‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 87 sur 148 · II O R · texte numérisé non relu

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distribuées dans les genres Arenaria et Holosleum.

Mobuelixe «oyexxe. .Usine media , L., vulgairement Mouron blanc, Mouron des petits Oiseaux. C’est peutêtre la plante la plus commune de l'Europe, et celle qui végète et qui fleurit le plus longtemps. Cette herbe forme des gazons verts et épais dans les fossés, sous les buissons, et jusque sur les toits des habitations, soit des villes, soit des campagnes. Ses tiges sont alternativement velues sur les entre-nœuds; ses feuilles sont ovales cordiformcs, et ses pétales fendus profondément en deux parties. Celte petite plante plaît infiniment aux Oiseaux, qui la mangent, surtout ses graines, avec avidité.

MORHUE. Morhua. rois. Pour Morue. F. Gade.

MORICANDIE. Marie andin, bot. De Candolle (Syat. Vegel. nat., 2, p. 626) a établi ce nouveau genre sur des plantes rapportées aux Braaaica, Turritis et Ilespéris par les auteurs. U appartient à la famille des Crucifères, tribu des Brassicées, et à la Télradynamie siliqueuse, L. Voici ses caractères : calice fermé, dont deux sépales présentent des protubérances à la base; pétales onguiculés, à limbe oboval, ouvert cl entier; étamines dont les filets sont libres, dépourvus de dents; glandes situées entre les étamines latérales et l'ovaire; silique comprimée ou un peu tétragone, c'est-à-dire dont les valves sont planes ou légèrement carénées, allongée, linéaire, biloculairc, bivalve, à cloison membraneuse. surmontée d'un style comprimé, conique, privé de graine ou rarement en renfermant une solitaire. Graines des loges, disposées sur deux rangs, petites. ovées, à cotylédons condupliqués. Ce genre lient le milieu entre le Braasica et le Diplotaxia; il diffère du premier par ses graines bisériées dans chaque loge, et par ses siliques qui ne sont point cylindriques; son calice fermé, à deux bosses à la base, ainsi que scs fleurs pourpres, le distinguent suffisamment du Diplotaxia. Les espèces de Moricandies, au nombre de trois seulement, sont des herbes annuelles, bisannuelles, ou vivaces et suffrutescentes à la base, glabres, ordinairement un peu glauques. Leurs liges sont blanchâtres, dressées et rameuses, garnies de feuilles un peu épaisses. Les fleurs, très- grandes, purpurescentes , forment des grappes lâches et terminales. L’espèce regardée comme type du genre est le Moricandia arrensis, De Candolle. ou Braaaica açrenais, L. Cette plante a une tige dressée, rameuse, munie de feuilles glauques et un peu grasses, les inférieures obovales, sinueuses, rétrécies ù la base, les caulinaires cordées, amplexicaules et très-entières. Elle est indigène de l'Europe méridionale. Une variété qui croit sur les collines arides, et entre les rochers, a été distinguée par Desfontaines (Flot. Allant .,2, p. 04) sous le nom de Braaaica suffruticosa. Le Moricandia hcspcridiflora, De Candolle, est V II experts acria de Forskah! et Delile < Flore d'Égypte, t. 55. f. 2); celle plante, qui croit dans les déserts de l’Égypte et de l’Arabie, plait beaucoup aux Chameaux, malgré son odeur forte de Roquette. Enfin la dernière espèce de ce genre est le Moricandia teretifolia, De Candolle, ou Braasica teretifolia, Desfontaines ( Flor . Allant., % p. 04, 1. 164). Elle croit dans les lieux humides de l'Afrique boréale, et en Égypte auprès des Pyramides.

MORICE. Morica. iss Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Akisidcs. institue par Dejean, aux dépens du genre Akia de Fabricius. Caractères : troisième article des antennes plus long que les deux suivants réunis, ceux de quatre à huit comprimés, élargis à l'extrémité, suhlrianguiaires, peu allongés et diminuant successivement de longueur, les neuvième et dixième plus courts, également comprimés et transverses, le dernier ovalaire; tète courte, avec uii petit pli longitudinal de chaque côté, près des yeux; lolœ interne des mandibules terminé par un crochet; dernier article des palpes maxillaires à peine plus gros que le précédent; labre saillant cl transverse; yeux courts, transverses et presque droits; tergum du pro- Ihorax presque plan, plus large que long, à bords latéraux dilatés; élylres fortement embrassantes, à flancs étroits et bien marqués; corps comme interrompu par un étranglement à la base des élylros; pattes médiocrement longues.

Moeice plaie. Morica planata, Dej.; Akia pianota. Fa b. Son corps est d’un noir légèrement brillant; quelques petits points enfoncés sur la partie antérieure de la tête; deux côtes élevées et dentées en scie sur chaque élytre; pattes très-épaisses. Taille, huit lignes. De l’Inde.

MORILANDIA. bot. El non Morilandia. Genre proposé par Necker (Klein. Bot., n**76ü) pour les espèces de Cliffortia h feuilles composées.

MORILLE, boll Nom marchand du Murex Hyatrix de Linné, qui appartient aujourd'hui au genre Pourpre. f\ ce mol.

MORILLE. Morchella. bot. Les Champignons connus vulgairement sous le nom de Morilles, forment un genre très-naturel, voisin des lielvelles, et qui présente les caractères suivants : chapeau formant une masse elliptique ou en cloche, irrégulier, composé de plis réticulés, de cavités nombreuses et de forme variable. couvert sur toute sa surface par la membrane fructifère, adhérent au pédicule qui est creux et dont la surface est caverneuse. Tous ces Champignons sont assez grands; ils croissent sur la terre, au printemps; leur consistance est sèche et cassante, leur odeur agréable; tous sont bons à manger, et on peut dire qu'ils sont en même temps les Champignons les plus sains et les plus faciles à reconnaître. Il parait que c’est à ces Champignons que les anciens donnaient le nom de Boletus , nom appliqué à tort, par Linné, â un genre très-différent, mais que Batarra, Vaillant, Micbeli, avaient conservé aux Morilles. Plus tard ces plantes furent réunies, d'après une analogie de forme extérieure bien trompeuse, avec les Phallus dont elles n'ont ni le mode de fructification ni aucune des propriétés. Enfin Persoon rétablit le genre Morchella de Dillenius, et celle distinction a depuis été admise par tous les botanistes; en effet, ce n’est qu’avec le genre Ilelcetla que ces Champignons ont de l'analogie, et ils en diffèrent suffisamment par leur chapeau caverneux et irrégulier. Fries énumère douze espèces de ce genre : les plus connues sont la Morille commune. Morchella esenlenta, dont Bulliard a donné une bonne figure, pi. 218. Elle offre plusieurs variétés de forme et de couleur.

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