‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 169 sur 299 · AY ( #14 ) AY · texte numérisé non relu

AY ( #14 ) AY

λυγρύς, ἡ, ὁν (primit. λυγηρός), propr.

qui cause des sanglots, déplorable, triste, affligeant, pénible, lamentable, malheureux; 4° se dit d'abord de tout ce qui touche l’homme , par ex. la ruine ou la mort, ὅλε- @pos, Il. VI, 16 et passim; la vieillesse, γῆρας, Il. V, 155 et passin; une blessure, ἕλχος, Il. XV, 593; une nouvelle, ἀγγελίη, Il. XVII,642 et passim; dats,&hyos,elc.; τὰ λυγρά; I. XXIV, 531; θα. XIV, 226, les choses tristes , fâcheuses; — εἴματα, Θά, XVI, 457, vêtements misérables, méchants haillons; — ἀοιδή, Od. I, 541, chant triste; φάρxxx, drogues funestes, pernicieuses; γαστήρ,

θα. IV, 250; XVII, 475, misérable esto-

mac, qui veut touj. s'emplir; || 2° se dit aussi de l'homme lui-méme, triste, misé— rable, c.-à-d. faible, lâche, ἢ. XIII, 119; Od. XVIIT, 107; mais Od. IX, 454, mauvais, funeste, pernicieux. R. λύζω ; cf. λευ-

λυγρῶς;» ado., d’une mamère triste , dé-

plorable : — πλήσσειν, Il. V, 765, +, blesser cruellement. R. λυγρός.

λύθεν, ép. p. ἐλύθησαν; voy. λύω.

λύθρον; ou (τό), ow λύθρος, ov (ὃ), propr.

tache de sang; dans Hom., c’est le sang qui coule des blessures, le sang versé par un meurtre; selon quelques gramm., c’est la poussière mêlée de sang, Il. XI, 169; touj.

au dat. αἵματι καὶ λύθρῳ πεπαλαγμένος, Il. VE, 268; Od. XXIL, 402 , souillé de sang et de poussière. R, λῦμα.

λυχαθδας: αἀντος (6), l’année, * Od. XIV, 161; XIX; 506. ἢ. probabl, λύχη et δαίνω, lit. marche de la lumière , cours du soleil.

EUSTATH. donne une explication singulière:

ille tire de λύχος et δαίνω; parce que, dit-il, les jours se suivent comme des loups, qui, lorsqu'ils veulent passer une rivière, se liennent la queue avec les dents.

Λύκαστος, ou (ἡ), Lycaste, ville située au sud de l'ile de Crète, 11. 11, 647.

Λυχάων; ovos (ὁ), Lycaon, 1° souverain de la Lycie et père de Pandare, 1]. 11, 826; IV, 89; V, 95, 195, 197, eve. || 2° ls de Priam et de Laothoé, Ji. II, 555; XX, 81, 84; Achille Le fit un jour prisonnier , le vendit à un marchand de Lemnos; il s'enfuit et fut enfin tué par Achille, Il. XXE, 55

el suiv.

λυχέην Ens (à) , sous-entend. δορά; c'est propr. l'adj. de λύκος, peau de loup , ἢ".

λυχηγενής; ous (ὁ), né en Lycie, lycien; épith. d’Apollon, bien placée dans la bouche de Pandare , Apollon étant une divinité nationale des Lyciens, Al. IV, 101, 119. R.

Auxix, γένος; suivant une autre étÿmol. : né ἢ1

de la lumière, par allusion ausoleil levant.

Λυχίη; ns (ἡ), Lycie, 1° pays de l'Asie.

Mineure, entre la Carie et la Pamphylie, appelée la Grande Lycie par les gramm., ἴΠ.

IL, 877; || 2° province au nord de l'Asie-Mi. | neure, au pied du mont Ida, depuis le fleuve | /Æsepus jusqu’à la ville de Zélée. C'est ce que les gramm. nomment la Pete Lycie, Il. V, 175; delà les αὐ. Λυχίηθεν et Avχίηνδε. ἱ

Λυχίηθεν, ado.comme ἐχ Λυχίης, en lat.

ex Lycià, de la Lycie, avec mouvt.

Auxinvde, ado. comme εἰς Auxinv, en Lycie, vers la Lycie, avec mouvt.

Λύχιοιφων (δ), Lyciens, 4° les habitants de la Grande-Lycie; commandés par Sarpédon, Il. 11, 876; |] 2° Zes habitants de la Petite Lycie, conduits par Pandare, Il.

XV, 486. ν

Λυχομήδης, ous (δ). Lycomède, Béotien , fils de Créoa, et l'un des sept héros qui commandaient la garde du fossé, 1]. IX, 84; XII, 566; XVII, 346.

Avxoopyoss ou (o),ép. p. Λυχοῦργος, Lycurgue, 1° Jils de Dryas, roi des Edones en Thrac+, contempteur de Dionysus(Bacchus), qu'il poursuivit sans respect et le força de se réfugier chez Thétis dans la mer. Les dieux Pour le punir, le frappèrent de cécité et τί ne vécut que fort peu de temps après son chdtiment, M. VI, 130 et suio. » [| 2° jils d'Aléus, rot d'Arcadie, grand-père d’Agapénor; ἱ tua Aréithoüs et fit présent de la massue de ce guerrier à Ereuthalion, Il.

VII, 142 et suio. R. λύχος, ἔργω, litt. tueur de loups; cf. Πέκον. ΝΠ, 76. Suivant DAum, de λύχος, et ὀργή, litt. qui a le courage d'un loup.

λύχος; ou (δ), loup; est souvent nommé comme emblème de la férocité et de l'avidité, 1. XVI, 156 et passim; Θὰ. X, 912, 918.

Λυχοφόντης,ου (6), Lycophonte,1° Troyen tué par T'eucer, IL. VIIL, 275 ; || 2° variante de ΠΠολυφόντης» voy. ce mot. R. λύχος, φόνος LLtt . tueur de loups. κ

Λυχόφρων, ονος (6), Lycophron, Jis de Mastor de Cythère, compagnon d'Ajax-le -

AY

Télamonien, Il. XV, 450 et suiv. R. λύχος, φρήν; litt. qui ἃ le caractère, l’esprit d’un loup.

Aduros, οὐ (4), Lyctus , ville antique de la Crète, au sud-de Cnossus et colonie des Lacédémoniens , Il. II, 647; XVII, 611; Pozyge écrit Αὐττος, R. HERM. letrad. par crepusca.

Λύχων,ωνος(δ), Lycon, Troyen tué par Pénélée, Il. XVI, 555,

λῦμα,, ατος (τό), impureté, ordure, souillures, Il. XIV, 171; l’eau impure qu’on jette après la purification, Il. 1, 314. " 1]. R. λύω, λούω.

λυπρός» ἥ, ὄν, chagriné , affiligé , triste, misérable, épith. d Iibaque, Od. XIII, 243, 1. R. contract. de λυπηρός.

᾿ς op, ἧς (à), lyre, en lat. }yra, instrument à sept cordes dont on attribue l'invention à Mercure, H. à M 425. Comme la cithare, elle avait deux branches , mais qui étaient moins recourbées. La table d'harmonie n’élait pas plate, mais arrondie en forme de bouclier ; aussi ne la placait-on pas debout; on la tenait entre les jambes. Elle rendait un son plus fort et plus pénétrant que la cithare. voy. FORKEL, Hist. de la musique (en allem.) 1,p. 250.

Avpvrocs (ἢ), Lyrnesse, ville de la Mysie (Froade), appartenant au royaume de Thèbes ; C'était le siège du roi Mynès; Il. 1], 690; XVI, 60; plus tard λύρνησσος, avec deux ©.

Λύσανδρος: ou (6), Lysandre, Troyen tué par Ajax, I. XI, 491.

Avowelfss fs, ἐς» qui délie, relâche les membres, qui soloit membra, épith. du sommeil, * Θὰ. XX, 57: XXIIL, 543. R. Lo, μέλος.

λύσις. τος (4), solution, action de délier et par suite de délivrer, délivrance , affranchissement , libération : — θανάτον, θά. IX, 421, affranchissement de la mort; particulièr. rachat d'un prisonnier, I. XXIV, 655.

R. Lo.

λύσσα; ns (ἡ), fureur, rage, frénésie; touj.

en parl. de la fureur guerrière, “Il. IX,239; XXI, 542.

λυσσητήρν ἥρος (δ), enragé, furieux : — χύων, 11. VIIL, 299, +, chien enragé. R.\cc«.

λυσσώδης, nç> es, semblable à un enragé, furieux, frénétique, en pari. d'Hector,

(MB)

AY

λύχνος; οὐ (6), lañterne, flambeau, candelabre, lampe, Θά. XIX, 54, + et Batr.

R. AYKH.

λύω (ACT. : fut. λύσω; aor. 1 ἔλυσα; moy. fut. λύσομαι; aor. 1 ἔλυσάμην; PASS. : parf.

λέλυμαι; opt. 5. Ρ.5.λέλυτο ou λελῦτο; p. λελυῖτο ou λέλυιτογ Od. XVIII, 258 ; aor. 1 ἐλύθην; ‘aor. 2 moy. Syncopé : ἔλύμην, d’où 3. p.s.et pl.sans augm.)ro et λύντο), 1° délier, détacher une chose d’une autre, avec l'acc.: -το θώρηκα, IL XVI, 804, détacher la cuirasse; —£woripx, 11, IV, 215, le baudrier; — τινί, à qn, ibid; — ζώνην, θά. XI, 245, délier la ceinture d’une femme, ad concubitum; — ἱστία, Od.

XV, 496 , détacher les voiles, c.-à-d. les liens qui les tiennent déployés; — πρυμνή-σια, Od. II, 418 et passim, les câbles de la proue pour partir; ”)en parl. de chevaux, ἵππους, les détacher, soit du ratelier, I. X,

498, soit du char, ἐξ ὀχέων, Il. XIE, 55 et

ὑπὲξ ὀχέων, Il. VIII, 504; ou du joug, ὑπὸ ζυγόφιν, 1]. XXIV, 576; ou do puaauw, Il.

XVIII, 244; ou absol. dételer, 11. VILLE, 50, 435; X, 480; ©) délivrer, dégager des entraves, Il. XV, 22, en parl.de F'ulcain suspendu du ciel avec des enclumes aux pieds; et au fig. : — τινὰ χαχότητος, Od. V, 597, délivrer, tirer quelqu'un du mal, du malheur; particul.: délivrer; affranchir un captif; — τινὰ ἀποίνων, IL ΧΙ, 106, moyennant rançon, le racheter, et seul, sans ἀποίνων, I! I, 20, 29; || 2° détacher, séparer, dissoudre : — ἀγορήν, ἢ]. 1, 305, l’assemblée: lever la séance; — νείχεα, Il. XIV, 205; θα.

VIT, 74,terminer un différend , en lat. dirimere; au fig. relâcher, détendre : — γυῖα, — γούνατα, El. IV, 469; V, 176; XVE, 425, détendre les membres, les genoux, c.-à-d.

leur ôter leur force, leur vigueur, en parl.

d’une blessure qui affaiblit ou qui tue, 1].

VII, 12, 16; soit d'une faiblesse qui paralyse; soit de la fatigue qui épuise les forces, soit du sommeil qui engourdit, soit de l'efοὶ qui transit; on dit aussi dans le sens de tuer : λύειν μένος, Od. IL, 451 et passim; 11. XVI, 532 et passim; au pass. : λύτο γούνατα rai ἦτορ, Od. IV, 705, ses genoux et son cœur furent déliés, c.-à-d, la vie l’abandonna; λύθη ψυχή ou μένος, Il. V, 296; VIII, 315, son âme, sa force fut déliée, il mourut ; delà en gén. dissoudre, détruire, anéantir : λέλυνται σπάρτα, Il. II, 155, les câbles sont usés, la force de cohésion qui unissait les parties n'existe plus; λύειν χάρηναγ κρήδεμνα πόλιος, IL. 11,117; XVI, 400; litt. détruire les têtes (tours), les bandelettes

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{ crénaux) des villes, *c.-à-d. les détruire, les prendre d'assaut; || II. au moy. 19 délier, détacher une chose qui nous appartient, ou qui est attachée à nous-mêmes : ἐλύσατο ἵμαντα, 1]. XIV, 214; elle délia sa ceinture; — λυώμεθα ἵππους, 1]. XXIIL, 7, dételons nos chevaux; — τεύχεα ἀπ᾽ ὥμων, Il. XVII, 518, détacher les armes des épaules des morts, pour se les approprier; || 2° délivrer, racheter quelqu'un pour soi, ou quelqu'un qui nous appartient : λυσόμενος θύγατρα , Il. I, 45; X, 578, racheter sa propre fille || L’u est bref; il n'est long que devant 06; toutefois on le trouve encore long deux fois au prés. et à l’imparf., Od. VII, 74; IL.

λωδαομαι (aor. 1 ἐλωδησάμην), moy. dép.

maltraiter, traiter ignominieusement, outrager, insulter, mépriser, Il. 1, 232; 11. 249; — τινὰ λώδην, IL. XIII, 623, faire une insulte, un outrage, un affront à quelqu’un.

*ILR. )667.

, . λωδευω» synon. de λωβάομαι, outrager, insulter, railler, persiffler, huer qn, τινά, θα.

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