‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 84 sur 148 · MOR · texte numérisé non relu

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les autres appartiennent à la pointe australe de l'Afrique.

Ce sont des plantes à racines bulbeuses, que l'on cultive sous châssis, en bâche ou en orangerie; on distribue les bulbes dans de petits pots remplis du coin- I posl préparé avec le terreau de bruyère et le terreau I de fumier, et on place ces pots sous châssis en automne; i on les enfonce <Jans le vieux tan et on les conduit comme les autres plantes bulbeuses, en ne les arrosant que lorsqu'il y a nécessité et en leur procurant le contact de l'air, quand la température est douce. En été on lient ces plantes en plein air, jusqu'à l'apparition des gelées. On les propage par la séparation des cayeux que l'on opère au mois d'août ou immédiatement après la floraison.

Morêe flexuecse. Morœa flexuosa, Lin., Syst. v, 93; Thunb., Diss. 13; Willd., Sp. pi. 343, Bol. Mag. 095. îxia lottgi folia, Jacq., Hort. Finit. 3, 47, l. 90; Sisyrinchium flexuosutn , Spreng,, Syst. veget., 1, 107. On doit la connaissance de cette espèce h Tbunberg, qui l'a observée pendant son séjour au cap de Bonne- Espérance, en 1774. Sa lige s'élève à plus d’un pied, elle est arrondie, articulée, striée et médiocrement rameuse; une seule feuille engainante sort du sommet du bulbe, il arrive rarement qu’elle soit suivie d’une seconde; elle est linéaire, pointue, recourbée extérieurement, d'un vert très-sombre, plus longue que la tige et large de cinq lignes. Les fleurs sont d'un jaune doré très-vif, alternes, solitaires, éparses sur le sommet de la tige où elles sont accompagnées de quelques feuilles beaucoup plus petites, mais de même forme que celle qui s’élève du bulbe. La spalhc est oblongue, membraneuse, divisée au sommet qui est acuminé. Les trois divisions externes du périanlhe sont bordées de brun à l'extérieur; elles sont, ainsi que les internes, étalées, ovales, concaves, obtuses. Les étamines sont insérées à la base du périanlhe; le style est simple, surmonté de trois stigmates pélaloïdes, bifides, inclinés sur les étamines. L'ovaire est inférieur et s* transforme en capsule trigoue, à trois valves et ù trois loges, renfermant un grand nombre de graines.

MorEe ucs collixes. .Morœa coltina , Thunb., Dias.

1 1, n° 13; Spreng., Syst. veget., 1, 165. Sisyrinchiutn collinum, Willd., Sp. pl. 3, 578; Redouté, Liliac. 250. llomeria collina , Venlcnat, Gen., 2. Son bulbe est arrondi, de la grosseur d'une noisette, il en nail une feuille longue de deux pieds environ, presque linéaire, canaliculée, recourbée, striée, acuminée, d’un vert pâle, tirant sur le glauque; elle accompagne une lige cylindrique, un peu flexueuse, grêle, un peu plus courte que la feuille, pourvue de spallies en fourreau, portant dans leurs aisselles de grandes et belles fleurs pédonculées, d'un rouge orangé et larges de plus de deux pouces.

Morêe jalkatre. Morœa ochroleuca, Salisb.; Sisyrinchiutn eleyans, Redouté, Liliac., 171; Willd., Sp. pl. 2, 578. Celle espêce'a été confondue avec la précédente; ses fleurs sont solitaires au sommet d'un pédoncule cylindrique, enveloppé d’une feuille engainante, 8palliiforme, roulée, pointue et d'uu vert assez agréable; elles sont grandes de deux |»ouces et demi et peu

nombreuses sur la tige. Les trois divisions externes du périanlhe sont en dehors d’un vert jaunâtre et en dedans d'un jaune livide, rayées et veinées de jaune olivâtre, elles sont arrondies et étalées; les divisions internes sont plus larges, presque orbiculaires, ct-d'unc nuance plus uniforme.

Mores oeil de Paox. Morœa Pavonia, Kcr; Iris raconta, Thunb., Flot. Cap. 1, 1; Lin., Supp., 98. Fieusaeuxia Pavonia, De Cand., An. du Mus., 2, 139; Spreng., Syst. veget. Sa tige a environ Un pied de bau leur, elle est simple, cylindrique, articulée, pubescente, peu rameuse, portant au sommet une et quelquefois deux fleurs; la feuille est un peu plus longue, étroite, linéaire. aigue, striée et velue sur les côtes ou élévations des stries; les feuilles de la tige sont plus petites, vaginales, tubuleuses, herbacées et pointues. Les divisions externes du périanlhe sont grandes et ovales, d'une belle couleur orangée avec des points noirs à l’onglet et au dessus une tache lunaire bleue, encadrée de noir velouté. Les divisions internes sont trois fois plus courtes, linéaires, et fort effilées vers la pointe; leur couleur est le jaune orangé pAle, parsemé de traits et de points disposés sur plusieurs rangs.

Morêe a trois pétales. Morœa tripelala, Ker; Iris iripetala, Thunb., Fl. Cap., 1, 296; Lin., Supp., 97. Iris Mutila, Rœm. cl Sch.; Fieusseuxia tiipetaloides, Spreng., Syst. veget., 1, 489. Son bulbe est globuliforme, de la grosseur d'une forte noisette; il en sort une feuille linéaire, canaliculée, à bords roulés, glabre, aigue au sommet, engainante à la base, flexueuse, longue d’un pied et demi, large de deux lignes et d’un vert assez obscur. La lige est un peu plus courte, cylindrique, articulée, glabre, ne portant ordinairement qu'uno seule fleur; ses articulations sonL garnies de bractées foliacées, spalliiformes et engainantes; il en sort une fleur portée sur un pédoncule assez court et épais. Les trois divisions externes du périanlhe sont allongées, écartées, avec l'onglet rétréci, linéaire et jaune; le limbe est plan, d'un bleu céleste, très-pâle, avec une ligne plus foncée encadrant en chevron l’onglet; les divisions internes sont très-petites, fort étroites, presque subulées et d'un bleu plus intense.

Morêe a trois poixtes. Morœa tricuspis , Bot. Mag., 696; Iris tricuspis, Thunb., Diss., 15. Son bulbe est sphérique; sa feuille est linéaire, nervurée, droite, pointue, longue de deux pieds environ et d'un vert sombre. La tige est droite, un peu plus courte que la feuille, ayant ordinairement au sommet deux pédicelles, portant chacun uue fleur d'un blanc jaunâtre ;

I les divisions externes sont grandes, avec le limbe brusquement réfléchi ou étalé, arroudi, entier, terminé par une petite pointe aigue ; l'onglet est d'un pourpre brunâtre, tacheté de points blancs et encadré de jaune formant un chevron; les divisions internes sont beaucoup plus petites et plus courtes, lancéolées, doublement écliancrécs au sommet. Les filaments slaminaux sont dilatés; les stigmates soûl grands, pétalifurmes, bifides et blanchâtres.

Morêe de Bellexdex. Morœa Bellendenii , SwM . Hort. Brit. ed., 2, 498. Sa fleur est d’un beau jaune ; doré; son onglet est d'un vert obscur en dehors, avec

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