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mais elle est le plus souvent à peu près elliptique, por- les anthères sont linéaires; un seul style surmonté d'un
tée sur un pédicule court, épais et fislulcux; le cha- ; stigmate bifide; drupes agrégés, ombiliqués, et à quapeau adhère complètement à ce pédicule; il est couvert tre noyaux cartilagineux-crustacés ; chacun d'eux a
d’aréoles très-creuses et fort irrégulières; sa couleur une ou deux loges mouospermes, l'une d'elles vide,
est d'un fauve clair. Les autres espèces ne diffèrent de Ainsi caractérisé, ce genre se compose d'un petit nom-
celle-ci que par leur chapeau plus ou moins allongé, bre d'espèces qui sont des arbres ou des arbustes indi-
complètement adhérent ou libre à la base, par leurs gènes des climats équatoriaux. Leurs fleurs forment des
lames de forme variable; enfin par leur couleur d'un capitules très-denses, terminaux, axillaires ou opposés
jaune plus ou moins foncé,ou tirant sur le brun. Toutes aux feuilles.
sont saines et bonnes à manger, et ne varient que par Morinde Royoc. Moritula Ilojoc, L, et Jacq. ( Uorl . leur goût plus ou moins délicat. ; Schaenbrunn, r, t. 16). C'est un arbrisseau dont la tige
MORILLES DE MER. folyf. Ce nom a été donné vul- faible et pliante est divisée en rameaux courts, étalés, gairement à des Polypiers de la famille des Éponges*. ! sarmenleux, garnis de feuilles glabres, lancéolées, acu-
MOR1LLON. ois. Espèce du genre Canard. /'. ce minées et portées sur de courts pétioles. Ses Heurs sont mot.
MORILLON BLANC ET NOIR. bot. Fruits de deux variétés de la Vigne commune.
MOR1ME. Morimus. ms. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des La- V Morirde osrellék. Morinda umbcllata, L. et Larnk. miaires, établi par Audinet Serville qui lui donne pour (llluslr. Gen., t. 155). Arbrisseau moins graud que le
caractères : antennes à peine pubescentes en dessous, précédent. Ses rameaux sont étalés, garnis de feuilles
distantes à leur base, composées de onze articles cylin- lancéolées, aigues, rudes au loucher. Ses fleurs sont driques dont le deuxième çourl et cyalhiforme, le troi- blanches, portées sur des pédoncules presque en ornhelsième allongé et le onzième de grandeur moyenne; (été les et réunies en une tète globuleuse. Cette plante croit
assez grande, aussi large que la partie antérieure du aux Moluqucs et à la Cochinchine.
corselet; mandibules assez fortes et aigues; palpes Morixde jasxixoIdk. Morinda jasminoidet , Dot. maxillaires plus longues que les labiales, grêles avec Mag. Elle croit à la Nouvelle-Hollande, non loin du
leur dernier article plus long que le précédent, ovalaire Porl Jackson où elle a été découverte par Allan Cun-
et pointu au bout; yeux petits, très-étroits, ne formant ningbara, en mars 1821. C'est un arbuste à rameaux
qu’un rebord autour des antennes; corps peu allongé, tétragones, stériles, grimpants, chargés de feuilles convexe en dessus, aptère, un peu pubescenl; corselet écartées, ellipliques-lancéolées, entières, acuminécs au allongé, cylindrique, inégal en dessus, un peu dilaté sommet, légèrement ondulées, courleroenl péliolées, sur les côtés, dans sa partie moyenne qui porte une veinées, d’un vert gai, assez intense, longues de près de
épine; écusson petit et arrondi au houl; élylrcs ovales, deux pouces, larges de huit lignes; les stipules sont
peu allongées, avec leurs angles huméraux peu pronon- membraneuses, petites et aigues. Les fleurs sont d’un cés, arrondies et muliques au bout; pattes fortes; jambes blanc jaunâtre, réunies cl agglomérées au nombre de
intermédiaires munies d’un tubercule vers leur exlré- huit ou dix, en capitules très-denses, terminaux et
mité. axillaires.
Mobiietbiste. J/0ri’mus/rf«/;f,Audin.;Lamta/ri«- NORINE. Marina, bot. Tournefort est l'auteur de ce tis, Fab. Son corps est noirâtre; ses élytres sont rabo- genre qui appartient à la famille des Dipsacées, et à la
teuses, marquées de deux taches d'un noir sombre. Diandrie Monogynie, L. Vaillant, dans les Mémoires de
Taille, dix lignes. On la trouve au midi de l'Europe. l’Académie des Sciences pour 1722, le publia sous le
MORINA. bot. V. MomriE. nom de Diotolheca; mais Linné lui restitua le nom pro-
MOR1NDE. Morinda. bot. Genre de la famille des posé par Tournefort. Voici ses caractères -, involucelle
Rubiacées, et de la Penlandrie Monogynie, L. Le père (calice extérieur des auteurs) tubuleux, terminé par des
Plumier avait proposé pour une plante observée par lui dents épineuses et inégales, deux étant beaucoup plus
aux Antilles et à la Guiane, la formation d’un genre larges que les autres; calice (intérieur de Jussieu) su-
nouveau. sous le nom de Royoc, qui était celui que père, à deux lobes obtus, et persistant; corolle mono-
portait la plante en Amérique. Linné en adoptant le pétale, irrégulière, dont le tube est très-long, un peu
genre proposé par Plumier, y ajouta diverses espèces arqué, élargi au sommet; le limbe divisé en deux lè-
de l’Inde et de la Chine, et substitua au nom générique vres obtuses : la supérieure à deux lobes, l’inférieure
de son auteur, celui de Morinda, syncopé de Morus plus longue, à trois lobes inégaux; deux étamines
Indien , Mûrier d'Inde, parce que les fruits des espèces saillantes, â filets velus, et à anthères cordiformes ;
indiennes ajoutées au genre, avaient de la ressemblance, ovaire globuleux, supère, surmonté d’un style filiforme
pour l'aggrégalion des haies, avec ceux du mûrier noir, plus long que les étamines, et d'un stigmate en télé
cultivé en Europe. Il offre pour caractères essentiels : aplatie; akène arrondi, solitaire, couronné par le caries fleurs agglomérées en télé, et portées sur un récep- lice. Tous les auteurs avaient considéré comme un
taclc sphérique; un calice urcéolé, persistant et â cinq calice extérieur l’organe le plus extérieur des tégu-
dents très-courtes; une corolle â peu près infundibuli- monts floraux. Le docteur Th. Couller, dans un mé-
forme. dont le limbe est étalé, à cinq lobes courts, avec moire sur la famille des Dipsacées, a fait voir que
la gorge garnie de poils; cinq étamines incluses, dont ce prétendu calice extérieur n’est autre chose qu'un 7 DICT. UES SCI EXCES HAT. 31
blanches, disposées en capitules axillaires. Cette plante croit dans les provinces méridionales de la Chine, et dans la Cochinchine. Elle se trouve aussi au Mexique et dans la Guiane.
inrolucelle analogue à celui des Omhellifères ; il a en outre établi que cet tnvolucolle est libre, quoique dans quelques cas, étant appliqué immédiatement sur l'akène cl le véritable calice, il puisse contracter une adhérence partielle avec ces organes.
Mouise a longues feuilles. Marina long i folia, Wall. Sa tige est cylindrique, velue au sommet, atténuée à sa base qui est de la grosseur du petit doigt; feuilles caulinaires étroitement oblongues. sinueuses, suhpinnalifides, épineuses, pétiolées, d’un vert sombre en dessus, blanchâtres en dessous : nervure médiane large, les latérales élevées et distantes; feuilles radicales nombreuses, très-longues, étalées, pétiolées; fleurs rassemblées en verticille, convexes et progressivement plus rapprochées au sommet de la lige, formant un long épi; elles sont tubuleuses, arquées en arrière, à tube pubcscent , longues d’un pouce, terminées par un limbe étalé, à cinq divisions, dont quatre presque ovales et la cinquième placée inférieurement , plus longue et plus étroite que les autres; leur couleur est très remarquable : lorsque les (leurs commencent à s'épanouir, elles sont presque blanches et bientôt elles deviennent d'un rose carné en dehors et d’un rouge pourpré, plus ou moins varié de rose, en dedans. Cette jolie plante peut servir à l’ornement des plates-bandes, où sa lige florale atteint la hauteur de deux à trois pieds; elle ne craint pas trop le froid , mais elle redoute les pluies du printemps, aussi est-il prudent d'abriter le pied soit avec une cloche à melon, soit avec des feuilles sèches pour empêcher l'eau de pénétrer jusqu'à la plante; elle se multiplie par la séparation des œilletons que l’on effectue au printemps et que l’on fait reprendre d’abord sous châssis. Celte espèce est originaire des montagnes du Népaul.
Murine de Perse. Morina Persica, t. ; Morina Onentalis , Miller. Cette espèce rapportée des environs d’Erzérum en Perse, par Tournefort qui en a donné une figure dans le troisième volume de ses voyages, a été retrouvée dans plusieurs autres contrées du Levant, et particulièrement sur le Parnasse. Sa racine est épaisse et perpendiculaire; elle émet plusieurs fibres très-grosses. Sa tige, haute d'environ un mètre, est garnie à chaque nœud de trois à quatre feuilles vcrticillées, sinuées et épineuses comme celles des Carlines. Les fleurs sont verticiJIées, axillaires, très- serrées, formant un épi terminal.
MORINGE. Moringa. bot- Genre placé dans la famille des Légumineuses, et qui appartient à la Décandrie Monogynie, L., établi par Burmann. et adopté par la plupart des botanistes modernes. De Candolle (Prodrom. Syst. l'eget., 2, p. 478) le caractérise ainsi : calice à cinq sépales presque égaux, oblongs, caducs, légèrement soudés à la base; corolle à cinq pétales presque égaux, oblougs, le supérieur ascendant; dix étamines inégales, à filets séparés, cinq d'entre elles quelquefois stériles; style filiforme, aigu ; légume en forme de silique à trois valves; graines Irigones, attachées au centre du fruit, dépourvues d'albumen; embryon droit, à cotylédons épais, huileux, renfermés dans le spermoderme pendant la germination. La structure de ce fruit est très-singulière pour un genre de
Légumineuses; les trois valves dont il se compose représentent, selon De Candolle, trois carpelles étroitement soudées, dont les parties intérieures, minces et membraneuses, se sont oblitérées pendant la maturité, et n'ont laissé au centre que les sutures séminifères sous l'apparence d'un filet. En admettant cette explication, le fruit du Muringe n’est pas aussi anomal qu'il le semble au premier coup d'œil. De Candolle place ce genre dans la tribu des Cassiécs; mais il l'indique comme pouvant former le type d'une tribu nouvelle, ou bien être réuni aux Géoffrées. Dans ses observations sur les plantes de l'Afrique australe, recueillies par le docteur Oudiiey, R. Brown a isolé le genre Moringa et en a constitué une nouvelle famille pour laquelle il a proposé le nom de Moringêes (Moripgeœ). Linné l'avait supprimé, et le confondait avec le Guilandino ; rétabli postérieurement par plusieurs auteurs, il reçut diverses dénominations qui n'ont point été adoptées. Ainsi YHyperanihcra de Forskahl et de Vahl , YAnoma de Loureiro, Y Alandina de Necker, sont synonymes du Moringa. Quatre espèces ont été décrites par les auteurs sous les noms de Moringa pterygosperma , Gærln.; Moringa pofygona, DC.; Moringa optera, Grcrln., et Moringa Arabica , l’ersoon. La première est le Guiiandina Moringa de Linné, espèce qui a reçu tant d'autres noms. Ses légumes sont triquèlres, ses semences sont trigones, à angles saillants en forme d’ailes. Elle croit dans les Indes orientales et dans l'Amérique équatoriale, où elle a été vraisemblablement introduite. La seconde espèce ne se distingue de celle-ci que par ses légumes polygones et non pas toujours triquètres. Elle parait en être une simple variété. C’était Y iiyperanthera decandra de Willdcnow. Sa patrie est le Bengale, ainsi que quelques autres localités de l'Inde. Le Moringa optera de Gærlncr est probablement la plante figurée par Blackwell (Derb., t. 586) sous le nom de Dalanus My reps ica. Il ne diffère des espèces précédentes que par ses graines non munies d’ailes. Enfin le Moringa Arabica, qui, comme son nom l'indique, croit en Arabie, est remarquable par son légume à six saillies carénées, et par les glandes que l’on observe sur le pétiole commun entre les pinnules des feuilles. C'était YHyperanihcra semi-decandra de Forskahl, réuni à tort, par Lamarck, au Gymnocladus.
Les graines des (rois premières espèces de Moringa contiennent une huile douce, sans odeur et qui se rancit difficilement. Une qualité aussi précieuse la fait rechercher des parfumeurs; ils l'imprègnent des odeurs suaves et fugaces comme celles du Jasmin, de la Tubéreuse, etc. Celle huile est connue dans le commerce sous le nom «l'Huile de Ben.
MOB1NGËES. Morinyeœ. bot. Rob. Brown ( Obserr . on the Plants of Afric. central collect. by Dr. Ouilney) propose de former sous ce nom un nouvel ordre naturel, formé du seul genre Moringa [P. ce mot); sa place dans la série des ordres naturels n’est pas encore déterminée. II se distingue surtout par son ovaire à trois placentas pariétaux et par les anthères uniloculaires.
MORIO. moll. Nom latin donné par Monlforl à son
Digitize
mou
genre Heaulme ou plutôt llaume, qui n'est rien autre chose que le genre Cassidaire de Lamarck.
MORÏON. Morio. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, Famille des Carnassiers terrestres, tribu des Carabiques biparlis, établi par Lalreille qui l'a placé à côté de ses Harpales. Ce genre est trèsrapproclié des Scarites. mais il s'en distingue par les jambes antérieures qui sont palmées dans ces derniers. Les Ozènesonl les articles des antennes lenticulaires et le dernier est plus gros ; les Aristes s'en distinguent par la forme du corps et surtout du corselet; enfin les Harpales s'en éloignent par leurs tarses antérieurs qui sont dilatés dans les mâles, ce qui n'a pas lieu dans les Horions. Le menton de ces Carabiques est concave, large, assez avancé, très-fortement échancré, et il a, dans son milieu. une peliledeut obtuse et peu saillante, qui parait presque bifide. La lèvre supérieure est assez avancée, assez étroite et fortement échancrée. Les mandibules sont fortes, peu avancées, arquées et aiguës. Les palpes sont peu saillantes; le dernier article des labiales est presque cylindrique, un peu ovalaire et tronqué à l’extrémité. Les antennes sont moniliformes, plus courtes que la moitié du corps; leur premier article est à peu près de la longueur du deuxième et du troisième réunis; tous les autres sont presque égaux, distincts, lenticulaires, et ils ne grossissent presque pas vers leur extrémité. La tête est un peu rétrécie derrière les yeux; ceux-ci sont assez saillants. Le corselet est plan, presque carré et plus ou moins rétréci postérieurement. Les élytres sont plus ou moins allongées, plus ou moins parallèles et planes. Les pattes sont assez fortes, mais elles ne sont pas très grandes. Les jambes antérieures s'élargissent vers l'extrémité; elles sont terminées par deux épines fortes, et elles sont fortement échancrées intérieurement, mais elles n'ont aucune dent sur le côté extérieur; les intermédiaires et les postérieures sont simples. Les espèces de ce genre sont propres à l'Amérique et à l'Inde.
Horion uox i licorne. Morio monilicornis , Lalr.; Harpalu * monilicornis , Lalr.; Scaritis nigerrimus, Herbst , Coléopt., lab. 76, fig. 2; Scaritis Georgiœ, Palisot-Bauv., 7, p. 107, t. 15, fig. 5. Il est noir, luisant; ses élytres sont allongées, presque parallèles, profondément striées, avec les stries de leur base légèrement ponctuées; il se trouve à Cayenne.
Morio* do Brésil. Morio Brasiliensis, Dej. Il est d’un beau noir luisant; sa tête est grande, presque plane et lisse ; son corselet est un peu convexe ; la ligne longitudinale est un peu enfoncée; le bord antérieur est coupé tout ù fait carrément, sans échancrure; les angles postérieurs sont un peu relevés; les élytres sont en ovale allongé, légèrement convexes, fortement striées, avec un point enfoncé un peu au delà du milieu; près de la seconde strie du côté extérieur, est une impression assez forte, et une ligne de points le long du bord. Taille, huit lignes.
MOR1QUE. min. V . Acide.
MORIS1E. Morisia. bot. Genre de la famille des Crucifères, Tétradynamie siliqueuse. Lin., formé aux dépens du genre Erucaria. One petite piaule crucifère, trouvée par le professeur Moris, de Turin, dans les
montagnes de la .Sardaigne, avait été placée par ce savant botaniste parmi les Érucaires, sous le nom à'Erucaria hrpogæa. Une élude plus parfaite et plus approfondie de la plante a fait reconnaître à Gay qu'elle différait, par plusieurs caractères particuliers, des Êrucaires et des autres genres de la famille des Crucifères. En conséquence il en forma un genre nouveau, dont il fil hommage au professeurqui avait découvert la plante. Les caractères distincts de ce genre consistent dans sa silique lomentacée, à deux articles crustacés, globuleux, sillonnés et biloculaires; dans la loge supérieure en bec court, avec des locules monospermes; l’inférieure est plus grande, à locules trispermes.
Morisie hypogée. Morisia hypogœa , Gay. C'est une plante vivace, dont les racines sont longues et fusiformes. Les ham|H‘s, nombreuses, cylindriques, glabres et uniflores, s'amincissent un peu vers le sommet; elles ne dépassent pas en longueur les feuilles qui ont environ deux pouces. Celles-ci sont d'un vert foncé en dessus, glauques en dessous, ohlongues, pinnatifides, à lobes triangulaires, grands de deux lignes environ et attachés à la nervure médiane par un des côtés du triangle; le segment terminal est trilobé. Les fleurs sont jaunes, étalées et larges de dix à douze lignes; le calice est légèrement puhesccnt, d'un vert blanchâtre, à sépales connivenls, ovales, émoussés ; les pétales sont cunéiformes, échancrés au sommet, d'un peu plus du double de la longueur des segments du calice. Leséta-. mines sont au nombre de six, dont quatre plus longues; elles ont leurs filaments simples , légèrement comprimés et glabres ; les anthères, droites et jaunes. L'ovaire est ovale, portant à sa base deux petits corps glanduleux; le style est plus long que l’ovaire, cylindrique, terminé par un stigmate capité. Le fruit consiste en une capsule courte, biarticulée, crustacée. globuleuse, ridée, surmontée du style persistant ; la double articulation de celle capsule constitue deux loges, dont la supérieure ne renferme qu'une seule graine, tandis qu'on en trouve trois dans l'inférieure. Les graines sont ovalaires, brunâtres, avec le test cartilagineux; l'embryon est blanchâtre; les cotylédons sont ovales, égaux, avec la radicule dorsale, comprimée et obtuse.
MORIS1EN. pois. Espèce du genre Leptocéphale.
MOR1SONIE. Morisonia. bot. Genre de la famille des Capparidées, et de la Monadelphie Polyandrie, L., établi par Plumier ( Généra , p. 36, t. 23), et présentant les caractères suivants : calice ovoïde, obtus, roarcescent, se déchirant profondément en deux découpures inégales et concaves; corolle à quatre pétales ovales, allongés, obtus, très-ouverts, une fois plus longs que le calice; environ vingt étamines à filets droits, subulés, plus courts que la corolle, réunis par la base en un tube infundibullforine; ovaire supérieur, pédiccllé, et surmonté d’un stigmate sessile, convexe cl élargi; baie sphérique, uniloculaire, à peu près de la grosseur d’une pomme, couverte d’une écorce dure, parsemée de points calleux, renfermant une pulpe blanche, dans laquelle sont éparses plusieurs graines Téniformes. Ce genre avait été réuni au Capparis par Swartz.
Morisoxie d'Amériqce. Morisonia Americana , L. et Jarq., PI. Amer. , t. 07. Arbre droit, qui ne s'élève
DIOR
pas au delà de cinq mètres. Scs branches sont garnies de feuilles extrêmement grandes, alternes, péliolées, ovales ou ohlongueft, entières, coriaces, glabres et luisantes. Les fleurs sont d'un blanc sale, peu odorantes, pédicellées et rassemblées, au nombre de quatre et plus, en petites ombelles, supportées par des pédoncules communs, épars sur les rameaux. Cet arbre croît sur les montagnes de l'Amérique méridionale; scs racines longues, grosses, noueuses, compactes cl pesantes, servent aux sauvages pour faire des massues. Les habitants de la Martinique le nomment Arbre du Diable ou Bois-Mahou, d'où l'on a fait le mot Mabouicr, sous lequel ce genre est décrit dans l'Encyclopédie.
MOKME. pois. Synonyme de Spams monopterus sur les côtes de la Méditerranée, particulièrement aux iles Baléares, £'. Spabk.
MOHMODE. Mormodes. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, Lin. Les Grecs exprimaient par le mot popp», un être fantastique, d'un aspect repoussant, qu'ils représentaient sous la forme d'une femme monstrueuse; Lindley a eu recours à cc mol pour désigner un nouveau genre de plantes dont le type n'offre rien d'agréable dans son aspect en général. pas plus que dans la forme et les couleurs de sa Heur en particulier. Cette fleur par son gynoslèinc se rapproche assez de celle des Catasels et des Myanthcs, mais d'autres caractères éloignent la plante de ces deux genres; il en est de même des Monacanthes, avec lesquels elle n'a de rapport que dans la conformation du Inbelle.
Mormode a pus cas d'ci pocrpre obsccr. Mormodes atropurpuredf Lindl., Rotait, regitt., n° 1801. C'est une plante singulière, dont le pseudobulhe, en forme de fuseau, a quatre pouces de hauteur cl quinze lignes de diamètre; il parait articulé : du moins de chaque nœud sort une feuille demi-embrassante. articulée à sa base par une écaille large, sillonnée et brusquement rétrécie. Les feuilles sont marquées de cinq côtes ou nervures saillantes, elles sont réfléchies vers l'extrémité. un peu plus longues et moins larges que le pseudobulbe; cinq le garnissent à égale distance et deux le terminent. La hampe est très-courte, latérale, cylindrique, pourvue de petites écailles spalhiformes, lancéolées et d’une douzaine de fleurs formant un épi terminal. Les sépales sont linéaires -oblongs, égaux, réfléchis et adnés par leur hase à l'onglet du labelle; les sépales sont ovales, dressés et connivenls au-dessus du gynoslème. Le labelle est arqué, replié extérieurement, légèrement onguiculé, à trois lobes, dont l'intermédiaire épais, charnu, acuminé et doublement échancré; les lobes latéraux sont recourbés et veinés. Le gynoslème forme le prolongement du labelle; il est comprimé, droit, rautique, terminé par un bec acuminé dans lequel est logée l'anthère, portant quatre masses polliniques, adhérentes par paires, à une caudicule presque en forme de capuchon; la glandule est épaisse et concave. De la Nouvelle-Hollande. On cultive cette espèce dans la serre chaude, propre à la culture des Orchidées des tropiques; il est plus favorable de la maintenir en pot. Sa propagation s'opère par la séparation des pseudohullies.
I MORMOLYCB. Monnolyce. ms. Genre de l'ordre des I Coléoptères, section des Pentamères, famille des Car- ; nassiers, tribu des Carabiques, division des Thoraciques, établi par llagenliach, sur un insecte trouvé A ; Java par Kunlh et Yan Ilasscll, et ayant pour caractères : antennes de onze articles, dont le premier épais, court; le deuxième beaucoup plus court; le troisième deux fois plus long que les deux premiers pris ensemble; le quatrième un peu moins long que le précédent, et les sept derniers plus courts et presque égaux; mandibules cornées, fortes, aiguës et ayant une dent au milieu du côté intérieur; mâchoires cornées, avec le lobe intérieur très-aigu, recourbé et muni de cils trèsserrés; palpes maxillaires intérieures composées de deux articles égaux, minces, les extérieures en ayant quatre : le premier très-petit et peu apparent ; le deuxième le plus grand de tous, épais, un peu comprimé; le troisième moins long, et le dernier un peu plus long que le troisième, arrondi et ovoldc; labre presque carré avec son bord antérieur légèrement échancré; lèvre cornée, étroite, divisée en trois lobes dont les deux latéraux larges et arrondis, et l'intermédiaire petit et pointu; languette spongieuse, déprimée au milieu, échancrée en forme de cœur antérieurement, et portant deux palpes de trois articles dont le premier trèscourt et les deux autres presque égaux; le dernier finit en pointe arrondie; menton corné, très- court, avec le bord antérieur échancré. La forme du Mormolyce est très-extraordinaire, et aucun Carabique connu jusqu'à présent ne peut lui être comparé. Sa tète est très-longue, déprimée, et va en diminuant vers le corselet; les yeux sont placés à sa partie antérieure; ils sont sait-, lants, hémisphériques et très- luisants. Le corselet est allongé, dilaté, avec ses bords latéraux relevés et dentés en scie; l'écusson est petit, allongé et aigu. Les élytres sont un peu membraneuses, très-larges antérieurement, allant en diminuant postérieurement cl coupées en arc rentrant, ce qui laisse l'anus à découvert, et forme une échancrure profonde quand les élytressonl fermées cl dans leur état de repos. Chaque élylre a un appendice de la même consistance, attaché à son bord extérieur, aussi largequ'elle, arrondi, descendant beaucoup plus bas et s'arrondissant pour venir finir à l’angle extérieur de l'échancrure postérieure; celle partie donne à l'insecte l’aspect de certains Lycus dont les élytres sont quelquefois très-dilatees. Les pattes sont très-longues, grêles, comprimées et égales; les antérieures ont une échancrure au côté intérieur, les trochanters des quatre premières sont petits; ceux des postérieures sont très-grands et en ovale allongé. Les tarses sont allongés, composés de cinq articles, le premier est long et les autres presque égaux entre eux et beaucoup plus courts. Ils sont terminés par deux crochets recourbés. L'abdomen est en ovale cylindrique, un peu comprimé. La seule espèce connue de ce genre est :
Morioltce Phtllode. Monnolyce Pliyllodes, Hag. 11 est long de plus de deux pouces et entièrement d’un brun luisant ; ses élytres ont neuf stries enfoncées ; sur la cinquième ligne on observe deux ou trois tubercules obtus et peu apparents; il y en a quelques autres sur
Die
le bord extérieur. La dilatation est toute sillonnée de légères nervures; elle rst couverte de petites dépressions arquées qui lui donnent un aspect légèrement rugueux.
MORMON. bah. Synonyme de Mandrill, f'. Cynocéphale.
MORMON. 019. (Illiger.) Synonyme de Macareux. Pr. ce mot.
BIOKMOrS. Moruiopa. sam. Nom donné par Leach à un genre de Carnassiers de la famille des Chéiroptères, qu’il a caractérisé de la manière suivante : quatre incisives supérieures inégales, dont les intermédiaires sont largement échancrées; quatre incisives inférieures égales, (rifides; deux canines à chaque mâchoire, dont les supérieures sont doubles en longueur des inférieures, presque comprimées et canaticulées en devant; cinq molaires en haut, cl six en bas de chaque côté; une seule feuille nasale droite est réunie aux oreilles, qui sont très-compliquées.
Morxops deBlaixyille. Mortnops Blainrillii, Leach. Celle Chauve Souris est remarquable par l’élévation extrême de son front; l’excavation de son chanfrein; la forme lobée, crénelée de sa lèvre supérieure; la division de l’inférieure en trois lobes membraneux; l’existence sur sa langue de papilles, donl les antérieures sont bifides et les postérieures inultifides; le plissement de sa feuille nasale; la division du bord supérieur de ses oreilles en deux lobes, etc. Elle est de la Jamaïque.
MOKMYKE. Mortnyrua. pois. Genre formé par Gmelin d’après Forskalil, dans l’ordre des Iirancliioslèges, adopté par Cuvier qui le place à la suite de la famille des Ésoces, dans sou ordre des Malacoplérygicns abdominaux, et duquel les espèces, dont Geoffroy Saiul- Hilaire a beaucoup augmenté le nombre et donné d’excellentes descriptions, habitent le Nil. Le nom de Mormyre, d’origine grecque, désignait dans l’antiquité un Poisson de mer varié du couleurs diverses ; on ne voit pas les motifs qui en valurent l’application chez les modernes à des Poissons d’eau douce dont les teintes sont Uniformes. Les caractères des Mormyres de Linné, de Geoffroy et de Cuvier, sont : corps comprimé, obloug, écailleux; queue mince à la base, renfiée vers la nageoire; tête couverte d’une peau nue, épaisse, qui enveloppe les opercules et les rayons des ouïes, ne laissant pour l’ouverture de celles-ci qu’une fente verticale; dents menues et échancrées au bout ; une seule dorsale. Les intestins sont plus longs que chez les Ésoces, et il y a deux cæcums. 11 existe cinq ou six rayons h la branchie, encore que d’après Forskahl on n’y en comptât qu’un dans le Systcma Naturœ de Gmelin. Des dents menues et échancrées au bout garnissent les intermaxillaires et la mâchoire inférieure, et il existe sur la ! langue et sous te vdmer une longue bande de dents en velours. La vessie est longue, ample et simple. Les formes générales de ces Poissons rappellent celles des Cyprins; leur chair est délicate et fort estimée des Égyptiens. Les princqialcs espèces de ce genre qui en renferme neuf ou dix, sont :
Mormyre oxYRHYXQCE. Mortnyrua oxyrhynchua , (ïeoff., Ægypt.t pl. G, f. 1; Centriacua A ilôt ic us , Schn., pt. 30. Il a son museau cylindrique, pointu et
droit, avec la mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure. Sa dorsale esl longue, et s’étend d’une extrémité à l'attire du dos. La caudale esl écailleuse à sa base. C’est un Poisson bleuâtre, plus foncé sur le dos, pâle snus le ventre, avec la léte rouge, surtout vers le museau, et des points bleus en dessus. Il a quelque chose du Brorhet pour l'aspect, et fut plusieurs fois confondu avec ce Poisson. Paul Lucas en avait anciennement donné une figure médiocre, mais reconnaissable. Il est très-cominun dans le Haut- Nil qui en alimente les marchés du Caire. Les anciens Égyptiens l’avaient mis au nombre de leurs divinités. On l’appelle aujourd'hui Kaschoué dans le paw.
Morxyie Kannbmé. Mormyrua Kannume, Gmel.; Syst. A ’at.f Xiu, 1. 1, p. 1440. Ce Poisson, que Forskalh fil connaître en introduisant son nom arabe dans In science, a, comme le précédent, sa dorsale fort longue, mais en même temps bien plus basse; sa caudale est fourchue, son corps à peine comprimé, et sa couleur blanchâtre.
Mormyre hersé. Sonnini, Voy., pl. 99, f. 1 ; Mormyrua Demlera , Geoff., Ægypt., pl. 7, f. 9; Mormyrua Anguiloidea , L.? Gmel., Syat. A ’af., xm, t. I, p. 1440(.Vy*. HasscUj.excl.) Celte espèce avec laquelle on a mal à propos confondu le Caschivé, autre espèce du même genre, a sa dorsale courte, son museau obtus et cylindrique, avec des lèvres épaisses. Elle ne dépasse guère six à huit pouces de longueur; ses parties supérieures, d'un noir luisant, sont ponctuées de gris; ses Bancs et le dessous sont grisâtres, avec ses nageoires obscures.
MOR.NA. bot. Le genre établi sous ce nom par Lindley, dans la famille des Synanthérées (Bolan. rcgisl.. vol. 93, t. 1941), a été réuni au genre Leptorbynque. r. ce mot.
MOROCARPUS. bot. Genre établi par Ruppi, aux dépens du genre Blète. de la famille des Atriplicées, pour le Btiturn capitatum cl le Blilum virgatum. Il ne parait pas devoir être adopté.
MOKOCHITE. min. Morochua, Galactia. Terre blanche que les anciens liraient de l’Égypte, et dont ils se servaient pour blanchir les étoffes. C'était probablement une sorte de Terre à Foulon ou de Terre magnésienne. Le Morochton ou Morchotua, que Dioscoride dit avoir été aussi appelé Galaxia et Lcucographida, était probablement la même Terre qu'on employait en médecine comme absorbant.
MORON. bot. Qu’il ne faut pas confondre avec Mouron (Anagalfia). Nom vulgaire de la Morgeline {A laine).
MORONGUE- -MARIAGE, bot. L’un des noms vulgaires de l’Érythrine des Indes.
MORONOBÉE. Moronobeo. bot. Genre de la famille des Gutlifères et de la Monadelphie Pentandrie, L., établi par Aublel (Plantes de la Guiane, 9, p. 780, t. 313), et ainsi caractérisé : calice à cinq sépales imbriqués et coriaces; corolle à cinq pétales tordus pendant la préfloraison ; étamines nombreuses, donl les filets forment trois ou cinq faisceaux réunis par la base en un urcéole ; les anthères sont ad nées aux faisceaux des filets et simulent des stries; o\ aire strié, surmonté d’un style simple et de cinq stigmates ; baie couverte d'une écorce
MOU
épaisse, à cinq loges monospermes. Linné fils (Suppl., p. 302) a donné à ce genre le nom de Symphonia, que Willdenow cl Persoon onl adopté. Le Moronobea coccinea d’Aublel, Symphonia globulifern, L. fils. loc. cil. , esl un arbre qui croit dans les forêts inontueuses de la Guiane. Son tronc est épais et élevé; ses feuilles sont oblongues et glauques. Les fleurs, dont les pétales sont connivenls et forment une corolle globuleuse, sont peu nombreuses cl disposées en ombelle terminale cl simple. Les Perroquets sont très-friands des graines de celle piaule. Dans le premier volume des Mémoires de la nouvelle société d'Histoirc naturelle de Paris, p. 230, Choisy a décrit une nouvelle espèce de ce genre, qu'il a nommée Moronobea grandiflora. Cette plante a été rapportée de la Guiane par Richard père, et elle est caractérisée par ses feuilles elliptiques, lancéolées, un peu acuminées, par ses grandes fieurs en corymbes, ses étamines réunies en trois faisceaux, et, de même que le style, remarquables par leur longueur. Celte forme des étamines dans le Moronobea grandiflora rappelle, selon Cboisy. celle des Magnolia, avec lesquelles les Guttifères onl plus d’un rapport.
MORON’OBÊES. Moronobeœ. bot. Cboisy a nommé ainsi la quatrième section de la famille des Gutlifères. y. ce mot.
MOROTOTON1. bot. (Aublet.) Espèce de Panax. r. Gexsex ou Giksexg.
MOROXITE. Min. Nom donné à une variété de Chaux phosphatée, d'un bleu verdâtre, qu’on trouve â Arcndal en Norwègc. y. Cqavx phosphatée.
MORPHINE. Base salifiable, blanche, cristallisée en prismes aciculaires, amère, presque insoluble dans l'eau froide, un peu plus dans l'eau bouillante, trèssoluble dans l’Alcool, fusible à une douce chaleur et se prenant par le refroidissement en une masse transparente, où se laissent apercevoir des signes de cristallisation. La Morphine esl contenue dans l'Opium où elle esl combinée avec l'Acide méronique. Pour l’obtenir, on fait bouillir une infusion d'Opium avec de la Magnésie; il se forme un dépôt grisâtre que l’on fait sécher |K>ur te traiter ensuite et à plusieurs reprises, par l’Alcool faible d'abord, puis concentré, lequel laisse précipiter, parle refroidissement, la Morphine cristallisée. Cette substance jouit de toutes les propriétés des Alcalis; elle n’a qu'une action presque insignifiante sur l'économie animale; mais les sels qu'elle forme avec les Acides et l’acétique en particulier, sont des poisons d’autant plus dangereux, qu'ils agissent par absorption et qu’ils laissent des traces encore fort équivoques de cette action. La composition de la Morphine est : Carbone, 73. C2;Oxigène, 14,84; Hydrogène, 7,01 ; Azote, 5,53.
MORPH1X1E. Morphixia. bot. Genre de la famille des lridées, établi par Bellendcn-Ker, aux dépens du genre Ixia de Linné , avec les caractères suivants : spalhe sphacelée, mince, quelquefois même presque hyaline, ù cinq dents ou stries; corolle tubuleuse ou hypocraléri forme, avec le limbe partagé en six divisions et l'orifice ordinairement turbiné; étamines dressées, â filaments anguleux, attachés â l'intérieur de l'orifice ou insérées au sommet du tube; anthères con-
niventes; stigmates linéaires, doublés et entiers; capsule membraneuse, à six stries; semences disposées sur deux rangs. Les Morpbixies sont des plantes herbacées, qui atteignent rarement la hauteur d’un pied; leur bulbe esl ovale ou arrondi, enveloppé d'une membrane ordinairement réticulée; les feuilles sont colla* térales, étroites, linéaires, épaisses au centre et trèsminces sur les bords ; le limbe de la corolle est légèrement anguleux â sa partie inférieure; ses découpures sont obtuses et le plus souvent nervurées; la spalhe, presque aussi longue que le tube de la corolle, a cinq nervures bien marquées. Bellenden - Ker cite quatre espèces bien déterminées comme devant faire partie de ce genre; elles appartiennent toutes au voisinage du cap de Bonne-Espérance.
Murpdixie IXCARNATE. Morphixia incarnata, Ker; Ixia incarnata , Jacq., Willd. Son bulbe esl arrondi, de la grosseur d'une noisette; sa hampe est simple et grêle, entourée â sa base de feuilles ensiformes, droites et fermes; elle porte au sommet cinq tleurs sessiles, unilatérales, redressées et d'un rose pâle.
Les Ixia l incaris, Thunh.; capitlari s, Thunb.; autica, Soland., et peut-être tenui folia, Vahl, sont les autres espèces qui constituent le genre Morphixia.
&10KPUNUS. ois. Synonyme d'Autour urubilinga, dont Cuvier a fait un genre distinct, y. Faccopi.
MORPHOX. Morpho . iss. Genre de l’ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papilionides, division des Nacrés, établi par Fabriciuset ayant pour caractères : palpes inférieures très-comprimées, avec la tranche antérieure étroite ou aiguë; cellule discoldalc cl centrale des ailes inférieures fermée postérieurement; antennes presque filiformes, légèrement et insensiblement plus grosses vers leur extrémité. Ce genre sc distingue des Brassolides, des Pavonies, des Euryhics et des Satyres par les antennes qui, chez ceux-ci, sont terminées par un bouton gros et bien distinct, et par d’autres caractères tirés des cellules des ailes cl de la longueur des palpes. Les Nvinphales en sont aussi distingués par un fort boulon au bout des antennes, et parce que leurs palpes ne sont pas comprimées. Ce sont des Lépidoptères de très-grande taille, souvent ornés des couleurs les plus brillantes; ils faisaient partie des Chevaliers (Equiles) de Linné. Leurs pattes antérieures ne sont pas ambulatoires, cl leurs ailes inférieures reçoivent dans un canal de leur bord intérieur l'abdomen. Leurs chenilles sont nues ou presque rases, quelquefois terminées postérieurement par une pointe fourchue. Ces Papillons sont propres aux contrées chaudes de l’Amérique méridionale; leur vol n'est pas très-élevé, et ils sc tiennent de préférence le long des haies ou contre les rochers. Ils se posent et étendent leurs ailes au soleil comme le font souvent les Satyres. Fabricius avait composé avec les Morphons de Latreille plusieurs genres qui n’ont pas été adoptés. Ce genre est assez nombreux en espèces; Godarl (Encycl. mélh., art. Papillon) en décrit quarante-deux espèces que l’ou peut partager en deux coupes, ainsi qu’il suit :
1. Cellule discoldale ou centrale des secondes ailes ouverte en arrière.
Morpho* Adoxis. Morpho Adonis, Fab., Latr.,God.;