, ayant de deux à six lobes aigus; involucrc de dix à douze écailles puhero «cabres; languettes au nombre de huit et quadrinervurées; akènes du rayon glabres; ceux du disque sont puhértilcs et anguleux. De la Péninsule de l’Inde.

MADARE. Madarus. ns. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Rhynchophores, formé aux dépens du genre Calandra de Fabricius, par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : antennes assez longues el coudées, composées de douze articles dont les doux premiers les plus longs, obeoniques; les autres trèscourts, grenus et s'élargissant insensiblement jusqu'à la massue qui est allongée, subfusiforme; trompe longue, cylindrique, arquée el sensiblement rétrécie vers l’extrémité; yeux latéraux, oblongs, déprimés; corselet siibconique, postérieurement Insinué, avancé du côté de l’écusson, un peu convexe en dessous; écusson trigonc, échancré à sa base; élylrcsoblongues, subovales, planiuscules eu dessus, plus courtes que l'alHlouien; pieds assez longs, distants entre eux à leur base; jambes armées intérieurement d'un crochet; tarses allongés, avec le pénultième article dilaté. Toutes les espèces connues appartiennent au nouveau-inondé.

MADARIE. Madaria. bot. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Sénécionides. institué par le professeur De Candolle, aux dépens du genre Madia , de Don, el avec les caractères suivants : capitule tnultiflorc el radié; fleurons de la circonférence ligulés, femelles et au nombre de dix ou douze, disposés sur un seul rang, ceux du disque tubuleux, à cinq dents, mâles ou stériles; involucrc subglobuleux , composé d’une rangée toruleuse d’écailles imbriquées, embras-

sant entièrement les akènes de la circonférence; réceptacle suheonvexe, portant une ou deuk rangées de squammes vers son bord, entre le disque et les fleurons : le centre est chargé de fiinfirillrs ou poils courts et denses; tous les fleurons, ligules ou tubuleux, sont du double plus longs que l'involucre et puhériilcnts à leur base; styles rnmeux, hispidulcs au sommet; akènes du rayon comprimés par des nervures qui s'étendent latéralement, à quatre ou cinq côtes, glabres, chauves à leur base et doués d'un petit bec faiblement recourbé: ceux du disque sont presque tous avortés. Les Mandaries sont des plantes herbacées et annuelles, propres à la Californie.

Madame élégaxtr. Madaria elegans, Dougl.; Madia elegans, Don. Ses liges sont droites, chargées ainsi que les feuilles de poils glanduleux et d'autres sur lesquels on n'aperçoit point de glandes : la base est liispide; les feuilles sont sessiles, lancéolées et entières; les capitules chargés de fleurs rougeâtres, tachetées de pourpre, sont disposés en un corymbc lâche, longuement pédicellés.

AIADAROGLOSSE. Madaroglossa. bot. C’est encore au professeur De Candolle que l'on doit la formation de ce genre nouveau qui appartient à la inéme famille que le genre Mailaria et en est très voisin. Il est caractérisé par un capitule multiflore et radié à fleurs rayonnantes femelles, ligulécs et disposées sur un seul rang; les fleurs centrales sont hermaphrodites, tubuleuses, à cinq dents courtes; l’involucre est formé d'un seul rang de squammes acuminées, et contournées à leur base; réceptacle à paillettes submetnbraneuses, linéari-lancéoléeg; styles du disque rnmeux et inclus; akènes du rayon linéaires, atténués à leur base, chauves, glabres, entièrement cachés par les squammes qui les enveloppent; ceux du disque sont garnis de poils «cabres à leur base et au sommet d'un bouquet formé de Luit ou dix arêtes ciliato plumeuses.

Madaroglosse iheracioïde. Madaroglossa hieracioidcs, DC. C'est une plante herbacée annuelle ou bisannuelle, à tiges dressées, hispides ou parsemées de poils rigidiuscules, à feuilles oblongo-lancéolées, gros- 1 sièrement découpées et dentées, celles des rameaux linéaires et entières; fleurons de la circonférence, au 1 nombre de quinze, d'un blanc jaunâtre et plug longs que ceux du disque, qui sont d'un jaune doré. Cette espèce et deux autres, Madaroglossa angustifolia et ! Madaroglossa hetcrotricha , également décrites par le professeur De Candolle dans son Prodronnts, vol. 5, p. G94, ont été observées par Douglas, en Californie. 1

MA DATEE. Madaleus. a\*. Genre de Carnassiers i Phylloslomes, institué par Leach qui le caractérise de la manière suivante : quatre incisives à chaque mâchoire, les deux intermédiaires supérieures bifides et ayant plus de longueur que les latérales; les inférieures égales, simples et aigues; quatre molaires supérieures, cinq inférieures de chaque côté; deux feuilles nasales; point de queue; lèvre garnie de papilles molles, comprimées et frangées; langue bifide à sa pointe.

Madatée de Lewis. Madaleus Lewisii , Leach. Sa feuille nasale est brusquement pointue vers le haut; scs oreilles sont médiocres et arrondies; son pelage est

noirâtre, et sa membrane interfémorale est échancrée. Taille, seize pouces. De la Jamaïque.

MADEA. bot. Le genre que Solandcr avait établi sous ce nom, s’est trouvé différer un peu du genre Bollonia, de l'Héritier, F. Roltoxe.

MADÉGASSE. rois. Espèce de Colle du sous-genre Plalycéphale. V. Cotte.

MADKI.AINK, bot. Variété de Pêche; on nomme de même une variété de Poire.

M ADHl'CA. bot. (Gmelin.) Syn. d'Hlipé. V. Rassi a.

MA DIE. Madia. bot. Ce genre de la famille des Synantbérées. Corymbifèrcs de Jussieu, et de la Syngénésie superflue, L., a été indiqué par Molina (Chili, éd. fr.. p. 10G). et par Fouillée (Pérou, p. 39, t. 20). Jussieu. Cavanillcs et Jacqiiin lui ont attribué pour caractères essentiels : des fleurs radiées; un involucre simple, à huit ou dix folioles linéaires et puhescentes, quelquefois un second involucre intérieur, à plusieurs folioles; réceptacle nu; fleurons du centre hermaphrodites, fleurons de la circonférence en languettes cl femelles; ovaire surmonté d'un style capillaire; akènes non aigrettès, plans d'un côté, convexes de l'autre. Le Madie cultivé, Madia salira , Mol., est une plante qui offre de l'intérêt â cause de ses graines qui fournissent, soit par l'expression, soit par la coction, une huile très-douce, et dont les habitants du Chili se servent pour assaisonner leurs mois. Ou cultive dans les jardins botaniques en Europe le Madia riseosaAe Cavanillcs {Icoti. rar., 3, 1. 298), espèce qui sc distingue facilement du Madia salira par ses feuilles amplexicaules et visqueuses. Jacquin (Ilort. Schœnbrunn., 3, t. 503) l'a rapportée au Madia mcllosa ou Madic sauvage, cité par Molina.

MADIZA. ixs. Genre de Diptères établi par Fallcn dans sa famille des Mieromyzides, et que Lalreille (Fam- nal. du Règne Anim.) n'adopte pas.

MADONIA. bot. (Théophraste.) L’un des synonymes de Nymphœa. F. NEacphar.

MADOPE. Ma dopa. ixs. Genre de Lépidoptères nocturnes, institué par Stephens dans la famille des Pyralites. Caractères : palpes inférieures courbes, débordant très-peu la tête, avec le deuxième article sécuriforme et le troisième cylindrique; chaperon aigu cl avancé; trompe longue; antennes légèrement ciliées dans le mâle; ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inférieures dans Tétai de repos, et- formant par leur réunion, un triangle plus ou moins allongé. Ce genre a pour type le Pyralitcs salicalis de Linné.

MADDPTEüE. Madoptcrus. ixs. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhyuchophores, institué par Scboonbcrr pour un insecte récemment découvert à Cayenne, et qui offre pour caractères : antennes longiu&ciilcs, coudées cl composées de douze articles dont les deux premiers oheoniques et les autres transverses, lenticulaires, augmentant insensiblement en largeur jusqu'à la massue qui est formée des cinq derniers, ovale et acuminéc; trompe allongée, cylindrique et arquée; yeux latéraux, ovales e 8 déprimés; corselet allongé, conique, bisinué à sa base, et médiocrement convexe en dessus ; écusson presque carré ;

élylres allongées, linéaires, subcylindracécs el presque tronquées au bout ; pieds médiocres : les antérieurs un peu plus longs. Le Madopterus Talpa est noir, glabre, avec les ély 1res H ne ment striées, les antennes et les pattes rousses.

MADOQUA. nam. Dans sa Classification des Mammifères, Ogilby a créé une famille des Capridées, qui comprend sept genres; savoir : lu Ma sa ma, qui a pour type l'Antilope à andouillers; 2° Madaqua, Antilope Saltienne; 3° Jndlopa, Antilope cervicapre ; 4» Gasella , Antilope Gazelle; 5° Oc fs , Mouton moullon; 0» Capra , Chèvre sauvage; 7° Ocibos , Bœuf musqué d'Amérique.

NADOTUÉQUE. Madotheca. bot. Dumorlier, dans son Sylloge Jungermannidearum (Torn., 1831), a établi ce genre aux dépens de celui des Jungermannes, avec les caractères distinctifs suivants : une colésule ayant son orifice comprimé; capsule régulièrement quadridenléc; pédoncule continu, inarticulé ; élalères épars, disposés circulairemenl et géminés; périchèze inonophylle, campanulé. Les espèces citées par Dumorticr comme devant faire partie de ce genre sont : J un yennannia pcnlaphytla , L.; Jungermannia Thujcc , Dicks., el Jungermannia lœcigata, Schrad.

MADRÉPORE. Madrepora. polyp. Genre de l’ordre des Madréporécs, dans la division de Polypiers cnlièreuien l pierreux, el dont voici les caractères : Polypier pierreux, subdendrolde, rameux. à surface garnie de tous côtés de cellules saillantes, à interstices poreux ; cellules éparses, quelquefois sériales, distinctes, tubuleuses, saillantes, à étoiles presque nultcs, à lames très-étroites. Lamarck ayant formé, aux dépens du grand genre Madrepora de Linné, Pallas et Gmelin, un assez grand nombre de geures particuliers, a réservé le nom de Madrépore aux Polypiers lamellifèrcs, dendroldes, dont la surface est hérissée de cellules saillantes; el les espèces, au nombre de neuf, que Laraarck y rapporte, sont presque toutes formées des variétés d’une seule espèce des auteurs antérieurs, le Madrepora muricala. La plupart des Madrépores parviennent à une grandeur assez considérable; on assure même que la plupart des rescifs des mers australes, si remarquables par leur accroissement rapide, sont dus au développement prodigieux d'une des espèces de ce genre, le Madrepora abrotunoides.

Les formes générales des Madrépores sont assez variables; les uns présentent des expansions aplaties, profondément divisées, quelquefois subpalmées; d'autres forment une masse oblongue. couverte de petites branches courtes, cylindriques, dont la réunion simule parfois une sorte de corymbe au sommet du polypier; d’autres enfin sc développent en longs rameaux cylindriques, branchus, figurant assez bien des cornes de cerf. Si les Madrépores diffèrent entre eux par leur figure extérieure, ils se ressemblent beaucoup parleur structure interne, parla disposition el l'aspect des cellules; ce qui explique pourquoi les auteurs n’en avaient formé qu'une seule espèce : ces cellules sont cylindriques, nombreuses, serrées, éparses ou disposées presque régulièrement sur une ligne longitudinale, obliquement placées sur les tiges el les rameaux; à l'exté-

rieur elles sont striées longitudinalement ou échinulées suivant les espèces. L’ouverture est arrondie, et garnies à l'intérieur, de douze lamelles longitudinales, alternativement grandes et petites, mais toutes peu saillantes; la cavité des cellules se prolongeant dans l’intérieur du polypier, el les espaces compris entre leurs parois étant creusés de petites cellulosilés irrégulières,

I communiquant entre elles, il résulte que le tissu des Madrépores, quoique très -ferme et très- solide, est j néanmoins spongieux. On n'a que fort peu de notions sur les animaux qui construisent les Madrépores : Lesueur, qui a observé vivants ceux du Madrepora pal mata, rapporte que ce sont des animaux gélatineux, presque difthients, astéroïdes, pourvus de douze tentacules courts, placés autour de l'ouverture centrale; ces tentacules ont à l'extérieur el au sommet une tache blanchâtre, en forme de larme entourée de roux, et à leur base un petit bourrelet. (Mém. du Mus., 3e ou 4* cahier, p. 290.) Les espèces rapportées à ce genre sont les Madrepora palmata, Flabetium, cotymbosa , planlagitiea, pocillifera, taxa, abrotunoides, cervicortiis , proliféra.

MADRÉPORES, polyp. Ordre établi par Lamouroux dans la section des Polypiers pierreux, lamellifères; il lui attribue pour caractères : étoiles ou cellules circonscrites, répandues sur toutes les surfaces libres du polypier; el y rattache les genres Porile, Séria lopore , Pocillopore. Madrépore, Oculinc, Slylinc el Sarcinule. y. ces mois.

MADUÉPORITE. ni*. Nom donné à une variété de j Calcaire bacillaire, d’un gris noirâtre, trouvée dans la vallée de Rusbach , pays de Salzbourg. Il provient I d’une analogie que l’on a cru reconnaître entre celle ■ variété el les Lilhopbyles. P. Ciiaix cvrt.oxatke.

M ADRÉPORITE. zool. On a fort improprement donné ce nom à des Fossiles découverts aux Vaches-Noires, rochers des côtes de Normandie, qui se trouvent être des os de grands Sauriens ou de Cétacés. Ces débris, quand on les casse ou qu’on les frotte, répandent une odeur fétide; ils supportent le poli, et présentent alors des yeux oblongs, qui résultent des anciens pores, et qui les otit fait prendre pour des Madrépores fossiles, auxquels on a aussi donné quelquefois le même nom, qui leur conviendrait bien plus qu'à des os ou à la substance minérale pour laquelle on l'a proposé.

MÆKISTOCÈRE. J/œÂ/s/occ/a. iss. Diptères; genre de la famille des Némocèrcs, tribu des Tipulaircs. division des Terricoles, établi par Wicdeman et adopté par Lalreille qui lui reconnaît pour caractères distinctif* : antennes d’une longueur excessive, composées de dix articles : le premier cylindrique cl épais, le se- | cond cyathiforme, les huit derniers cylindriques, fili- I formes, augmentant insensiblement de longueur ; palpes de quatre articles presque égaux; point d'ocelles; ailes écartées, lancéolées el nervurées. Ce genre qui a i beaucoup de rapport avec celui des Triehocères, se fait remarquer par la longueur de scs antennes, et se compose jusqu'ici de deux espèces qui appartiennent à l'archipel des Indes, e( à la côte d'Afrique.

MÆkisroctsi: drcxatrk, Makistocera fuscena , ! W. La femelle est d'un jaune pâle, un peu brun en des-

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sus, avec l’abdomen (acheté de brun; ses antennes onl deux pouce* trois quarts de longueur, et le corps de l'insecte n’a que six lignes. On le trouve à .lava.

M T.KisTocfcRE riuvkDE. Mœhistocera filipes, Wied.; Tipula filipes, Fab. Tête cendrée; corselet gris, cou- | vert de poils denses; abdomen court, cendré, avec les | bords des anneaux jaunâtres; ailes plus longues que l’abdomen et transparentes, à nervures brunes; pâlies trois fois aussi longues que le corps et brunes. De la Guinée.

MÆMACTE. Mœmactes. us. Coléoptères télramères; genre de l’ordre des Rhynchoptiores, famille des Curculionides, établi par Schoonheri*, avec les caractères suivants : antennes insérées vers le milieu latéral du rostre, et atteignant à peu près le milieu de la longueur du corselet, coudées, composées de douze articles dont le premier est le moins long, les d« ux suivants presque coniques, les quatre derniers formant une massue ovale et un peu comprimée; rostre allongé, fort, un peu plus large à sa hase, subcylindrique, médiocrement arqué, avec les mandibules un peu exsertes; yeux presque ronds et déprimés; corselet oblong, légèrement bisinué vers la base, un peu arrondi sur les côtés, et tronqué à l’extrémité; écusson très-petit, triangulaire et enfoncé; élylres oblongues, subovales, un peu convexes, arrondies chacune à leur extrémité; pieds courts, presque égaux et forts; cuisses renflées vers le milieu, et armées en dessous d’une petite dent; jambes un peu plus épaisses au milieu; pénultième article des tarses un peu plus large, bilobé et«pongicux en dessous, le dernier bionguiculé.

Mæmacte ri ficobxe. Mœmactes ruficornis, Sch. ; jy Iodes ruficornis , Chevrotât. 11 est noir, glabre et peu brillant; la trompe est criblée de points ferrugineux au bout; les antennes sont d'un roux ferrugineux ; les élylres onl des rangées de points oblongs enfoncés; les pieds sont d’un brun noirâtre. Du Mexique.

MAENC1IIA. bot. (Roth.) Pour Mœuchia. F. ce mot.

NÆNURA. ois. F. Mé-ube.

M ERE. Macro. CROST. Genre de l'ordre des Amphipodes, famille des Crevettines, établi par Leach, et ne différant des Mélites, du même, que par des caractères de peu d'importance. Ce genre n’a pas été adopté par Latreillc (Fam. nat. du Règne Aniin.) ; il est probable qu’il le réunit au genre Mélile qu’il adopte. Le Crustacé qui a servi de type à ce genre est le Muera grossimana , Leach (Ëdimb., Encycl., t. vu, p. 403; Trans. Linn., t. xi, p. 350); Cancer Gammarus grossimanus, Montagu (Trans. Linn.. t. n, p. 97, lab. 4, fig. 5).

MÆRUA. bot. Forskahl ( Flor . Ægypt. Arab., 104) a établi ce genre de la Polyandrie Monogynic, L., que De Candolle (Prod. Syst. Fcg., 1, p. 354) a placé à la fin des Capparidées, et qu'il a considéré comme établissant un lien entre celte famille et celle des Passiflo- j rées. Voici ses caractères principaux : calice tubuleux, à quatre divisions profondes, l’entrée du (ulte couronnée par des écailles pétaloïdes; corolle nulle; réceptacle allongé, sur le sommet duquel sont insérées des étamines en nombre indéfini, et légèrement inonadelphes; silique charnue, slipitée. Ce genre ne se compose que de trois arbrisseaux non épineux, et à feuilles sim- ;

ptes, savoir : deux indigènes de l'Arabie, décrits par Yahl {Symbol., 1, p. 36) sous les noms de Mœrua uni flora et racemosa, et le troisième nommé par De Candolle Mœrua Angolensis. Celle dernière espèce croit dans le royaume d’Angola, et a beaucoup de rapports avec le Mœrua unifiora.

MÆSE. Maso. bot. Genre de la Pcntandrie Monogynic, L., établi par Forskahl (Fl. Ægypt. Arab., p. CG) et adopté par Jussieu (Gcnera Plant., p. 161) qui l'a placé entre les genres A rgophyllum et Facciniunt, dans la section des Érycinécs à ovaire infère ou demi-infère. Voici scs caractères ; calice demi-supère, à cinq dents, entouré à sa base de deux écailles persistantes; corolle campanulée, à cinq petites divisions; cinq étamines courtes, à anthères ovées; baie demi-infère. globuleuse, ncuininée parle style, couronnée supérieurement par les écailles calicinales connivenlcs, à une seule loge, renfermant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Ce genre est identique avec le Dœobothrys de Forsler. Il se composait primitivement de deux espèces : l'une indigène des montagnes de l'Arabie-Ueurcuse, que Yahl (Symbol., 1, p. 19, t. G), qui a adopté le nom générique de Bœobothrys, a nommée Dœobothrys lanceolata ; l’autre, le Dœobothrys nemoralis de Yahl et Willdenow, qui a été découverte par Forsler dans File de Tanna. Depuis le docteur Blume, dans son Dydragen , a fait connaître cinq espèces bien caractérisées, qu'il a découvertes à Java; puis les docteurs Wallich et Koxbourg ont porté le nombre des espèces à quatorze, par suite de leurs investigations dans les diverses parties de l'Inde. Ces plantes sont des arbustes à feuilles alternes, à fleurs accompagnées de bractées, et disposées en panicules axillaires et terminales.

MAFAN. moll. 11 paraîtrait, d’après Adanson (Yoy. au Sénég., pag. 93, pl. 6, fig. 4), que ce Cône serait une des nombreuses variétés du Conus amiralis des auteurs. Comme ceux-ci n'ont pas rapporté celte espèce dans leur synonymie, on doit conserver du doute jusqu’au moment où on aura pu l'étudier de nouveau; la figure d’Adanson étant insuffisante pour décider la question.

MAGALEP. bot. Pour Mahaleb. F. ce mot.

MAGALLANA. bot. Et non Magellana. Ce genre consacré par Cavanilles (Icon., 4, p. 51, t. 374) à la mémoire du célèbre navigateur Magallan et non Magellan, appartient à la petite famille des Tropéolées de Jussieu, et à FOctandrie Monogynie, L. Voici ses caractères essentiels : calice muni d'un éperon, à cinq divisions dont deux très-profondes, les trois autres réunies en une seule qui, par conséquent, est tridentée; cinq pétales inégaux; huit étamines légèrement unies par la base; fruit muni de trois ailes, uniloculaire par avortement, et raonosperme; graines trop peu connues. Le Magallana porri folia croit près du port Désiré, dans l’Amérique méridionale. Cette plante est herbacée et grimpante sur les haies; elle possède des feuilles alternes, à trois segments linéaires et entiers; ses fleurs sont jaunes et axillaires.

MAGAS. Magas. coxcn. Genre proposé par Sowcrbf (Minerai Conchology, pl. 119) pour une petite coquille bivalve, fossile, que l’on trouve dans la craie de

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Meudon, ainsique dans celle de Maudesley-Norwich en Angleterre. Lamarck l'avait mentionnée dans son dernier ouvrage, parmi les Térébratules; elle en présente en effet les caractères extérieurs; mais Sowerby, ayant eu occasion d’examiner sa structure , a cru devoir, d'après cela, proposer le nouveau genre : il le caractérise de la manière suivante : coquille bivalve, équilatérale, inéquivalve ; l’une des valves est munie d’un bec recourbé, le long duquel s’étend un sinus angulaire: la charnière est droite, avec deux élévations dans ' le milieu. Ce genre, que Defrancc a examiné avec soin, offre, dans le milieu de la valve inférieure, une demicloison qui, dans cette partie, devait partager l'animal en deux. Ces caractères d'organisation intérieure, si variables dans les Térébraluies. doivent -ils suffire pour la distinction des genres? Il paraît préférable de suivre, à cet égard, l'opinion de Lilainville qui a fait des Magas une petite sous division de ce grand genre. Sowerby a donné le nom de Mayas pumilus à l’espèce qu’il décrit ; Lnmarck lui avait donné celui de Térébralule concave, Terebratula concara. (Lamk.. Anim. sans vert., t. vi, partie, p. 251, n° 20.) F. TêrEt.ratile.

MAGASTACHVE. bot. Pour Mégaslachyc. F. ce mot.

MAGDALIS. irs. Ce genre de la famille des Rhyncbophores, établi par Gerinar et mentionné par Lalreille ( Fam. liât, du Règne Anim.), n'a point été adopté par Schoonherr qui en a réparti les espèces dans ses genres Tamnophilus et Lamosaccus .

MAGELLAN A. bot. (Poiret.) Pour Magallana. F. ce mol.

MAGILE. May il u s, xoll.? arrél.? Ce fut sous le nom de Coinpulolte que Guettant (Mém., I. ni, pl. 71. fig. G) réunit les Magiles aux Vermets en un seul genre, ce qui, d’après les connaissances acquises par l'ouvrage d’Adanson, devait porter ce genre parmi les Mollusques. Cependant on ne tint pas compte de cette opinion , car les Magiles furent confondus avec les Serpules. Montfort. dans sa Conchyliologie systématique, revint «t l'opinion de Guettard, reporta le Magile parmi les Mollusques, le sépara des Vermets, et lui donna le nom générique qu'il porte aujourd'hui, et qui est généralement adopté. Lamarck ne mentionna pas ce genre dans l'Extrait des Cours; il ne l'adopta définitivement que dans son dernier ouvrage, où il le plaça à la fin de la famille des Stipulées. Cuvier ( Règne Animal) ne mentionna ce genre, ni parmi les Mollusques, ni parmi les Annélides; Blainville leur trouva assez de rapports avec les Vermets pour les admettre ainsique les Siliquaires parmi les Mollusques; celle opinion n’a point été adoptée par Lalreille qui a conservé celle de Lamarck. Enfin Carus.eti publiant (Muséum Senckenbergianum , t. it) l'anatomie du Magitus antiquus, rapporté par Ruppcl,de la petite ile dcMassana, dans la mer Rouge, et en émettant une opinion, qui parait très-plausible, sur la manière dont la coquille s'allonge en un tube irrégulier et doul la portion abandonnée par les parties molles de l'animal se solidifie, ne prononce pas néanmoins encore d’une manière irrécusable que le Magile soit bien un Mollusque et qu'il doive prendre place â cùlé des Buccins. On voit par ce qui précédé combien il existe encore de doutes à l’égard

des Magiles. Les deux opinions peuvent être également soiileiities avec avantage; car les zoologistes qui pensent que ce corps doit rester parmi les Annélides, ont une figure de Pallas qu’ils rapportent à ce genre, et qui pourrait bien être une Serpule. Les personnes qui croient que les Magiles sont des Mollusques, s'appuient sur des analogies assez bien fondées, de la forme de la coquille. On est donc encore forcé de flotter, pour ainsi dire, entre deux opinions différentes. Les Magiles 1 ont une singulière manière de vivre : ils sont engagés dans des masses madréporiques, dans lesquelles ils se creusent une cavité pour y être contenus, assez juste et sans y avoir la moindre adhérence; ils commencent par former une coquille spirale, héliciforinc, qui se continue par un tube assez droit, onduleux, à une seule carène. A mesure que l’animal grandit, il abandonne la partie de la coquille et de son tube qui ne peut plus le contenir; mais au lieu d'y laisser des cloisons, comme le font les Serpules, il remplit entièrement cet espace par une matière calcaire, compacte, diaphane, dure, pesante, semblable, en quelque sorte, dans sa cassure, à de la Calcédoine blonde. Lamarck caractérise le genre Magile de la manière suivante : test ayant la base contournée en une seule spirale courte, ovale, héliciforme, à quatre tours contigus, convexes, dont le dernier est le plu» grand et se prolonge en tube dirigé en ligne droite ondée; le tube convexe en dessus, caréné en dessous, un peu déprimé et plissé sur les côtés, à plis lamclleux, serrés, ondés, verticaux, plus épais d'un côté que de l'autre.

Il n'y a encore qu’une seule espèce de Magile qui soit connue; car celle rapportée par Pérou, ne semble pas distincte; c'est un jeune individu de l'espèce que Lamarck nomme Magile artiqce, Magilus antiquus, Anim. sans vert., I. v, pag, 304, Montfort, Conchyl., Syst., t. ii, pag. 43. Cette coquille, rare dans les collections, semble assez commune dans 1rs mers de l'Ile-de- France, où, au rapport de Mathieu, elle acquiert une longueur de trois pieds.

MAGJON. bot. L'un des noms vulgaires des tubercules de la Gesse tubéreuse.

MAGNEI.1TIIE. mir. (Hœpncr.) Synonyme de Jade tenace. F. Jade.

MAGNESIAN LIMESTONE. géol. Dénomination sous laquelle les géologues anglais désignent une formation particulière. F. MagrEsikr (Calcaire) et Terrairs.

MAGNESIE. *ir. Genre de la classe des substances métalliques héléropsides. composé de plusieurs espèces, telles que : la Magnésie horalée, la Magnésie carbonalée, la Magnésie hydratée, la Magnésie sulfatée et la Magnésie hydro$ilicatée,etc. Ces espèces ont, pour caractère commun, de donner un précipité pulvérulent par l’Ammoniaque, lorsqu’elles sont en solulion dans l’acide nitrique ou dans l’eau. Ce précipité est presque entièrement formé d'unOxide métallique dont il est fait mention à l'article Magrêsii *.

M agresie boratEe. Horacitû, Werner. Substance indissoluble dans l'eati, soluble dans l'Acide nitrique, et précipitant alors par l'Ammoniaque. Sa forme primitive est le cube; elle est électrique par la chaleur, et l’on observe uuc différence de configuration dans les

parties qui répondent, sur les formes secondaires, aux angles solides diamétralement opposés du noyau : sa pesanteur spécifique est 2,56. Elle raye le verre. Au chalumeau, elle fond avec bouillonnement en émail jaunâtre. Ses cristaux ont huit pôles électriques, dont quatre sont à l'état d'électricité vitrée, et les quatre autres manifestent l’électricité résineuse; ils correspondent aux huit angles solides du cube. La Magnésie boratée est souvent mélangée de borate de Chaux ; lorsqu'elle est pure, elle est composée de 08 parties d'Acide borique et de 32 parties de Magnésie. H.my distingue cinq variétés de formes cristallines, dont les plus simples et les plus communes sont : la quadriduodécimale, présentant l'aspect du dodécaèdre rhomboïdal , dont quatre seulement des angles solides trièdres sont remplacés par des facettes; la défective, cube tronqué sur toutes ses arêtes et sur quatre seulement de ses angles solides; la surabondante contenant, outre les faces de la variété précédente, celles du solide trapézoïdal. La Magnésie horatée est ordinairement incolore, quelquefois blanchâtre, grise ou violâtre. On la trouve en cristaux disséminés dans le gypse granulaire du mont Italieherg, prés de Luncbourg, et du Segeberg, dans le Hotslein.Cescrislaux sont ordinairement d'un petit volume; leur épaisseur est au plus de quatre â cinq lignes : ils sont remarquables par la netteté et la perfection de leurs formes. On les connaît, depuis longtemps, sous le nom de Pierres cubiques, à Luncbourg, oiï ils sont recherchés comme objets de curiosité.

Magnésie carbonatée. Giobertite, Brongn. Magnésie native de plusieurs minéralogistes; substance blanche, à texture ordinairement terreuse, soluble avec une vive effervescence dans l'Acide nitrique, infusible par l’action du chalumeau; pesant spécifiquement 2,45; sc ramollissant dans Peau. Celle substance, à l’état compacte, est souvent mélangée de Magnésie cl de Calcaire. Sa composition , calculée d'après les lois des proportions définies, est en poids de 52 parties d’Acide carbonique, et de 48 de Magnésie. Les cristaux de ce sel sont extrêmement rares : ils se rapportent à un rhomboèdre de 107 **. 2,1 ». On trouve la Magnésie carbonatée dans la Serpentine, à Hrubschilz en Moravie, et prés de Caslellamonte et de Baldissero en Piémont. Celle-ci a été employée, pendant longtemps, ail lieu de Kaolin, dans plusieurs manufactures de porcelaine. On l'avait regardée comme une Argile, jusqu'au moment où les expériences de Giobert ont prouvé que c’était la Magnésie qui en formait la base.

Magnésie carbonatée silicifére. Même chose que Magnésie silicaléc.

Magnésie hydratée. Brucite. Brong. Cette substance, qui se trouve, comme la précédente, en veines, dans des roches serpeiitineuses. dans le New- Jersey aux États-Unis, ne s’est encore présentée qu’à l’état laminaire; elle est blanche, nacrée, translucide, tendre et douce au toucher; elle donne de l'eau par la calcination; elle se dissout sans effervescence dans l'Acide nitrique, et la solution précipite en blanc par l'Ammoniaque. Sa pesanteur spécifique est de 2,6. Elle a été analysée par Bruce, qui en a retiré 70 parties de Magnésie, et 30 d'Eau.

Magnésie hydro-simcatée. Même chose que Magnésie silicatée.

Magnasie xcriatée. Cette substance sc trouve ré- ! pandue en assez grande abondance dans la nature, mais i toujours à l'état de dissolution dans l'eau, vu son extrême déliquescence. Sa savcuresl piquante, fort amère. Sa dissolution donne par le sous-carbonate de soude, un précipité qui prend la nuance lilas quand on le calcine après l'avoir humecté d'une goutte de nitrate de cobalt. Cette dissolution suffisamment évaporée, donne naissance à de petits cristaux prismatiques, hexagones et réguliers. La Magnésie muriatée contient : Magnésium 26,34, Chlore 73,66.

Magnésie native, y. Coxdrodite.

Magnésie nitratée. Elle est un peu moins déliquescente que la Magnésie muriatée et se trouve quelquefois cristallisée, accompagnant la potasse nitratée et le salpêtre dit de Houssage. Sa solution donne un précipité blanc par l'addition d’Aminoniaque. Composition : Magnésie 28, Acide nitrique 72.

Magnésie puospuaték. y. Wacxerite.

Magnésie silicatée. Magnésite de Brongniart. Com- | posée d'un atome de trisilicale de Magnésie, et de ciuq atomes d'Eau, ou en poids, de Silice 52, Magnésie 23, Eau 25. Substance blanche, à cassure terreuse, ayant souvent une teinte rosâtre, solide, tendre et sèche au toucher, infusible; se ramollissant dans l'eau : pesanteur spécifique de 2,6 à 3,4. Brongniart en distingue quatre variétés principales : la Magnésite écume de mer, compacte, à cassure terreuse, qui vient de l’Asic- | Mineure, où elle a pour gangue un Calcaire compacte accompagné de Silex; la Magnésite de Madrid, conuue sous le nom de Terre de Vallecas, qui a son gisement dans les terrains secondaires, au-dessus des Argiles taliféres; la Magnésite de Salinelle, près Soinfilières dans le département du Gard; et la Magnésite parisienne, des environs de Saint-Oueri et de Coulommiers. Ces deux dernières appartiennent au sol tertiaire, et sc trouvent dans le Calcaire ou dans l'Argile à Limitées, inférieurs au Gypse. La première variété, dite Écume de mer, est employée en Crimée et en Anatolie, à la fabrication des pipes turques, dont il se fait un grand commerce à Constantinople.

Magnésie sulfatée. Epsomite , Brong.; Bittersals, Werner. Vulgairement Sel d’Epsom et Sel de Sedlilz. Substance blanche, soluble dans l’eau , d'une saveur très-amère; fusible à un léger degré de chaleur, pesant spécifiquement 1,66. On ne la trouve dans la nature que sous les formes granulaire, aciculaire ou fibreuse; mais dans les laboratoires, elle cristallise en prismes droits à bases carrées, ordinairement modifiés sur les arêtes des bases. D'après Uatly, la longueur des arêtes est à la hauteur du prisme fondamental comme 5 est à 4. Ce sel se rencontre tantôt en solution dans les eaux, comme à Sedlilz en Bohème, au village d’Epsom en Angleterre; tantôt eu masses granulaires avec l'Anhydrile dans les terrains salifères, comme à Berglolsgaden en Bavière; le plus souvent en efflorescence à la surface de certains Schistes. On en distingue deux variétés de mélanges : ta Magnésie sulfatée ferrifère, en fibres capillaires, Je Sel halotrique de Scopoli; et la Ma-

y néüte sulfatée cobalt ifère, en concrétions rosâtre* dans les mines de Cuivre de llerrengrund en Hongrie.

M AGNÉSIEN (calcaire). «Iol. La présence de la Magnésie, soit combinée, soit associée avec la Chaux carbonaléc , se manifeste dans un grand nombre de terrai ns différents . depuis les primitifs jusqu'aux plus nouveaux, y. Doi.omie et Chaux carboxatEe Mvc.xf.sifère. Mais à l'imitation des géologues anglais nn désigne assez généralement aujourd'hui, sous le nom de Calcaire Magnésien, les dépôts sédiinenteux magnésifères qui, par leur position, sont intermédiaires entre les deux grandes séries du Terrain houillcr et du Calcaire oolithique, et qui, en Angleterre principalement, ont pris un grand développement que, jusqu'à présent, on est porté à regarder comme local; c’est le Magnesi a n litnestonc des Anglais. V . Terrvixs.

MAGNÉSITE. mis. V . Mvgxesie silicates.

MAGNÉSIUM. caiM. mis. Nom donné à la substance métallique qui , par sa combinaison avec l'Oxigéoe, constitue la Magnésie. Ce corps n'existe pas isolément dans la nature. On le retire de la Magnésie, en soumettant à l'action de la pile un mélange de trois parties de celle-ci, après l'avoir humectée, et d'une partie de peroxide de Mercure. On t'obtient eu plus grande quantité par un autre procédé qui consiste à faire passer du Potassium en vapeur, sur de la Magnésie chauffée au rouge blanc, dans un tube de porcelaine. L'Oxigène de la Magnésie lui est enlevé par le Potassium. On introduit alors dans le tube, du Mercure qui forme un amalgame avec le Magnésium, et on élimine le Mercure par la distillation de l’amalgame dans une petite cornue et à l'abri du contact de l'air. Le Magnésium est un métal brillant, d'un blanc d’argent, parfaitement ductile et malléable, fusible à une température peu élevée, susceptible de se sublimer comme le Zinc, à quelques degrés au-dessus du point de fusion, et sc condensant de même sous forme de petits globules. Il a plus de densité que l'eau. Lorsqu'on le projette dans ce liquide il se décompose et se convertit eu Magnésie. On obtient un semblable produit, quand on fait chauffer le Magnésium qui brûle alors avec une flamme rouge.

La Magnésie est la seule combinaison connue du Magnésium avec l’Oxigène. Elle est composée selon Berzélius, d'Oxigèuc 38,71 et de Magnésium 61,31); total 100. On la prépare en formant un précipité de souscarbonate de Magnésie par l'action du sous-carbonate de Potasse ou de Soude sur une solution de Sel d’Epsoin ou sulfate de Magnésie; en lavant à plusieurs reprises ce précipité; et en le faisant chauffer au rouge dans un creuset. La Magnésie calcinée et à l’état de pureté, est une base salifiable, blanche, presque insipide, dont la densité est. selon Kirwan, de 2,5. Elle neutralise parfaitement tous les Acides; elle est fort peu soluble dans l'eau, et plus ù froid qu’à chaud. Elle forme avec ce fluide un hydrate composé, d'après Berzélius, de Magnésie 00,68 et d'Eau 50,52, dans lesquels corps la quantité d'Oxigène est la même. Cet hydrate est légèrement soluble dans l'Eau et sa solution verdit le sirop de violette.

On fait un grand usage en médecine de la Magnésie pour absorber les Acides contenus dans les premières

voies digestives. Les chimistes l'emploient avec avantage dans l’analyse végétale, pour séparer les Alcalis végétaux des Acides avec lesquels ils sont en combinaison.

MAGNÉTISME. Ce mot sert à désigner la collection des phénomènes que présentent non-seulement la variété de Fer oxidé vulgairement nommée pierre d’ Aimant. mais encore les substances qui en ont acquis accidentellement les propriétés. La plus saillante de ces propriétés n'avait pas échappé aux anciens, et, sans chercher à agrandir le champ des découvertes, ils s'étaient contentés d’admirer la singulière attraction de la pierre d'Aimant pour le Fer. Cependant, ils ne paraissent pas avoir ignoré que cette attraction pouvait être transmise au Fer lui -même, puisqu'ils font mention d'une chaîne d'anneaux de Fer retenus l'un par l'autre quoique te premier fût le seul qui touchât à l'Aimant. Mais ce fut à une époque assez récente que ce phénomène a été bien observé. On reconnut que les extrémités des aiguilles d'Acier auxquelles on avait communiqué la propriété magnétique et- suspendues par leur milieu, de manière à pouvoir tourner librement, ou placées sur des morceaux de liège pour les faire flotter sur l'eau, étaient attirées ou repoussées par l'Aimant, suivant qu'on présentait successivement à l'une d’elles le même côté de celui-ci. Les forces magnétiques s'accumulent donc dans les aiguilles aimantées vers deux points opposés que l'on a désignés sous le nom de Pôles. Lorsque les aiguilles ne sont influencées par l'action d'aucun Aimant, elles affectent une constante direction, c'està-dire que l’une des extrémités sc dirige vers le nord, et l'autre vers le sud. Celle qui regarde le nord était autrefois nommée Pôle boréal , et l'extrémité opposée Pôle austral; mais les physiciens modernes ont donné un sens contraire à ces deux désignations, afin d'assimiler les circonstances de ce phénomène à celles de Faction réciproque des Aimants qui s'attirent par les pôles de dénominations contraires, et se repoussent par ceux de même dénomination. Ainsi le pôle du l'aiguille aimantée qui regarde le pôle nord du globe terrestre est actuellement appelé Pôle aushnl, et l’on nomme Pôle boréal celui qui est dirigé vers le sud. L’observation de cette constante direction a été la source d'où est dérivée l'invention de la boussole. Cet instrument, si précieux pour la navigation, ne fut connu en Europe que vers le douzième siècle de l'ère vulgaire. On ne sait pas positivement à qui l’on doit attribuer l'honneur de sa découverte, et lors même que l’on saurait le nom du premier Européen qui fil connaître la boussole, on sciait forcé d’accorder la priorité aux Chinois qui remployaient longtemps avant l'arrivée des premiers voyageurs. L'usage journalier et le perfectionnement de la boussole firent reconnaître plus tard que l’aiguille aimantée ne prenait pas toujours exactement la direction nord et sud. que cette direction variait avec le temps et le lieu, et qu'elle s'écartait du méridien terrestre. C'est celle variation qu’on a désignée sous le nom de déclinaison de t’aiguille aimantée. La déclinaison est donc dépendante du lieu et du temps. En effet, le méridien magnétique varie inégalement dans les différents points où il a été observé. Depuis cent quarante ans la décli-

naison n'a poinl varié sensiblement à la Nouvelle Hollande, tandis qu'ù Pari» elle s’est élevée, dans un espace de temps à peu prés semblable, jusqu’à vingt-deux degrés du côté de l'ouest. Depuis 1802, elle parait presque stationnaire vers ce dernier point, et semble prête à diminuer par le retour de l'aiguille vers la méridienne. L'aiguille éprouve en outre des variations diurnes, sen- < sibles seulement dans les boussoles perfectionnées, cl j dont les plus grandes ont été observées à Paris pendant les mois d'avril, mai, juin et juillet.

Lorsqu’on suspend un barreau aimanté par son centre de gravité, il prend une situation inclinée à l'horizon. L'angle qu'il forme avec celui-ci, varie dans les différentes régions; il devient nul en quelques points du globe, et l'aiguille prend alors une situation horizontale. La courbe fort irrégulière, qui joint les points où l'aiguille prend unedireclion horizontale, se nomme équateur magnétique. L’inclinaison change, de même que la déclinaison, suivant les temps cl les lieux, mais ses variations sont beaucoup moins sensibles. Les plus grandes inclinaisons observées jusqu'à ce jour ont été trouvées par les navigateurs anglais dans les mers arctiques. PrèsduSpilzberg, par 70®,50' de latitude, Phipps observa, en 1773, une inclinaison de 82°; en 1818, le capitaine Parry la vit s’élever jusqu’à 84°, 25', dans la baie de Baffin, à 75®, 5' de latitude. Ce dernier navigateur parait avoir même dépassé le pôle magnétique boréal; car étanlparvenu, en 18]t).àunelalitudede74°,45', et à une longitude très-avancée vers l'ouest, la pointe de l’aiguille qui regarde le nord se tourna vers le sud, ce qui prouvait que le navire était alors au nord du pôle magnétique boréal.

On n’a fait qu’indiquer, au commencement de cet article, le corps naturel qui communique aux autres la propriété magnétique, et parmi ceux-ci, il n'a été question que du Fer ou de l’Acier. Le Nickel et le Cobalt, à l'état de pureté, sont aussi susceptibles d'aimantation, mais à un degré beaucoup plus faible. On aimante tous ces métaux par deux procédés principaux qu'il n'est pas nécessaire d’exposer ici, et que l'on nomme la simple louche et la double touche.

11 est encore d'autres moyens d'aimantation fournis par quelques causes naturelles ou par l'action de certains phénomènes accidentels. Ainsi, l’exposition prolongée des verges ou barreaux de Fer, dans une situation verticale, ou mieux, dans une direction inclinée semblable à celle que prendrait un barreau aimanté suspendu par son centre de gravité, leur fait acquérir un Magnétisme sensible. 11 se développe encore dans les outils d'Acier qui servent à couper ou percer le Fer, surtout lorsqu'ils s’échauffent; dans les instruments avec lesquels on attise le feu; par la percussion réitérée; par la rotation; et enfin parla simple torsion des fils minces. Coulomb a reconnu que l'écrouissement donné au Fer par la torsion, le rend susceptible de retcnirla force magnétique presqueaussi bien que l'Acier. En ces derniers temps, Arago a aimanté des aiguilles d’Acier en les plaçant dans un fil métallique roulé en spirale, par lequel il faisait passer un courant d’élincelfes électriques.

L-a mesure des forces magnétiques d'un Aimant, soit 7 DICT. DES SCIENCES NAT.

naturel, soit artificiel, s'obtient par l'évaluation du poids dont il peut reslercliargé, sans que son adhérence aux corps qu'il attire soit rompue. Quant aux aiguilles et autres corps mobiles faiblement aimantés, elle se déduit de la comparaison des forces nécessaires pour les retenir hors du méridien magnétique. Coulomb, qui s'est beaucoup occupé de recherches sur la mesure des forces magnétiques, a inventé une balance de torsion, au moyen de laquelle on apprécie les plus petites de ces forces. Il a ensuite montré qu’on pouvait employer pour celte détermination, les oscillations que les aiguilles ou barreaux minces, suspendus librement, effectuent de chaque côté du méridien magnétique, comme on fait usage des oscillations du pendule pour mesurer la gravité. En se servant de ce procédé, on est parvenu à reconnaître que l’intensité des forces magnétiques n’était pas la même dans tous les lieux de la terre. D'après les expériences de Humboldl, elle est moindre au Pérou qu'à Paris, puisqu'une aiguille faisait, dans les contrées équinoxiales, deux cent onze oscillations en dix minutes, tandis que le nombre de ses oscillations s'élevait à deux cent quarante-cinq avant et après le voyage. Lors de sa fameuse ascension aérostatique, Gay-Lussac chercha aussi à déterminer si l’intensité des forces magnétiques variait dans les hautes régions de l'atmosphère, mais ses résultats furent négatifs, c’est-à-dire qu’il n’observa aucun changement sensible dans les oscillations de l’aiguille aimantée. On a voulu également savoir si les aiguilles aimantées conservaient indéfiniment l'intensité de leur force directrice. Le voyage autour du inonde de l'Uranie commandée parle capitaine Freycinet, a donné à cet égard un résultat très-satisfaisant. Deux aiguilles aimantées, observées avec soin lors du départ et du retour de l’expédition, n’ont éprouvé qu'un faible affaiblissement dans les forces directrices qui leur avaient été d'abord communiquées.

D'après les expériences de Kupfer, professeur à Casan (Annales de Chimie et de Phys., octobre 1825, p. 1 13), l'intensité de la force magnétique d'une aiguille diminue à mesure que la température s'élève, et suivant une loi telle que les décroissements de la force magnétique sont en raison simple des accroissements de la chaleur. Ce physicien a aussi annoncé qu'un barreau aimanté à la température de 15° II., étant chauffé jusqu'à 80®, et ensuite refroidi, ne revient pas à la même force magnétique qu’il possédait avant d’être chauffé: cela ne peut tenir qu’à une perte de Magnétisme occasionnée par la chaleur, et indépendante des variations de l'intensité de la force magnétique à diverses températures. Des résultats analogues avaient été obtenus antérieurement par S. Hunier-Christie, auteur d'un beau Mémoire sur les effets de la température sur l’intensité des forces magnétiques, inséré dans les Transact. Phil. pour 1825. Ce savant a conclu de scs nombreuses observations, qu'entre certaines limites de chaleur, le décroissement de l'intensité magnétique n'est pas constant à toutes les températures, mais que ce décroissement augmente suivant l’accroissement de la chaleur; qu’à la température de 80® Fahrenheit, l'intensité décroit plus rapidement que la température n’augmente; et qu'au delà d’une température de 100®, une

portion de la force magnétique est perdue sans retour.

Les phénomènes magnétiques dont on vient de faire l'exposition d'une manière fort abrégée, avaient excité vivement l'attention des physiciens modernes, mais ils n'élaicnt arrivés à aucune donnée sur la nature de la cause qui les produit. Il était réservé à la période actuelle du dix-neuvième siècle de pénétrer daus ce mystère. Jusqu'à ces derniers temps, on ne connaissait que le globe terrestre d’une part, le Fer, le Nickel et le Cobalt de l'autre, qui exerçassent une influence sur l'aiguille aimantée, et celle action, ainsi bornée à des corps spéciaux, ne permettait pas d'assimiler le fluide magnétique à d'autres agents, tel que le fluide électrique, dont les effets étaient mieux connus, et qui manifestaient leur action presque indistinctement sur tous les corps de la nature. En 1820, le professeur (Ersledl, de Copenhague, observa le premier, que le fil qui unit les deux pôles d'une pile voltaïque, agissait sur l'aiguille aimantée, en la déviant de sa direction. Ayant placé horizontalement ce fll au-dessus et parallèlement à une aiguille de boussole librement suspendue, celle-ci a pris un mouvement tel que, sous la partie du fll la plus rapprochée du pôle négatif de l'appareil voltaïque, elle a décliné vers l’ouest. Cette déviation était d'autant plus marquée que la pile était plus énergique, et le fil conjonctif plus rapproché de l'aiguille. Un effet inverse a eu lieu, c'est-à-dire que le pôle de l’aiguille a décliné vers l'est, lorsque le fll conjonctif a été placé au-dessous du plan horizontal, dans lequel l'aiguille était située. Lorsque l'aiguille et le fll conjonctif étaieul dans le même plan horizontal, la première ne déclinait pas, mais s'inclinait dans une position verticale. (Ersledl a encore varié de plusieurs manières la position du fll conjonctif par rapport à l'aiguille, et de ses expériences il a conclu que du fil conjonctif émane une force dont la sphère d’activité est assez étendue, et qui agit en tournoyant, comme le ferait un courant circulaire, situé dans un plan perpendiculaire à la direction du fll. A peine celle découverte fut-elle annoncée que plusieurs savants, parmi lesquels on distingue particulièrement Ampère, Arago, Davy cl Delarive, y appliquèrent tous les efforts de leur génie, et la fécondèrent si merveilleusement qu'ils n'ont pas laissé beaucoup de choses positives à découvrir, par la suite, sur un sujet naguère entièrement inconnu. Dans le nombre de faits constatés par ces physiciens, on se bornera à citer les suivants qui peuvent être considérés comme fondamentaux de la théorie élcclro -magnétique. L’influence du fll conjonctif sur l’aiguille aimantée est réciproque, en sorte que si on fixe celte dernière, et qu'au contraire on rende mobile le fll conjonctif, celui-ci s'éloignera ou se rapprochera de l'aiguille. Le globe terrestre produit seul, cl sans le concours d'un barreau aimanté, une action sur le fil, lorsque celle-ci est suffisamment libre et convenablement dirigée. Enfin, si l'on substitue à l'aiguille aimantée un second fil conjonctif, et qu’on le place dans une direction parallèle à celle du premier fil, ils se repoussent ou s'attirent selon que les courants électriques les parcourent dans le même sens ou en sens contraire. Cette analogie d’action entre deux courants d'un même

fluide et les courants de deux fluides, que, vu la spécialité ainsi que la permanence de l'un et ('universalité ainsi que la fugacité de l'autre, on avait regardés comme d'une nature extrêmement différente, est une probabilité puissante en faveur de la grande analogie, ou doit même dire de la similitude des agents électrique et magnétique. Elle est en outre fortifiée par l'expérience d 'Arago que l'on a eu occasion de citer, et qui consiste à aimanter des aiguilles d’Acier renfermées dans un fil métallique roulé en spirale et par lequel on fait passer un courant d'étincelles électriques.

Des expériences, d'une toute autre nature que celles qui avaient été tentées jusqu’à ces derniers temps, onl déjà fourni des résultats assez nombreux pour mériter d’intéresser vivement les physiciens. C'est encore à Arago que la science est redevable de la découverte de celte nouvelle mine de recherches : ce savant a présenté à l'Académie des Sciences de Paris, dans sa séance du 7 mars 1825, un appareil qui, sous une forme nouvelle. montre l'action que les corps aimantés, et ceux qui ne le sont pas, exercent les uns sur les autres. Il avait déjà prouvé, par des expériences antérieures, qu'uue plaque de cuivre ou de toute autre substance solide ou liquide, placée au-dessous d'une aiguille aimantée, exerce une action qui a pour effet immédiat d'altérer l'amplitude des oscillations sans changer sensiblement leur durée. Le phénomène nouveau est pour ainsi dire l'inverse du précédeut. Puisqu'une aiguille en mouvement est arrêtée par une plaque en repos, Arago a pensé que réciproquement une aiguille en repos serait entraînée par une plaque en mouvement; en effet, si l'on fait tourner une plaque de cuivre, par exemple, avec une vitesse déterminée, sous une aiguille aimantée, renfermée dans un vase fermé de toutes paris, l'aiguille ne se place plus dans sa position ordinaire, elle s'arrête hors du méridien magnétique, et d'autant plus loin de ce plan que le mouvement de rotation de la plaque est plus rapide; si ce mouvement de rotation est suffisamment prompt, l’aiguille, à toute distance de la plaque, tourne elle-uiéme d'une manière continue autour du fil auquel elle est suspendue. Partant de ces premières données, plusieurs personnes, tant sur le continent qu'en Angleterre, ont répété cl multiplié les expériences sur ce sujet; elles oui cherché surtout à varier la nature des corps auxquels ils faisaient subir le mouvement de rotation, et elles ont observé des différences assez marquées pour leur permettre d’en tirer des inductions sur la manière dont se produisent ces nouveaux phénomènes. Quelques physiciens onl pensé que ces effets sont dus très -probablement à une aimantation passagère des disques, produite par l’influence de l’Aimant.

On a vu que certains métaux jouissaient spécialement des facultés magnétiques; leur présence dans les minéraux composés peut donc être décelée par l'action qu’ils exercent sur l'aiguille aimantée, et conséquemment le Magnétisme peut être mis au nombre des caractères minéralogiques. Dans les substances qui contiennent, en plus ou moins grande quantité, des molécules ferrugineuses, celles-ci sont quelquefois tellement oxidées ou disséminées dans la masse, que leur effet ma-

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