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de ces deux nitrates, on en conclut que la substance en solution est elle-même, un nitrate. On est donc parvenu ainsi à connaître son Acide. Pour déterminer sa base, ou cherche à précipiter la solution par l’Ammoniaque. Un précipité gélatineux, flottant dans la liqueur, indique l'Alumine; un précipité pulvérulent, la Magnésie; un précipité qui se redissout aussitôt, l’oxide de Zinc. Si aucun de ces effets n’a lieu, on traite par l’oxalate de Potasse : un précipité blanc produit par ce réactif, annonce la présence de la Chaux. Si l’Ammoniaque et l’oxalaledc Potasse ne donnent point de précipité, on examine si la solution traitée par la Potasse caustique dégage de l’Ammoniaque; ou si elle précipite en jaune par l’hydrochlorale de Platine, ce qui est l’indice de la Potasse; ou enfin si elle ne produit aucune de ccs réactions, auquel cas la Soude es! la base que l’on cherche.
Si le corps que l’on veut essayer n’est point soluble dans l'eau, on cherche s’il ne le serait point par un Acide, et l’on choisit de préférence l’Acide nitrique. On observe si ce corps se dissout avec effervescence, en dégageant un Gaz incolore ou une vapeur qui devient rouge par son contact avec l’air; s’il sc dissout lentement, sans aucun dégagement de Gaz, et en produisant une gelée plus ou moins abondante; enfin, s’il se dissout leuleinent, sans dégagement de Gaz et sans production de gelée. Les substances qui sont solubles, à chaud ou à froid, dans l’Acide nitrique, avec dégagement de Gaz incolore, sont les carbonates. On examine si leurs solutions précipitent ou non par l'Acide sulfurique; dans le premier cas, si la hase C9l simple, elle ne peut être que l'oxide de Plomb, la Strontiane ou la Baryte, et il est facile de la déterminer, d’après les caractères connus de ces trois oxides. Dans le second cas, où il ne sc fait point de précipité par l’Acide sulfurique, on essaie d’autres réactifs, tels que l’Acide hydro chlorique, l’Ammoniaque et l’oxalale d’Aininoniaquc , et la nature du précipité que l'on obtient détermine de même celle de la hase. Les substances qui se dissolvent dans l'Acide nitrique en donnant lieu à un dégagement de Gaz coloré, c'est-à-dire de Gaz nitreux, sont les sulfures, les arseniures, les métaux natifs, etc. Il est encore facile de distinguer tous ccs corps les lins des autres par les différents précipités que donnent leurs solutions traitées par les réactifs. Les substances dont les solutions se prennent en gelée, sont des hydrosilicales ou des silicates. Cette apparence gélatineuse est due à la Silice qui a commencé à se précipiter, et dont on déliarrasse la solution, en évaporant à siccité. jetant de l’eau sur le résidu et filtrant; la matière blanche qui reste sur le filtre est la Silice pure. Oii procède ensuite à la recherche des hases, en traitant la liqueur par l’Acide sulfurique ou l'Ammoniaque. Les substances qui se dissolvent lentement sans dégagement de Gaz et sans production de gelée, sont des phosphates, de* sulfates, des arséniates. des chlorures, etc., ou de simples oxides. Si ce sont de simples oxides ou combinaisons d'oxides, on les reconnaît en évaporant la liqueur à siccité et jetant de l'eau sur le résidu : celuici se redissout alors tout entier. Dans le cas où une partie du résidu serait insoluble, la substance appar-
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tiendrait à l'un des autres composés, et il faudrait alors reprendre la solution et la traiter par un Carbonate alcalin pour séparer les hases de l'Acide, et reconnailre celui-ci plus aisément.
Si le corps qu’on examine n’est soluble immédiatement ni dans l'Eau, ni dans les Acides, on le traite au feu par le Carbonate de Soude. Alors si le corps renferme un Acide, celui-ci est enlevé par la Soude, et il se forme d’une part un Sel de Soude le plus souvent soluble dans l'Eau ou attaquable par un Acide, et d'une autre part un Carbonate qu'on peut toujours attaquer par l’Acide nitrique. Si c'est la Silice qui lient lieu d'Acidc dans la substance, on fond alors celle-ci avec une grande quantité de Soude, ou bien avec la rotasse caustique, et l'on obtient une matière soluble dans les Acides. Ainsi, dans tous les cas, la substance peut être mise en solution, et sa nature peut toujours se conclure de l'examen de la liqueur par les réactifs.
Les détails dans lesquels on vient d’entrer sont loin d’élre complets, et n’ont pour but que de donner une idée des essais méthodiques, auxquels le minéralogiste peut avoir recours pour déterminer avec certitude un corps dont il soupçonne la nature. Ces essais sont ceux en usage, dans les laboratoires, pour l'examen préliminaire des substances qui doivent être soumises à une analyse rigoureuse. Wollaston a depuis longtemps montré l'application qu'on pouvait faire des opérations chimiques les plus délicates, à la détermination des substances minérales : et Beudant est le premier minéralogiste qui ail introduit dans les éléments de la science la manière de pratiquer ces essais en petit, cl qui ait présenté systématiquement la série des résultats auxquels ils peuvent conduire, à l'exemple de ce que Berzélius avait déjà tenté pour les expériences faites par la voie sèche.
Des caractères physiques des minéraux .
Ces caractères sont ceux qui se manifestent sans altération ou du moins sans aucun changement notable de l’élal du corps qui les présente. Tels sont les diverses sortes de structure des minéraux, leurs différents degrés de densité et de dureté ; les formes de leur cassure, c’esl-ù-dire des fragments qu’on en détache par la percussion; les propriétés physiques particulières, dépendantes de leur action sur la lumière, sur les fluides électrique et magnétique, et sur les sens; enfin les accidents variés de leurs formes extérieures.
a. De la structure des minéraux.
La structure d’un minéral dépend du mode d’agrégation de ses particules: elle est régulière ou irrégulière.