‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 72 sur 148 · MIE · texte numérisé non relu

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roplères; genre de la famille des Véliens, établi par Weslwood, aux dépens des Vélies proprement dites, dont il ne se distingue que par les proportions des antennes dont le premier article est aussi court que les suivants, tandis que le quatrième est le plus long de tous; tarses antérieurs composés de deux articles, les postérieurs de trois dont le premier se confond presque entièrement avec le suivant.

MlCRl'RE. Micrurus. rept. Ce genre de la famille des Ophidiens, a été institué par Wagler et adopté par Cuvier dans son Règne Animal (vol. 3, p. 04) où il dit que ce sont des Ëlaps à queue très-courte.

MICTIOE. Midis, ixs. Hémiptères hétéroptères ; genre de la famille des Coréens, établi par Leacli qui lui assigne pour caractères principaux : dernier article des antennes presque égal en grosseur avec le précédent; corps allongé; côtés du corselet anguleux ; cuisses postérieures très-renflées dans les mâles.

Mictide PRorvxE. Midis profanus; Lygœns profanas, Fah.; Rliyng.. p. 311. Il est entièrement brun; son corselet est dentelé et épineux; on remarque sur les élytres une croix jaunâtre en sautoir; les cuisses postérieures sont épaisses; les jambes sont armées d'une épine. Taille, un pouce; on la trouve à Amboine.

M1CTOPUUM. pois. y. Myctopue.

MICTYRIDE. Midyris. crlst. Genre de l’ordre des I>écapodos, famille des llracliyures, tribu des Quadrilatères. établi par Lalreille et ainsi caractérisé : antennes intermédiaires très-petites, à peine bifides au bout, leur premier article plutôt longitudinal que transversal; carapace bombée, plus étroite en avant qu'en arrière; yeux peu écartés, placés en avant, portés sur un court pédoncule, et non logés dans des fossettes. Latreille avait d'abord placé ce genre, d'après la forme du corps, dans la section desOrbiculaires, à côté des Atélécycles, des Thies, des Pimolhères, des Corystes, des Leucosies et des Ixa, genres qui appartiennent à d'autres tribus. Maintenant il le range entre les Gélasimes et les Pimo- Ibères; il diffère de ce dernier genre par des caractères tirés des antennes intermédiaires, des Occipodeset des (jélasimes, par la forme du lest et les proportions des articles des pieds-mâchoires. Les articles inférieurs de leurs pieds-màcboires extérieurs sont fort larges, foliacés et très-velus. Les pieds sont longs, diminuant progressivement de grandeur à partir de la seconde paire, et ayant le dernier article pointu, comprimé et sillonné. Les serres soûl grandes, avancées, et forment près de leur milieu, en se dirigeant brusquement en bas, un coude très prononcé; leur carpe est très-allongé. La carapace est presque ovoïde, molle, un peu plus large cl tronquée postérieurement; elle est renflée, avec les séparations des régions bien marquées par des lignes enfoncées. L'abdomen des femelles est formé de sept pièces; le front est rabattu comme celui desGécarcins et des Occipodes.

Mictyride loxgicarpf.. Midyris longicarpus. Lalr. ( Gcn . Cmst. ei /ns t. I, p. 40). U est petit et jaunâtre, il a été rapporté des Indes-Orientales par Péron et Lesueur. Lesson cl Garnol l’ont recueilli sur les côtes de la Nouvelle-Hollande et à Amboine.

M1DA. Mitla. bot. Genre de la famille des Sanlala-

cées, établi par A. Cunningham, qui lui assigne pour caractères : fleurs diolqiies. Les mâles ont le tube du périgone court, hémisphérique, cl le limbe â quatre divisions ; huit glandules à l'orifice, disposées sur deux rangs, dont quatre extérieures très- petites, alternes avec les divisions «lu limbe, et quatre intérieures plus grandes, ciliées et posées entre les étamines et les découpures du limbe; quatre étamines opposées aux divisions du limbe; filaments presque nuis; anthères biloculaires; ovaire rudimentaire. Les fleurs femelles ont le tube du périgone en massue, soudé avec l’ovaire, le limbe supère, quadrifide, en roue et décidu ; disque épigyne et quadrilobé; quatre étamines stériles, opposées aux divisions du limbe ; ovaire infère, à une loge renfermant trois ovules pendants du sommet d’un placentaire central et libre ; style court et cylindrique ; trois stigmates étalés et obtus. Le fruit consiste en un drupe ou une baie monosperme et ombiliquée. Leslïlidas sont des arbres de la Nouvelle-Zélande, à feuilles alternes, très-entières, coriaces; ù fleurs axillaires, réunies en grappe.

MIDAS. mam. bept. et ms. Pour Mydas. y oyez ce mot.

MIDDLESTOMDE. mir. On a donné ce nom à une substance de nature organique, qui se trouve dans les mines de Houille de Middlcslon; elle est ou en petites masses pisiformes ou en feuillets très-minces, disséminée dans la couche de Houille; elle est dure, fragile, translucide, rougeâtre par réflexion, et d'un brun clair par réfraction; sa pesanteur spécifique est 1,0; son éclat est résineux; elle noircit par une longue exposition à l'air; elle supporte une forte chaleur sans s'altérer, puis elle brûle comme de la résine et laisse uu coke très-boursoufflé ; elle se dissout en petite quantité dans l'alcool et l’éther; l'acide nitrique la dissout avec dégagement de gaz nitreux; elle est composée de Carbone 80,5; Hydrogène 8; Oxygène 5,5.

MIDOT1DE. Midotis. bot. Genre de Champignons hyménomycètes, établi par Fries qui lui donne pour caractères : réceptacle cartilagineux, ovato-oblong et slipité; hyinénion infère, séparable et même ordinairement séparé, très-lisse, quoiqu'il offre de nombreuses gerçures; llièqucs allongés, garnis de sporidies disposées sur un seul rang. On trouve ces Champignons en Europe, sur les vieux troncs; ils sont d'un roux jaunâtre et dressés latéralement de manière à imiter en quelque sorte les oreilles de Midas.

MIE DE PAIN. Medula Partis, but. (Jacquin.) Espèce du genre Bolet.

MIEG1A. bot. (Schreber.) y . Rlxirea d’Aublet. (Persoon.) P'. Arirdiraire.

MIEL. Matière sucrée, élaborée par les végétaux, recueillie par tes Abeilles, et préparée dans l’estomac de ces insectes, avant qu'ils la déposent dans les alvéoles de leurs gâteaux. Pour l'obtenir ü ne s’agit que de rompre la mince cloison de cire qui tient le miel renfermé dans l'alvéole, et de le faire écouler du gâteau. Il est blanc, jaune ou rouge-brun; très-compacte ou mollasse; offrant des grains cristal Irtis, plus ou moins gros et brillants, suivant les espèces d'Apiaires qui l'ont préparé, les végétaux d'où il a été pris, le climat et le

degré de pureté résultant de sa préparation ; de ces mêmes causes aussi dépend le plus ou moins de douceur et de suavité du Miel. Celle matière est soluble dans l'eau en toutes proportions, et cette solution, mise à fermenter, produit une espèce de vin que l’on nomme Hydromel ; ce vin éprouve à son tour la fermentation acéleuse.Le miel est en partie soluble dans l'Alcool qui ne louche pas au véritable sucre cristallisablc; du rosie il jouit do presque toutes les propriétés du sucre qu'il supplée dans beaucoup de cas. y. Abeili.es. On a aussi appelé Miel aêriex la Manne. V. ce mot.

MIELICUOFERIE. Miefichoferia. bot. Genre de Mousses de la famille des Rryacécs. établi par Horiiscliuch ( Bryalog . Genn. 179, C. ic.) avec les caractères sui- j vanls : coiffe cuculliformc; sporange terminal, apo- ! physé; opercule conique, subinucronalo-roslellé; pé- ! rislome à seize dents simples, également distantes entre elles, lancéolées à partir de la base qui est large, solides et droite*. Les Mielichoféries sont des mousses grêles, ! eu faisceaux rameux. que l'on rencontre vivaces en Europe, tapissant les roches élevées.

MIELLIEK. bot. Synonyme de Nectaire. F. ce mot. I

iMIKU.IN. bot. L‘un des noms vulgaires du Bolet du Noyer, Bolet us Juglundis.

MIÉMITK. hui. Nom donné par Karslen à un Calcaire magnésien de couleur verdâtre et quelquefois blanchâtre, qui su trouve près de Miéino eu Toscane. On peut rapporter à la même variété les concrétions du pays de Szakowacz en Styric, formées d’un assemblage de corps de couleur verdâtre, qui sont des sortes de polyèdres serrés l’un contre l’autre. Leur configuration pseudocristalline parait être l’effet de la compression qu’ils se faisaient subir mutuellement pendant leur formation dans le même espace.

MIKRIA.bot. Le genre proposé sous ce nom ( Lallav. et Lex. Nov. Gen. Mex. 2, p. 9). dans la famille des Synantbérécs, tribu des Sénécionrdes. a été reconnu pour ne pas différer du genre Schkuria , de Roth. y. ce mot.

MIERSIK. Miersiu. bot. Genre de la famille des Liliacées, institué par Lindley, et dont on peut résumer les caractères ainsi qu'il suit : involucre extérieur hexaphylle, pétaloïdé, l'intérieur également composé de six folioles colorées et bifides; périanlhc ou périgone régulier, monophyllc, urcéolé, suboblique, charnu, avec son limbe resserré et découpé en six dents; six étamines très-petites, insérées sur l’orifice du périanlhe; ovaire supère, à trois loges; style filiforme; stigmate capilé. l.e fruit consiste en une capsule triangulaire, tronquée, à trois loges et à trois valves, renfermant plusieurs graines chacune. On ne connail encore de ce genre qu’une seule espèce.

Miersie ou Chili. Mier&ia Chilensis , Lindl., Bot. Begist. Son bulbe est sphérique, composé de tuniques concentriques, de la grosseur d’une Châtaigne ordi- I naire; les feuilles qui en naissent sont dressées, li- I néaires, obtuses cl glabres; les hampes sont nues, j baulcs de six â huit pouces, ne dépassant pas les feuilles, j terminées par une ombelle composée de quatre fleurs j assez courtes; la spalhe qui les enveloppe est diphylle, droite, un peu renflée et persistante; les fleurs sont

vertes et peu remarquables; les bractées { involucre) extérieures sont disposées sur deux rangs de trois chacun, et d'un rouge plus ou moins vif; le périanlhc est marqué de six lignes purpurines.

MIGA. uoll. (Adanson. Voy. au Sénég.. p. 115, pl. 8.) Espèce du genre Buccin; elle est bien caractérisée; Bruguière l'a mentionnée sous le nom de Huccinum Miga, dénomination adoptée par Lnmarck qui joint â la synonymie le Üuccinum slofalum de Gmelin. quoique celui-ci ne rapporte pas le Miga d'Adanson dans la synonymie de son espèce.

MIGNARD. ois. Espèce du genre Gobe-Mouche. y. ce mol.

MIGNARDISE, bot. Nom vulgaire donné par les jardiniers au Diatilhus Armcria et au Dianthus plumosus, L. y. Œillet.

MIGNON ET BLANC et BOUGE bot. Noms vulgaires du Trèfle des prés.

MIGNONNETTE. bot. Nom vulgaire du Urubu wma et de Y Holosteum utuhellatum. On a aussi appelé Mignonneltc, le Réséda et la Luzerne Lupuline.

MIGRAINE, bot. De Millegraines. Nom vulgaire du fruit du Grenadier.

M1GRANES. cri st. Cuvier donne ce nom aux Crustacés du genre Calappe. y. ce mot.

MIGRATIONS, zool. Les animaux peuvent, eu égard â leur mode d'habitation, se diviser en deux classes : les uns restent pendant toute la durée de leur vie dans les régions où ils ont pris naissance, ou du moins ne s’en éloignent que fort peu, et par des causes particulières et individuelles qu’il est presque toujours assez facile d'apprécier. D'autres, au contraire, entreprennent soit périodiquement dans certaines saisons de l’année, soit non périodiquement, des voyages de long cours, et se rendent â des distances quelquefois trèsconsidérables. le plus ordinairement pour y passer un certain laps de temps, d’autres fois même pour s’y établir tout â fait. Ce sont ces voyages ou excursions périodiques ou irrégulières, temporaires ou durables, qu'on a coutume de désigner sous les noms de Migrations ou Émigrations.

Il ne faut pas posséder des notions très -approfondies sur l'organisation des différentes classes qui composent le règne animal, pour sentir que toutes les espèces chez lesquelles les mouvements de progression s'exécutent par des causes quelconques avec lenteur ou difficulté, et par conséquent avec peine cl fatigue, ne peuvent émigrer, ou que, si elles émigrent, elles ne peuveul faire que de très-petites excursions. On concevra de même que celles qui entreprennent des voyages de long cours, doivent se trouver parmi celles qui peuvent se déplacer, non pas sans fatigue, car il u'est pas de mouvement qui s’opère sans action musculaire, et par conséquent sans fatigue; mais du moins avec trèspeu de fatigue. On voit donc, « priori, que sans parler de plusieurs Mammifères et de plusieurs Reptiles, que l’imperfection de leurs organes de locomotion relient nécessairement dans le canton où ils sont nés, presque toutes les espèces appartenant aux deux classes qui viennent d’être désignées, doivent ne pas voyager ou ne voyager que très peu, et que les espèces dont les

Mil; râlions sont remarquables par leur étendue el leur régularité, doivent au contraire se rencontrer parmi ces Oiseaux pourvus d'ailes que leurs formes el leurs dimensions rendent propres à un vol soutenu, et parmi les Poissons, auxquels les modifications de leur queue et de leurs membres, la figure générale de leur corps et principalement la nature du milieu dans lequel ils vivent plongés, rendent les mouvements de locomotion si peu difficiles et si peu pénibles.

On a noté un assez grand nombre d'exemples de Migrations faites par divers Mammifères, el particulièrement par plusieurs espèces de Carnassiers et de Rongeurs. Mais ces exemples sont presque tous plutôt des faits individuels que des faits spécifiques, en ce sens que ce sont, à l'égard de la plupart des espèces chez lesquelles ils ont été observés, des faits exceptionnels et contraires à leurs habitudes générales. Cependant les excursions assez régulières de l’Isatis {V. ce mot à l'article Cmi*)c( d’un très petit nombre d'autres Mammifères. et surtout les voyages du Lemming, sont trèsremarquables et dignes d’attention.

(.es Migrations des Oiseaux sont connues de tout le monde. II n’est presque personne qui ignore que les Merles, les Fauvettes, les Hirondelles, les Coucous, les Colombes, les Pluviers, les Crues, les Cigognes, les Hérons, les Oies, les Canards, les llarles. cl beaucoup d'autres, vont, dans certaines saisons de l'année, chercher dans d'autres climats la température qui leur convient. Ce phénomène est sans contredit l'un des plus remarquables qui aient fixé l'attention des observateurs. On sait que dans plusieurs espèces, les individus qui doivent faire partie de la même troupe, se rendent tous sur le même point A la même époque, el qu'ils partent tous ensemble de ce lieu de rendez-vous, rangés dans un ordre régulier, et disposés de la manière la plus propre à leur permettre de vaincre avec le moins d’effort possible, la résistance de l’air. « Ce vol, dit Buffon, en parlant des Migrations de l'Oie sauvage, se fait dans un ordre qui suppose des combinaisons cl une sorte d'intelligence supérieure A celle des autres Oiseaux.... Celui qu'observent les Oies semble leur avoir été tracé par un instinct géométrique : c'est à la fois l'arrangement le plus commode pour que chacun suive eL garde son rang, en jouissant en même temps d'un vol libre el ouvert devant soi, el la disposition la plus favorable pour fendre l’air avec plus d'avantage et moins de fatigue pour la troupe entière; car elles se rangent sur deux lignes obliques formant un angle à peu près comme A, ou, 6i la bande est petite, elles ne forment qu'une seule ligne; mais ordinairement chaque troupe est de quarante ou cinquante. Chacun y garde sa place avec une justesse admirable. Le chef, qui est ù la pointe de l'angle et fend l’air le premier, va s« reposer au dernier rang lorsqu’il est fatigué, et tour à tour les autres prennent la première place. » Temminck a aussi fait sur les Migrations des Oiseaux quelques observations fort curieuses. «Il est certain, dit-il (Manuel d'Ornitliologie, 1. 1, p.384). quêtons les Oiseaux qui émigrent, voyagent en troupe ou en famille; que les jeunes, chez le plus grand nombre, ne voyagent point avec les vieux, ou que, parlant en fa-

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mille, ils se séparent pour se réunir en troupes composées d'individus du même Age; les jeunes reviennent rarement dans les mêmes lieux qui les ont vus naître, ce qui est très-facile à constater chez la grande majorité des espèces où les jeunes ont besoin de plusieurs années, avant de se revêtir de la livrée des vieux. Dans telle contrée, on«e trouve que des jeunes Agés d’un ou de deux ans; dans telle autre que des individus adultes, el jamais ou très-accidentellement des individus dont le plumage indique qu'ils ne sont point encore parvenus A l'étal adulte, mêlés avec ceux dont le plumage a acquis son dernier degré de perfection ou dp stabilité. Tons les Oiseaux des genres /*’a/co, Ardea t Podiceps, Colymbtts, Laïus, Le si ris , P décati it s, Carbo, et quelques espèces d'autres genres en fournissent de nombreuses preuves qu'il serait trop long de détailler ici. *

On vient de voir que les jeunes individus ne revien nent que rarement dans les lieux où ils ont pris naissance; il n'en est point de même des adultes, comme l’ont prouvé des remarques faites sur les Hirondelles, les Cigognes, les Grues, les Hoche Queues et plusieurs autres espèces, par divers observateurs. La science possède un grand nombre de faits qui démontrent que plusieurs espèces reviennent tous les aus couver dans les mêmes lieux et pondre dans le même nid. Il est même une opinion fort répandue parmi le peuple des campagnes, et qui a été adoptée par plusieurs naturalistes : c’est celle qui voit des indices certains des variations futures de In température dans les époques de Migration des Oiseaux de passage, et qui atlnbue ainsi à ces êtres remarquables, line sorte de prévision. On cite un assez grand nombre de faits A l'appui de celte idée, 6i souvent célébrée par les poètes latins; mais quelques observ ations lui sont aussi contraires; et voici lin exemple parmi ceux qui ont été recueillis le plus récemment. « L’hiver de l’année 1822, dit le docteur Gaspard (Mém. sur le Coucou .lourn.de Pliysiol.expér,, juillet 1821). ayant manqué presque entièrement, comme cela n'était jamais arrivé de mémoire d'Ilomiue, la Primevère ainsi que les Navettes commençant A fleurir A la fin de décembre, les Seigles épiant an milieu de mars, la Vigne abritée offraut des fleurs A la fin de ce mois, la végétation, eu un mot, se trouvant au priutemps. d'un mois plus précoce qu'à l'ordinaire, le Coucou ne devança dépendant point son époque, el lie chanta que le 23 mars. Il en fut de même de l'Hirondelle. » L’hypothèse d’après laquelle on a dit, peut être avec plus d'esprit que de justesse, que «ce n’était pas une institituliun uniquement superstitieuse que celle du collège des augures à chlamydes violettes chez les anciens Romains.» peut cependant être admise; mais seulement tout autant qu'ou ne lui donnera pas trop d'extension. On peut très-bien concevoir, par exemple, que certaines modifications atmosphériques, préludes d’un changement de température, puissent, quoique insensibles pour l'Homme, être ressenties de l'Oiseau, et qu'il soit ainsi possible A ce dernier d’indiquer par avance ce qui doit être plus tard ressenti par tous : dans cette manière de voir, il serait affecté et agirait, si l'on peut s’exprimer ainsi, comme le font un hygromètre ou un

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