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les bonis blanchâtres, parsemé de points pourpres en | dedans sur un fond verdâtre, formant une tache non encadrée; le limbe est grand, concave cl acuminé au sommet. Les divisions internes sont connécs à leur hase, -puis partagées en trois lobes. Les stigmates sont pétaliformes, bifides et d'un jaune nchracé pâle.
Murée a taciies bleues. Morœa glaueopis , Ker; Iris tricuspis , Willd.; Iris iricuspidata , Lin.; Iris Pavonia, Vol. Mayas., 108; /7e usseuxia spiralis , De Land., Ann.+lu Mus., 2, MO; Pie usseuxia arislata, De Laroche. Son bulbe est arrondi, muni d'une feuille engainante, étroite, pointue, longue do plus d'un pied, et d'un vert un peu glauque. La tige est garnie de deux ou trois folioles spatlii formes, tubuleuses, renflées, pointues, d’où sort le pédoncule florifère. Les divisions externes du périanthe sont grandes, avec l'onglet rétréci et barbu ; le limbe est d'un blanc pur, avec une belle tache d'un fcleil vif, encadré de brun pourpré; l’onglet à l'intérieur est jaunâtre, entouré de ppurpre; les divisions internes sont étroites, avec le limbe lancéolé, partagé au sommet eu trois lobes. Les stigmates sont blancs, nuancés de bleu céleste.
Morék papilionacée. Morœa papiliotiacea , Dot. Mag., 750; Spreng., Syst. regel. Iris papiliotiacea, Tliunb. Bulbe ovale; tige longue de deux pouces, qu'accompagnent près de sa base, deux feuilles linéaires, striées, pubescentes, d'un vert assez obscur; fleurs pédicellées; divisions externes du périanthe d’un rouge assez vif, munies à l'origine du limbe, d’une tache jaune, pointillée au centre de gris-hleuftire; les divisions internes sont plus étroites, également arrondies et ondulées en leurs bords, mais avec une simple tache jaune à la base. Stigmates dressés, d'un rougi; de rose à leur base et d'un rouge sanguin à l'extrémité.
Moree bvrbigère. Morœa barbigera, Sweel; Iris ciliata, Lin., Willd. Sa tige n'a guère plus d'un pouce; elle est entourée de quatre à cinq feuilles alternes, engainantes à leur bise et ciliées en leurs bords; les fleurs, portées sur un pédicelte fort court, sortent d’une feuille vaginale, spalhiforme ou bractéifonne. Les divisions externes du périanthe ont leur onglet allongé, barbu; le limbe est orbiculaire, d’un beau rouge pourpré. avec une grande tache jaune au centre de la base; les divisions internes sont plus étroites et uuicolores, ainsi que les stigmates pétaliformes.
Moréf. luride. Morœa lurida, Ker, Spreng. Sa lige est excessivement grêle, garnie à son origine de trois ou quatre feuilles plus longues qu'elle, étroites, recourbées, glabres, vaginantes à la base, un peu roulées, effilées cl acuininées au sommet. Les fleurs sont portées sur un pédoncule sortant d'une gaine spalhiforme, aigue et d’un vert tendre. Les divisions externes sont d'un rouge pourpre, obscur; elles ont l'onglet presque aussi large que le limbe, concave, relevé en crêlu au point de partage avec le limbe qui est réfléchi, étalé et terminé par une petite pointe; la base extérieure de l’onglet est verte. Les trois divisions internes sont trois fois plgs courtes et moins larges que les externes, d'une nuance plus claire avec deux petites taches d’un brun pourpré.
Morék a longue o ame. Morœa vaginale, De Cand.
et Redouté, loc. cit., t. 50 ; Morœa Norlhiuna, Andrews, VvposH., t. 255; Iris Morlhiana, Persoon. Ses feuilles radicales sont, comme celles des Iris, gladiiformes, disposées sur deux rangs opposés en forme d'éventail. La feuille supérieure offre ccci de remarquable, que dans toute sa longueur elle tient la hampe enfermée, phénomène qui s'observe également, mais bien moins complètement sur quelques espèces d'Ixia. Les fleurs sortent de la feuille au sommet de la gaine; elles sont ordinairement au nombre de deux, accompagnées d'une spalhe à deux valves poiutues et carénées. Celle plante croit naturellement au cap de Bonne Espérance, avec plusieurs autres belles espèces que l'on cultive en Europe, ainsi que celle-ci, dans les jardins de botanique. C'est aussi de celle contrée qu'est originaire le Morœa regela, L., ou Morœa iriopetala de Vabf, qui a été reporté parmi les Iris par Tbunberg et Linné lui-méme. Cette belle plante porte des fleurs bleues avec une tache jaunâtre cl une raie barbue.
Bellenden-Ker considère encore comine appartenant au genre Morœa les Iris angusta, Tluinherg; edutis, T.; sputhacea, T.; po/ystaehia , T.; bituminosa, T.; tiscaria, T.; plu maria, T.; tant osa, T.; Irislis t T.; crispa, T.; ciliata, T.; minuta, T.; gracilis, Keeui. et Sch ; hirsula, R.cLSch.; cillosa, Curt.; set i folia, Valil; le Sisyrim hium elegans ; YIxia cirgata , Willd., etc.
MOBÊI.IE. Morelia. bot. Genre de la famille des Iluhiacées, institué par le professeur Richard (Mém. Soc. Ilist. nat.. par. 5, p. 252) pour une plante rapportée du Sénégal, par Leprieur et Pcrrolel. Caractères : limbe marginal du calice dressé, presque entier; corolle courte et liihulée, avec son limbe partagé en cinq divisionslancéolées, étalées, imbriquées avant l'épanouissement; cinq étamines exsertes, insérées à l'orifice de la corolle; anthères linéaires; style simple, incrassatofusiforme vers le sommet; stigmate à deux lobes rapprochés; ovaire à quatre ou cinq loges, renfermant trois ou quatre ovules attachés à l'angle interne; fruit stibeharnu, à qualre*ou cinq loges bi ou (rispermes: il est couronné par le col du calice.
Morélie du Sénégal. Morelia Senegalensis, Ricb. C'est un arhusculc glabre, ü rameaux cylindriques et cendrés; à feuilles opposées, elliptiques, coriaces et glabres; les stipules sont inlerpétiolaires, décidues; les fleurs sont axillaires et réunies en grappe sublricliolômc.
.MOI! ELLA. bot. (Loureiro.) P. Ascarmk.
MORELLANE. bot. Pour Morelia. 77 ce mot.
MORELLE. ois. Synonyme vulgaire de Foulque Ma-
croute.
MOKELLE. pois. L'un des noms vulgaires du Véron. Ir. Abi r.
MORELLE. Solarium, bot. Genre de la famille des Solanées et de la Penlandrie Monogynie, L. S'il faut en croire quelques commentateurs des plus anciens praticiens, ceux ci donnaient le n^iu de «pXvoï à diverses plantes que les latins ont désignées sous celui de Su- ; lanum; et le dernier paraîtrait dériver du mot Solaii , consoler, â cause des propriétés sédatives ou calmantes qu'à des époques fort reculées ou accordait généralement à ces plantes. Quant au nom français Morclle, on
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peut trouver assez vraisemblable qu'il soit un dérivé du mot gaulois .l/or, noir, et qu'il exprime ainsi la couleur du fruit de la plupart des Solanum. Du reste, ce genre est l'un des plus nombreux qu’offrent les méthodes. On n’y compte guère moins «le trois cents espèces, et l'on sent que dans un semblable groupe, il doit y avoir bien des nuances de propriétés et de caractères. Bauhiti avait réuni, dans sa classification des végétaux, sous le nom de Solanum , outre les espèces connues de son temps, plusieurs autres plantes, qui même «'appartiennent pas à la famille des Solanées. Sa nomenclature fut adoptée par Ray, Plukcncl. Morison. etc. Plus tard Tnurnefort s’occupa de la révision des Solanutn; il les groupa avec plus de précision, et d'une manière plus ralionnellequ'on ne l'avait fait jusqu’à lui, cl les distribua en plusieurs genres qu’il désigna sous les noms de Solanutn , Melongena et Lycopcrsicon. Quoique ces genres, d'après les caractères qui leur ont été assignés par leur auteur, ne fussent fondés que sur la seule considération des organes générateurs, l’analogie des espèces y était en général assez bien établie; mais ces caractères ne pouvaient échapper à la grande réforme de nomenclature qu'opéra Linné; ils se trouvèrent pour ainsi dire de nulle valeur, et des trois genres il n’y en eut plus qu'un , qui fut divisé en deux grandes sections, fondées sur l’absence ou la présence des aiguillons.
Adanson a réuni en un seul les deux genr esSolanum et Melongena de Tournefort, mais il a conservé le genre Lycopcrsicon , qu’il a caractérisé par les anthères soudées et les graines velues; néanmoins cet excellent observateur a continué à penser avec Linné, que, dans les Lycopersiques comme dans les Morelles, les authères s'ouvraient par des pores terminaux; ce fut Duniil qui. dans tint; belle et bonne monographie de ces genres, a bien établi la déhiscence des organes mâles et la manière dont le pollen s'en échappe pour | aller féconder le pistil, déhiscence qui ne s’opère point ainsi qu'ou l'avait pensé jusqu'alors. Dunal a assigné au genre Lycopcrsicon ses caractères différents; il a réuni au genre H'hileringia de l'Héritier, le Solanum crassifolium de Lamarck, qui avait été confondu avec le Solanum Dulcamara ; il n'a point admis le genre j siquartia de Jacquin, le genre Nycterium de Venlenat, les genres Dulcamara et Pseudo~capsicum de Mamch, non plus que le genre Psolgnum de Necker, tous fondés sur des caractères trop légers pour que les espèces qui devraient les constituer, pussent être séparées du genre Solanum. Ce genre ainsi épuré et circonscrit par Duual, présente encore les deux grandes divisions de Linné, et en outre de nombreuses subdivisions fondées sur la forme. la disposition ou la couleur des feuilles, des Heurs et de leurs diverses parties, sur la consistance des tiges, etc.; caractères insuffisants pour déterminer des coupes génériques, mais trop saillants dans le genre pour être négligés.
La plupart des Morelles sont remarquables les unes par la beauté de leur feuillage, les autres par la vivacité des couleurs de leurs aiguillons, etc. On peut ca- j ractériser le genre de la manière suivante : calice divisé | en dents ou lobes au nombre de quatre à cinq, persis- ,
tant et même croissant après la floraison; corolle monopétale, rolacée. dont le tube est court, le limbe grand, ouvert, plissé, à lobes anguleux, ordinairement au nombre de cinq, quelquefois de quatre à six; étamines en nombre égal aux lobes de la corolle, à filets subtiles, très-courts, -à anthères oblongues, rapprochées ou distantes, s’ouvrant par deux pores situés au sommet; ovaire ovoïde, surmonté d'un style filiforme et d'un stigmate obtus presque simple ou divisé légèrement en deux, trois ou <|tiatrc lobes; baie arrondie, quelquefois ovoïde ou oblongue, glabre, ombiliquée au sommet, ù deux, trois ou quatre loges; graines nombreuses, ovées, portées sur des placentas charnus, convexes, tantôt unis avec la cloison, tantôt séparés de celle-ci par un processus laminaire et longitudinal qui les fixe à l'axe du fruit.
Morblle tubérecse. Solanum tuberosum , L. Vulgairement Pomme de terre, et très improprement Patate dans quelques parties de la France. Ses racines sont longues, fibreuses, chargées de distance en dislance de gros tubercules qui présentent diverses formes, mais qui ordinairement sont arrondis ou ohlongs. Sa lige est herbacée, creuse, divisée en plusieurs rameaux, garnie de feuilles irrégulièrement pinnalifides, à lobes séparés jusqu'à la côte principale, inégaux en grandeur, ovales et souvent même un peu pétioles. Les fleurs forment des corymbcs droits ou légèrement penché* et situés à l'extrémité des rameaux. Leur corolle est blanche ou un peu violette- Cette plante a été introduire vers l’année 1587, par l’amiral Waller Raleigb.cn Angleterre, d’où elle s’est répandue par toute l’Europe. Il est probable qu'à cette époque, les Espagnols l’avaient aussi rapportée du Pérou et qu’ils la cultivaient déjà dans leur pays. Son origine américaine n'a jamais été contestée; mais quoiqu'on sût que les Péruviens la cultivaient de temps immémorial, qu'ils en préparaient une fécule nourrissante à laquelle, selon J. d'Acosta, ils donnaient le nom de Chunno , on n’avait aucune certitude sur le lieu précis de son origine. Dans le cours de leur mémorable voyage, Humholdl et Bonpland la I rouvèrênl cultivée dans tous les lieux où ils pénétrèrent, et ne purent savoir de personne si elle croissait sauvage dans les localités reculées des Cordillères. Celle question de la patrie originaire de la Pomme de (erre vient d'étre résolue par l'envoi de plusieurs tubercules à la société horticullurale de Londres. On sait maintenant que ces tubercules ont été récoltés dans le Chili sur des plants de Pomme de terre absolument sauvages, et qu'elle y est fort abondante dans une vallée peu distante de la ville de la Conception. La première description de la Pomme de terre est due à l’Ecluse qui en avait reçu, en 1588, deux tubercules et des fruits. Depuis ce temps, elle s’est propagée avec une grande rapidité dans certaines contrées de l'Europe, tandis que plusieurs pays voisins de celles-ci Pont complètement ignorée. Ainsi, ce ne fut que pendant le cours du dixhuiüèmc siècle qu’elle se répandit en Allemagne, en France et eu Italie; et il est singulièrement remarquable qu'une plante dont l'utilité était aussi palpable, ne fut pas accueillie avec empressement, surtout par les hommes grossiers et ignorants qui ne semblent vivre
que pour leur estomac cl leur venlre; nu contraire, le relard à son introduction chez les divers peuples a été en raison directe de leur ignorance et des préjugés que celle-ci enfante ou perpétue. Us efforts que fit en France le vénérable philanlrope Parmentier, furent enfin couronnés du succès; mais il ne fallut rien moins qu’une horrible circonstance , ecj le de la disette qui désola cet empire pendant les troubles de la révolution , pour faire sentir l'importance de ce précieux végétal, et pour détruire les ridicules préjugés qui s’opposaient à l’extension de sa culture. Aujourd'hui la Pomme de terre est cultivée sur presque toute la surface du globe ; elle parait jouir d’une constitution assez robuste pour s'accommoder de tous les climats, depuis les tropiques jusqu'aux contrées arctiques. Cette plante est également indifférente pour le sol et l’exposition. Cependant elle vient mieux, et ses tubercules sont d’une qualité supérieure dans certains terrains ; ils sont tendres et farineux, par exemple, dans les lieux dont le sol est sablonneux et gras ; ils sont au contraire pâteux dans un terrain humide et glaiseux. Le choix des variétés n’est pas une chose indifférente, car il en est qui se développent mieux dans certains terrains donnés, qui sont plus ou moins hâtives, qui ont des tubercules plus ou moins riches en fécule amilacée, etc. D'après ces qualités diverses, l'agriculteur doit choisir les variétés qui sont le mieux appropriées à son climat, ù son terrain et à l’usage qu’il voudra faire des Pommes de terre. Le nombre de ces variétés est extrêmement considérable ; voici celles qui sont le plus généralement cultivées :
• La Blanche longie ou Blanche irlandais*: corolles blanches, feuilles d’un vert obscur; tubercules presque cyliudriques.
La Pomme de terre a Vaches ou Pomme de terre u'Howard : (leurs d’abord rouges, panachées, puis gris de lin; tubercules grands, presque cylindriques. C’est la variété la plus commune.
La Rocce longie ou Pomme de terre rocce : fleurs blanchâtres; feuilles d’uu verl obscur; tubercules oblongs, couverts d’un épiderme rouge.
La Jac.natbe ronde : fleurs panachées; feuilles crépues; tubercules jaunâtres, presque arrondis.
La Violette hollandaise : fleurs violacées; tubercules d'abord presque arrondis, devenant un peu cylindriques, parsemés de taches jaunâtres et violettes.
La fbtite Chinoise ou Sicree d'Hanovre : Heurs bleues; tiges et feuilles grêles; tubercules petits, presque ronds.
Les principes constituants des tubercules de Solanum ( nberoHum , sont les mêmes dans toutes les variétés, mais leurs proportions varient dans chacune d’elles. D'après l'analyse chimique de la Pomme de terre rouge, par Einhof, elle contient â peu près les trois quarts de son poidsd'eau.Sur7GâO parties, il obtint Amidon, 1 153; matière fibreuse amilacée, 540; Albumine 107; mucilage à l'état de siropépais, 519. Le suc de la Pomme de terre renferme en outre un Acide qui parait être un mélange d’Acide tarlarique et d’Acide phosphorique. Les cendres ont donné du carbonate de Potasse, de la Silice, de la Chaux, de l'Alumine, de la Magnésie, avec
du Manganèse cl de l’oxide de Fer. Comme la famille des Solanées est remarquable par les propriétés narcotiques de la plupart des plantes qui la composent, on s’ est beaucoup étonné de ne pas rencontrer dans les Pommes de terre aucun principè nuisible; cependant on a dit qu’elles ne faisaient pas exception â la règle, et que le suc de Pomme de terre n’était pas exempt de ce principe actif; que l’eau dans laquelle elles avaient bouilli, produisait un fâcheux effet sur l’économie animale, surtout lorsqu’elle avait servi à plusieurs décoctions. Quelques expériences tentées sur des Cochons d’Inde et d’autres animaux, n’ont point confirmé ce résultat, de sorte que toutes les parties des tubercules du Solanum luberosttm n’ont aucun mauvais effet sur la santé. En plusieurs cantons d’Allemagne, la plante même est donnée en verl aux vaches et aux autres bestiaux. Mais il peut n’en être pas de même pour les baies, qui sans doute participent aux propriétés de la famille des Solanées.
La fécule de la Pomme de terre en est la substance éminemment alimentaire; mais, malgré son analogie avec l’amidon des farines de céréales, la farine de ces tubercules ne peut être assimilée â celles-ci sous le rapport des propriétés nutritives, car elle n’est pas accompagnée du gluten ou de la substance végéto-auimale qui assure au pain de Froment sa supériorité sur toutes les autres nourritures tirées du règne végétal. La composition chimique de la fécule étant presque identique avec celle du sucre, puisqu’elle n’en diffère que par des nuances dans les proportions de ses éléments, on est parvenu par l'intermède des agents chimiques les plus actifs, tels que l’Acide sulfurique, la Potasse caustique, etc., à convertir celle substance en matière sucrée, susceptible de donner une grande quantité d'Alcool par la fermentation. Cet emploi de la fécule ajoute encore beaucoup à l’importance de la Pomme de terre qui, comme tout le monde sait, est un des aliments les plus agréables et les plus convenables à la santé. Quelques économistes ont publié divers procédés pour fabriquer un pain de Pommes de terre, destiné à remplacer avec avantage celui fait avec la farine des céréales; ils en ont peut-être trop exalté la bonne qualité, et par cela même ils ont nui â la propagation de cette ressource dans les temps de disette. Le pain fabriqué avec les Pommes de terre seules, auxquelles on a fait subir une légère fermentation , ne vaut pas celui des céréales, ni sous le rapport de la saveur ni sous celui de la quantité de matière nutritive; mais la farinede Pommes de terre, ou plutôt la pulpe amilacée de celle-ci mélangée en proportions convenables avec de la farinede Blé, d'Orge ou de Seigle, fait un pain économique, et qui a cela d'agréable qu’il se maintient frais beaucoup plus longtemps que tout autre.
Les Pommes de terre sont d'une utilité majeure pour la nourriture des animaux domestiques auxquels elles conviennent, soit qu'ils les mangent crues et divisées, soit qu’on les leur donne cuites. C’est sous ce rapport que leur culture en grandes masses dans les assolements est une chose extrêmement avantageuse, car autrement le marché s'en trouverait promptement surchargé, et les champs s'épuiseraient parce qu'il n'y
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aurait pas une production d'engrais proportionnée à la quantité de ces tubercules. Mais lorsqu'on les cultive pour la nourriture des bestiaux, elles sont : I- un moyen de nettoyer la terre et de préparer de beaux produits en plantes céréales et en foins artificiels; 2° un grand moyen de multiplier les animaux domestiques en procurant la facilité de les nourrir, et par conséquent l'avantage de se procurer plus de lait, de laines, de viandes et d’autres produits animaux ; 3» et surtout un point de sécurité dans les disettes de grains, parce que, dans les circonstances critiques, on peut appliquer à la nourriture de l'Homme les masses considérables de Pommes de terre qui devaient nourrir les bestiaux.
Morelle df. Balris. Solanum Iialbisii, Üunal;.So/au. 322, t. 3, f. D;Spreng.,,Vo/afftfr/t sisymbri folium, Lnm. Encycl.Sa tige est presque ligneuse, assez forte, garnie de petits poils roides et armée de nombreux et forts piquants droits, presque glabres, un peu velus h leur base, terminés en pointe subulée, et d’un jaune brunâtre. Les feuilles sont oblongues, divisées presque jusqu’à la côte intermédiaire, qui est fort épaisse, en pinnules, à bords irrégulièrement lobés et dentés, velus et même épineux; elles sont d'un vert tirant un peu sur le jaunâtre, marquées d’une nervure principale et de veines latérales obliques; les deux surfaces, dont l'inférieure est plus jaunâtre, sont hérissées de poils roides, et de piquants, surtout sur les nervures. Les fleurs sont latérales, opposées aux feuilles, rassemblées en grappes, sur un pédoncule commun, épineux ainsi que les pédicelles; le calice est persistant, divisé en cinq parties lancéolées très-aigues; il est armé de piquants et de poils roides, vert, avec l'extrémité des segments rougeâtre. La corolle est blanche ou d'une belle nuance de lilas; les cinq étamines ont leurs filaments très-courts, rougeâtres, portant de grandes anthères jaunes, oblongues, rapprochées, s'ouvrant par deux pores situés au sommet. I>e Buenos-Ayres.
Mo*ELi.Etir.ANTE*Qi t. Solanum gignnteum, Willd.; Solarium tiireurn, Vahl. C’est un arbrisseau de douze à quinze pieds, mais qui, dans nos serres, ne s'élève pas à plus de cinq ou six. Ses rameaux sont couverts d’un duvet court, serré et blanchâtre; ils sont en outre armés d’aiguillons épais, courts, pointus, un peu courbés et de même blanchâtres. Les feuilles sont ovales, lancéolées, pétiolées, glabres en dessus, revêtues en dessous d’un duvet cotonneux, semblable à celui qui recouvre les rameaux. Les fleurs sont d’un violet pâle. Du cap de Bonne-Espérance.
Moselle a feuilles de Platane. Solanum Platinifolium , Hook.. Bot. May. 2618. Ses feuilles sont grandes. alternes, placées à une assez grande distance les unes des autres, un peu cordées, divisées en cinq lobes irréguliers, nervurées et veinées, d’un vert gai en dessus, un peu blanchâtre en dessous, velues, ciliées et parsemées de longs aiguillons acérés, de même que l’on en trouve sur les tiges et les rameaux; les pétioles qui les portent ont deux pouces, c’est-à-dire les deux tiers de la longueur des feuilles. Les pédoncules sont insérés à la base des pétioles, aggrégés plusieurs ensemble, uniflores, filiformes, pluchés et velus. Le calice est
petit et poilu. La corolle est partagée en cinq lobes oblongs, pointus et roulés en dehors; d'un violet pourpré, rayé de trois stries longitudinales à l’intérieur, d’un violet très-pâle extérieurement. Du Brésil.
Moreile SARGixtE. Solarium uiiirgiuatum . Dun.. Lain. Elle s'élève à In hauteur de quatre à cinq pieds ; sa tige est forte, ligneuse, couverte d’un épais duvet blanc, et armée à d'assez longues distances, de piquant» fermes, droits, longs de deux à trois lignes et roussâ- Ires. Les feuilles sont grandes, pétiolées, cordées, épaisses, bordées d’échancrures arrondies et peu profondes, d’un vert tirant sur le glauque et parsemé de points plus obscurs en dessus, cotonneuses et blanchâtres en dessous, marquées d'une côte saillante d’où partent de fortes nervures latérales, garnies sur les deux faces et principalement sur les côtes et les nervures, de fortes épines droites. Les fleurs sont disposées en grappe sur le côté des rameaux, portées sur des pédicelles plus longs que le pédoncule, garnis comme lui de poils et d'épines. La corolle est grande, d'un blanc nuancé de pourpre, offrant dans son disque une étoile formée par la divergence des rayons pourprés, parlant de chacune des cinq divisions obtuses et dentées, qui constituent son limbe. De la Palestine.
Murelle de Hooker. Solanum Hookerianum, Sw. Sa lige est glabre, dépourvue d’épines ou de piquants, ligneuse, garnie de feuilles pétiolées, oblongues, lancéolées, presque aigues au sommet, plus épaisses à In base, glabres, coriaces, veinées, d'un vert un peu terne, longues d'un pouce et demi, sur un tiers de largeur. Les fleurs sont solitaires à l'extrémité d'un pédoncule simple et cylindrique; le calice est irrégulier, pour ainsi dire à deux lèvres: la supérieure divisée en trois lobes allongés et obtus, l'inférieure à deux lobes trèsrapprocliés; la corolle est partagée en cinq lobes arrondis, plissés et mucronulés. d’un bleu très -pâle, avec trois lignes longitudinales d'un bleu plus intense. Les étamines ont leurs anthères d’un jaune doré.
Morelle a feuilles lancéolées. Solanum lanceolatum , Cav. Ses tiges sont ligneuses, hautes de six pieds et quelquefois plus, cylindriques, blanchâtres . couvertes d'un duvet très-court, avec quelques aiguillons à leur base. Les feuilles sont alternes, lancéolées, très-entières, d’un vert foncé en dessus, cotonneuses et blanchâtres en dessous. Les fleurs sont rassemblée» en grappes touffues, qui, par leur réunion, forment de» corymbes vers le sommet des tiges. Le calice est d'un blanc verdâtre. La corolle est d’un bleu violâtre, pâle, rayée longitudinalement de bleu pourpré : les cinq lobe» qui constituent son limbe ont leurs bords un peu réfléchis en dedans, ce qui les rend concaves. Du Mexique.
Morelle a feuilles découpées. Solanum laciniatum , Dun. Sa lige est glabre, garnie de feuilles sessiles ou seulement rétrécies en pétiole à leur base, d’un vert assez foncé et luisant, les inférieures pinnatifides, à divisions linéaires-lancéolées, dont la terminale trèsallongée : les supérieures à trois lobes et même quel • quefois tout à fait simples. Les fleurs sont d’un bleu pourpré clair, portées trois à six ensemble sur des pédoncules rameux, placés dans les aisselles des feuilles. De la Nouvelle-Zélande.
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Moreile de Sevfobtq. Solanum Seaforthianum , Duti. Sa lifte est ligneuse, voluhile. ftrimpanle, glabre ou du moins dépourvue d'épines el d'aiguillons, cylindrique. rameuse, d'un vert assez pâle qui est aussi la nuance des feuilles; celles-ci sont ou simples ou 1er- J nées. Les fleurs sont nombreuses el réunies en une belle j particule, formant un tbyrse pyramidal; le calice est remarquable par son peu de développement et la petitesse des cinq dents qui partagent son limbe. La corolle est profondément divisée en cinq lobes lancéolés, d'un blanc pur, qui se nuance de rose pâle vers la ligne médiane et l'extrémité de chaque division de la corolle.
La baie est petite, rougeâtre, contenant plusieurs grai- 1 nés arrondies, enveloppées par la pulpe.
Moreli.e Aidergiie. Solanum esculcnlum, Dunal; Solanum Mélangé/ m, L. Vulgairement Aubergine, Béringène. Mélongène, Mayenne cl Vérangeane. Sa lige est rameuse, dressée, épaisse, ligneuse à la base, herbacée supérieurement, ordinairement garnie d'aiguillons peu nombreux. Ses feuilles sont ovales-obtongues, presque aigues, sinueuses el anguleuses, lomenlcuses surtout à la face inférieure; la nervure médiane est ! ordinairement munie d'aiguillons. Les Heurs, de couleur violette, ont leurs parties en nombre plus considérable de ce qu'il est ordinairement dans les autres espèces, en sorte que chacune de ces Heurs paraîtrait composée de deux soudées ensemble. Ainsi les divisions du calice et de la corolle, les étamines sont au nombre i de six à neuf; l'ovaire offre aussi quatre, cinq et six loges, lesquelles s'oblitèrent et se réduisent à un plus petit nombre dans le fruit, qui est une baie cylindrique, renfermant des graines dépourvues de pulpe. Il parait que l'absence de pulpe est ce qui rend comestible le fruit de celte plante ; car celte pulpe existe abondamment dans le Solan u m ocigerum, Dunal. espèce si voisine du Solanum csculenfum qu'on les avait confondus sous le nom commun de Solanum Melongêna , et le fruit de celle espèce est certainement trèsdangereux. On ne sait pas précisément quelle est la patrie de l’Aubergine, mais il parait qu'elle est indigène de l'Arabie ou des Indes-Orientales. Depuis longtemps elle est cultivée dans ces régions, d'où probablement elle a été transportée dans les climats méridionaux. En France, on la rencontre presque exclusivement dans la région des Oliviers. Semée au commencement du printemps, elle commence à donner des fruits en abondance vers le milieu de l'été; depuis cette époque jus- , qu’à la fin d’octobre, on voit ses fruits sur toutes les ! tables. L'Aubergine crue est fade el insipide; aussi ne ' la mange-t-on qu’a près l’avoir fait cuire et apprêtée avec de l'huile d'olive, ou à diverses sauces, selon les goûts des différents peuples. Un usage aussi général atteste l'innocuité de ces fruits. Il semblerait pourtant j d'après leur nom ancien. Mata insana (d’où Melongena), qui signifiait baie ou Pomme nuisible, que l'on crût autrefois qu’ils étaient dangereux; mais Dunal a fait voir que l'on avait confondu l'Aubergine avec le Solanum otigerum qui, comme on le sait, a des qualités délétères.
Morellb faix QuinQVif'A. Solanum pseudoquina, Aiig. S‘-Hil. (Plantes usuelles des Brésiliens, li* livr., >
tab. 21). C’est un petit arbre drpil. rameux, entièrement dépourvu d’aiguillons; ses rameaux sont glabres; son écorce mince, peu ridée ou presque lisse, d’un jaune pâle et roussâlre; ses feuilles sont alternes, sans stipules, portées sur de courts pétioles, lancéolées, oblortgiics. étroites, aiguës, très-entières, un peu décurrentes sur le pétiole, glabres en dessus, couvertes en dessous et dans les angles des nervures de touffes de poils; les Heurs sont inconnues; les fruits sont peu nombreux,, disposés en grappes extra-axillaires, fort courtes. Cette plante est commune dans les bois du district de Curitiba, au Brésil. Son écorce, d’une extrême amertume, est un fébrifuge très-employé par les habitants de cette partie de la province de Saint-Paul, qui la nomment Quitta, parce qu'ils la croient identique avec les véritables Quinas de l’Amérique espagnole. Le célèbre Yauquetin a fait l'analyse chimique de cette écorce et Pa trouvée composée : 1° d'un principe amer dans lequel parait résider la propriété fébrifuge; 2® d'une matière résinoïile. amère, légèrement soluble dans l’eau, 3<'d’une pclite quantité de matière visqueuse grasse; 4® d’une substance animale très-abondante, combinée à la Potasse el à la Chaux ; o° d'une petite quantité d’Amidon ; C° d'oxalale de Chaux et d’autres Sels à base de Magnésie, de Chaux, de Fer el de Manganèse.
Deux espèces de Morelles sont très-communes dans les haies el le long des inurs des villages de toute l'Europe tempérée. Ce sont les Solanum Dulcumara el Solanum nigrum, L. La première, connue vulgairement sous le nom de Douce-Amère, a une tige grimpante, des feuilles ovales, pointues, entières ou trilobées, et des fleurs violettes, disposées en grappes vers le sommet des liges. La saveur des tiges est d'abord amère, puis elle laisse dans la bouche une impression sucrée.
Le Solanum nigrum , L., la Moreile par excellence du vulgaire, est une plante dont la tige herbacée, branchue. étalée, est garnie de feuilles molles, péliolées, entières, ovales, légèrement anguleuses vers la base, les Heurs petites, blanchâtres; les baies d'abord rouges, puis noires â leur maturité. Longtemps on a regardé celte Moreile comme extrêmement dangereuse; en certains pays, néanmoins, elle sert de nourriture aux hommes après avoir été bouillie, y. Brêoes. Quant à ses effets thérapeutiques, observés par les anciens médecins, on est maintenant persuadé qu’ils doivent élre attribués è la Belladone, qu'ils nommaient Solanum lelhale. Ce fut ainsi que la confusion dans la nomenclature devint une source d’erreurs et de contradictions pour les médecins qui, ignorant les détails de l'histoire naturelle, attribuèrent à une plante inerte les propriétés énergiques d'une autre que l'on avait confondue, mal ù propos, avec elle sous la même dénomination générique.
MORELL1FR. rot. Nom proposé pour une espèce du genre Garcinia. y. Margoi stax.
MORÉLOSIE. More/osia. rot. Genre de la famille des Éhénacées, institué par De la Llave et Lexarza (Nov. ycg. Peser.) qui lui ont donné pour caractères : tube du calice ventru, coriace, adhérent avec l’ovaire; le limbe est â cinq divisions; corolle périgyne. en roue,