‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 50 sur 148 · EN · texte numérisé non relu

EN

doil-on regarder comme le même organe les stipules qui accompagnent les cotylédons ou feuilles primordiales de la Capucine.

MEMBRANEUSES, ms. Tribu de l’ordre des Hémiptères, section des llétéroptèrcs. famille des Géocorises, établie par Latreillc (Fam. Nalur. du Règne Anim.), et renfermant les genres dont la gaine du suçoir n'offre à découvert que deux ou trois articles. Le labre est court et sans stries. Tous les pieds sont insérés près de la ligne médiane du dessous du thorax, terminés par deux crochets distincts, prenant naissance du milieu de l'extrémité du dénier article, et ne servent point à courir ou à ramer sur l’eau. Le rostre est droit, engainé à sa base ou dans toute sa longueur. La tète n’est pas rétrécie postérieurement en manière de col. Les yeux sont de grandeur ordinaire.

Latreillc divise celle tribu ainsi qu'il suit :

t Pieds antérieurs ravisseurs ou terminés en pince (antennes en massue).

Genres: Macrocêpbale, Phymate.

ü*Tous les pieds semblables et simplement ambulatoires.

* Antennes filiformes ou plus grosses à leur extrémité.

Genres : Tmcis, Arabe.

"* Antennes sétacées. •

Genre : Punaise {Acanthia , Lcctularia , Fabr.). F. tous ces mots.

MEMBRAM'LE. Membranula. bot. Nom donné par Necker à la petite membrane qui porte les cils du péristomc de quelques Mousses.

MEMBIULLE. bot. L'un des noms vulgaires du Coing.

MÉMÉCYLE. Memecylon. bot. Ce genre de l'Oclandrie Monogynie, L., a été placé par Jussieu dans la quatrième section de la famille desOnagraires, section dont la plupart des genres ont été transportés ailleurs ou sont devenus les types de familles nouvelles. Il offre pour caractères principaux : un calice supère, turbiné, dont le fond est strié, et le bord très entier; corolle à quatre pétales; huit étamines ayant leurs filets dilatés au sommet. H leurs anthères adnées; baie couronnée par le calice. Ce genre se compose d’un petit nombre d'espèces indigènesdes Indes-Orientales. Parmi elles on distingue le Memecylon capite/latum,Wt\\<l , Lamk., Illustr., t. 284, f. 1 ; et le Memecylon cordât um , Lamk. , loc. cit.yf. 2. Cetlcdeuxièmeespèce, qui offre une variélé à fruit globuleux, croit aussi à l'Ile-de-France.

MÉMINA.iax. Espèce du genre Chevrotain. y. ce mot.

MÉMIRAM. bot. Même chose que Chélidoine. /'. ce mot.

MEMNON1TE. moll. Nom que les anciens conchyliologues donnaient à une Coquille qu’on appelait \oiule Memnonilc, et qui appartient au genre Cône. C'était le Conua yirgo ou une autre espèce que Bruguière a nommée Conus distant , et pour laquelle Lamarck a conservé en français la dénomination vulgaire de Cône Mernuonite.

MÉMOIRE, xool. Faculté de rappeler les images des sensations éprouvées et les idées des objets qui ont produit ces sensations, par la reproduction des impres-

sions qu'ont laissées dans les organes cérébraux, les modifications qu'ils ont éprouvées.

MEMPHITE. «m. Nom donné par Pline à une Agathe Onyx bicolore, dont on faisait des camées, et que l’on trouvait sous la forme de cailloux roulés en Égypte et dans l’Arabie.

MENA. rois. Synonyme de Lune, Tetrodon Mola , L.

MÉNAC ou MÉNAK, MÉNACAN1TE. min. (Werner.) Synonyme de Titane, y. ce mol.

MENADE. cru st. Espèce du genre Crabe, y. ce root.

NENÆTIB. Menœtia. crust. Genre des Hoinobranches brachiurcs, groupe des Trigonés, institué par Leach qui lui assigne pour caractères : yeux dépassant à peine les bords orbitaires; antennes externes ayant leur article basilaire très-étroit en avant et leur lige mobile à découvert sur les côtés du rostre qui est long, simple et très-étroit; pattes des quatre dernières paires cylindriques. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce à laquelle Milne Edwards a donné le nom spécifique de Monoceros. On la trouve sur les côtes de la Méditerranée.

MENÆT1US. ms. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr. Quoique ce genre ait été adopté par Dejean, l'avis de Latreille.qui n'y a point trouvé de caractères suffisamment tranchés, a prévalu, et Schoonherr lui-raéme , dans son nouveau travail monographique, a fait disparaître ce genre, dont les espèces ont été disséminées dans plusieurs autres.

MENAIS, bot. Ce genre, de la familledcs Borraginées, et de la Pentandrie Monogynie, L., est ainsi caractérisé a calice persistant, à trois divisions profondes; corolle hypocralériformc, dont le tube est long, le limbe plan, à cinq divisions profondes; anthères subulées, presque sessilcs sur la gorge de la corolle; un style surmonté de deux stigmates oblongs; baie quadriloculaire et renfermant quatre graines, c'est-à-dire une dans chaque loge. Le Menais topiaria , L., arbrisseau à feuilles ovales, entières, et qui croit dans l’Amérique méridionale, est l’unique espèce de ce genre qui offre de si grands rapports avec YEhrelia que Jussieu a indiqué leur réunion.

MENAKANITE. «m. (Gregor, Journal de Physique, t. K, p. 72.) Nom donné à une variété granuliforme de Tilanale de Fer (Titane oxidé ferrifère de HaUy), qui se trouve dans la vallée de Menakan, au comté de Cornouailles, y. Titane.

MENANDRA. bot. (Gonovius.) Synonyme de Lechea. y. ce mol.

MENANTUÈS. bot. (Théophraste.) Synonyme de Me ny an thés tri folia ta, L.

MENA R DA. bot. Dans les herbiers de Commerson et dans ses dessins manuscrits , on trouve ainsi nommée une plante voisine des Phyllanthus , dont elle diffère cependant assez pour que l'on ail cru pouvoir en former un genre distinct, ainsi caractérisé: fleurs monoïques; calice quinquéparli, grand et persistant; pas de corolle : dans les mâles, cinq glandes alternant avec les divisions du calice, et cinq étamines libres; dans les femelles, trois styles épais, bipartis; un ovaire porté sur un disque glanduleux qui déborde

sa base; une capsule à (rois coques dispermes. Le Metiarda cryptophila de Commcrson a été rencontré à Madagascar, où croit aussi une espèce de Phy liant hu s qui parait congénère, le Phyllanthus tnultiflora de Poiret. C'est un arbuste à rameaux opposés ou plus rarement alternes, de même que les feuilles qui sont entières, glabres, stipulées. Les Heurs sont axillaires, portées sur de longs et grêles pédoncules munis de bractées à leur base, solitaires ou réunies, en petit nombre, les femelles avec les mâles. F. Adr. de Juss., Euphorb.. p. 23, tab. 6, n° 18.

MENDÊZIE. Mendezia. bot. Genre de la famille des Synanlbérées, tribu des Scnécionides, institué par le professeur De Caudolle. pour une plante nouvellement observée au Mexique. Caractères ; capitule multiflore, radié; fleurons du rayon en petit nombre, femelles, ligules, disposés sur un seul rang; ceux du disque 6ont hermaphrodites par avortement, tubuleux et à cinq dents; squainmesde l’involucrepeu nombreuses, ovales, obtuses, imbriquées sur deux ou trois rangs; réceptacle petit, conique, à paillettes membraneuses, oblongues et compliquées ; corolles du rayon tardivement décidues et elliptiques : celles du disque menues et trèsglabres; styles du disque raineux cl velus au sommet ; akènes du rayon assez plans, clliptico-cunéiformes, échancrés au sommet, couKcinent biaristés, glabres de chaque côté, et déformés sur les bords.

MendEzie bicolore. Mendezia bicolor , De Cand. C'est une plante herbacée, annuelle, trichotome, à tige cylindrique et pubescente; à feuilles opposées, oblongues-linéaires, entières et pubérulentes. Les capitules sont solitaires à l'extrémité de la lige ou de ses ramifications; les fleursdu rayon sont d’un jaune pâle cl celles du disque d'un jaune safrané.

M EN DOLE. pois. Espèce du genre Spare. F. ce mot.

MENDONClA ou MENDOZIA. bot. Vandelli a décrit sous ce nom un genre de la Didynamie Angiospermie, L., qui offre pour caractère essentiel : un calice à deux grandes folioles persistantes; une corolle monopétale, irrégulière, dont le tube est renflé à son orifice, et le limbe divisé en cinq lobes arrondis, ouverts; quatre étamines didynatnes; un ovaire supérieur surmonté d'un stylceld'un stigmate birïde; un drupe monosperme. Ce genre ne se composait d'abord que d'une seule espèce dont les liges sont grimpantes, les feuilles velues, ovales, aigues; le calice et les pédoncules sont velus. Ruiz et Pavon, dans leur Systema F/or. Peruv., p. 158, ont enrichi ce genre (qu’ils ont écrit Mendozia ) de deux espèces qui croissent dans les grandes forêts du Pérou, savoir : Mendozia aspera et Mendozia raceniosa.

MENDOZIA. bot. (Ruiz et Pavon.) Pour Meudoncia. F . ce mot.

AIENDYA. bot. Ce nom est celui que porle à Ceylan un arbre que Burmann, dans son Jhesaurus Zeylatticus , a décrit et figuré comme line espèce de Laurier. L'n autre arbre, dont le bois dur et flexible, sert à faire des arcs, porte aussi à Ceylan le nom de Mœndia ou de JFaelmœndia. Linné l'a décrit dans sa Flora Zeylanicat sous le nom û'Apocyno -Nerium. C'est un végétal voisin du Nerinm, et qui appartient à la famille des Apocy liées.

MÉNÉGIIINIE. Meneghinia. bot. Ce genre de la famille des Aspérifoliées, d’Endlicher, et institué par lui, ne diffère point du genre Dioclea de Sprengel. F. Dio-

CLtK.

MENELAS. ns. Nom spécifique d'une espèce de Lépidoptère du genre Papillon.

MÈNE. Mette, pois. Le genre formé sous ce nom par Lacépède, aux dépens du genre Zeu$, se distingue des véritables Zées par un museau singulièrement retiré, mais susceptible d'un rapide déploiement en avant, qui permet de saisir les insectes, mollusques et petits Poissons qui passent à distance; par leur corps extrêmement comprimé; par leur ventre tranchant et son bord très-convexe vers le bas; par le développement des os de l'épaule eL du bassin, tandis que la ligne du dos est presque droite, ce qui recule les ventrales en arrière des pectorales. Ces Poissons, dont on ne connaît jusqu’ici qu'une espèce, se trouvent dans les mers des Indeset de la Chine.

Mèxe tacheté ou Axxr-Carolixk. Mette tnaculatus: Zens tnacti/alus , DI. ; Mugilomore Anne- Caroline , Lac. Il est d'un blanc argentin; son dos est d'un bleu d'azur; ses yeux sont grands et d’une belle couleur d’or. Toutes les nageoires sont accompagnées d'une membrane adipeuse double, longue, égale dans la dorsale et l’anale, inégale dans les pectorales et les ventrales. Taille, vingt-deux pouces, b.. >4, p. 18, v. 15, c. 10.

MENERITARIA. bot. Ce genre, institué par Herman ( Zeyl . 24) pour une plante de Ceylan, a été ensuite réuni au genre Isachne de Robert Brown. F. ce mot.

MÉNESTORIE. Menestoria. bot. Genre de la famille des Rtibiacées, établi par le professeur De Candolle dans le 4« vol. de son Prodr., p. 390. Ce genre a pour caractères: tube du calice globuleux; son limbe divisé en cinq parties linéaires, presque subulées, aiguës et distantes; tube de la corolle long et cylindrique, s'épanouissant en cinq lobes courts, ovales et acuminés : l’orifice est presque nu; cinq anthères oblongues, sessiles. entre les divisions du limbe; style filiforme; stigmate inclus et bifide, à lobes linéaires ; ovaire k deux loges, à placentaires polyspermcs, soudés à la cloison. Le fruit est line baie presque sèche, aréolée au sommet par les lohes décidus du calice; les graines sont trèspetites et aptères. Mcncstor, à la mémoire duquel a été dédié ce genre, est cité par Théophraste, comme trèsprofond en physiologie végétale. On connaît maintenant quatre espèces de Méncatoiiis; ce sont des arbustes du Népaul, sans épines, à feuilles opposées, accompagnées de stipules promptement décidues ; leurs fleurs sont réunies en corymbes terminaux.

MKfiESTomt rigide. Menesloria rigida. De Cand. C'est un arbrisseau déprimé, très-brauchu et rigide; ses feuilles sont réluses, en coin, mucronulées et glabres; ses stipules sont ovales et acuminées; les divisions du calice sont subulées; la corolle est partagée en cinq lobes atténués au sommet. Don avait considéré d’abord celte espèce comme devant appartenirau genre Gardénia.

MENGITE. aix. Nom donné par Brooke à une substance terreuse, découverte par Menge dans les environs de Minsk, où elle sc trouve eu cristaux associés

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au Feldspath compacte et au Mica, dans une roche granitique; sa forme primitive est un prisme rhorahotdal oblique, dont les arêtes de la hase sont aux I arêtes latérales dans le rapport de 13 à 18. Sa couleur j est le brun-rouge; sa dureté est intermédiaire entre celles de la Chaux phosphatée et dii Feldspath; sa pesanteur spécifique est 4,88; elle ne présente pas de cli-# vagp. et sa cassure est inégale.

MÉMANTHE. bot. Méxyatthe.

MEMCHEA. bot. (Sonnerai.) y. Stravabier.

MÉMl.lTHE. min. Pcchstein de Ménil Montant ; variété de Quarlz-Rilinite, ou d Opale commune, que l’on trouve en masses tuberculeuses dans le Schiste happant {Klcbachiefer de Werner), que I on a regardée comme une Marne argileuse feuilletée, et que l’on considère aujourd'hui, d'après son analyse, comme une Nagnésite opalifère.

MÉ.M.ME. h am. (Vicq-d’Azyr.) Pour Mémina. y. ce mot.

MÉN’INTING. ois. Espèce du genre Martin Pécheur. y. ce mol.

NÉNIOQUE. Meniocua. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, E., établi par Desvaux ( Jour», de Botan., 3, p. 173), adopté par De Candolle {Sytt. yeget . nat ., 2, p. 325) qui l’a ainsi caractérisé : calice dont les sépales sont égaux à la base; pétales entiers; les deux plus grandes étamines munies d'une dent sur le milieu de leurs filets; silicule elliptique, presque obovée, comprimée, plane, sans rebord, surmontée d’un style court, filiforme, à valves planes et à cloisons membraneuses; six à huit graines dans chaque loge, disposées sur deux rangs, comprimées, non bordées, à cotylédons actombaiils. Ce genre est formé aux dépens de VAlyaaum dont il ne se distingue que par un plus grand nombre de graines dans chaque loge, par ses silicules glabres et par un port particulier. Le Meniocua linifolius, DC. et Deless. ( Icon . Select., 2, tab. 42), Alyaautn lini folium, Stepli. et Willd., Alyasum linearifolium, Lagasea, est la seule espèce du genre. Celte plante est herbacée, annuelle, quoique frutescente à la base, totalement couverte d'un duvet court et composé de poils étalés, très-rameuse, à feuilles linéaires, entières, et à fleurs blanches , trèspetites, disposées en grappes terminales. Elle croit dans la Russie européenne méridionale, dans la chaine du Caucase, en Syrie, et elle se représente dans quelques contrées de l'Europe orientale voisines de la Méditerranée, telles que les provinces IlIyriennes.On la trouve aussi dans le royaume de Valence, en Espagne.

MÉNIPÉE. Meniftea . roivp. Genre de l'ordre des Cellariées dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : Polypier phytolde, rameux, articulé; cellules ayant leur ouverture du même côté, et réunies plusieurs ensemble en masses concalénées. Lamouroux a réuni dans ce genre un petit nombre de Polypiers cellulifères, articulés et flexibles, remarquables par la situation de leurs cellules. Les Ménipées naissent d'une multitude de petits filaments flexibles, j fixés aux corps sous-marins; les premières articulations paraissent bientôt sur ces petits filaments, et le Poly- j pier s'élève en se ramifiant par dichotomies très-nom-

breuses et très-rapprochées, chaque articulation donnant constamment naissance de sa partie supérieure 5 deux autres articulations; celles-ci ont, en général, la forme d'un coin à sommet tronqué, cl dont la base est en haut; elles sont d'une substance presque entièrement calcaire, luisante et se cassant facilement; elles sont réunies entre elles par des faisceaux fort courts de petits tubes capillaires flexibles, et qui se rompent difficilement. Les articulations sont aplaties ; une de leurs faces est légèrement convexe et striée longitudinalement, l'autre est plane ou un peu concave, et présente des ouvertures de cellules; celles-ci sont ovalaires, quelquefois fermées par une membrane diaphane; dans les espèces où il y a plusieurs cellules sur une articulation, elles sont placées sur deux ou (rois rangs transversaux ; elles se prolongent dans l'épaisseur de l'articulation qui semble constituée par la réunion de leurs parois. U est nécessaire de remarquer que les faces des articulations où se trouvent les ouvertures des cellules, sont toutes tournées du même côté. Presque toutes les Ménipées ont leurs rameaux crépus ou recourbés en panache du côté de l’ouverture des cellules, et loin de se redresser dans l’eau, elles s’y courbent encore davantage. Elles vivent dans les mers équatoriales, attachées sur des Fucus ou autres corps marins. Ce genre renferme les Menipea cirrala , flabcllum, floiosa et hyaiea.

MËMSCIER..l/t'H<sc/«m. bot. ( Fougères .) Genre de la tribu des Polypodiacées,caraclérisé particulièrement par des capsules disposées en groupes lunulés le long des nervures secondaires, transversales, qui unissent les nervures principales. Ces groupes de capsules ne sont recouverts par aucun tégument; et par leur nombre et leur régularité, ils donnent à la surface inférieure des frondes fertiles un aspect réticulé qui fait immédiatement reconnaître ce genre. On n'en connaît qu'un petit nombre d’espèces ; elles ont les frondes trèsgrandes, une seule fois pinnées à pinuutes très allongées. La plupart croissent dans l’Amérique équatoriale; une seule est arborescente, .4/cm*ciM»i arborvacena; elle a été observée par tiumboldt et Bonpland près de Caripe, dans la Nouvelle- Andalousie; sa lige s’élève à six pieds environ; les frondes sont pinnées, à pinnules de plus d’un pied, linéaires, lancéolées, presque sessiles, crénelées, parfaitement glabres. Ce genre se rapproche, surtout par ses caractères, des llémionites; mais il en est bien distinct par la disposition de ses nervures qui déterminent celle des capsules, et par son port.

MËMSCOIDE. Mcniacoidcua. bot. Organe dont la forme alfecle celle d'un croissant.

JUENISCOT1A. bot. Genre nouvellement proposé par Blumc, dans les Mémoires pour servir à la Flore de l'Inde hollandaise, publiés à Batavia en 1825, et qu'il regarde comme voisin de la famille des Ménisperinées. Il lui assigne les caractères suivants; fleurs polygames; les mâles offrent uii petit calice à quatre ou cinq dents; quatre ou cinq pétales sur deux rangs; cinq étamines opposées aux pétales, et adhérentes à ceux-ci par la hase; uu rebord membraneux, court, à cinq dents, entourant la hase d'un ovaire didyme et stérile. Les fleurs

-J.iO

SI É N

hermaphrodites sont composées d'un calice, d'une co- i rollc et d'élainines comme dans les fleurs mâles, et d'un ovaire didyme â deux stigmates très obtus. Le fruit est formé de deux baies drupacées (réduites quelquefois à une seule par avortement), réniformes, comprimées et I monospermes. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce , Meniscolia Jaeanica, arbuste grimpant, qui croit à .lava, dans les montagnes de Salak, Seribu, etc.

MÉNISPERME. Menispermum. bot. Type de la famille des Ménispermées. Ce genre, d'après la circonscription qui en a été faite par les auteurs modernes et en particulier par le professeur De Candolle (Sysf. Feget.f 1, p. 530), offre les caractères suivants : les fleurs sont diolques, le calice se compose de six à douze sépales disposés sur deux ou trois rangs; les pétales sont au nombre de six à huit, formant deux rangées. Dans les fleurs mâles on trouve de douze ù vingt-quatre étamines disposées sur deux, trois, quatre rangs; leurs filets sont longs, terminés pardesantbèresquadrilobées; les fleurs femelles offrent de deux à quatre ovaires pédiccllés, surmontes d’un style bifide à son sommet. Le fruit se compose de deux â quatre drupes charnus extérieurement, réniforines, arrondis, uniloculaires et monospermes. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux grimpants et sarmenteux, offrant des feuilles alternes, péliolées, souvent pellées ou cordiformes et anguleuses, ayant toutes leurs nervures partant en divergeant du sommet du pétiole. Les fleurs sont pédonculées, axillaires ou placées en dehors de l’aisselle des feuilles. Ce genre, auparavant fort nombreux en espèces, ne se compose plus que d’un petit nombre qui croissent dans le nord de l'Amérique et de l'Asie. Parmi ces espèces, on distingue surtout les Menispermum Catiadensc et Menispermum Daomicum. Cette dernière espèce, confondue avec I e Menispermum Canatiensc, en a été distinguée par le professeur De Can- i dolle, et figurée par Dclesserl, dans le premier volume ; de ses Icônes Selectœ, t. 100.

Les autres espèces placées antérieurement dans le genre Menispermum, constituent le genre Cocculus. y. ce mot.

MÊMSPERMÉES. Menitpermeœ. bot. Famille nalurelle de plantes dicotylédones polypélales, à étamines I liypogyncs, établie par Jussieu, adoptée par tous les botanistes modernes, et offrant les caractères suivants : ! les fleurs sont petites et de peu d’apparence, unisexuées par avortement et souvent diolques; le calice se compose d’un nombre variable de sépales caducs, toujours disposés sur deux ou trois rangs de trois ou quatre sépales chacun; il en est de même de la corolle qui manque quelquefois. Les étamines monadelphes, ou plus rarement libres, sont tantôt en même nombre que les pétales auxquels elles sont opposées, tantôt en nombre triple ou quadruple, également disposées sur plusieurs rangs ; les anthères sont extrorses et à deux loges. Dans les fleurs femelles, on trouve tantôt plusieurs ovaires réunis uu peu par leur base, et terminés chacun par leur style; tantôt on en trouve un seul couronné par plusieurs stigmates; l'ovaire est à plusieurs loges et parait formé de la réunion et de la soudure de plusieurs carpelles uniloculaires. Us fruits

sont presque constamment des drupes monospermes. obliques ou en croissant, comprimés, indéhiscents, contenant une seule graine ayant la même forme que le fruit, formée d’un embryon recourbé, accompagnée quelquefois d’un très petit endospemie charnu, qui manque dans un grand nombre de genres. Les deux cotylédons sont plans, tantôt rapprochés, tantôt écartés l’un de l'autre, et paraissant en quelque sorte placés dans deux loges ou cellules. Celle famille se compose d'arbrisseaux sarmenteux et volubiles, ayant leurs feuilles alternes péliolées, le plus souvent entières, pellées ou cordiformes, dépourvues de stipules. Les fleurs sont petites, pédonculées, axillaires ou placées au sommet des ramifications de la tige, et souvent accompagnées de bractées cordiformes, trèsgrandes. Dans le premier volume de son Sjrst. Peget., le professeur De Candolle décrit qualre-vingl-quatre espèces appartenant à celle famille. Parmi ces espèces, six croissent dans l'Amérique septentrionale, vingtdeux dans l'Amérique méridionale, trente-cinq dans l'Inde; sept sont communes â la Chine, au Ja|»on et â la Cocbinchine, cinq en Afrique et une en Sibérie.

Les genres qui forment cette famille ont élé dispo- I sés de la manière suivante par le professeur De Can- | dolle :

t MfcXISPF.RltES TB VIES.

a. Feuilles composées.

Lardizabala, Ruiz et Pavon; Stauntonia , DC.; Burasaia, Du Petit Thouars.

/3. Feuilles simples.

Spirospermum, Du Pelit-Thouars; Cocculus , DC.; Pselium , Lotir.; Cissampelos, L.; Menispermum ; DC.; Abula , Auhlet; Jÿdcslis, DC.

f-j- MtRISFERRftLS MISSES.

Schizandra, Rich. in Michaux.

NËNISPERMOIDES. bot. Premier nom donné à la famille des Ménispermées. V. ce mot.

MF.NISPORE. Mcnispora. bot. (Mucédinèes.) Persoon. dans sa Mycologie Européenne, a donné ce nom au même genre que Link a appelé Camplosporium. Ce genre, intermédiaire entre ceux Molinia, Bolryiis et Acijrnocladium , est formé par des fibrilles droites, presque en corymbes, portant de petits conceptades ou sporules linéaires, courbés en croissant.

MtxiSFOBi glacqoe. Menispora glaucutn . Il croît sur la surface intérieure des écorces tombées du Chêne et du Bouleau. Ce Champignon microscopique est remarquable par ses conceptades; il forme des taches semblables à de la moisissure, d'une couleur blanchâtre et glauque.

MENJET. a va. Nom vulgaire de la Belcllc, Musiela v ulgaris, L. V . Marte.

MENN1CUERSTEIN et MENNIGERSTEIN. ata. Sorte de Tuf volcanique (Trass) qu'on exploite à Mennich et sur les bords du Rhin, près d’Andcrnacb.

MÉNOBRANCHE. Menobranchus. reft. Harlan a proposé sous ce nom la formation d'un genre nouveau, pour un Reptile qui, selon lui, ne peut rester parmi les Triions, où il a figuré jusqu'ici. Les caractères principaux de ce genre seraient : branchies persistantes; deux rangées de dents â la mâchoire supérieure, une seule â

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