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1er dix Pommiers fort différents quant à la forme et à la saveur de leurs fruits, lorsque toutes les branches «l'un même Pommier , converties en boutures, donneront des Pommes absolument pareilles à celles que produisait l'arbre multiplié. C'est du moins ce que prétend Van Mous, auquel l'horticulture doit un grand nombre de découvertes importantes.
Il ne sera pas question dans cet article de tous les changements qu’éprouvent les graines et les œufs, une fois introduits daus le plan de la nature, pour atteindre au dernier développement dont les végétaux et les animaux sont susceptibles. On ne suivra pas non plus les Métamorphoses à partir de l’état fœtal jusqu’au dépérissement et à la mort; ce serait anticiper sur ce qui doit être dit aux mots Mue, CEur, Organisation et Végétation, ou répéter une partie de ce qu'on a déjà trouvé dans les articles qui ont précédé celui-ci. Les anciens s'étaient peu ou point arrêtés aux Métamorphoses des animaux, et quoique Aristote paraisse avoir su que les Papillons, les Abeilles et les Scarabées, eu \ sortant de l'œuf, passaient par divers états, avant de 1 se montrer tels qu’ils tinissenl par être; peu avant le temps où les Redi, les Swainmerdam. les Goeddarl, les Malpigbi, les Leuwenhoèck et autres savants, commencèrent à sonder les mystères de la nature; Mouffel, père de l'entomologie, prenait les nymphes aquatiques des Libellules pour des animaux tout différents sous le nom de Sauterelles aquatiques. L'erreur était excusable; on pourrait sans être taxé d'incrédulité, si l'expérience ne l’avait enseigné, et si on ne pouvait le vérifier chaque jour, refuser de reconnaître, par exemple, chez les larves de Cousins, nageant et vivant dans l'eau comme de petits Poissons, les mêmes animaux que ces incommodes volatiles, yui eût jamais pu deviner, en voyant, pour la première fois, une Chenille lourde, noire et disgracieuse, rampant sur la feuille de l'Ortie dont elle déchire pour s’en nourrir les feuilles coriaces au moyen de puissantes mandibules, la Chrysalide d’un jaune rous»àtre, inerte, sans bouche, et suspendue par sa pointe le long de quelque mur où l'attache plus étroitement encore une ceinture en soie; enfin celle brillante lo, qu'on surnomma le Paon, voltigeant dans les airs où la soutiennent de grandes ailes rouges largement occellées d’azur, et savourant le miel que sa longue trompe va puiser dans le sein des fleurs; qui eût jamais pu deviner que ces trois choses n’en étaient qu'une? La surprise que causerait la découverled'un pareil fait ne serait-elle pas encore augmentée en voyant que la chenille, la chrysalide et le Papillon sortent en outre d'une première ou quatrième forme, qu'à son aspect ôn serait bien plus tenté de prendre pour une graine que pour un produit animal ?
Dans le sens où se doit prendre le mol Métamorphose en histoire naturelle, il s'entend : d'une suite de révolutions opérées dans l'économie d'un être, en vertu de laquelle, tandis que certains organes sont portés au plus haut degré de développement qu’il esl de leur nature d’atteindre, d’autres demeurent stationnaires ou semblent s’annihiler ; d'où il résulte que les rapports des fonctions de ces organes venant à changer en rai- i son de la prépondérance que les uns prennent sur les
autres, l'être éprouve successivement de tels changements dans sa manière d’exister, qu’il peut ne lui rester, au terme de son développement . presque rien de ce qui le constituait lorsqu'il naquit.
Les Métamorphoses s'opèrent par métastase, c’est-àdire par le transport des forces vitales sur tels ou tels organes, ou par des dépouillements successifs qui font apercevoir des formes nouvelles. Les Métamorphoses par métastase sont plus parliculièrcs aux animaux qui sortent de l'œuf ou de l'utérus sous la forme, à peu près, qu'ils conserveront durant leur vie, sans qu'il s'y viennent ajouter de membres nouveaux; elles se bornent en quelque sorte à des changements d'équilibre organique, d’où résulte l'apparition des dents, des poils, des cornet ou autres parties qui se montrent tour à tour; il n’est pas jusqu'à des viscères d’une grande importance qui ne puissent en subir l'influence puissante; ainsi, par exemple, l'estomac, d'abord composé de la seule poche qui s'appellera Caillette dans les Ruminants. se compliquera au point d’étre composé dans la suite de quatre estomacs distincts. Entre les Métamorphoses par métastase, dignes qu'on les signale ici. et celles qui ont lieu par addition de membres, ou par des changements de formes plus ou moins remarquables, sont celles des Batraciens- On a vu, quand il a été question de ces animaux qui mériteraient qu’on établit pour eux une classe à part dans le règne animal, qu'ils naissaient Poissons. Chez ces Batraciens la larve appelée Têtard, esl fort différente de l’état d’adulte; herbivore, ses intestins, qui doivent un jour être courts et disposés pour une nourriture animale, sont longs et contournés; dans plusieurs de ces Têtards se verra d'abord une queue qui doit tomber lorsque quatre pattes y apparaîtront ; il n'est pas jusqu’au système respiratoire, si compliqué, qui ne soit destiné à passer du mode branchial nu mode pulmonaire. Les artères sortant du cœur pour aller aux branchies s'oblitèrent, à l'exception de deux rameaux inférieurs qui se rendent au poumon lors de la transformation définitive; aussi les branchies meurent et sc détachent comme des feuilles fanées, et les poumons se développent. En même temps que les branchies cessent de recevoir du sang artériel, la queue en reçoit moins, la moelle épinière se retire du prolongement caudal, par une sorte i d'ascension qui a également lieu dans le fœtus humain, | et tous ces organes accessoires perdant leurs éléments | vitaux, sont en partie résorbés dans l’économie animale où le surcroît d'énergie qui en résulte détermine le développement des quatre membres, vers lesquels se portent la puissance nutritive et celle du sang artériel. Ce qui arrive dans les Cousins et dans les Libellules n’est pas plus extraordinaire, et l'Homme même, qui se place tellement au-dessus des animaux que toute comparaison avec lui devient choquante, a éprouvé une Métamorphose analogue, lorsque se dégageant des enveloppes qui contenaient les eaux de l'ainnios où il nageait, le trou de holal se ferma dans son cœur, pour métamorphoser en Mammifère, ce qui durant neuf mois n’avait été qu’une sorte de larve. Les Métamorphoses, chez' le reste des Reptiles, se bornent à «les changements de peau; chez les Oiseaux ce lie sont
Digitiz
guère que des mues-, il n’cn résulte que des changements de plumage, lequel, selon les époques de la vie, prend des teintes si différentes que les ornithologistes ont trop souvent décrit comme des espèces distinctes des individus d'âge différent. La plus remarquable de ces Métamorphoses de plumage est celle «m’éprouvent les vieilles femelles. Plusieurs, vers l'époque où se perd la faculté génératrice, prennent la livrée des mâles, ce qui les a fait confondre, chez les Faisans, avec les métis appelés Coquarts. Les Métamorphoses des Poissons soûl moins évidentes ainsi que celles de tout être qui, vivant essentiellement et toujours dans l'eau, n'éprouve guère le besoin de se modifier pour changer de condition animale. Les R.uliaires u'en subissent probablement d'aucune sorte, comme si dans la production de ces êtres aquatiques, la nature s'étant bornée au développement de la vie, par les procédés les plus simples, n'avait pas jugé nécessaire, après avoir atteint son premier but, d’y ajouter des rudiments d'organes susceptibles par leur développement d'élever de telles ébauches au rang des animaux complets.
Dans les Articulés, longtemps regardés indifféremment comme des insectes, les .Métamorphoses plus frappantes, s'opérant par des changements de formes souvent du tout au tout, présentent d'admirables phénomènes. Swaminerdam. qui le premier porta un regard philosophique dans leur examen, y établit quatre classes. Dans la première, où ces Métamorphoses suivent un cours moins varié, étaient comprises celles des Aptères, qui la plupart sont aujourd'hui des Myriapodes, à qui poussent des anneaux ou segments avec leur paire de pieds, des Arachnides et des Crustacés sujets à de simples changements d’enveloppe. Dans la deuxième, se rangeaient les insectes qui naissent avec six pattes, niais dont les ailes cachées ou renfermées dans une sorte d'écaille qui en protège d'abord les rudiments, se déploient à l'instant prescrit; ce sont les Orthoptères, les Hémiptères et plusieurs Névroplères. Dans la troisième, l'animal parcourt trois périodes diverses; celte classe renferme deux ordres, le premier comprend les insectes où le second état, appelé nymphe ou seminymphe, présentant soit l’apparence de pieds et d'ailes, soit la réalité de ces deux choses, ils ne sont point réduits à demeurer ensevelis sous l'apparence léthargique ou de la mort, afin de passer à leur dernière forme ; tels sont le reste des Névroplères, les Hyménoptères et les Coléoptères. L'autre ordre se composait des Lépidoptères, où la larve, munie de pieds, communément appelée chenille, sujette â des dépouillements préparatoires, vil comme pour manger en changeant plusieurs fois de peau, jusqu'à ce qu'ayant choisi tin lieu de repos, elle s'y engourdit en une chrysalide à travers l’enveloppe coriace de laquelle on peut bien apercevoir les changements qui se préparent, mais qui n'a ni pâlies, ni ailes, ni bouche, ni quoi que ce soit où l’on puisse reconnaître un animal vivant. Dans la quatrième classe enfin, rentraient des espèces qui étant d’abord des larves en sortant de l’œuf, sans pieds comme des Vers, ou avec six pieds au plus, se transforment en nymphes, mais sans changer de peau, de sorte que celte peau venant à se durcir, et l'animal s’y trouvant
emprisonné â l’état de chrysalide, en sort enfin avec des ailes : ce sont les Diptères.
| Réaumur. qui s'occupa particulièrement des Méta- 1 morphnses chez les Lépidoptères, Linné et Fahricius ont modifié ces distributions; de nos jours nuber de } Genève. Dutrochct. Savigny, Marcel de Serres et La- Ireille. ont, par des observations précieuses, ou par des considérations nouvelles, jeté un grand jour sur une matière 6i curieuse ; et maintenant on s'accorde à distinguer les Métamorphoses des insectes en incomplètes ou partielles, qui modifient l’étre, et en complètes, qui en transforment la totalité. Dans toutes, les 1 changements intérieurs en commandent de correspon- ! dants à l'extérieur, c’est-à-dire que ceux du dehors sont j conséquents de ceux du dedans; car jusqu'aux trois , principaux systèmes organiques tout y subit des Iransj formations, cl l’on seul quelle influence ces transfor- ( mations des appareils nerveux, nutritif et respiratoire,
| doivent avoir sur l'instinct même des créatures où elles j ont lieu. C’est donc avec pleine raison que Virey dit :
« Le système nerveux doit jouer ici un râle auquel on I n'a pas accordé assez d’attention. Nous avons fait remarquer que la chenille ayant un autre instinct que le Papillon, et les diverses larves d’autres genres de vie que l'insecte parfait, il fallait bien que l’appareil excitateur de toutes ces opérations éprouvât des changements. Nous avons fait la comparaison de l'insecte avec ces petits orgues portatifs, dont le cylindre a différents airs notés sur son pourtour, et qui exécutent chacun 1 de ces airs, selon qu'on avance ou qu’on recule le cv- • lindre. Pareillement le système nerveux ou la série de ganglions le long du cordon médullaire double, se dé- I ployant diversement chez la larve et l’animal parfait,
I doit exciter des actions différentes dans l'un et dans [ l’autre, mais appropriées à l’étal des organes externes, j Ainsi la larve du Scarabée nasicorne, qui vit dans le > tau, a ses ganglions nerveux tellement rapprochés qu'ils ne composent qu'une masse fusiforme, et les rameaux qui en sortent se rendent en divergeant, comme des rayons, aux divers organes : il existe en outre un autre nerf analogue au récurrent de l’Homme, et qui se distribue en rameaux avec des ganglions à l'estomac. Chez le même animal complet les ganglions du ! cordon médullaire longitudinal s'écartent ail contraire en cinq ou six espaces. Dans le Cerf-Volant, espèce du genre Lucane, le cordou médullaire n'a plus que qua- ; tre ganglions assez gros; sa larve en avait huit outre j un nerf récurrent. Les chenilles de la plupart des Rom- ! bices. particulièrement celle du Cossus, avaient douze ganglions; les Papillons en ont moins par le rapprochement de ces nœuds. »
Dans l'appareil nutritif, les changements ne sont pas 1 moins étranges; ils subordonnent la machine à des appétits divers; si la bouche et les intestins ne changent pas de forme dans les Articulés à Métamorphosa j incomplète, ces parties se dénaturent entièrement dans les insectes à Métamorphoses complètes, et leurs varia- ^ lions soûl véritablement admirables en ce qu'elles font connaître quelle multitude de moyens sait employer la | nature pour ne jamais se répéter dans ses produc lions, qui sont le résultat de lois d'autant plus fécondes
qu'elles paraissent êlre moins nombreuses. Ainsi plus exister ruditncnlaircmciil les moindres parties constile canal alimentaire se raccourcit, plus l'animal de- tulives de leur êlre. Cependant le propagule ni l'œuf
vient carnivore ou se nourrit d'aliments substantiels, ne peuvent être considérés, chez ces animaux, comme
La chenille vorace qui, par le moyen de ses robustes vivants, dans le sens qu'on attache à ce mot, encore
mâchoires, déchire et broie un feuillage souvent co- j que l'un et l'autre renferment les principes des sensariace dont elle consomme jusqu'à trois fois son poids | (ions ou du mouvement, car ni ce mouvement, ni les dans une journée, véritable machine à manger, a son i sensations n’y existent. La créature qui s’y prépare à intestin énormément dilaté et boursouflé comme le la vie réelle, n’en sortira qu’en vertu d’une suite d’efcolon. Les larves des Guêpes et des Abeilles ont un es- forts opérés intérieurement par l'action organisatrice tomac si vaste qu’il en occupe presque tout l'intérieur; toute-puissante, mais réduite au rôle d’agent socon-
mais lorsque ces animaux sont parvenus à l'étal par- daire, dés après la naissance où l’instinct, ce premier
fait, leur panse se resserre; ainsi l'Abeille ne conserve intellect rudimentaire interne, commandé par l'orga-
plus. d’un vaste laboratoire nutritif, que deux poches nisation même, suffit pour déterminer la créature qui
à iniel inégales; et les Papillons, dans la trompe des- a vu le jour, à rechercher d’elle-même ce qui lui est
quels Savigny a reconnu des pièces correspondantes bon en évitant ce qui lui serait dommageable. L’animal
aux mâchoires, n'employant plus ces parties aux mê- est alors émancipé, et la prépondérance ou la subormes usages consommateurs, ont aussi leur estomac dinatiou des parties constitutives, les unes par rapport
bien plus petit, ce qui est le contraire des Ruminants, aux autres, avec le jeu de toutes, modifieront sa vie
ces grands Vertébrés où l'on vienl de voir que l'esto- selon les besoins de chaque âge. L'amour sera le but
mac, formé d’une seule poche dans le fœtus, se mulli- de ce merveilleux mécanisme; de nouveaux œufs en pliait en quatre dans l'adulte; et celte forme multiple seront le résultat; le trépas en sera le terme. Deux étals
de l'estomac se reproduit encore chez les insectes, où de repos, l’un temporaire et plein d'avenir, l’autre
l’on en retrouve trois et quatre dans les Orthoptères, éternel et sans espérances, marquent donc les deux qui sont conséquemment herbivores. Ne pourrait-on extrémités de la carrière animale. Cependant une expas, d’après des considérations tirées de l'appareil nu- ception semble avoir lieu chez les insectes à Mélarnortritif, première et principale base de l'animalité tendant phose complète, notamment chez les Lépidoptères, où à la complication, établir parmi les familles d'insectes la chenille consommatrice est si différente du Papillon quelles sont celles qui, formées sur un plan analogue, producteur, que la démonstration journalière de sa peuvent être considérées comme représentant des fa- transformation est nécessaire pour constater l’ideumilles d'ordres plus élevés, dans un embranchement de . tilé ; ici néanmoins l'exception continue la règle. Au cette création, où jusque dans les résultats les plus dis- sortir de l'œuf la chenille est devenue tout ce qu'elle parafes, en apparence, saille encore l'évidence d'une pouvait êlre, il ne lui manque rien d'un animal parfaimarche inaltérableraent soumise à l'unité de plan. En lement complet; mais te développement des diverses général les larves, ayant l'intestin plus vaste, sont her- parties qui la composent s'est opéré selon un tel équibivores; plusieurs, par le resserrement cl les étrangle- libre, que celles de ces parties qui eussent dû se trouver, me ni s de ce fondement de leur existence, deviennent par leur prépondérance, aptes à la reproduction, sont des animaux de proie; tant il est rare de voir les mœurs demeurées confondues parallèlement avec les autres des créatures vivantes ne pas tendre à la destruction ! sans atteindre à leur but culminant. La nature cepenmuluelle selon que des fort es s’y développent. Un in- j dant ne condamnera point la chenille à laisser une secte aquatique parait cependant faire exception à celte I place vacante dans son sein maternel, mais telle est règle cruelle, c'est VHydrophilu* piceus, L., dont la | l’inflexibilité des lois qui la rendent féconde, qu’on ne larve est si féroce qu'on l'appelle Ver- Assassin; elle : la verra pas non plus, au moyen d'une sorte de miracle engloutit dans son intestin, court comme celui des j ou de transsubstantiation brusque, porter dans la clie- Tigres et des Loups, tout animal vivant qu’elle peut nille, l’organe générateur qui s’y trouvait demeuré iinatteindre, et devient moins sanguinaire à mesure que, j puissant, vers le degré de prépondérance qu’il est de de Métamorphoses en Métamorphoses, son intestin s’al sa nature d'atteindre. Elle ne procède point comme ces longe. magiciens qui changeaient des baguettes en Serpents,
Les changements dans le système respiratoire sont et qui faisaient des Grenouilles sans Têtards préalables; également extraordinaires; il a déjà été question de i mais sagement circonspecte, elle rentre dans sa marche ceux qu’éprouvent les Têtards pour devenir des haïra- ■ habituelle par un retour sur elle même, et la chrysaciens; ils sont à peu près pareils dans beaucoup d’in- j lide équivalente au tombeau, par rapport à la chenille sectes qui, en passant de l'état de larves aquatiques dont elle termine l’existence manquée, devient comme nageantes, à l'étal d'insectes volants aériens, échan- . un nouvel œuf par rapport à l'insecte parfait, qui s'y gent leurs branchies ou fausses branchies contre des revêt de celle brillante parure nuptiale, avec laquelle trachées, et ce qui parait assez bizarre dans la plupart on le voit apparaître au jour de la résurrection. Et de ces larves, c’est que c’est vers l’anus qu'existe le tube cette chrysalide, œuf ou sépulcre intermédiaire, qui par lequel la respiration a lieu. n'est point la vie, mais qui n'est point la mort, peut
Tous les animaux dont la complication organique êlre indifféremment considérée comme un trait d'union nécessite, pour qu’ils puissent se perpétuer, un autre ou comme un temps d'arrêt èntre deux inodes très disinode de reproduction que le mode lomipare, sortent ( lincls d’existence chez un même animal, ou d’un propagule, ou d’un œuf dans lequel durent : MÉTAPELME. Melapeltna.ms. Hyménoptères; genre
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de la famille des Pupivores, tribu des Chalcidides. institué par Westwood qui lui assigne pour caractères : antennes grêles, presque aussi longues que le corselet, un peu plus épaisses vers le bout qui est obliquement tronqué; tête presque ronde; corselet déclive, allongé en avant de l'insertion des ailes; abdomen comprimé; oviducle exserle, de la longueur de l'abdomen ; pieds intermédiaires les plus longs; cuisses uti peu rétrocourbées; jambes armées d'un long éperon; tarses à peine dilatés, ciliés en dessous, article basal le plus long; pieds postérieurs plus épais; jambes et article basal des tarses dilatés et comprimés.
Metapelme remarquable. Metapelma tpectabilis, Westw. Tête et corselet d’un vert cuivreux brillant; antennes noires; abdomen noir, avec un reflet bronzé purpurin; les quatre pieds antérieurs ferrugineux, aveo un reflet bronze-verdâtre; tarses intermédiaires bruns et blanchâtres ù leur base; les deux postérieurs bruns, avec la base des cuisses rousse, et des jambes blanche; oviducle noir. Taille, deux lignes. De l'Amérique du nord.
MÉTAPLEXIDE. Metaplexi». bot. Robert Brown (Mern. of ff'ern. Societ., I, p. 4H) est l'auteur de ce genre qui appartient à la famille des Asclépiadées et à la Penlandrie Digynie, L. Voici ses caractères essentiels : couronne à cinq petites foliotes en capuchon, alternes avec les anthères; masses polliniques renflées, pendantes, fixées par le côté ; stigmate en forme de bec allongé, indivis. Aucun nom spécifique n'ayant été imposé à la plante qui a été considérée par Brown comme type générique, Schultes {Syst. Yegel., 0. p. III ) lut a donné celui de Meta/i/exis Slautiloni , en l'honneur de la personne qui l’a rapportée de la Chine. C’est un sous-arbrisseau volubile. glabre, dont les feuilles sont cordiformes, les fleurs disposées en grappes pédonculées et inlcrpétiolaires. Une seconde espèce de ce genre a été décrite par Sprengel (IS’eue Entedek., 1, p. 269) qui l’a nommée Mctaplexis mucronuta. Sa tige est frutescente, cylindrique, à rameaux étalés; ses feuilles sont opposées, péliolées, oblongues, presque cordiformes, tnucronccs et glauques; les pédoncules sont plus courts que les pétioles, et portent environ six fleurs disposées en ombelle. Cette plante croit au cap de Bonne Espérance.
MÉTAPTÈRE. Metaptera. conçu. Genre proposé par Raffinesquc dans sa Monographie des Coquilles de PObio, insérée dans le cinquième volume des Annales générales des Sciences physiques et naturelles, pour un démembrement du genre Unio; il est caractérisé de la manière suivante : coquille ovale, triangulaire, dilatée en aile postérieurement; ligament incliné sur l'aile; dent hilohée. crénelée; dent lamellaire courbée, détachée du bord de l'aile; axe cxtramédial; contour à peine épaissi ; trois impressions musculaires. Mollusque semblable à celui de VUnio. Ce genre, établi sur des formes extérieures et surtout sur le prolongement en forme d’aile du côté postérieur, ne peut être conservé; â peine pourrait- il former une division trèssecondaire parmi les Mulellcs. y. ce mol.
MÊTASTELME. Metaslelma. bot. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Penlandrie Digynie, L.,
établi par R. Brown ( Mem . of tf'ern. Societ., 1, p. 52) qui lui a donné pour caractères essentiels : corolle presque cainpanulée, dont la gorge çsU couronnée patcinq dénis placées sur les sinus du limbe; anthères terminées par une membrane; masses polliniques comprimées, pendantes et fixées par leur sommcL aminci ; stigmate inutique. Ce genre est constitué sur le Çynan- , chum parvifiorum de Swarlz {Ftor. hui. occid., I, p. 537), plante qui croit dans les localités inoulueuses des Antilles et autres iles de l'Amérique. Elle a une lige très-longue, divisée en rameaux filiformes, volubiles et divariqués. Ses feuilles sont distantes, pétiolées, ovales et terminées en pointe. Ses fleurs, petites, blanchâtres ou verdâtres, sont disposées en ombelles presque sessiles. B. Brown a nommé celte plante Melastt'hna parvifiorum.
MÉTATARSE, zooi.. Partie du membre postérieur des animaux vertébrés, qui est comprise entre le tarse et les orteils.
MËTATIIORAX. ns. Troisième anneau du thorax. y. ce mot.
MÉTAUX, ma. Les chimistes et les minéralogistes ont, de tout temps, réuni sous cette dénomination commune, des corps simples qui avaient pour caractères d'étre opaques en masse, d’avoir un certain brillant qu'il est difficile de définir, mais qu'on n'a besoin de désigner que par le nom d 'éclat métallique, tant il est propre à celte classe de substances; de posséder une grande densité, supérieure en général à celle de toutes les pierres; de prendre un beau poli; d’être bons conducteurs du calorique et de l'électricité, etc. Celle classe de corps a reçu une grande extension depuis In découverte importante de Davy sur la composition des Alcalis et des Terres; mais, en méine temps, les limites d'abord si tranchées qui la séparaient de la classe des corps non métalliques, se sont effacées peu à peu; plusieurs des nouveaux Métaux ont perdu celte grande densité, qui était un des traits caractéristiques des anciens, et quelques-uns sont assez légers pour surnager sur l'eau. Il y a passage des corps métalliques proprement dits, aux corps non métalliques auxquels Berzélius a cru devoir donner le nom de Métalloïdes, par certains corps tel que le Silicium, qu'on hésite à placer de préférence dans l’une ou l'autre division. Mais en adoptant la coupe proposée par Hally dans la classe des Métaux, on a l'avantage d'accorder, jusqu'à un certain point, la nouvelle méthode avec l'ancienne, en laissant ensemble dans un même groupe tous les Métaux anciennement connus, les seuls qui méritent ce noin dans les arts et qui intéressent vivement le naturaliste. ilaUy donne le nom de Métaux héléropsides à ces nouveaux Métaux reconnus ou admis par analogie dans les Terres et les Alcalis, qu'on n*a jamais vus dans la nature avec l'éclat métallique qui leur est propre, et qui ne sont pas même susceptibles d’exister naturellement à l'étal libre; tels sont le Potassium , le Sodium, le Calcium, le Strontium, le Magnésium, etc. Le même savant donne le nom de Métaux autopsidr* (c'est-à-dire qui s'offrent d'eux-méines sous leur véritable aspect) aux Métaux qui se trouvent naturellement à l’étal métallique, ou qui s’y laissent ramener aise-
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ment au moyen du charbon : ce sont les seuls dont on ait à parler ici; ils sont au nombre de vingt' sept, dont quinze seulement sont remarquables par leurs usages. Les voici rangés dans l’ordre de leur plus grande utilité dans les arts : le Fer, le Plomb, le Cuivre, l’Étain, le Zinc, le Mercure, l’Argent, l’Or, le Platine, l’Antimoine, le Bismuth, le Cobalt, l’Arsenic, le Chrômeel le Manganèse.
Les Métaux forment la classe la plus importante des corps, puisqu’on les emploie dans presque tous les arts nécessaires à la vie, qu’ils servent à fabriquer les instruments sans lesquels plusieurs de ces arts n’existeraient pas, et qu’ils sont ainsi l’une des causes les plus actives du progrès des sciences et de la civilisation. En parcourant les principales propriétés physiques auxquelles ils sont redevables de celte prééminence sur la plupart des autres substances naturelles, on trouve que la plus remarquable de ces propriétés est l’aspect brillant qui les caractérise et qu’ils conservent jusque dans leurs moindres parties. Quelques substances parmi les pierres, (elles que le Mica et la Diallage, n’ont qu’une fausse apparence de cet éclat, qui disparait dès qu’on raie leur surface avec un corps dur. Cet éclat est dû à la faculté qu’ils ont de réfléchir en très-grande abondance les rayons lumineux, ce qui les rend particulièrement convenables à la confection des diverses sortes de miroirs. Indépendamment de cet éclat très-vif, que le poli fait encore ressortir, les Métaux ont une couleur qui leur est propre, mais dont la teinte varie selon que le Minéral est en masse ou en poussière. Les Métaux sont parfaitement opaques, à moins qu’on ne les réduise en feuilles extrêmement minces, auquel cas ils acquièrent un certain degré de translucidité. Leur densité l’emporte généralement de beaucoup sur celle des autres substances : l’Étain , le plus léger des Métaux usuels, a une pesanteur spécifique de 7,3; le Platine, qui est le plus dense, l’est 21 fois plus que l’eau. Les Métaux ont en général peu de dureté; mais dans quelques-uns celle qualité peut être augmentée par l’art. C’est ainsi que l’on est parvenu à convertir le Fer en Acier, qui à son tour peut servir à travailler le Fer et les autres Métaux. L’élasticité des Métaux, qui est en rapport avec la dureté, peut être aussi accrue par des moyens artificiels : l’Acier, dont sont faits les ressorts de montres, est très -élastique, quoique le Fer, dans son état naturel, ne le soit que très- peu. L’une des propriétés les plut importantes des Métaux, est leur malléabilité. On appelle ainsi la propriété qu’ils ont de se laisser aplatir et étendre sous le marteau, et prendre de celle manière la forme qu’on veut leur donner. Tous les Métaux ne jouissent pas cependant de cette propriété; mais il est à remarquer que presque tous ceux qui furent connus des anciens la possédaient. Cette propriété est accrue par la chaleur; par l’effet du marteau , les Métaux acquièrent plus de densité et de dureté. Voici la liste des Métaux malléables et l’ordre de leur malléabilité : l'Or, l’Argent, le Cuivre, l’Étain, le Platine , le Plomb, le Zinc et le Fer. La ductilité consiste dans la faculté qu’ont certains minéraux de se laisser allonger en fils lorsqu’on les force à passer par des trous de différents diamètres. Pour qu’un fil
puisse être étiré, il faut que le Métal ait une grande ténacité : l'Or, l’Argent, le Fer, l’Acier, le Cuivre, sont ceux qui sont le plus ordinairement employés. La ténacité d’un fil métallique est la propriété qu’il a de résister. sans se rompre, à l'effort d’un poids suspendu à l’une de scs extrémités. Il est des Métaux qui se brisent par la percussion au lieu de se laisser étendre : tels sont le Cobalt, l’Antimoine et le Manganèse. Les Métaux sont non-seulement dilatables par la chaleur, mais encore fusibles à des degrés de température très différents, selon les espèces. H en est un, le Mercure, qui est liquide à la température ordinaire; d’autres qui sont fusibles à la simple flamme d’une bougie; d’autres, comme le Platine, qui ne peuvent être fondus que par la plus violente chaleur qu’il soit possible de produire.
Les Métaux se rencontrent rarement purs, ou à l’état natif, dans les couches du globe. Ou les trouve plus ordinairement unis ensemble A l’état d’alliage, ou bien à l'étal de Minerais; c'est-à-dire combinés avec les principes minéralisateurs. tels que l'Oxigène, le Soufre, le Carbone, etc.; quelquefois enfin à l’état de Sel, lorsque leurs Oxides sont unis aux Acides carbonique, sulfurique, bydrocblorique, etc. Pour ce qui concerne la recherche des Minerais utiles et leurs traitements métallurgiques, voyez les mots Gisebext, MEtallulgie, Mixer sis. Mises.
MÉTAXITE. Hix. Nom que porte la roche plus vulgairement appelée Grès des houillères. C’est un assemblage de grains de diverse nature, avec du Mica en abondance. Celte roche est ordinairement d’un aspect feuilleté et schisloïde.
MËTAZANTHE. Melazanthus. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, établi par Meyen pour quelques plantes récemment observées au Chili, et que I on avait considérées au premier abord comme devant appartenir au genre Eupatorium. Caractères : involucrc campanule, polyphylle. composé de deux rangées de folioles liuéari-lancéolées, acuininées, glabres et inarginées; réceptacle nu, ponctué de noir; toutes les fleurs hermaphrodites tubuleuses; corolle régulière, à cinq dents non réfléchies; anthères longuement exsertes , soudées à la base, libres au sommet qui est acuminé; filaments larges, lisses, un peu plus épais avant l'extrémité; stigmate bifide, inclus; style plus épais à sa base; akène à bec, presque à cinq angles, striatosillonné et long; aigrette persistante, formée de plusieurs rangées de soies faiblement dentelées.
Metazantue a gbaxdes flic M- Melazanthus gran- Jiflorus , Meyen. Sa lige est couchée, épaisse, à rameaux florifères, dressés cl augulato-sillonnés ; les ’ feuilles de la base des liges sont épaisses et même suc- 1 culenles, demi-amplexicaulcs , irrégulièrement bipinnatifides, à pinnules dentato-subtripartites, à pétioles presque triangulaires; l'une des stipules est serai a inplexicaule et l'autre acuminée. lancéolée.
MEtazaxthe cacalioide. Metazanthus cacatioides, Meyen. Celle seconde espèce diffère de l'autre en I ce qu'elle est plus herbacée et plus rameuse; ses feuilles sont alternes, longuement pétiolées, scmi-amplexicau- ' les, pinnalifides, charnues, à lobes en coin ou linéari-