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grises; éiylres d'un brun foncé, marquées de stries ponctuées, avec une bande vers le milieu, formée d'écailles blanches, que l'on retrouve aussi à l'extrémité. Taille, quatre lignes.
MESTOTES. bot. C'était le nom que Solander, dans ses manuscrits inédits, avait donné au genre Chaillelia de De Candolle. Celui-ci s'en est servi pour désigner la première section de ce genre, laquelle sc compose uniquement du Chaillelia pcdunculata.
MESl'A. bot. Genre de la Tamillc des Gullifères et de la Polyandrie Monogynie, L. Son calice se compose de quatre folioles persistantes; ses pélales sont en nombre égal; ses étamines nombreuses se soudent entre elles par la base de leurs filets; le style se termine par un stigmate épais et concave. Le fruit est une noix télragonc ou conique, dont le péricarpe, de consistance coriace et fongueuse, se fend en quatre valves, cl renferme d'une à quatre graines. Ce fruit, avant sa maturité, laisse exsuder un suc lenaceel glulincux, et celte graine se mange comme la châtaigne. Une espèce que Burinann associait au Calophyllutn, croit dans l’Inde et dans l’ile de Java; c'est le Aagassarium de Rumph ( Herb . Amboin., 7, t. 2). Une autre plante de l’Inde, que Khéede ( liorl . Matab., 5, t. 53) a fait connaître sous le nom de Belluta-7'sjam pavant, doit être aussi rapportée à ce genre. Ce sont des arbustes dont les feuilles sont dépourvues de veines, et dont les fleurs axillaires ou terminales et ordinairement solitaires répandent une odeur agréable.
MF.SY. ois. (Salerne ) L'un des noms vulgaires de la Cresserelle, Falco Tinnuncutus. F. F vieux.
MÉTABASIDE. Metabasis. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Cbicoracées, établi par le professeur De Candolle pour une plante observée par Aucher«Eloy dans l’Altiquc, l’une des provinces de la Turquie d’Europe. Caractères : capitule mulliflore; involucrc formé de deux rangées de squanimelles peu nombreuses et de squainmcs acuminées, spinellulées sur le dos; paillettes du réceptacle minces, scarieuses, remplissant les intervalles que laissent les fleurs entre elles; akènes linéari-cylindracés : ceux du rayon courtemenl rostres, ceux du disque au contraire le sont longuement; aigrette unisériale, très-courte et squammelleuse au rayon , allongée et plumeuse au disque.
Métabaside desmoxtsIIysettk. Metabusis Hymetla, DcCand. C'est une plante herbacée, à feuilles radicales, velues pour la plupart, riiucinalo-piiinatifides, à lobes aigus, à sinus obtus; ses tiges sont rameuses dès la base, glabres, presque nues vers le sommet qui porte une tête composée de fleurs jaunes, un peu rougeâtres extérieurement et en dessous.
MKTABOLE. Metaboios. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par le docteur Blume dans sou llydr. Fl. ncd. J ml., p. 990, pour une douzaine de plantes sous-ligneuses qu’il a découvertes dans les broussailles qui bordent les forêts de I île de Java. Les caractères de ce genre sont : tube du calice obovale et arrondi, son limbe est à quatre et quelquefois à cinq divisions; corolle infundibuliformc, à limbe divisé de même que celui du calice; quatre ou cinq étamines insérées à la
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{'orge de la corolle; slvle filiforme; stigmate épais, bi i ou quadritide. Le fruit consiste en une haie presque sèche, couronnée par le calice persistant, divisible en ! deux ou quatre coques polysperines ; semences angu- leuses, attachées à des placentaires proéminents.
Mêtaboi.e VURKOX. Meiabolo» r enosus, Blume. Sa , lige est sous frutescente, garnie de feuilles courtement péliolées, ovato- lancéolées, acuminées, marquées de ] veines relevées en lignes, scabriuscules, agglomérées I en verticilles axillaires; les stipules sont géminées et découpées.
blume a nommé les cinq autres espèces qu'il a dé- j crilcs, Aletabolos tatifotius , ruyosus, prostratus, , riyidus et cæmleus.
MÉTACARPE. Metacarpus. iool. Partie comprise entre I» carpe et les doigts. Lalrcille a employé cette épithète pour désigner le cinquième article de la patte des Crustacés décapodes.
MÉTACllILE. Metachilum. iiot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par le professeur Lindley qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgone ou sépales commentes, presque égales en longueur, les latérales soudées à la hase du gynoslèine; pétales très petits; labelle ventru, entier, soudé avec le hord du pied du gynoslème, appendiculé intérieurement; pied du gynoslème allongé; stigmate proéminent, avec le sommet membraneux et bilobé ; anthère hiloculaire et dorsale. Les Mélachiles sont des plantes épiphyles, à liges ou hampes pendantes, cylindriques, à feuilles distiques, à fleurs petites, latérales ou terminales, rassemblées en épi. On les trouve dans l'Inde.
Le professeur Richard a appliqué physiologiquement le inot Mélachile pour désigner la partie médiane du labelle dans la fleur des Orchidées; il considère cet organe comme susceptible d'étre analysé dans ses trois parties distinctes, et à cet effet, il a nommé épichite la partie supérieure qui est ordinairement partagée en plusieurs lobes dissemblables; hypochile la partie inférieure qui est assez souvent arrondie, quelquefois prolongée en éperon, et enfin mélachile la partie moyenne.
MÉTADII'E. Metadupus. ns. Coléoptères télramères; genre de l'ordre des Rhynchophores, famille des Curculionides, établi par Schoonherr avec les caractères suivants : antennes médiocres, presque grêles, la lige est formée de sept articles dont les deux de la base longiuscules, le deuxième surtout, les quatre derniers formant une massue oblonguc-ovale; rostre longiuscule, assez fort, cylindrique et un peu arqué; corselet profondément bisinué à sa base, beaucoup plus court antérieurement et rétréci postérieurement; élylres ovalaires, convexes, oblusémenl anguleuses aux épaules; pieds médiocres, assez forts, presque égaux; cuisses un peu renflées, armées d'une petite dent en dessous; jambes comprimées, avec un crochet à l'extrémité; tarses longiuscules, avec le pénultième article plus large, bilobé, spongieux en dessous, et le dernier en massue, bionguiculé.
Mktadlte nootex. Metadupus nodatus, Chevrolal. Il est ovale-oblong et noir, couvert d’écailles brunes et cendrées; le corselet est caréné au milieu, avec un petit
tubercule de chaque c6té, le tout couvert d’écailles grises, de même que l’extrémité des élylres; pieds ferrugineux. Du Mexique.
MÉTAGNANTHK. Melagnanthus. bot. Ce genre appartient à la tribu des Sénécionides. de la famille des Synanlhérées ou de la Syngénésie de Linné; il a été créé par Kndlicher qui lui a reconnu pour caractères : capitule pauciflore. discoïde, homogame; involucre oblong, composé d’un petit nombre de squammes imbriquées, serrées, les extérieures plus courtes, les intérieures presque aussi liantes que le disque; réceptacle plan, étroit, pailleté; corolles tubuleuses, cylindriques, avec le limbe à cinq dents; anl hères sans queue; stigmates sans appendice; akènes cylindracés. sillonnés, privés d'ailes; aigrettes petites, pailletées et aigues. Ce genre a de grands rapports avec celui que Cassini a nommé Hymcnolepis, et devra vraisemblablement lui être réuni.
MÉTALAS1E. Melalania. bot. Ce genre delà famille I des Synanlhérées et de la Syngénésie égale, L.. a été | proposé par R. Brown ( Obserc . on the Compositœ , p. 124) pour différentes espèces placées parmi lesG/taphalium par les auteurs. Il lui attribue pour caractère essentiel : un involucre cylindrique, pourvu, dans la plupart des espèces, d’un rayon court, formé par les lames colorées et étalées des écailles intérieures; fleurons peu nombreux, tous hermaphrodites; rayons de l'aigrette caducs, épaissis cl dentés au sommet . Cassini. ayant adopté ce genre, l'a placé dans la tribu des Inulées. section des Gnaphaliées, et en a beaucoup étendu les caractères. Selon ce botaniste, le Metalasia est ainsi caractérisé: involucre long, cylindracé, forme d'écailles appliquées, régulièrement imbriquées, les extérieures ovalcs-oblongues, scarieuses, plus ou moins pubesccnlcs; les intermédiaires larges, obovales et scarieuses; les intérieures ohlongues, arrondies au sommet. blanches et pétaloldes; réceptacle très-petit cl nu; caialhide composée de trois ou quatre fleurons égaux, réguliers et hermaphrodites; corolles dont le limbe est rouge, h cinq divisions; anthères munies à la base de longs appendices subtiles et barbus ; ovaires ohovoïdes, oblongs, glabres, surmontés d'une aigrette composée de petites écailles coniques, libres, filiformes inférieurement. épaisses cl dentées supérieurement. Ces caractères lie s'éloignent de ceux assignés par R. Brown à son Metalasia, que par la structure de l'involucre. Cassini n'ayant point remarqué la radiation des folioles intérieures sur les échantillons qu'il a observés, s'esl cru autorisé à rejeter ce signe différentiel; il n'est pas probable, cependant, qu'un naturaliste aussi sévère que R. Brown se soit mépris à eet égard, et il vaut mieux croire que Cassini n’a pas eu à sa disposition des plantes dans un assez bon état de conservation. L'auteur du genre y a réuni les Gnaphalium muricatum . mucronalum et seriphioides de Bergius et Linné. Ce sont des arbrissea ux indigènes de TA frique méridionale , et faciles ù reconnaître parleurs feuilles petites, roides, analogues à celles des bruyères, ayant les bords roulés en dessus, la face supérieure lomentcusc, l'inférieure convexe et presque glabre. Ces feuilles sont retournées sens dessus dessous, caractère qu'on a négligé dans les
description!, excepté Linné qui l’a exprimé brièvement dans VH or tu* Clifforliatius, en parlant du Gna phatium tnuricaium. Les deux espèces dont Cassini a , donné des descriptions détaillées ont été nommées Me- • ta lu sia crm o sa et Meta/asia umbcllala. Elles ont pour synonymes le Gnaphalium tnuricaium, L.,el le Gnaphalium p irgalutn, Vahl.
MÉTALLIQUES. Melallici. ixs. Latreille désignait ainsi une division de la famille des Carabiques. composée des genres Cyclire, Calosome, Carabe et Panagée. F. ces mots et Caraiiiqies.
METAL LITE. Metalliles. 1x9. Coléoptères létramères; genre de la famille des Ithynchophores. institué par Scboonherr et adopté par Latreille, avec les caractères suivants : antennes bréviuscules, un peu épaisses, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et obconiques, les cinq suivants granulaires, et la massue oblongue, ovalaire et acuminée; trompe courte et plus étroite que la télé, planiusculeen dessus et parallélipipède; yeux petits, arrondis et médiocrement saillants; corselet ou transverse ou oblong, tronqué aux deux extrémités, médiocrement arrondi sur les côtés et un peu plus étroit antérieurement; élytres oblongues. ovalaires, légèrement échangées à leur base, près de la suture, avec les épaules ohlusément anguleuses et quelquefois arrondies; pieds presque égaux. Le Polydrusus mollis , Dejean, est le type du genre Métallite où l'on trouve huit autres espèces, pour la plupart nouvelles. Toutes habitent l'Europe.
METALLOÏDE, mix. On donne celte qualification à diverses substances minérales douées d'un reflet qui imite, jusqu'à certain point, le brillant métallique. Mais ces substances ne possèdent point les propriétés qui constituent véritablement les métaux. P. ce dernier mot.
METALLURGIE. «ix. C'est ainsi qu'on nomme l'art de purifier les minerais et d'en obtenir les métaux dans l'étal de ductilité, de malléabilité, d'élasticité qui leur | est propre, et qui les a rendus d'un usage indispensable 1 à l'Homme. Les procédés qu'emploie la Métallurgie sont d'une étendue immense; ils participent de toutes les ! connaissances économiques et industrielles, depuis la préparation du sable grossier jusqu'aux moyens de constater dans une masse d'Or. la présence de la plus faible portion d'alliage. Les travaux métallurgiques sont toujours précédés par des essais docimastiques, destinés à tracer au métallurgiste la marche qu’il doit suivre, et à le diriger dans ses travaux. Dans ces essais qui sont entièrement du ressort de la chimie minérale, l’opérateur, alors tout chimiste, ne s'attache qu’à bien connaître la nature du minerai qu'il se propose de travailler en grand ; il en distingue les parties riches et les parties pauvres; il analyse les corps étrangers qui y sont accidentellement unis, ceux qui en forment la gangue, afin qu'il puisse, selon que l'exigeront les travaux, écarter préalablement les corps étrangers |>ar des moyens mécaniques, ou les faire concourir immédiatement au succès de ses opérations. Dans tous ces détails qui exigent beaucoup de connaissances et d habitude, les vues d'économie peuvent être écartées, parce que
les quantités sur lesquelles on opère, sont si faibles, que la dépense ne saurait entrer en ligne de compte; il n’en est pas de même pour les travaux en grand; tous les soins, toutes les combinaisons du métallurgiste doivent tendre à simplifier le plus possible les procédés, à ériter par des moyens mécaniques bien appropriés, la perte de temps et la main-d'œuvre, qui sont le point le plus important dans un établissement considérable. Après avoir profité de tous les avantages que peuvent lui procurer les localités, il doit tourner toute son attention vers le choix des agents chimiques, porter la plus grande économie dans l'emploi du combustible; veiller à ce que l'air atmosphérique même, qu’il est obligé de faire parliciperà ses opérations, ne soit point inutilement prodigué; lâcher enfin de tirer parti de tous les produits accessoires, nés pendant la fusion, de recueillir ceux qui peuvent se dissiper sous forme de fluides élastiques, etc., etc. Le laboratoire de chimie doit donc être la première pièce de l'usine ’u métallurgiste . c'est là qu'il détermine la nature des agents qu'il doit employer à ses opérations; le premier est la chaleur qu'il obtient, soit des matières végétales directement, soit de la Houille ou de la Tourbe brutes ou épurées par une opération préliminaire; soit enfin du Bitume ou de l'Hydrogène, lorsque le bas prix de ces combustibles peut procurer de l'avantage. Quel que soit le corps qui produise le calorique, il n'en peut être dégagé sans le concours de l'Oxigène ou plutôt de l'air atmosphérique, et l'emploi de celui-ci, quoique d’un faible intérêt en apparence, mérite souvent la plus grande attention. Viennent ensuite les métaux purs ou combinés, sous forme terreuse ou alcaline, que l’on emploie comme alliage ou fondant, le Carbone, le Soufre , le Phosphore , etc., etc. Du laboratoire on passe à la bocarderie, à la laverie, où les minerais sont successivement réduits en fragments plus ou moins gros, à l'aide de machines appelées bocards. dont la force est proportionnée à la dureté, à la ténacité du minerai, ainsi qu'à la puissance motrice dont on peut disposer. Quant au lavage, il doit être d'autant plus coûteux que. selon la valeur du minerai, l’on est obligé de multiplier la main d'œuvre et de recourir aux plans inclinés, aux tables garnies, etc., etc. On arrive à l’atelier de grillage; il peut être établi en plein air ou sous des hangards. Dans le premier cas, il consiste eu de simples tas de minerais entremêlés d'autant de matières combustibles qu'il en faut pour préparer, aliinen ter et consommer le grillage. Pour d'autres minerais, on emploie les fourneaux d'évaporation, et même asst / souvent ceux de réverbère. Ordinairement les opérations du grillage n'ont pour but que d'attendrir et de diviser le minerai, afin d'en faciliter postérieurement la fusion ; quelquefois on cherche, par ce moyen, à faire naître un jeu d'affinités entre les constituants du minerai, d'où résultent des composés nouveaux, plus favorables à la fusion; d'autres fois enfin les principes qui obéissent à la loi d'écartement, sont assez précieux pour être recueillis; alors le métallurgiste doit conduire les vapeurs dans les cheminées de condensation, d‘où, par des moyens appropriés, l'on puisse détacher les produits sublimés. La fonderie, qui est l’usine ou la partie de
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l'usine dans laquelle se traite tout ce qui est relatif à la fusion proprement dite, est, sans contredit, l'objet le plus important de la Métallurgie. Il est â regretter que les bornes assignées à ce Dictionnaire ne permettent pas de s'arrêter à ces diverses opérations, et en effet, pour donner une idée, même très- superficielle, de celles qui s'exécutent dans les fourneaux, ainsi que des fondants qu'on y emploie; pour décrire toute espèce de forges et de fourneaux, leur disposition générale, leur construction, leur conduite, les manières diverses de les charger, selon la nature des minerais; les soufflets et les machines soufflantes, les trompes et les régulateurs, etc., il faudrait un espace dont on n'a point à disposer ici. Il est plusieurs opérations de Métallurgie où la chaleur n’est employée que comme moyen secondaire. C'est, par exemple, lorsqu'il s’agit de séparer l'Or ou l’Argent natif des corps étrangers avec lesquels ils sc trouvent unis, soit à l’étal de simple mélange, soit à celui d'alliage. Alors oii pulvérise la mine aussi bien lavée que possible, on la broie, on la triture sous la meule avec une quantité de Mercure, suffisante pour en former un amalgame que l'on introduit dans des cornues, sur un fourneau de galère, et l’on distille pour séparer le Mercure par la volatilisation; l'Or ou l’Argent restent au fond de la cornue d'où on les retire pour les porter au creuset, après toutefois en avoir constaté le litre. C'est celle opération qui mit longtemps une partie du nouveau monde dans la dépendance du coin de l'Europe qui possède les inépuisables mines d'Aiiuaden. f''. Mtncm.
MÉTAMORPHOSE. Metamorphosis. zool. bot. Ce inot, passé de la mythologie dans le langage des sciences physiques, signifie : changement d’une forme en une autre; il eal exactement synonyme de transformation et de transfiguration , mais non. comme l’ont dit certains auteurs, et comme le répètent quelques copistes qui se renferment dans ce rôle, du mol transmutation synonyme de transsubstantiation. Les Métamorphoses ou transfigurations sont partout dans la nature; les transmutations ou transsubstantiations ne sauraient être admises dans la majestueuse régularité de sa inarche immuable; aussi un homme sensé, qui peut bien concevoir comment un Cocos devient un Palmier, un œuf un Oiseau, une chenille un Papillon, par l’effet de Métamorphoses successives, ne saurait ajouter foi à certains changements qui seraient de véritables transsubstantiations, aussi impossibles que ta transmutation des métaux, à laquelle crurent si fermement, durant tant de siècles, de bonnes gens que dupaient des alchimistes de toutes les espèces.
C'est par rapport à l'entomologie uniquement qu'on a jusqu'ici, dans les dictionnaires d'histoire naturelle, traité des Métamorphoses; il est bon de les considérer sous un point de vue plus général. Il est vraisemblable que la nature uc produisit pas les animaux tout à la fois, mais successivement, et dans celle production, elle n'a pu compliquer leur organisation que graduellement, en commençant par la plus simple , et terminant par la plus composée et la plus perfectionnée sous
| tous les rapports. Telle est en abrégé l'histoire des Métamorphoses. Les animaux les plus simples furent I comme des coups d'essai, de véritables fœtus, et des capacités où se trouvèrent renfermés les rudiments d'un certain nombre d'organes, susceptibles d'accroissement. et qu'une même force poussa, soit tous ensemble, soit les uns après les autres, et dans divers rapports, ail degré d'accroissement nécessaire pour atteindre aux formes définitives, qui devaient fixer la place de chaque créature dans l'ensemble de l'univers en y perpétuant sa race. Il s'ensuit que tout être organisé, assez avancé par sa complication pour que des combinaisons fortuites ne suffisent plus pour le reproduire, ne peut provenir que d'un germe, et dans ce sens le système de Povarisme est parfaitement raisonnable. Auparavant, des corps d'une telle simplicité que nul organe n’y déterminait de centres vitaux, pouvaient, une fois créés par diverses combinaisons des formes primitives que prend la matière tendant vers l'organisation, se perpétuer par divisions ou par boutures; d'autres corps, également susceptibles de se rompre en fragments reproductifs, pouvaient en outre émettre des propagules qui n'étaient pas plus leurs ovaires ou leurs œufs, que les biilhines de certaines l.iliacées ne sont leurs semences; mais dès que deux organes, quelque simple que soit leur manifestation, apparaissent dans une créature appartenant aux degrés inférieurs, l'addition de l'un et l'autre ne permet plus le mode de génération lomiparc, parce que ces organes étant également indispensables l’exercice de la vie, tout déchirement qui les disjoindrait , causerait nécessairement la mort de chaque moitié, où ne se trouveraient plus les conditions nécessaires à l’existence spécifique de l’être binaire. Plus le nombre des organes s'accroît, plus la vie se développe; mais plus aussi elle se subordonne à l'intégrité d'un être qui ne peut plus sc morceler impunément. La nature y doit donc ajouter des moyens de reproduction sans soustraction de parties, que ne pourrait plus réparer l'ètre qui les aurait perdues; cl de celle nécessité commence, par l’apparition des propagules ou gemmules dans la Cryptogamie, des zoocarpes dans les Psychodiaires, des ovaires dans les petits Crustacés et dans les Enlozoaires, la série des Métamorphoses qui sont, pour chaque formation, une | répétition de ce qui s'opéra dans l'ensemble de la création même, passant du simple au composé.
Cependant beaucoup de Kadiaircs, s'avançant vers ! les séries d'animaux plus complets, sans que l'on y puisse encore apercevoir d’ovaires, se multiplient tou- 1 jours par boutures, et la nature en donnant des graiues aux végétaux parfaits, ne leur a pas interdit tout autre 1 mode de reproduction; mais lorsque ces inodes accessoires de reproduction ont lieu, il n’y a pas de Métamorphoses. c'est l’individu lui-même qui se perpétue, et iioii sa liguée avec laquelle rien ne saurait désormais lui être commun. Aussi voit-on que tout arbre venu du bouture ou de plant enraciné, est en loul pareil au sujet dont il fil partie intégrante, tandis que les arbres provenus de graille sont presque autant de variétés, où peu d'individus se ressemblent en loul point; de sorte que si l'on sème dix pépins de Hommes, il en pourra résul-
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