HEU
Si
les soul presque sessiles, opposées, lancéolées, n eu minées à leurs deux extrémités, uninervurées. Les fleurs sont terminales, pédicellées, presque en ombelle sessile, et d'un beau rouge éclatant. Hile est originaire du port Jackson.
Métrosidéros a riiüRS ex tüyrse. Met rosi dero 9 florida, Smith. Scs liges sont droites, divisées en longs rameaux prolongés en forme de thyrsc étalé, garnis de feuilles opposées, allongées, ovales, veinées, entières, glabres; les fleurs sont jaunâtres, pédouculées, terminales et disposées en cymc. De la Nouvelle-Zélande.
Métrosidéros a p a x a c ii es. Métrosidéros Lophanta , Vent., Jard. de Ccls, t. OU. Celte espèce est celle que l'on voit le plus fréquemment dans les jardins où elle forme un arbuste de six à dix pieds de hauteur ; ses rameaux sont effilés et souvent pendants; ses feuilles sont très-rapproebées, lancéolées, entières, glabres, ponctuées, longues d’environ trois pouces, larges de quatre â cinq lignes, quelquefois légèrement soyeuses à leur face inférieure; les fleurs sont disposées en un épi dense et cylindrique, au sommet des rameaux; leurs étamines, longues et d’un beau rouge ponceau, constituent une sorte de plumet extrêmement élégant : les calices et même les pétale* sont velus et soyeux extérieurement ; assez souvent les épis de fleurs sont surmontés par un jeune rameau qui ne larde pas à s'allonger. Nouvelle- Hollande.
Métrosidéros a feuilles de Sable. Métrosidéros Sali gnu , Vent.. Jard. de Ccls, t. 70. Cette espèce forme un arbuste de cinq à six pieds d’élévation, très-glabre dans toutes ses parties; ses feuilles sont plus étroites et plus lancéolées, surtout à leur partie supérieure qui est très-alloogée; ses fleurs sont un peu plus petites, et ses calices ainsi que ses pétales entièrement glabres; ses étamines sont blanchâtres. Nouvelle Hollande.
Métrosidéros glalqcb. Métrosidéros g/auca , Boupland. PI. Nav., p. 80, t. 34. Celle espèce, ainsi que les «leux précédentes qui, du reste, se ressemblent beaucoup, devraient peut-être faire partie du genre Callistemon. récemment formé aux dépens du Métrosidéros. Elle a été décrite cl figurée pour la première fois par llonpjand; c’est sans contredit la plus belle du genre; elle forme un arbuste de six à douze pieds de hauteur; ses rameaux sont dressés; ses feuilles éparses, glauques, lancéolées, glabres; ses fleurs sont d'un rouge ponceau, beaucoup plus grandes que dans le Metrosideros Lophanta , et disposées de la même manière. Hile vient de la Nouvelle-Hollande.
Métrosidéros a eei illks de Coris. Métrosidéros Coridi folia, Vent.. Jard. Malmais., t. 40. Cette espèce, originaire de la Nouvelle-Hollande, ainsi que les autres, est extrêmement commune dans les jardins; elle y constitue un arbuste de quatre à six pieds de hauteur, très-ratneux. ayant scs feuilles alternes et éparses, très-rapprochécs , courtes, étroites et linéaires, ponctuées; ses fleurs sont blanches, axillaires, solitaires ou réunies au nombre de trois à quatre seulement ; le calice est glabre et ponctué ; les pétales sont trèscourts, arrondis et blancs.
METRO XYLON. bot. Le genre de Palmiers établi tout ce nom par Rolthocl {in Kcenig. Ann. bot., 1,
t. 1), est réuni par Martius au Sagus de Rumpb et de Gærtner. F. ce mot.
METTERNICHIE. Metlcmiehia. bot. Ce genre établi par Michaux, dans son Delect. Flor. et Faun. Bras., parait devoir appartenir à la famille; des Bignoniacées; il a pour caractères: calice court, campanule, divisé en cinq parties inégales; corolle hvpogyne, infuudibulaire; sou limbe est ample, plissé, divisé en cinq parties courtes et inégales; cinq étamines insérées au bas du tube delà corolle, d’inégale longueur et exsertes; filaments filiformes; anthères â deux loges parallèles! et égales; ovaire biloculalre; plusieurs ovules anatropes, ascendants, attachés de chaque côté de la# cloison, près du bord de sa hase; style simple; stigmate peltalo hilainellé; capsule coriace-ligneuse.ovato cylindrique, hiloculaire, bivalve au sommet; semences peu nombreuses, insérées comme les ovules , longuement linéaires, dressées, convexes sur le dos. bisi lion nées sur la face opposée , revêtues d'un test coriace, membraneux au sommet et vers les bords; ombilic basilaire; endopleure renflé; embryon exalhuinincux ; cotylédons orlbolropes et linéaires; radicule longue, cylindrique et infère. On ne connaît encore de ce genre qu’une seule espèce : c’est un arbre â feuilles alternes, courlement péliolées, simples, ovales, très entières et luisantes; les fleurs sont blanches ou rosées, réunies en grappes terminales. Du Brésil.
METZGERIA. bot. (Raddi ) F. Joxuerxaxxi.
MEULIÈRE (Pierre), aix. F. Quartz et Silex.
MEUM. bot. Tournefort avait institué ce genre qui appartient à la famille des Oinhellifères et ù la Pcnlandrie Digynic; mais Linné l’a r£iini d’abord aux Alhamanthes, et l’a transporté ensuite parmi 1rs ACthusa cl les Ligusticum. Rétabli par Jacqiiin, Gærtner et Sprengel , il présente les caractères suivants : ombelle composée; Involucrc général, quelquefois nul, plus souvent formé d’une à cinq folioles étroites; involucres partiels composés de folioles linéaires, en petit nombre et souvent placées d’un seul côté; fruits elliptiques. prismatiques, à cinq cèles saillantes, séparées par des intervalles plan».
Le Meum athamanticum , Jacq., Austr., 4. I. 303; Athamantha Meum , L. , est une espèce assez commune dans les Alpes, les Pyrénées et les Vosges. Sa tige, un peu rameuse, s’élève ordinairement à la hauteur de trois décimètres ; elle porte des feuilles deux ou trois fois ailées et composées de folioles très-nombreuses, d’un vert foncé, glabres, courtes cl capillaires.
Sprengel réunit à ce genre V Æthusa Bunius, L.; le Phellandriutn Mutellina , L.; le Fcenicutum vu/ gare de Gærtner, ou Anethum Fcenicutum, L.; et le Si sou inundatum, L. La réunion de ces Oinhellifères. dont chacune a fait successivement partie de plusieurs genres différents, n’est pas généralement admise; ainsi, malgré l’analogie du port, on a suffisamment considéré le Fcenicutum comme un genre distinct. Le Sison inundatum , L., parait aussi devoir être éloigné des Meum , car il ne s’en rapproche que par le fruit, et si l'on ne considère que ce seul caractère, on devra réunir beaucoup d’autres Ombcllifèreg qui n’ont d’ailleurs entre elles presque aucune ressemblance.
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MEUNIER, zool. Espèce de Poisson du genre Ahle. On donne aussi ce nom au Chabot commun, Colins GobiOy L. On a encore appelé Meunier, parmi les Oi* seaux, le Corbeau manielécl un Perroquet.
MEUNIÈRE, ois. Synonyme vulgaire de Mésange A longue queue. On donne aussi ce nom. en différentes provinces, à la Corneille mantelée. Mêsaxcb et COR- BEAU.
MEURON. bot. Nom donné vulgairement au fruit de la ronce frutescente.
MEYENIE. Meyenia. bot. Genre de la famille des Aeantbacées, établi par le professeur Nées van Esenbeck aux dépens du genre Thtittbergia. avec les caractères suivants : calice bibracléolé à sa base, court et quinquéfide; corolle liypogyne, infiindihuliforuic, à tube court, fermé par un cercle de poils implantés sur l'orifice qui est sensiblement renflé; le limbe est à cinq divisions étalées, presque égales; quatre étamines insérées sur le tube de la corolle et didynatnes; anthères biloculaires, barbues au sommet et à loges inégales : les supérieures divergentes et tomenteuxes, les intérieures parallèles et mutiqiies ù leur base; ovaire à deux loges renfermant chacune un ovule; style simple; stigmate membranaceo-dilalé, à deux lèvres bilobées. Le fruit consiste en une capsule globuleuse à sa base, rétrécie en bec conique, à deux loges, à quatre graines, déhiscente par deux valves seplifères au milieu; les semences ont des slrophioles spongieux, cupuliformcs.
Mkyemc de Hawtayke. Mer c nia Uairlayncana , Nées; Thnnbergia Hatctayneana, Wall., Fl. Xepaul, 49. C’est un sous-arbrisseau grimpant; ses liges sont nombreuses, cylindriques, glabres, ordinairement grêles; ses feuilles sont opposées, sessiles, ovales-aigués ou terminées par une petite protubérance obtuse, d’un vert plus pâle en dessous qu'au-dessus. tout ù fait lisses et munies de veines nombreuses cl distinctes ; ses fleurs sont axillaires, pédonculées, opposées; le calice est bipartite, d'un vert pâle, enveloppant la base du tube de la corolle; celle-ci est d’un bleu pourpré, à tube jaune et de près d'un pouce et demi de long; le limbe est divisé en cinq segments bifides, presque égaux. Du Népaul.
MEYERE. Mcycra. bot. Adanson avait formé sous ce nom un genre particulier pour V/iotosleum umbdlalum; mais ce genre n’a pas été adopté. Le même nom a été donné par Schreher à un genre de Synantbérées, appelé anlérieuremcnlEn/dra par l.oureiro, dans sa Flore de la Cochinchine. V. Êxydke.
MEYERIE. Meyeria. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sunécionides, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule inultiflore, hélérogame; fleurs du rayon femelles et ligulées; involucre campanule ou ovale, formé de plusieurs rangs de squamines ovales, imbriquées, les unes très-près des autres; réceptacle planiuscule, garni de paillettes ordinairement tridentées au sommet, compliquées, embrassant les fleurettes; styles du disque ruineux et terminés en cône; akènes prismatiques et velus ; squammclles de l'aigrette oblongués ou elliptiques, obtuses et membraneuses. Les Meycrics sont des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux
du Brésil; De Caudollè en a décrit quatre espèces qu’il a réparties en deux sections.
Meyehik a feuilles de Myrte. Meyeria Myrtifolia , De Cand. Ses tiges sont très-glabres, garnies de feuilles courtement pétiolées , ovato-lancéolées, trinervurées, obtuses à la base, acuminées au sommet, lisses sur les deux faces; les pédicelles sont plus Inngsqucles feuilles; les squamines de l’involucrc sont ovales: les extérieures plus courtes et foliacées; les fleurs sont jaunes.
MEYNA ou MEYMA- bot. Le genre institué sous ce nom par Link, dans la famille des Rubiacées, a été reconnu pour ne point différer du genre Fanguteüü de Coinmerson et lui a été réuni. F. VaxciuLve.
MKZANGK. ois. F. Mêsaxue.
MÉZËRÉINE. Mezereina. Substance Manche, cris lalline, insoluble dans l’eau, soluble dans l'éther cl qui forme la partie active du bois de Garou. On l’obtient de l’écorce de ce dernier en le traitant par l’alcool; en faisant évaporer, on obtient un précipité que l’on traite h son tour par l'éther qui dissout la Mézéréine.
MÉZÉRÉON. bot. Espèce du genre Daphné, f'.ccmol.
MÊZIER. Me sium. ixs. F. Oiübie.
MEZLEIUE. Mezleria. bot. Genre de la famille de;. Lobéliacées, établi par Presle dans sa Monographie de.1* espèces de cette famille et en partie aux dépens du genre Lobdia des auteurs. Caractères : tube du calice hémisphérique; corolle divisée en cinq parties presque régulières, lancéolées, étalées, dont les deux supérieures un peu plus courtes; anthères légèrement courbées, les deux inférieures aristéesau sommet; capsule globuleuse, souvent les deux valves s’ouvrent par le soin met. Les Mezleries sont de petites plantes herbacées, originaires du cap de Donne-Espérance; leur tige est presque toujours couchée, leurs fleurs sont axillaires, petites et blanches.
Mezlerie DtrRiRtE. Mezleria de pressa, Presle; hobelia depressa, L. Elle est glabre; ses liges sont presque rampantes, rameuses et prenant racine aux angles formés par l’origine des feuilles; celles ci sont ovalaires, obtuses, entières, presque décurrenlcs; les pédicelles sont axillaires, higlauduleux à leur base et presque aussi longs que les feuilles; les divisions du calice sont trois fois plus courtes que la corolle.
MÉZONE. Me zona. bot. Genre de la famille des Lahialécs, institué par le docteur Ülume pour une plante observée par lui dans les marais qui environnent la ville de Buytenzorg à Java. Caractères : calice bilnbié; lèvre supérieure divisée, l’inférieure très-petite et inclinée; corolle également à deux lèvres dont la supérieure est en forme de voûte, l’inférieure est plus longue et entière; étamines didynames et déclines : les plus courtes sont appendiculées à leur base; anthères à une seule loge et privées de poils. Ce genre tient le milieu entre les genres Ocymum et Scutdlariu , tous deux de la DidynamieGymuospcrinie de Linné.
Mêzoxe des xyrais. Me zona puluslris , RI. C’est une plante herbacée, à feuilles ovnles-oblongues, dont les bords sont dentelés, rugueux et garnis de poils ; les fleurs sont réunies en épi composé de verlicilles serrés; les pédicelles sont réunis en faisceaux, et accompagnés de bractées.
MÉZONEVRON. bot. Genre de ?a famille des Légumineuses, voisin des Cæsalpinies, établi par le professeur Desfontaines {Mcm. Mua., 4, p. 245) qui lui donne les caractères suivants : calice à cinq divisions: quatre supérieures orhiculaircs. une inférieure concave, en forme de casque, recouvrant les quatre autres avant l’épanouissement de la fleur; corolle presque régulière, de cinq pétales arrondis, onguiculés, le supérieur un peu plus petit; dix étamines déclinées et plus longues que la corolle, ayant les filets distincts, les anthères ohlongues et à deux loges; le style également décliné se termine par un stigmate arrondi. Le fruit est une gousse plane, foliacée, ohlongue, rétrécie en pointe à ses deux extrémités, uniloculaire, indéhiscente, polysperme, portant sur son côté seminifère une crête saillante, membraneuse, ondulée; les graines sont ovoïdes, allongées. lisses. Ce genre se rapproche du Cœsalpinia par beaucoup de caractères, niais il en diffère essentiellement par son fruit; il a aussi des rapports avec P Hœmatoxylum, mais dans ce dernier la gousse s’ouvre en deux parties. Le professeur Dcsfonlaincs a décrit et figuré deux espèces de ce genre; l’une, Mtsonerron glabrum, loc. cil., t. 10, est un arbre originaire de Pile de Timor, ayant ses feuilles doublement paripinnées; ses pinnulcs opposées, composées d'environ quatorze folioles alternes, elliptiques, obtuses, très entières et petites; les pintades, au nombre de six à douze paires, sont opposées et accompagnées à leur base de deux aiguillons recourhé»; les fleurs forment une paniculc simple et pyramidale au sommet des rameaux. La seconde espèce, Mesonevron pubeteen », Desfont., loc. cil., t. 1 1, est également arborescente et originaire de Java : ses feuilles bipinnées se composent de seize ou dix-sept paires de pintades opposées, accompagnées de deux aiguillons crochus; ses folioles sont opposées et légèrement ptibescentes.
MlANGIS ou NYANGIS. bot. Du Pelil-Thoiiars (llist. des Orchidées des Iles d’Afrique) donne ce nom ù une des plantes de son genre Angorchia, et qui croit dans l'Ile-de-France. Suivant la nomenclature admise par les botanistes, elle doit porter celui d'Artgrœcum parviflorum. Elle est figurée, loc. cil., t. 60.
MIARE. Minrus. ns. Coléoptères tétra mères; genre de l’ordre des Rbynchopbores, établi par Stephen pour quelques Citrculionides européens, qui sont caractérisés de la manière suivante : antennes coudées, hréviusculcs et grêles; leur lige composée de cinq articles dont les deux premiers plus longs et obeoniques, les ! autres plus courts on arrondis, ou tronqués au sommet; j la massue est assez grande, de quatre articles ovales; I rostre cylindrique, un peu arqué et atténué vers le sommet; yeux latéraux, un peu convexes et arrondis; corselet transversal, avec la base avancée et arrondie, la partie antérieure rétrécie et la postérieure tronquée ; élytres ovales, faiblement échancrées à leur base, avec les épaules un peu proéminentes, arrondies â l’extrémité; pieds médiocres; cuisses en massue; un petit crochet à l'extrémité des jambes antérieures, les postérieures mu tiques.
Ml AM DK laCampaxcle. Mianis Campa nulœ, Scb.; Rhynchienua Campanuiœ, Fab. Il est petit ; la trompe
est d'un noir luisant, et les antennes d’un brun obscur; le corps est noir, recouvert d’un duvet gris, mêlé de petites écailles cendrées; les élytres ont des stries longitudinales formées par des points. Il est commun en Belgique.
MIARGYRITE. un. Même chose que Argent antimonié sulfuré. Aiceiit.
MIASZ1TE. mm. Nom donné au Calcaire magnésien, trouvé par Pallas aux environs de Miaska en Sibérie.
MIAULA RD, MUULLE et M1AULEUR. ois. Dénominations vulgaires des Goélands et des Mouettes.
MIHORA. Bor../r. Chwagrostide.
MICA, mi x. Glimmer, Wern. L’une des substances minérales le plus abondamment répandues dans la nature, l'une des plus faciles à reconnaître, si l’on se borne aux indications des caractères extérieurs, mais qu’il est presque impossible de déterminer comme espèce. parce que les nombreuses variétés de Mica paraissent cacher sous une analogie d'aspect fort remarquable des différences essentielles de composition et de structure. On les décrira ici avec tous les minéralogistes sous le même nom de Mica, en indiquant dans le groupe de ces variétés les divisions qu’on a cru y reconnaître, jusqu'à ce que de nouvelles observations viennent les confirmer, et rendent indispensable un changement dans la classification et la nomenclature. Les Micas se présentent presque toujours en lames ou en feuillets minces, divisibles en lamelles d’une grande ténuité, brillantes, flexibles et élastiques; fusibles en émail au chalumeau, et quelquefois à la simple flamme d’une bougie. Leur composition est encore incertaine, et probablement elle est variable comme la structure cristalline. Elle se rapporte en général à l’ordre des doubles silicates; les bases combinées avec la Silice sont : l’Alumine, la Potasse, la Magnésie et le tritoxide de Fer. II. Rose a reconnu dans les Micas la présence de l’Acide fluorique, et Peschicr de Genève celle de l'Oxide de Titane. D'après les caractères tirés de la cristallisation et de la double réfraction, on peut partager l’ensemble des Micas en trois groupes principaux, qui paraissent encore susceptibles de nouvelles subdivisions.
l*r Groupe : Micas à un axe. Ces Micas laissent voir une croix noire, lorsqu'on les regarde avec l’appareil imaginé par Biot, et composé de deux lames croisées de Tourmaline. Ils ont donc un seul axe de double réfraction; aussi leurs formes secondaires paraissent indiquer pour forme primitive le prisme hexaèdre régulier : mais l'intensité de la double réfraction est variable selon les échantillons des diverses localités, ainsi que sa nature -qui est attractive dans les uns (Micas verdâtres de la vallée d'Ala), et répulsive dans les autres (Micas verdâtres du Vésuve, Micas volcaniques des bords du Rhin; Mica noir de Sibérie; Mica rouge de Saint Marcel en Piémont). Tous les Micas à lin axe contiennent de la Magnésie. Le Mica noir de Sibérie, analysé par Klaproth, renferme suivant ce chimiste : 42,50 de Silice; 11,50 d’Alumine; 22 d'Oxide de Fer; 9 de Magnésie, et 10 de Potasse. Rose y a trouvé de l'Acide fluorique, et Peschier de l’Oxide de Titane. Les variétés principales «le forme et de structure des Micas â un axe, sont : le Mica prismatique, en
Digitizet
prismes hexaèdres réguliers, ordinairement lamelliformes et groupés les uns sur les autres; le Mica foliacé, en grandes feuilles, auquel on a donné les noms impropres de Verre, ou de Talc de Moscovie; le Mica écailleux composé de lamelles ou d'écailles, qui se détachent aisément par l'action du doigt.
3e Groupe : Micas à deux axes, ayant pour forme primitive un prisme droit rhomboïdal, de GO*1 et 120**. Le plan des deux axes est perpendiculaire ù la hase du prisme, et passe par sa grande diagonale. Tels sont les Micas du Saint-Golhurd, ceux d'Alteuherg en Saxe, de Zinnwald en Bohême.
3# Groupe : Micas à deux axes, ayant pour forme primitive un prisme rhomboïdal oblique {Poumon et Soret ). Le plan des axes passe par les petites diagonales de ses bases. Tels sont les Micas enfumés de Sibérie, ceux de Brodbo et de kimilo en Finlande; le Mica jaune de Binn, etc. C'est aux Micas ù deux axes que se rapportent la plus grande partie des suhslances qui portent ce nom. Nous ajouterons aux variétés que nous avons citées, les suivantes, sans que nous puissions décider auquel des deux derniers groupes elles se rattachent. Mica argentin de Russie et d'Arendal en Norwège; Mica de Uelo en Suède; Mica de Couserans, dans les Pyrénées; Mica verdâtre du Mexique; Mica violâtre des États-Unis; Mica lépidolilhede Rosena en Moravie. Les Micas à deux axes diffèrent des Micas à un axe. en ce qu'ils ne renferment point de Magnésie. Ils diffèrent entre eux, même ceux d’un même groupe, par l'écar- j lement des axes de double réfraction, qui varie entre 40 et 80 degrés. Les variélés de forme et de structure de ces Micas, sont les suivantes : Mica rhomboldal, en prismes rhoinboïdaux droits ou obliques; le Mica rectangulaire, en prismes rectangles, à base droite ou oblique; le Mica hexagonal übase droite, régulière ou simplement symétrique; le Mica testacé ou hémisphérique, engagé dans une roche granitique à Feldspath , rougeâtre, de Dalécarlie en Suède; le Mica lamellaire ou écailleux; le fibreux, palmé ou fiabclliforme; enfin le Mica paillctté, en parcelles libres, disséminées dans les sables ou les roches solides, et en petites masses saccaroïdes, engagées dans le Granité (Lépidolilhe).
Les substances qui viennent d'être décrites sous le nom de Mica, sont très-abondantes dans le sol primordial. Le Mica fait partie essentielle du Granité, du Gneiss et du Micaschiste; et c'est à sa disposition en feuillets que les deux dernières roches doivent leur structure schisteuse. Les Schistes talqueux, les roches phylladiforincs, qui terminent la série primitive, sont encore formés eu grande partie de lamelles de Mica empilées les unes sur les autres. On retrouve aussi ce minéral dans les dépôts schisteux du sol intermédiaire, connus sous les noms de IMiylladcs et de Grauwackcs; enfin on le rencontre disséminé sous forme de paillettes dans les Grès secondaires, et jusque dans les sables meubles des terrains tertiaires. On trouve aussi le Mica abondamment disséminé en lamelles d'une teinte ordinairement noirâtre dans les différents dépôts d'origine ignée, tels que les Trachyles, les Basaltes et les Laves. On emploie le Mica à différents usages. En Sibérie, on le substitue au verre pour en garnir les fenêtres, et on s’en !
sert principalement pour le vitrage des vaisseaux; on en fait aussi des lanternes. La poudre d'or ou poudre pour l’écriture, n’est autre chose qu'un sable micacé, dont on se sert pour empêcher l'encre de brouiller l’écriture.
Mica des peixtres. F. Graphite cl Fer carburé.
Mica vert. Synonyme d’Uranile.
MICACIQI E. min. Roche dont la composition a pour base le Mica.
MJCACOULIER. bot. Pour Micocoulier. F. ce mot.
MICADENIA. bot. Robert Brown, dans les notes qu'il a mises aux plantes rapportées par Denham et Clap- | pertou, de leur voyage du Soudan, donne ce nom à un végétal de la famille des Sapolées, que ces voyageurs disent produire le beurre du Soudan. On a pensé qu’il était identique avec le Shea de Mungo-Park, conservé dans l'herbier de kauks, identité dont doute Robert Brown; il n'est pas positif non plus, d'après le même, que ce soit un Bassia; il pencherait plutôt, à l'inspection de la graine du Miaulcnia , pour le rapprocher du Fitellaria paratloxa de Ga-rtner (Carp.. t. ni, 205). Ainsi jusqu'ici, il n'y a rien de certain sur ce végétal.
MfCAGUOSTlS. bot. Synonyme de Chamagrostis. F. ce mot.
M1GAPHTLLITE. six. Nom donné par Brunner â l’Andalousile. F, Macle.
MICARÉE. Micarea. bot. Genre de Lichens de la famille des Hyinénolhalames, institué par Fries qui lui re commit pour caractères : thalle formé de granulations gélatineuses, tantôt libres, tantôt agglomérées; apothèqiics sphériques, nus, disséminés dans le thalle. Ou trouve ces Cryptogames en Europe, sur les roches arrosé» par les vagues et sur les bois humides.
MICARELLK. mv Variété de Paranlhine, d'un blanc métalloïde, semblable nu Mica argentin.
MICASCHISTE, rit. Glintmerschiefer , Werncr. Hoche composée, comme le Greisen, de Mica et de Quartz, mais dans laquelle les deux principes composants ont une disposition différente. Le Quartz y est beaucoup plus rare, et les lamelles de Mica, qui forment ses feuilles, sont très-étendues, et presque sur le mémo plan. On en distingue deux variélés principales : le Micaschiste ordinaire, composé de couches successives de Mica et de Quartz grisâtre; et le Micaschiste phylladiforme, ou à grain fin, que l'on peut confondre aisément avec le Pliylladc proprement dit; il est souvent coloré en noir par le carbure de Fer. Les minéraux que l'on rencontre accidentellement dans celle roche, sont le Grenat, quelquefois très -abondant . et formant souvent des sortes de nœuds enveloppés de Mica; la Tourmaline, la Staurolidc, la Macle, le Fer carburé cl le Fer oxidulé. Le Micaschiste appartient aux terrains anciens, et il est peu de contrées du sol primordial où on ne le rencontre, superposé au Granité ou nu Gneiss. Il renferme un assez grand nombre de couches subordonnées cl de filons métallifères.
MICÈjNE ou MYCÈNE. Micetta. bot. Champignon à pédicule nu et creux, à chapeau sans chair. F. Agaric.
MICHAUXIE. Michaux ia. bot. Ce genre de la famille des Campa nutacécs, et de l'Octandrie Mnnogynie, L., avait été nommé Mimlium par les premiers auteurs qui ont écrit sur la botanique, nom qui fut adopté par
A (l.i ii son et Jussieu. Néanmoins l'Héritier, dans une monographie de ce genre, changea son nom en celui de Michauxia, et celte mutation a été admise par tous les botanistes modernes eu mémoire du respectable voyageur botaniste Michaux. Voici ses caractères essentiels : calice à huit découpures réfléchies; corolle campanulée, très grande, à huit divisions; huit étamines; ovaire inférieur, surmonté d'un style à huit stigmates; capsule à huit loges polyspermes, couronnée par les découpures du calice. Deux belles plantes que l'on cultive dans les jardins de botanique, conslitucntce genre.
Mien aime ride. Michauxia campanuloidcs . l'Hér. et Lamk., fllust., lab. 293; Michauxia strigosa, Pers. Elle est couverte dans toutes ses parties de poils rudes. Sa tige droite, herbacée, haute d'environ un mètre, porte des feuilles alternes, variables dans leurs formes; les radicales longuement pétiolées, entières, sinuées ou lobées, les caulinaires inférieures découpées, pinnalifides. les supérieures peu divisées, presque sessiles- Les Heurs sont grandes, blanches, sessiles, penchées et disposées en une sorte de panicule. Celle belle piaule est indigène des vallées du Liban et de quelques autres contrées de l'Orient.
Mrcnvcxiü lisse. Michauxia tœvigata, Vente»., Jard. de Ccls, lab. 81. Elle diffère de la précédeulcpar ses feuilles inférieures peu ou point découpées, cl hérissées seulement de quelques poils, les autres parties de la plante étant presqu’entièremenl glabres. Ses liges, un peu plus élevées, portent des feuilles dentées et ciliées. Les feuilles sont éparses et pédonculées. Celte espèce a pour patrie le mont Albour en Perse où elle a été découverte par Bruguière cl Olivier.
Le genre Michauxia de Necker est le même que le Leysera de Linné, y. ce mol.
MlCflE. vin. y. Artolitük.
MICHEL AUI A. rot. Dans ses observations sur les Graminées de la Flore Belgique, Dumortier a donné ce nouveau nom générique à une plante que Lejeune avait d'abord décrite, dans la Flore de Spa, sous le nom de (,'alothcca bromoidca, et pour laquelle il avait constitué plus tard le genre Liber lia. Cette création de noms génériques n'a pas été adoptée, parce que la plante dont il est question n'esl qu'une espèce de Promus, à laquelle Raspail a donné le nom spécifique à'uuriculalus. y. Liiikrtie.
MICUÉI.IK. Michelin, bot. Linné est le fondateur de ce genre qui appartient à la famille des Magnoliacéos, et à la Pentandrie Polygynie. Adopté par Gscrtner et De Candolle, il offre les caractères suivants : calice à trois sépales pélaloide3, qui tombent après la floraison, ceint d'une bractée spailiacée et déhiscente latéralement; pétales au nombre de six à quinze, disposés sur plusieurs rangs, les extérieurs plus grands; étamines nombreuses, plus courtes que les pétales, à anthères linéaires; ovaires nombreux, agrégés et formant une sorte d'épi autour d'un réceptacle ou lorus pyramidal; capsules presque hacci formes, déhiscentes par le sommet, bivalves, distantes entre elles, non imbriquées, et contenant environ huit grappes rougeâtres. Ce genre a été nommé Champaca par Adanson, du mot Cham pac qui. dans l’Inde Orientale, désigne en général toutes
les espèces de Michélies. Diurne . dans un ouvrage où sont décrites les plantes cultivées au jardin de Buitenzorg, a créé un genre Manglietia qui paraît identique avec le Michelin. Les plantes de ce dernier genre sont des arbres élégants, à feuilles ovales ou lancéolées, entières, pétiolées, penninerves, à fleurs axillaires, solitaires ou géminées; ils croissent tous dans les Indes Orientales où on les cultive comme arbres d’agrément, surtout à cause de l'odeur suave que leurs fleurs exhalent. Linné n'en connaissait que deux espèces, savoir : Michelia Champaca et Michelin Tsjampuca, figurées anciennement par iUiéede et Bumjili. De Candolle (Syst. yeget. Natur. et Prodrom.) en a décrit sept, dont quatre nouvelles communiquées par Buchanan et Wallich; et il a rétabli (tu Dde s sert Icon. sel. 1, l. 83) le Michelia pam'llora de Rumpli.
NICHOTAMIE. Micholamia. iss. Diptères; genre de la famille des Tanysloincs, institué par Macquart qui lui assigne pour caractères : corps assez grêle; tête un peu prolongée, transversale; dernier article des antennes presque ovale, sans style saillant, ne dépassant pas la longueur de la tête; un paquet de poils roules entre les yeux et au-dessus de la trompe qui est dirigée en avant et en haut; abdomen en massue, atténué au milieu, renflé ù l'extrémité; armure copulalrice accompagnée d’une pièce filiforme et déprimée; pieds presque nus; jambes postérieures droites ; ailes ayant leur quatrième cellule postérieure à base péliolée. L’ensemble de ces caractères présente le type des Laphrics, fortement modifié. La seule espèce connue jusqu'ici habite File de Java.
Michotamie anai.e. Micholamia a natif, Mncq. Elle a la face, la moustache et le front jaunes, la barbe blanchâtre et les deux premiers articles des antennes testacés; les yeux sont bronzés; le corselet est noir, recouvert d’un duvet blanc-jaunùtre; l'abdomen est d'un jaune ferrugineux pâle : les cinquième et sixième segments sont noirs, le septième lestacé. à bord postérieur jaune; l’armure copulalrice est d’un brun teslacé; les pieds sont bruns et les ailes jaunâtres. Taille, six ligues.
MlCUL'ACANENS. xah. (Fernandez.) Nom d'une race de Chiens, voisine de celle connue sous le nom d'Alco. y. ce mol.
MICINE. Micinus. bot. ( Champignons .) Four Mj cenu. y. Agaric.
MICIPPE. Micippa. cri st. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Bracbyures, tribu des Triangulaires, établi par Leach aux dépens des Mains, et adopté par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.). Les carac- [ tères de ce genre sont : antennes extérieures insérées en dehors des fossettes oculaires, velues, et ayant leur I premier article plus long cl plus gros que le second,
| mais cylindrique comme lui et non comprimé ou dilaté; ; pieds mâchoires extérieurs, ayant leur troisième article ; presque triangulaire, échancré â son extrémité cl en 1 dedans; serres médiocres, plus courtes que les autres pattes. iiiermes.â carpe court; mains allongées, h doigts j minces et peu courbés; pattes proprement dites décroissant successivement de grandeurdepuis la seconde paire, qui n’esl qu'une fois et demie aussi longue que
le corps, jusqu’à la dernière; ongles longs, grêles et courbés; carapace granuleuse et épineuse, médiocrement dilatée postérieurement, comme Ironquèeen avant avec ses côtés peu obliques et garnis d'épines; yeux portés sur des pédoncules assez longs, un peu arqués et n'étant pas plus gros que ceux ci; bord antérieur des orbites muni d’une grande pointe, le postérieur coupé par une fissure profonde. Ce genre se distingue des autres genres formés aux dépens des Maïas, par la position des antennes hors des orbites et par le peu de développement de leurs serre*.
Minière PintynE. Micippa Philyra , Leach; Cancer Philyra , Herbst, Cane., lab. 38, fig. 4; Maia Philyra, Lamk. Les bords latéraux de sa carapace sont irrégulièrement épineux; son rostre est avancé en pointe, échancré et armé, de chaque côté, d’une épine recourbée; les mains sont glabres. Il se trouve dans la merdes Indes, sur les rivages de l’Ile-de-France.
MICO. «A*. On désignait autrefois d’une manière générale sous ce nom les Singes des terres de l’Orénoque. et spécialement ceux de petite taille; c'est dans ce sens qu’il a été employé par Joseph d’Acosta et par Guinilla, mais lhiffon en a fait le nom propre d’une espèce du genre Ouistiti : le Jacchus argentai us de Geoffroy Saint-Hilaire. F. Ouistiti.
MICOCOULIER. Celtis. bot. Ce genre appartient aux Amentacées de Jussieu et à la Polygamie Monœcie, L., ou, si l’on divise ce grand grdltpe en plusieurs, à l’exemple de Richard, aux Ulmacées de ce dernier botaniste. Il est caractérisé par des fleurs polygames ou monoïques; un calice qiiinqitéparli; cinq étamines; deux styles simples; un drupe renfermant une graine unique, dont les cotylédons sont chiffonnés. Ses espèces sont des arbres sans piquants, à feuilles alternes, inégales à leur base, dentées, Innervées, plus ou moins roides et scabres; les fleurs sont axillaires, solitaires ou disposées soit en grappes dichotomeset souvent géminées, soit plus rarement en panicules. Le nombre de ces espèces s’élève à plus de vingt, après qu’on en a séparé celles qui, distinctes par leurs styles bifides et le* aiguillons dont elles sont hérissées, constituent le genre Merlcnsie. F. ce mot. Elles sont répandues dans le nouveau ainsi que dans l’ancien continent. On doit citer ici celle qu’on trouve dans le midi de l'Europe et qui *c montre même en France, où elle porte vulgairement le nom de Fabrecoulior, de Dois Je Perpignan. C’est le CëM» australis de Linné, arbre de trente à quarante pieds de hauteur, dont le bois noirâtre, compacte et tenace, est employé par les charrons, les luthiers, les tourneurs. Plusieurs autres espèces ont été acclimatées et pourrout également être cultivées arec avantage.
M1CONIE. Miconia. noT. Genre de la Décandric Monogynie, L., établi par Ruiz et Pavon (Flor. Peruv. et Chit. Prodrom., p. GO) qui en ont ainsi exposé les caractères : calice à cinq dents, supère, persistant, à cinq petites divisions ovales et obtuses; corolle à cinq pétales obovales et insérés sur le calice; dix étamines, dont les filets sont insérés au-dessous des onglets des pétales, et ayant leurs anthères plissees et éperon née s postérieurement; cinq petites écailles bifides placées
au-dessous de chaque paire de filets d'étamines H entourant l’ovaire; celui-ci ovoïde, surmonté d’un style ! suhulé et d'un stigmate simple, aigu ; capsule également ovoïde, couronnée par le calice et les écailles, à cinq loges H à cinq valves; graines nombreuses, très- ! petites, scobifonnes. Le nombre des parties de la fleur | est assez variable dans la même espèce; mais ce nombre correspond toujours à celui des dents du calice et j des loges de la capsule. Ce genre a été compris dans | la famille des Mélasloniacées par Don {Metn. of lhe I If ’crner. Soviet vol. 4. p. 270). Il ne renferme que trois espèces que les auteurs de la Flore du Pérou et du Chili ont seulement fait connaître par de courtes phrases spécifiques sous les noms de Miconia putceru tenta, Miconia triplinertia et Miconia entai i g i nota.
NICOU. m am. Synonyme de Mico. V. ce mol.
MtCRACAKTHE. Micracaulhus. but. C'est -à dite armée de petites épines.
MICHACTIDK. Micructis. bot. Genre de la famille des Synant Itérées, tribu des Sèmciomdes, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères . capitule multifiore; fleurs du rayon femelles et trèsj courlemenl ligulées : celles du disque sont tubuleuses,
| quadridentées, bcnuaplirodiles, et même celles qui oc I cupent le centre sont souvent stériles; involucre formé i d’une ou deux rangées de squainines ohlongucs, subconcaves, avec le dos un peu pubériilenl ; réceptacle hérissé de paillettes glabres, à peu près semblables aux squanunes de l’involucrecl qui enveloppent les akènes; 1 style du rayon bifide, un peu plus long que la ligule i de la corolle; celui du disque est inclus; anthères au ! nombre de quatre, et privées de queue; akènes télraj goiio-compriméc», piesque obovales, glabres et entièrement chauves.
Micractidk dk ÜoJtit. Micructis Bojerif De Cand. j C’est une plante herbacée, annuelle, dressée, couverte d'uuc pubescence très-courte; ses feuilles sont opposées, ohlongucs, aigue*, à peine crénelées, scabres ; les supérieures entières; capitules courlemrnt slipités, serrés trois par trois au sommet des rameaux ; fleurs petites et jaunes; akènes noirs et très-visibles avant leur dispersion au milieu des paillettes du réceptacle. De Madagascar.
MICIl A LOA. bot. Le genre d'Algues, publié sous ce nom par Hiasolclti {Jtg. ntic rose. 47, l. 12), ne diffère i u genre Chlorococcum de Greville. F. Culorocoqie.
M1CIULYMME. Micratymma. îxs. Coléoptèrès pentamères; genre de la famille des Urachély 1res, tribu des Oxytelinft, établi par Westwood qui lui assigne pour caractères : antennes droites, filiformes, un peu ! plus épaisses vers l’extrémité; (été oblonguc, un peu | plus étroite que le corselet, avancée, faiblement rélré- ' cie en cou; labre Iransverse, insinué au bout, avec le bord cilié; mandibules mtiliques; mâchoire intérieure grêle, l'extérieure plus grande; palpes maxillaires de quatre articles dont le dernier plus long et acuminé; les labiales de trois articles et courtes; languette bilobée; corselet un peu plus étroit que les élylrcs; celles- 1 ci courtes, légèrement arrondies à l’extrémité; abdo*
inen allongé; pieds assez courts, les intermédiaires rapprochés ver* leur hase; jambes muliques.
Micralymik brévipenxb. Micratymma breripennit, Weslw.; U malin m brccipetine, Gyll. Il est noir, peu brillant et Irès-linemcnt pointillé; les antennes et les genoux sont couleur de poix. Taille, prés de deux lignes. Du nord de l'Europe.
M ICIt A MPÊLIS. bot. Raffincsqiie-Scbmallx appelle ainsi un genre deCucurbitacées voisin du Momordica, dont il diffère par son fruit renflé, épineux, à deux ou trois loges monospermes. Ce genre, établi pour une ' plante originaire de la Pensytvanie, est trop imparfai- I tetnenl connu pour pouvoir être adopté.
MICRANTIIE. Micranthus. bot. C'est-à-dire pourvu de petites Heurs.
MICRANTHÉ. Micrantheum. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Presl aux dépens ; des Trifolium de Linné, pour deux espèces européennes qui lui ont offert, dans les caractères génériques, des différences qu'il résume de la manière suivante : calice tubuleux ou ovalaire, nervoso strié à l'orifice qui est ouvert ; son limbe est divisé en cinq dents aigues, saillantes, roides et égales; pétales marcescenl» ; l’étendard est libre, légèrement nervure, les ailes et la carène sont soudées à la base du tube slaminal ; ovaire oblong, biovulé ; style terminal et filiforme; légume ovale, renfermé dans le calice qui a pris de la consistance, indéhiscent, contenant une ou deux semences subglobuleuses.
Micraxtbé aggloméré. Micro iilhcum gtomerntum, Presl; Trifolium glomeralum , Lin. Ses liges sont glabres ainsi que toutes les autres parties, nombreuses, presque couchées, étalées, longues de dix pouces, garnies de feuilles pétiolées, alternes , composées de trois petites folioles otales, plus étroites à leur hase, légèrement dentées à leurs bords, accompagnées de stipules lancéolées et très-aigues ; les fleurs sont d’un rose tendre, réunies m capitules sessiles, axillaires, petits, globuleux et fort serrés. Au midi de la France, en Espagne, etc.
Micraxthé étoutté. Micrantheum su/focalutnf Presl; Trifolium su/focalutn , Lin. Celle espèce qui I jusqu'ici complète le genre, ressemble beaucoup à la i précédente cl se trouve dans les mêmes lieux; ses corolles sont blanchâtres, demi-transparentes et entièrement renfermées dans le calice.
MICRANTIIE. Micrantheum. bot. Genre de la fa- I mille des Euphorbiacécs de la Monœcie Triandrie, L., 1 que Desfonlaines a fait connaître dans les Mémoires du Muséum (vol. iv. p. 253, tab. 14). Ses Heurs sont monoïques; on observe dans les mâles un calice coloré, composé de six sépales, dont trois alternes, intérieurs, plus grands, pétaloïdcs, cl trois étamines libres, insérées autour d'un disque glanduleux, trilobé; dans les femelles, un calice partagé jnsqu’à la base en six lanières subulées; trois styles simples et courts et autant de stigmates; un ovaire à trois loges biovulécs, devenant une capsule que surmontent les styles persistants et qui se sépare en trois coques bivalves et dispermes; les graines, cylindriques, ont un embryon grêle dans un périsperinc charnu de même forme. On ne connaît
de ce genre qu'une esp>ce originaire de la Nouvelle- Hollande.
Micr axtiie Aricoïde. Micrantheum ericoidet , Dcsf. C’est un sous arbrisseau à feuilles alternes et linéaires, à Heurs courtement pédonculées et se montrant au nombre d’une à trois dans les aisselles de ces feuilles.
MICRANTHÊME. Micranthemum. bot. Genre établi par le professeur Richard (in Michaux Flora Dor. A me rie. t 1, p. 10) et appartenant à la famille des Pritmilacées et à la Diandrie Wonogynie, L. Il offre les caractères suivants : calice à quatre divisions profondes, subspalliulées. les deux supérieures un peu plus petites; corolle très-courte, presque campanulée; tube très-petit, glabre intérieurement; limbe à quatre divisions inégales, comme bilabié la division supérieure étant la plus courte ; deux étamines convergentes, à filets recourbés, appendiculés à leur base, à anthères arrondies et presque didymes; ovaire globuleux, surmonté d'un style court cl décliné, que termine un stigmate déprimé et oblique; capsule recouverte par le calice qui persiste, globuleuse, uniloculaire, polysperme. s’ouvrant en deux valves; les graines sont trèsnombreuses, ovoïdes, striées, attachées à un Irnpliospenne basilaire et central. Ce genre, fort distinct par le6 caractères qui viennent d'être énoncés, a été ainsi nommé à cause de l'extrême petitesse de ses Heurs. Il a pour type, et jusqu’ici pour espèce unique, I e.Giobifera umbrosa, Gmcl., Sysl., 32, ou Micranthemum orbiculalumr\\W\\ ., Fl. Bor. 1, p. 10, t. u. C’est une petite plante herbacée, vivace, rampante, très glabre, portant des feuilles opposées, sessiles, arrondies, obtuses, entières, et des Heurs extrêmement petites, pédonculées. solitaires â l’aisselle des feuilles. Elle croît dans les lieux humides et ombragés des forêts de la Caroline et de la Géorgie; elle fleurit en août.
MICRANTHÈRE. Micranthcra. bot. Genre de la famille des Gultifères. et de la Diœcie Polyandrie. L., qui présente les caractères suivants : fleurs dioïques; calice â quatre folioles colorées; dix pétales inégaux; dans les mâles, étamines nombreuses, dont les filets libres portent adossées des deux côtés de leur sommet les deux loges de Panthère, qu’on prendrait au premier coup d'œil pour deux pores (c’est leur extrême petitesse qui a fourni le nom du genre); dans les femelles, un ovaire environné de filets stériles et en moindre nombre, couronné par lin stigmate sesslleel quinquélobé. Il devient une baie pyriforme, dont le péricarpe est de consistance fongueuse, et dont les loges, au nombre de cinq, renferment chacune une seule graine fixée à leur angle interne. Les deux cotylédons sont soudés entre eux par les faces en contact, l a seule espèce de ce genre jusqu'ici connue est le Micranthcra etusioides, arbre originaire de laGuiane, que les indigènes appellent Pighouara Paly. Sa hauteur est de douze mètres environ; ses feuilles sont opposées et veinées; ses fleurs terminales, les femelles presque solitaires, le» mâles en panicules courtes et comme dicholomcs, portées sur des pédicelle* munis vers leur milieu de deux bractées opposées. On doit la connaissance de celte plante à Clioisy, qui l’a décrite cl figurée pour la première fois dans les Mémoires de la Société d’flistoirc naturelle