‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 73 sur 148 · ii · texte numérisé non relu

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baromètre. Au contraire, quelle que soit l’étendue d’in- j telligeiicc et de sensibilité qu’on veuille attribuer à un j être quelconque, la raison se refuse à croire qu’il puisse pressentir et révéler, comme par une sorte d'instinct de divination, ce qui 11e doit arriver que dans un temps plus ou moins éloigné.

I.es Migrations des Poissons seront traitées particulièrement aux généralités de cette classe. Quant à celles des insectes, on a vu qu'il était parmi ces invertébrés quelques espèces dignes de fixer l'attention. Telles sont surtout ces Sauterelles qui, s'avançant en nombre infini, ont quelquefois porté la désolation dans plusieurs contrées, et exercé des ravages que l'imagination conçoit difficilement, et à la réalité desquels on a peine à croire, malgré le témoignage unanime d’un grand nombre d’historiens anciens et modernes. Au reste, ces Migrations des Sauterelles et de quelques autres insectes ne sont nullement comparables à celles des Oiseaux, elles sont irrégulières comme celles des Leiuinings, et heureusement plus rares encore.

11 reste maintenant à indiquer les causes des faits dont il vient d'étre question. On voit dans toutes les Migrations non périodiques, une multitude d’animaux sortant en troupes innombrables des lieux qu'ils habitent ordinairement, et dévorant tout ce qu'ils rencontrent sur leur passage. Il est probable, pour les insectes dont il a été parlé, et il parait certain à l'égard des l.einmings, que les causes de ces voyages si remarquables résultent d’une multiplication considérable d’individus , amenant nécessairement la destruction des substances qui forment la nourriture habituelle de l’espèce et de celles qui peuvent la suppléer, et par suite les besoins et les souffrances de la faim.

La cause des Migrations périodiques des Poissons est, suivant la plupart des ichtliyologisles, le besoin qu'ils éprouvent dans la saison de la propagation, de rechercher des lieux favorables pour déposer leur frai. On sait, qu'à la même époque, un grand nombre d’espèces parmi celles qui n’émigrent pas, remontent les fleuves dans le même but.

Quant aux causes des Migrations périodiques des Oiseaux, il en est deux dont il est assez facile de se rendre compte. Ainsi, on conçoit que les espèces essentiellement insectivores qui habitent les climats tempérés, ne peuvent y demeurer dans la saison froide, et qu'elles périraient nécessairement, si elles n’allaient dans d'autres régions chercher la nourriture qu’elles ne peuvent plus trouver dans leur patrie. Une autre cause non moins puissante est le besoin d'échapper aux variations de la température. C'est ainsi qu'une multitude d'espèces, après avoir passé le printemps et l’été dans certains climats, se retirent à la fin de l'automne, et vont dans des régions plus méridionales, retrouver la douce température à laquelle ils paraissent soumis. Réciproquement, beaucoup d'autres espèces nefréquenteiit certains lieux que pendant la saison froide, et les quittent à la fin de l’hiver pour se rapprocher des régions polaires. Tels sont principalement un grand nombre de Palmipèdes; et tels sont aussi, parmi les Passereaux, les Becs-Croisés. «Ce qu'il y a de plus remarquable, dit Tcmminck, c’est qu’ils nichent et se reproduisent dans

nos climats, au milieu de la saison rigoureuse, et qu’ils émigrent en été vers les régions du cercle arctique. « C’est à ces deux causes que les ornithologistes ont généralement rapporté les voyages périodiques des Oiseaux. Mais il s’en faut bien qu'ils soient parvenus à les expliquer d’une manière tout à fait satisfaisante, comine le prouvent plusieurs expériences qu’il est aussi facile de vérifier qu’il est difficile de les analyser, l'n Oiseau de passage, qu'on prend le soin de tenir dans une température constante, et auquel on donne une nourriture convenable, éprouve, comme dans l'étal de nature, le besoin d’émigrer lorsque l’époque du départ est venue. 1) annonce son désir par des battements d'ailes, par de l’agitation, par des élancements; et si l’on continue à le retenir, il ne larde pas à périr, sans qu'on puisse, par l'examen de ses organes internes, se rendre compte des causes de sa mort. Ces expériences remarquables, déjà faites pour plusieurs espèces, l’ont été surtout avec beaucoup de soins, pour le Coucou, par le docteur Gaspard ; et les effets obtenus soûl même si constants, que ce physiologiste, après un assez grand nombre d’expériences, a cru pouvoir conclure que, u dans nos climats, on ne peut point élever de Coucous, quelques soins qu’on leur donne. *

MlGl’EL. rept. Espèce du genre Orvet, E. ce mot. M1KAAIE. Mikania. bot. Ce genre de la famille des $y liant hérées, Corymbifércs de Jussieu, cl de la Syngénésie égale, L., fut établi par Willdenow sur une plante que Mutis et Linné fils avaient placée dans le genre Cacalta. Il a été adopté par Humholdt et Bonpland, dans le second volume de leurs Plantes équinoxiales, et par Kunth (Aon» Généra et Spec. Plant. Amer., vol. iv, p. 134), qui en ont ainsi fixé les caractères : involucre composé d'un petit nombre de folioles presque égales; réceptacle nu; calathidc formée d'un petit nombre de Unirons tubuleux et hermaphrodites; anthères saillantes; stigmate très-proéminent, à deux brandies divariquées ; akènes à cinq angles, surmontés d'une aigrette poilue. Ce genre est extrêmement voisin de l'Eupatorium ; il n'en diffère essentiellement que par le petit nombre de folioles de son involucre et de ses fleurons, ainsi que par ses anthères saillantes. D'après ces légères différences, 011 a retiré du genre Enpatorium plusieurs espèces pour eu former des Mikania; tels sont les Euputorium scandons t hcr baceum, rolubile, dcnticulaium , tomentosu m, etc. Les nouvelles espèces décrites par les auteurs cités cidessus, ont augmenté de douze le nombre des plantes qui composent ce genre et qui croissent toutes dans les contrées chaudes de l’Amérique. Ce sont des plantes herbacées ou ligneuses, volubiles. rarement arborescentes, à feuilles opposées, à fleurs blanches ou violettes et disposées en corymhes. On ne citera ici qu’une seule de ces espèces qui offre quelque intérêt en ce qu'on lui a attribué des propriétés efficaces contre la morsure des Serpents. Le Mikania Guaco, lliimb. et Bonpl. (Plantes équinoxiales, 2, p. 84, t. 105), a une lige herbacée, volubile. à rameaux cylindriques, sillonnés. hérissés, garnis de feuilles ovales, presque acuminées, rétrécies à la base, dentées, veincuses-réliculées. Les fleurs sont en corymbes axillaires, au nombre

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de quatre dans un inrolucre 5 quatre folioles. Cette plante est nommée Guaco par les habitants de l'Amérique méridionale. près des Itords delà Madeleine; niais elle lie semble pas être la même que le Guaco sur lequel Mulisa fait également des expériences contre la morsure des Reptiles venimeux, F. Guaco.

MIKIKI. nam. Synonyme vulgaire d'Kriode à tuber- , cule, Atcles hypoxanthus, Max. F. Êriooe.

MIL ou MILLET, bot. Ce nom est donné à diverses Graminées, en differentes régions de la terre. Il a désigné de tout temps en France le Panicum miliaccum , L., dont les graines servent à nourrir les Oiseaux que l’on élève en cage. F. Panic. Cependant Linné a composé son genre Milium de plusieurs plantes au nombre desquelles ne se trouve pas le Mil vulgaire. F. Milium. Le Mil à Chandelle de Cayenne et des Antilles se rapporte à YHolcus spicalus , suivant Aublet. En d'autres : colonies, le Mil est tantôt la graine du Milium a/'ricanutn, tantôt celle de YHolcusSorghum. F. Hocçct.

MILAN, ois. et pois. Espèce du genre Faucon, formant le type d’un sous-genre, F. Faucon. On a appelé Milan makin une espèce du genre Trigle. F. ce motet Pastenaqck.

MILANDKE. Galeus. pois. Espèce du genre Squale. P. ce mot.

MILÈSIE. Milesia. ins. Genre de l'ordre des Diptères. famille de* Athéricères, tribu des Syrplues, établi 1 par l.alreille qui lui donne pour caractères : anlenues beaucoup plus courtes que la tête, ayant leur troisième article en palette presque ovoïde, comprimée, très- I obtuse à son extrémité ou en forme de cône allongé; j trompe beaucoup plus courte que la télé et le corselet; l prolongement antérieur et en forme de bec de la tête i court, perpendiculaire, sans proéminence à sa partie supérieure; ailes couchées l'une sur l'autre au bord i interne. Ce genre a été divisé par Meigen qui a établi | à ses dépens les genres Eu mer os, Spilomyia , Helio- j philus, Chrysogasler , et quelques autres. Plusieurs J ont été adoptés par l.alreille (Familles naturelles du Règne Animal), d'autres ont été rejetés par ce savant j et confondus avec des genres déjà établis; comme cct ' entomologiste ne donne pas les caractères de ces genres. on n’en doit point parler ici, et l’on conservera le genre Milésie, tel qu’il l'a présenté dans le Règne Animal et dans le Dictionnaire d'Hisloire naturelle, édition de Délerville. Il y divise ce genre ainsi qu'il suit :

f Les deux pieds postérieurs peu différents des au- | très. Chrysogasler , Meig.

Les espèces de cette division ont la palette des an- | termes proportionnellement plus longue que dans les ; divisions suivantes, et quelquefois même en forme de cône allongé.

Milésie bronzée. Milesia œuea, Latr.; Erislalis ! ceneus, Falir.. Panz. (Faun. Insect. Genn., fasc. 82, ! tab. 15). Corps d’un vert noirâtre, luisant, avec les genoux blancs. *

’f'f Les deux pieds postérieurs, dans les mâles principalement, beaucoup plus grands que les autres; cuisses ordinairement renflées et dentelées en dessous; jambes arquées.

* Abdomen conique ou triangulaire Spilomyia et Heliophilus, Meig.

Mii.ésie diopiithalme. Milesia tliophlhalma, Latr., Fabr.; Spilomyia diophthahna . Meig., Panz. [Faun. lus. Genn., fasc. 72. tab. 25). Noire, presque glabre, avec plusieurs taches sur le corselet et six cercles jaunes sur l'abdomen; cuisses postérieures dentées; celte espèce ressemble à une Guêpe ; elle se trouve dans les bois, aux environs de Paris.

** Abdomen presque cylindrique. Eumeros , Meig.

Mii ésie i ente. Milesia segnis, Fabr., Latr.; Eumeros segnis. Meig., Degéer. 1ns.. I. 0. pl. 7, fig. 10. Corps presque glabre, allongé; corselet bronzé; abdomen long, aplati en dessous, roussàlre au milieu, noir aux deux extrémités; cuisses postérieures grosses et épineuses; celles du mâle ayant, près de leur origine, un crochet écailleux, courbé et très-pointu. Elle est très-commune sur les Heurs.

MILIAIRE, rept. Serpent du genre Érix. F. ce mol.

MILIARUM. bot. Le genre que Moeneh a établi tout ce nom. parait devoir rentrer dans le Milium aux dépens duquel il avait été formé, F. Milium.

MILIOLE. Miliola. moll. Genre de Multiloculaires créé par Laïuarck.danssa Philosophie zoologique, pour des corps microscopiques qui. dans certaines couches de Calcaire coquillier, forment, avec quelques débris d'autres tests de Mollusques, la masse principale des collines qui sont comprises dans cette formation. Ce genre peut être caractérisé de la manière suivante : coquille transverse , ovale, globuleuse ou allongée, multiloculaire, à loges transversales, entourant l'axe et sc recouvrant alternativement les unes les autres; ouverture très-petite, située à la base du dernier tour, soit orbiculaire, soit oblongue. Les Milioles sont de petites Coquilles multiloculaires, de la grosseur des grains de millet; elles sont plus ou moins ovales, globuleuses, quelquefois subtrigoiies, aplaties ; la place de l'axe est perpendiculaire à celui des tours de spire, ce qui est l'inverse de ce qui a lieu dans toutes les Coquilles discoïdes; leurs loges, par conséquent, sont plus larges que longues; elles sont transversales, elles enveloppent l'axe dans sa longueur et se recouvrent toutes successivement ; la dernière est ouverte, et si ou la brise, on retrouve l'avant-dernière ouverte de même; cette ouverture, très-petite, est ordinairement orbiculaire, quelquefois oblongue, et s'observe dans quelques espèces supportées par un col court et un peu étranglé. On connaît des espèces vivantes et fossiles de Milioles. elles sont peu nombreuses.

Milioi.e grimaçante. Miliola ringens , Lamk., Ann. du Mus., t. v, p. 551, nw 1, et t. ix, pl. 17, fig. 1. C’est la plus grande et la plus remarquable des espèces par la forme particulière de l’ouverture.

Miliolb Trigonole. Miliola Trigonula t Lamk.. Annal, du Mus., /or. cil., et même planche, fig. 4.

M1LI0L1TE. Miliolites. moll. Genr e établi par Montfort pour une Coquille qui appartient au genre Mélonie de Lamarck. F. ce mot.

MILIUM, bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Digynie, L., ayant pour caractères principaux : lépicène uniflorc, à deux valves ventrues;

glumc renfermée üa ii 8 la lépicèoe, à deux valves entiè* res, presque égales, l'extérieure ordinairement surmontée d'une arête ù peu près terminale; trois étamines courtes ; deux styles velus . terminés chacun par un stigmate eu pinceau; caryopse arrondie, enveloppée dans la gluuie. Ce genre établi par Linné fut réuni aux ,4 y rush* par Lamarck. Palisot de licauvois, dans son Agroslograpbie, l'a conservé, mais il a formé plusieurs nouveaux genres sur des espèces qui étaient réunies au Milium par les auteurs. On en compte plus de vingt qui sont des plantes herbacées ù Heurs disposées en panicuies. Celle qui doit être considérée comme type du genre, est le Milium effusum, L.. dont la tige est droite, haute souvent de plus d'un mètre, garnie de feuilles linéaires, divariquées ; les Heurs sont disposées en panicule lâche. Celte graminée croit dans les lieux ombragés, aux environs de Paris et dans toute l'Europe. Elle fourriiL lin fourrage abondant d'une odeur agréable, et fort recherché des bestiaux. On peut en dire autant du Milium paradoxum , L., qui croit aussi en France et dans le midi de l'Europe.

Ml El. A or MILLEA. bot. Cavanilles (Icon. rar.f 2, p. 7G. t. 196) a donné ce nom à un genre de l'ilcxandrie Monogynie, L., avant pour caractères essentiels : un périanlhe corolloldc, infundibiili forme, à six divisions ouvertes, ovales, dont trois alternes plus étroites; six étamines insérées sur l'entrée du tube; ovaire supérieur, pédicellé; un style saillant, surmonté de trois stigmates globuleux; capsule triangulaire, à trois valves et ù trois loges polyspermes.

Mu.u uniFLORE. Milia uniflora, Graham, in Jameson’s eil. phil. Journ. dec., 1832. Cette "espèce a été découverte en 1820 par le docteur Gillies, aux environs de Buenos-Ayres, mais elle n'a été introduite en Europe qu'en 1852. Ses bulbes sont ovales, allongés, brunâtres, réuuis cinq ou six ensemble par le sommet, formant ainsi une sorte de souche; de chacun d'eux s'élève une hampe verte, glabre, comprimée, longue de cinq pouces, entourée ou plutôt accompagnée de quelques feuilles radicales, linéaires, glabres, glauques, concaves à la surface supérieure, longues d'un pied et larges de deux lignes. Vers les deux tiers de la hampe est une spalbc verdâtre, membraneuse, Imlenlée, à segments inégaux, connivents, aigus au sommet, rentlésau centre et semi-engainants â la base. La Heur est solitaire et terminale; la distance de la spatlie à la corolle en forme le pédoncule qui est cylindrique et vert. La corolle a son tube droit, renflé vers la gorge et vert extérieurement ; son limbe est divisé en six parties alternes, dont trois intérieures moins larges que les trois extérieures, lancéolées, très-aiguës, d’un blanc verdâtre, marquées d'une ligne intermédiaire, brune-pourprée, qui prend de la base du tube, jusqu'à l’extrémité de la pointe qui en est entièrement colorée. Les étamines sont inégales, à filaments linéaires, comprimés, couronnés par des anthères biloculaires, à pollen jaune, attachés vers le tiers de leur longueur. L’ovaire est oblong, à six côtes arrondies.

Le Milia bi/lora, Cav., est une plante dont les racines, bulbeuses et fascicutées, émettent des feuilles étroites, subulées, un peu canaliculées, glabres et en-

lié res. Une hampe droite s'élève de leur centre, et porte deux Heurs blanches accompagnées de trois bractées courtes et aiguës. Cet le plante est originaire du Mexique.

MILLEFEUILLE. Achilltva. bot. Genre de la famille des Synantbérées. Corymbifèrcs de Jussieu, de la section des Anthémidées de Cassini, cl de la Syngénésie superflue, L., ayant pour caractères : un involucre cylindracé, composé d'écaillcs imbriquées; réceptacle commun, saillant, hémisphérique ou même conique, tout couvert d’écailles paléacées. analogues à celles de l’involucrc, mais plus minces; fleurs radiées; demifleurons généralement peu nombreux, femelles, fertiles, ayant le limbe de leur corolle ligule, large, assez court et trilobé; fleurons hermaphrodites, fertiles, ayant leur corolle tubuleuse, évasée en cinq lobes réguliers. Le style se termine par deux stigmates recourbés et élargis vers leur extrémité. Les fruits sont prismatiques, anguleux, dépourvus d'aigrette. Ce genre est très-nombreux en espèces, avec lesquelles Tournefort avait fait deux genres distincts, savoir : Millefolium , qui comprenait celles qui ont leurs feuilles découpées en lobes très-nombreux et très fins, et Ptarmica réunissant les espèces à feuilles simples et lancéolées. Les espèces du genre Millefeuillc sont en général des plantes herbacées et vivaces, qui croissent pour la plupart dans les diverses régions de l'Europe et spécialement dans les montagnes. En France on en compte environ une vingtaine d'espèces, dont plus de la moitié se trouvent dans les Alpes. les Pyrénées et les autres chaînes de montagnes. Ces espèces ont tantôt les demi-fleurons de la circonférence blancs, et tantôt jaunes, quelquefois ils sont violacés. Quelques-unes des espèces de Millefeuillc sont cultivées dans les parterres comme plantes d'ornement; d'aulics sont utiles en médecine. Voici la description de quelques-unes des plus intéressantes.

Millefeuille coxmcxe. Achillcra Mi/lefolium, L., Rich., bol. méd., 1, p. 574. C’est une plante vivace, très-commune dans les lieux incultes et sur les bords des chemins. Ses tiges, qui s'élèvent à une bailleur d’uu à deux pieds, sont simples inférieurement. striées, velues, portant des feuilles allongées, divisées en un nombre très-considérable de segments linéaires, et multifides. Les fleurs sont blanches; les demi-fleurons de la circonférence soûl généralement au nombre de cinq. Il y a une variété de celle espèce dont les fleurs sont d’une teinte purpurine. La Millefeuillc fleurit pendant la plus grande partie de l'élé. Les feuilles de celte plante ont une saveur faiblement amère et acerbe. Elles ont eu jadis une très-grande réputation dans le traitement des plaies récentes, à une époque où l'on croyait utile d’aider la cicatrisation des plaies simples, par des applications lupiques, le plus souvent fort nuisibles. De là l'origine des noms vulgaires d'Herhe à la coupure. Herbe au charpentier, sous lesquels on désigne la Millefeuille dans quelques contrées. On les administrait aussi à l’intérieur, soit eu décoction à la dose de deux onces pour une pinte d'eau, soit sèches et réduites en poudre, depuis un jusqu'à deux gros. Quant à sa racine, elle est également uu peu astringente, mais elle ne parait pas posséder celle odeur de

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camphre que quelques auteurs lui attribuent. On l'avait proposée comme un succédané de la Serpentaire de Virginie, mais son usage est tombé en désuétude, aussi bien que celui des feuilles.

MlLUtriOILLS Ptajuiqie. Achillœa Ptai'mica, L., Rich., Bol. méd., 1. p. 375. Vulgairement désigné sous les noms d'Herbe à éternuer ou de Plarmique. Cette espèce est commune dans les prés et les lieux humides, au voisinage des ruisseaux*. Sa lige est tout à fait simple, d'un pied à un pied et demi d’élévation, portant des feuilles alternes, lancéolées, aigues, sessiles, glabres, finement dentées en scie. Ses fleurs sonrplus grandes que dans l'espèce précédente, également blanches. Les demi-fleurons sont en général au nombre de dix à treize. La Plarmique est légèrement odorante et aromatique; sa saveur, âcre et chaude, a quelque analogie avec celle de l’Estragon. Sa racine et ses feuilles séchées et réduites en poudre, sont fréquemment employées comme sternutatoires, et la racine, lorsqu'on la mâche, excite d’une manière très-marquée l'action des glandes salivaires.

Dans les Alpes de la Suisse et de la Savoie, les habitants désignent sous le nom de Gliuri les sommités fleuries de plusieurs petites espèces alpines du genre Millefeuille; telles sont les Achillœa natta, a t rata et tnoschata. Le Genipi a une odeur et une saveur aromatiques. Il est excitant, et dans le pays où on le récolte, on en fait un usage très-fréquent. Plusieurs espèces de ce genre sont cultivées dans les jardins comme plantes d’agrément. On peut citer surtout les suivantes : Achillœa aurea, Lamarck. Elle est originaire du Levant; Achiltœa Ægyptiaca , L.; 4chillœa macrophylla , L.; elle croit dans les Alpes; Achillœa compacta, L., du midi de l'Europe; Achillœa agératum , du midi de la France. On la désigne aussi sous le nom d’Eupatoire de Mésué.

On a encore appelé vulgairement :

Mm.ErF.ui 1 1 AQFATiqn, YHottonia palus tris.

Millefeuille d'eau et cornue. les Myriophylles, les Cératophylles et diverses variétés du Hannnculus aquatilis.

Millefb LILLE de KARAis, les Ulriculaircs.

Mii.lefecille rari.se, diverses Fucacées très-di visées, etc.

MILLF.FLEUR. dot. L'un des noms vulgaires du Thlaspi arvense, L.

MILLEGHA1NE. dot. On a ainsi nommé les Herniaires, la Rodiole et les Oldenlandes.

MILLEPÈDE. Moll. Nom vulgaire du Strombus Millepetla, L. P. Stroxbe.

MILLEPERTUIS. Hypericum. bot. Genre formant le type de la famille des Hypéricinées, et appartenant à la Polyadelphie Polyandrie, L., qui se compose d'un trèsgrand nombre d’espèces croissant dans presque toutes les contrées du globe, et qui ont pour caractères communs : un calice â cinq divisions très- profondes et le plus souvent inégales; une corolle formée de cinq pétales onguiculés; des étamines très-nombreuses, ayant leurs filets réunis tout à fait à leur base en trois ou cinq faisceaux ; un ovaire globuleux à trois ou cinq loges, surmonté d’un égal nombre de styles, et pour fruit une

capsule membraneuse, à trois ou cinq loges polyspermes. s’ouvrant en autant de valves, à bords réfléchis en dedans. Les Millepertuis, dont le professeur De Candolle a mentionné cent vingt-six espèces, dans le premier volume de son Prodrome, sont des plantes herbacées, ou des arbustes, quelquefois sarmenteux et grimpants; leur tige est cylindrique ou anguleuse; leurs feuilles sont presque constamment sessiles, opposées, quelquefois marquées de points translucides, qui semblent être de petits trous, lorsqu'on examine la feuille entre l’œil et la lumière; d'autres fois elles offrent sur leurs bords des poils glanduleux et noirâtres; les fleurs, généralement de couleur jaune , sont quelquefois très-grandes et diversement disposées. Parmi les espèces rapportées à ce genre, plusieurs ont été placées ailleurs. Ainsi V Hypericum Anürosœmum, L., forme le genre Amtrosa'inum d'Allioni, qui diffère surtout des Millepertuis par son fruit charnu et à une seule loge; d'autres ont été portées dans le genre Pismia de Vandelli; telles sont les Hypericum sessili folium, Guyanncnse, Cayennense d’Auhlet, cl quelques autres. Quant au genre Hypericum proprement dit, dont Choisy, de Genève, a publié la monographie, il a été divisé en cinq sections, qui chacune ont reçu un nom particulier.

+ Ascyreia.

Sépales du calice inégaux et soudés entre eux par leur base; étamines très-nombreuses; trois à cinq styles. Arbustes à feuilles très-grandes, à fleurs terminales et en petit nombre. Cette section renferme vingt-six espèces formant deux groupes, suivant qu’il y a trois ou cinq styles.

Millepertuis a odeur de Bote. Hypericum hirci num, L. Celte espèce, originaire des contrées méditerranéennes, a sa tige rameuse, à rameaux ailés, ses feuilles opposées, sessiles, ovales, lancéolées, aigues, émarginées à la base, glanduleuses sur les bords. Les fleurs sont jaunes, très grandes, situées à l’aisselle des feuilles et portées sur des pédoncules accompagnés de deux bractées; les étamines sont jaunes et plus longues que la corolle; l'ovaire est surmonté de trois styles. Les fleurs répandent une odeur forte et désagréable. Celte espèce doit être cultivée dans une terre franche et légère, et dans une exposition chaude. Elle craint le froid, et il est prudent de la couvrir (tendant l'hiver ou de la rentrer dans l'orangerie.

Nillepeetdis a grandes flelrs. Hypericum calycinum, L., Manl.; Curl. Bot. Mag., 1. 1 40. Originaire de l’Orient et de la Grèce, ce Millepertuis est un arbuste étalé, diffus, ayant ses rameaux quadrangulaircs ; ses feuilles sont grandes,. sessiles, ovales, marquées de points translucides; ses fleurs sont solitaires, pédonculées. ayant jusqu’à trois pouces de diamètre, lorsqu'elles sont bien ouvertes; l'ovaire est surmonté de cinq styles. On cultive celle espèce dans les jardins, au voisinage des murs ou sur les rochers où elle produit un très-bel effet par ses rameaux allongés en forme de feston. Elle doit être couverte pendant l'hiver. On cultive encore dans les jardins plusieurs autres espèces appartenant à celte section, telles sont : Hypericum Chineuse, L-, Aman, ou Hypericum monogynutn, L., Sp.,Curt. Bot. Mag., t. 334; Hypericum ascyrum, L.;

Hypericum pyramidal urn, Venlcn., Malm., t. 118; Hypericum Ualenricum , L., Curt. Bol. Mag., I. 157. ff Tridesuos.

Calice formé de cinq sépales égaux cl entiers ; étamines réunies en trois faisceaux pénicilliformcs; trois styles. Arbustes A fleurs axillaires et longuement pédonculécs. Celle section ne comprend que deux espèces, l’une, Hypericum biflorutn, Lamk., originaire de la Chine, l’aulre Hypericum articulation, Lamk., de Madagascar.

Eiodea.

Calice de cinq sépales égaux el entiers; trois styles; étamines peu nombreuses, de neuf à dix-liuil, réunies. Plantes herbacées, rougeâtres; fleurs parfois rouges, axillaires ou réunies au sommet des rameaux. Celle section avait été érigée en genre par Pursh ( Flor . Am. bor.), sous le nom d'Elodea ; mais il existe déjà un autre genre sous le même nom, établi antérieurement par le professeur Itichard dans la famille des Uydrocbaridées. A celle section appartiennent trois espèces originaires de l'Amérique septentrionale, sa voir ://>7>cr/cMw paludosum, Hypericum Cirginicum et Hypericum lubulosum.

ütî Pmpojuiu.

Calicede cinq sépales égaux, entiers, dentés ou glanduleux; étamines très-nombreuses; ordinairement trois styles. Plantes herbacées ou arbustes à fleurs axillaires ou pauiculées, à feuilles rarement linéaires. On compte dans celte section soixante-dix-neuf espèces, dont plusieurs croissent en France. Tels sont : Hypericum quadrangulum, L.; Hypericum repens , L.; Hypericum crispum, L.; Hypericum humifusum, L.; Hypericum perforatum , L.; Hypericum elodes , L.; Hypericum tomeutosum, L.; Hypericum hirsutum, L.; Hypericum numtnularium , L.; Hypericum pulchrum , L.; Hypericum dentatum, Loisel.; Hypericum monlanum, L.; Hypericum fimbriatum , Lamk.; Hypericum ciliatum, Lamk.; Hypericum hyssopifnlium , Villars; Hypericum lineurifolium , Yahl; Hypericum Coris, L.

ttttt Bratuts.

Calice de cinq sépales entiers, égaux et souvent tout à fait semblables aux feuilles; étamines nombreuses; trois ou cinq styles. Arbustes à fleurs solitaires el axillaires, à feuilles imbriquées, souvent linéaires etsubulées, ou verticillées el très-rapprocliées. Cette section renferme onze espèces toutes exotiques el pour la plupart originaires de l’Amérique méridionale.

On a attribué autrefois des propriétés médicales au Millepertuis ordinaire, Hypericum perforatum , L., si commun dans tous les bois. Lorsqu’on le froisse entre les doigts, il répand une odeur aromatique et résineuse; sa saveur est légèrement âcre; on en faisait un usage très-fréquent comme d’un médicament excitant et propre à combattre les Vers du canal intestinal. (I jouissait aussi d’une très-grande réputation dans le traitement des plaies, à l’époque où l’usage des substances vulnéraires était en vogue. L’huile dans laquelle on a fait macérer les sommités fleuries de Millepertuis, qui lui communiquent une belle couleur rouge, passait pour un excellent remède pour favoriser la cicatrisation

des plaies simples et des ulcères. Quelques médecins ont même employé cette plante dans le traitement des fièvres graves et de plusieurs autres maladies fort différentes. L’oubli où elle est tombée de nos jours parle peu en faveur de son efficacité.

MILLÈPES. moli.. Klein {Method. Ostrac., p. 09) a formé ce genre pour une sous-division des Slroinbes, qui répond très-bien au genre Plérocère. F. ce mol.

MILLEP1EDS. iss. On donne vulgairement ce nom aux insectes que Latrcille a nommés Myriapodes. F. ce mot.

MILLE-POINTS, boll. Nom vulgaire cl marchand du Conus litteratus, L.

MILLÉPORE. Mitlepora. polvp. Genre de l'ordre des Milléporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : Polypier pierreux, solide intérieurement, polymorphe, ranienx ou frondescent. muni de pores simples, non lamellcux; pores cylindriques, en général très-petits, quelquefois non apparents, perpendiculaires à l’axe ou aux expansions du polypier. Lamarck a séparé avec raison du genre Millépore de Linné, un assez grand nombre de polypiers dont il a formé plusieurs genres. Malgré celle élimination, le genre Millépore. ainsi restreint, est encore très-artificiel, el les espèces qu’il renferme n’ont entre elles que fort peu d’analogie. On est étonné, en effet, de voir encore figurer parmi les Millépores ces productions singulières que Lamarck en avait d’abord séparées sous le nom de Nullipores, el qu’il y a réunies dans son grand ouvrage sur les animaux sans vertèbres. Elles doivent former un genre à part, el n’appartiennent peut-être pas à la division des polypiers foraminés ou aux Milléporées, comme il est possible de le démontrer. /'.Nui.lipores. Débarrassé des Nullipores, le genre Millépore reste encore composé d’éléments assez hétérogènes, que l’on divisera sans doute encore quand les animaux des espèces qui le composent seront mieux connus. Ainsi le Mitlepora alcicornis des auteurs avec lequel Lamarck forme ses Mitlepora squar rota, complanata, el peut-être le Millepora aspera, sont remarquables par leur* pores petits, inégaux, ronds, à ouverture subdenticulée, épars, en général assez nombreux à l’exlrémilé des rameaux, rares sur le reste du polypier; par leur surface finement rugueuse et criblée de larunosilés extrêmement petites, mais visibles à la loupe. Tous les auteurs attribuent à ce polypier une substance intérieure solide; cependant elle n’est point compacte : en l’examinant avec de très-fortes loupes, on s’aperçoit qu’elle est Incuncuse; on l’entame trèsfacilement avec le burin. On peut aisément en extraire, au moyen de cet instrument, des Serpules, des Balanes ou autres Coquilles, souvent sans les casser, quoiqu'elles fussent presque entièrement englobées dans celte substance. La plupart des porcs, d'un diamètre égal à celui de l’ouverture, ne pénètrent qu’à une petite profondeur dans la substance : en la fracturant, on s'aperçoit que quelques pores pénètrent jusqu'au centre des expansions, et présentent de petits diaphragmes calcaires, dont le nombre varie de deux ou trois à sept ou huit. Ces polypiers croissent , par toute leur surface, en couches d’un tiers de ligne à une ligne

d'épaisseur, souvent faciles à reconnaître par leurs nuances différentes, et démontrées plus certainement encore par les corps étrangers qu'elles recouvrent et englobent de leur substance pierreuse.

Les formes de ces Miilépores sont peu arrêtées; ils ont une tendance à croître en expansions aplaties, et les espèces très-rameuses ont constamment leurs rameaux plus ou moins comprimés; on les trouve souvent parasites sur les divers corps submergés; il est assez commun de trouver des Gorgones dépouillées de leur écorce, recouvertes de toutes parts par ces polypiers; on en a vu sur des bouteilles, des briques, des tuiles, des morceaux de bois, des noix de Cocos, etc. On pourrait former un genre de ces polypiers, auxquels on réunirait le Pocillopore bleu de Lamarck ( Matlrepora inlerslincla , L.; Millcpora cœrulea, Pal I .), dont la structure se rapproche infiniment des Miilépores, et qui n'en diffère que par la grandeur des cellules.

Le Millépqre tronqué se distingue de tous les autres par ses rameaux toujours cylindriques; par ses pores petits, ovalaires, disposés en quinconce presque régulier, constamment recouverts par un opercule corné; ses cellules ont la cavité plus grande que les pores auxquels elles aboutissent. La surface extérieure est comme vernie; cependant, examiné avec de très-fortes loupes, son tissu paraît lacuneux ou plutôt porulcux et d’un aspect tout particulier. Ce Millépore ne s'accroît que par l’extrémité des rameaux; les cellules de la circonférence sont perpendiculaires à l’axe du polypier; il y a au centre quelques cellules obliques ou droites qui se rapprochent de la direction de l’axe. Ce polypier n’encroûte jamais les corps marins, et sa forme ne varie point. Donali et Cavolini ont observé l'animal du Millépore tronqué; il est allongé, renflé dans sa partie moyenne, aminci en arrière dans le point par lequel il s'attache au fond de sa cellule, aminci également en avant où il se termine par une sorte d’entonnoir évasé au fond duquel est la bouche; du col de cet entonnoir naissent deux petits muscles qui s'attachent à l’opercule et le ferment quand l’animal rentre dans sa cellule. Cette organisation parait très -singulière dans un animal de la famille des Polypes.

Le Millépore rouge présente une autre manière d'être. Sa surface plane, lobée ou légèrement rameuse, est couverte de porcs très-petits, anguleux, irrégulièrement disposés et tout à fait superficiels; il croit par toute sa surface et semble formé de lames poreuses superposées, dont les porcs ne se correspondent point d'une manière exacte, de sorte que lorsqu'on le casse dans le sens vertical, on n’aperçoit qu'une substance comme spongieuse, où l’on remarque pourtant des traces de couches. Eudes en a fracturé dans ce sens plusieurs échantillons , dans lesquels il a remarqué entre les couches une lame mince, blanche, due à la présence d'une couche de Nullipore qui avait recouvert accidentellement ces polypiers pendant leur croissance. Lorsqu'on les fracture dans le sens horizontal, c’est-à-dire suivant la direction des couches, on retrouve les pores très-distincts, disposés comme à la surface; mais ils sont plus profonds.

Les Nillépores fossiles, spécialement ceux du Cat-

caire des environs de Caen, que Lamouroux a rapportés à ce genre, ont un aspect qui leur est particulier : leurs pores, très-petits et excessivement nombreux, ont des formes anguleuses, souvent hexagonales; ils sont arrangés entre eux comme les ouvertures des rayons d’Aheilles; les cellules ont la même forme : elles sont perpendiculaires à l’axe du polypier, et séparées les unes des autres par des cloisons excessivement minces. Ces polypiers croissent par toute leur surface, en allongeant leurs cellules; quand celles-ci, par leur croissance excentrique, venaient à s'écarter de leurs voisines, de nouvelles cellules ou plutôt de jeunes polypes s'interposaient dans les interstices agrandis descellules et croissaient accolées à leurs mères. C’est de là que dépend la présence de petits pores en entourant de plus grands, disposition qui se voit très-fréquemment sur les Miilépores des Calcaires des environs de Caen. Ils affectent différentes formes; ce sont des niasses diversement lobées ou branohucs, plus ou moins souvent anastomosées, quelquefois des rameaux allongés et fort élégants; ils encroûtent souvent des Serpules ou des Coquilles. Tant que l’on ne connaîtra pas mieux les animaux des Miilépores, on peut les laisser réunis dans un genre caractérisé par la petitesse des pores et le défaut de lames internes en étoiles; mais il parait certain que la découverte des animaux fera établir de nouvelles divisions génériques, déjà rendues évidentes par l'étude seule des polypiers.

Ce genre renferme, parmi les espèces vivantes, les Mitlepora squarrosa, complu nain, aie i cornis, as pera , trumata,tubulifera , pitinata, rubra ; et parmi les fossiles les Millepora dumetosa , pyrifonnis, conifera, corymbosa.

MILLÉPORÉES. polyp. Ordre établi par Lamouroux dans la section des Polypiers pierreux foraminés. Il lui attribue pour caractères: Polypiers pierreux, polymorphes, solides , compactes intérieurement; cellules très-petites ou poriformes, éparses ou sériales, jamais lainelleuses , quelquefois cependant à parois légèrement striées. Il y rapporte les genres Ovulite, Rétéporile, Luntilile, Orbulilc, Ocellaire, Mélobésie. Eudée, Alvéolite. Distiehopore, Homère, Krusensterne, Silésie, Théonée, Chrysaore, Millépore, Ttrébcllaire, Spiroporc, Idmonée. f'. tous ces mots.

MILLÊPOR1TE. Milleponta. moll. Latreille (Fam, nal. du Règne Anim.) a divisé les Polythalames Décapodes en quatre tribus; la dernière, qu’il a désignée sous te nom de Milléporilcs, renferme un assez grand nombre de genres qui semblent bien hétérogènes. Voici comment ce groupe se trouve caractérisé : la coquille n'offre plus de siphon apparent ni d'ouverture extérieure, ou, si elle existe, elle est entièrement appliquée sur le tour précédent, l'extrémité externe du dernier s'avançant et se confondant avec lui; l'intérieur de la coquille est divisé en une infinité de petites loges, où elle est plutôt poreuse que celluleuse; sa forme est tantôt discoïdaleel très aplatie, tantôt presque globuleuse ou presque ovoïde. Les genres compris dans ce groupe, au nombre de seize, y sont distribués de la manière suivante. Quoique Latreille se soit abstenu de citer les genres de Montforl qui lui out semblé dou-

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leux, il n'en a pas moins admis quelques autres qu'il esl difficile d’adopter.

f Coquille ayant une ouverture, mais appliquée sur le tour précédent et cachée. •

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