‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 182 sur 299 · ado. μή, ne-pas, ne nie jamais par lui · texte numérisé non relu

ado. μή, ne-pas, ne nie jamais par lui

méme et immédiatement (voy. où), mais tou-

Jours médiatement et avec rapport à ure propostion précédente. Elle ne s'emploie , pa” conséquent, que pour exprimer une négation dépendante, soit réellement , soit considérée comme telle, et cela dans des propositions principales ou incidentes, exprimant un vœu, une volonté, un ordre, un cas, une condition, une crainte, une inquiétude. Zl.en est de méme des composés μηδὲ, μυδείς, elc.; A. dans les proposit. principales : 1° dans celles, qui expriment un ordre : alors on se sert ordinairement de l’impér. prés. (1]. 1, 363) ou de l'infin. au lieu de l'impér. (H.VET, 413; XVII, 501), ou encore du subj. aor. :

Μὴ δή με ἔλωρ ἐάσης χεῖσθαι, Il. V, 684, ne me laisse pas la couché comme une proie ; souvent avec l'idée accessoire de menace : μή σε παρὰ νηυσὶ χιχείω, 1]. 1, 26, que je ne te rencontre pas auprès des vaisseaux; rarement et seulement dans le style ép. on rencontre μή construit avec l'impér. aor. : H. IV, 410; Od. IT, 70; ainsi qu'avec le fut.:, XV, 115; [| 2° dans des propos. exprimant un vœu, et le verbe se met soit à l'optatif soit à un des temps historiques de l'indic. : μὴ τοῦτο φίλον Aut πατρὶ yévouro! Θά. VII, 516, puisse cela ne pas plaire au Père des dieux ! μὴ ὄφελες λίσσεσθαι, Il. IX, 698, ah! si tu n'avais pas prié ! pourquoi faut-il que tu aies prié ! et méme à l'infin.: μὴ πρὶν ἐπ᾿ ἠέλιον δῦναι, Il. Il, 415, que le soleil ne se couche pas avant que; || 3° dans des prop. contenant une défense ou une exhortation à ne pas faire, avec le verbe au subj. : μὴ ἴομεν ( p. ἴωμεν), n’allons pas, Il. XIT, 216; || Δ" dans les serments , un s'emploie pour la négation absolue οὐ, NH. X, 350; || B. Dans des prop. subordonnées : 1° dans toutes celles qui marquent un but, une condition ; un s’emploie par conséquent avec les conjonctions ἵνα, ὡς, ὅπως; ὄφρα, εἰ, ἦν, elc.; pour la construction, voy. ces conj. (où ne s’emploie que quand la né-

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gation ne porte que sur un.

XXIV, 296); || 2 μή ne s’em} Homère, avec l'infin. que dans le dr:

tscours indirect, W. XIV ,46; surtout lorsqu'il s’agit d'affirmations, de témoignages formels : ὁ-

νυθι, μὴ μὲν ἑχὼν τὸ ἐμὸν δόλῳ ἅρμα πεδῆσαι, Il. XXII, 585, jure-moi que tu n’as pas ἃ dessein et par ruse arrêté mon char; cf. Il. XIX, 261.

ÏL. μή, conj. que-ne, pour que-ne, de peur que : 1° après un temps principal ou un aor. ayant le sens du prés.; il se construit alors avec le subj., 11. VII, 468 et passün; après un temps secondaire , ‘et alors il est suivi de l'opt.; 1]. 1, 522; XVII, 17; |} 2° après les verbes craindre, avoir peur, redouter, et, par extension, après prendre garde, empêcher, elc., un a le méme sens que le ne des latins : que-ne; δείδω μὴ τὸ χθιζὸν ἀπο στήσωνται Ἀχαιοὶ χρέος, D. XIII, 745; XIV, 261, je crains que les Grecs ne païent leur dette d'hier; après ἰδεῖν qui, suivi de μή, signifie prendre garde, Il, X, 98; || μή, suioi de où, équivaut au ne non des latins : un w τοι οὐ χραίσμη σχῆπτρον, Il. I, 28, {{|. (en suppléant δέδοιχα ou φοδοῦ), je crains ou crains toi-méme que le sceptre ne te serve de rien; ton sceptre pourrait bien ne Pire rien; δείδω μὴ οὔτις τοι ὑπόσχηται, 1. M, 59, jé crains que personne ne promelle; μή avec l'indic. , Θὰ. V, 300, doù étre pris plutôt comme particule interrogative.

III, μή, partic. interrogative, s'emploie :

1° dans l'interrogation directe, quand on attend une réponse négative ; ἢ μή ποὺ τινα dusμενέων φάσθ᾽ ἔμμεναι ἀνδρῶν, Od. VI, 200, vous ne pensez pas assurément que c’est un des ennemis ? cf. Od. IX, 405; || 2° dans l'interrog. indirecte : le plus souv. avce le subj. et l'opt.: δείδω μὴ θήρεσσιν ἕλωρ γένωμαι, Θά. V, 473, je crains de devenir, c.-à-d. ne deviendrais-je pas la proie des bêtes féroces ? avec l'ind., rarement et seul. quand la prop. princip. exprime la certitude où l'on est que ce: que l’on craint dans la prop. subordonnee arrivera : δείδω μὴ δὴ πάντα θεὰνημερτέα εἶπεν, Od. V, 300, je crains bien que tout ce que la déesse a prédit ne soit vrai; {{4. je crains me demandant si tout ce que la déesse a dit n’est pas vrai; voy. sur μή inferrogatif KuEzuner, Gr. 11, ὃ 779, a, p. 495.

μηδέ, ado. unit deux propos.; ilest propr.

adversatif : et non, et ne pas, mais non pas A1. IV, 502; X, 257; mais ordin. ilnest que copulatif : non plus, ni, Il. I, 260; θα. 1V, 752; |] 2° pas plus, pas davantage, pas

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même; gfois, pour plus d'énergie, on le répète: I. VI, VI, 58; X, 257; || 5° répété, undè.….undè, il signifie ni…..ni, Il. IV, 505 el passim.

Μήδεια (ἡ), Médée, fille d'Eétès; il y a quelque chose sur elle dans la Minyade, fragm. 7;- elle rajeunit Eson, Nost. fragm.

Mrdelône, ou (ὁ), H. à B. VI, 45, nom d'un pilote dans l’éd. de WOLF, qui adopte la conjecture de BARNÈS; ce dernier fait dériver ce nom de μὴ δείδειν, ne pas craindre, lité. l'intrépice; HERMANN remplace ce mot par νῇ ἤδη, correction adoptée par FRANE.

μηδείς; μυδεμία, μηδέν» pas un, nul, aucun, personne; dons Homère, on trouve μὴ" δέν, 1]. XVIII, 500, +. R. μηδέοι εἷς.

Μγδεσιχαστη (), Médésicaste (/itt. femme parée avec art), fille naturelle de Priam , épouse d'Embrius, 11. XIE, 176.

μήδομαι( 2. Ρ- 8. μηδέαι, impér. μύήδεο ; fut. μήσομαι; aor. ἐμησάμην; sans augm. μησάμην), avoir dans l'esprit, comme en lat. parare, non pas seulement résoudre, maïs encore exécuter; dela, dans le sens absol. 1° déhbérer, se consulter, Il. 11, 360; || 2°. méditer, comploter, préparer :

. V, 189, quelque chose à quelqu'un, pour ou contre qn, — χαχά τινι, Il. VI, 57; Od. ΠῚ, 249, préparer des maux à qn; [| #/

se consiruil aussi avec deux acc.’ — γαχὰ

* Aya, I. X, 52; θά. XXIV, 426, faire du

mal aux Grecs.

μῆδος; εος (ro), 1° détermination, conseil, projet, résolution, tou. au pl. 1]. IE, 340; μήδεα μάχης; plans de combat, ou plutôt ressources, moyens de combat, Il. XV, 467; gfois dans le sens abstrait : prudence,

“sagesse, ruse, Od. XIIT, 89; XIX, 555; || 2° plur. les parties sexuelles de l’homme, θα. VI, 129; XVIII, 67.

Μυθώνη (ἡ), ép. p. Μεθώνη, Méthone, ville de Magnésie, en Thessalie, près de Mélibée, IL. II, 716. |

μηχάομαι (aor. part. ép. ax; parf.

μέμηχα, d'où le part. μεμηχώς; fém. abrégé :

μεμαχνυῖα, A1. IV, 455; du parf. se forme un nouvel imparf. poél. : ἐμέμηκον, Θά. IX, 459), moy. dép., mot imitatif exprimant le cri des moutons : bêler, Il. IV, 435; Od.IX, 459; se dit aussi en parl, des chevreuils et

| des lièvres, 11. X, 362; || 2° 16 part. μαχών nese trouve qu'au fig. : κὰδ δ᾽ ἔπεσε ἐν χονίησι

μαχών, Θά. XVIIT, 98, 1! (Trus) tomba dans

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la poussière en poussant une sorte de bélement, enparl. d'animaux, par ex. d'un cheval, I. XVI, 469; d'un cerf, Od. X, 165; d’un sanglier, Od. XIX, 454; et une seule

fois d’un homme, Od. XVIII, 98.

᾿μηχάᾶς; οἶδος (ἡ), adj. fém. bélante, épith- |

des chèvres, 11. ΧΙ, 383; XXIII, 51; Οὐ.

IX, 124, 244. R. MAKo.

μηχέτι» ado. ne-plus, ne-pas plus longtemps, ne-pas plus loin, Il. 11, 259 ez passim, Od. Lil, 240 et passim. R. μήγ καί, ἔτι.

Μυχιστεύς, gén. %os, acc, Μηχιστῆ (6), Mécistée, 1° fils de Talaüs, frère d’ Adraste, père d'Euryale; il prit part à la guerre de Thèbes, li. 11, 566, et combaitit dans les jeux funèbres en l'honneur d'OEdipe, M.

XXIIL, 678 ec suiv.; || 2° fils d’Echius, com-

agnon de Feucer, tué par Polydamas , 1].

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