‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 70 sur 299 · TT · texte numérisé non relu

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γύναιος, Ἢ, ον» COMME γυναικεῖος : γύναια δῶρα, * Od. XI, 521; XV, 247, présents faits à une femme.

γυνή» gén. γυναικός, voc. γύναι (ἡ), 1° femme, oppos. ἃ homme, Il. XV, 685, sans égard au rang ni à l'âge; en lat. femina; ainsi la jeune Briséis est appelée γυνή. I. 1, 548; et dans l’'Od. très-souv. les servantes sont appelées γυναῖχες, par ex. Od. VII, 105 ; il s'emploie aussi par mépris , en parl. d'un homme efféminé ou läche, El. VIII, 165; souv. il est joint à des substantifs qui dès lors sont employés adjectivement, et comme on dit en lat. femina princeps, on dit en grec γυνὴ δέσποινα, Od. VII, 347; — ταμίη, Od.

54D; — ἀλετρίς, θα. XX, 105, etc. || 2° femme, épouse, Il, VIE,160; ὙΠ, 57; uxor; [| 3°maitresse de maison, celle qui commande aux autres, Od. XIŸ, 125, en lat. hera, - domina; dans ce sens on ajoute souv. δέσποινα ; || 4° femme, c.-à-d. simple” mortelle, par oppos. à déesse, [. AV, 3515; Od. VII, 228; || 5° femme de charge, domestique, en lat: ministra, ancilla, Od. XXHIT, 21; dans ce sens on ajoute souo. duwn, Od. XXET, 585 el passim; || Rem. γυναῖχα re θήσατο μαζόν, IL. XAIV, 58, signif. litt. et a teté une femme au sein, s.-ent. γατά; il est inutile de supposer

avec le Schol. que γυναῖχα est : | sp | yuyatχεῖον, OU de recourir, pour l'expliai er, à la fi gure χαθ᾿ ὅλον χαὶ pépns. ἔν.

Γυραί, ὧν (αἷ), les Gyres, rocherscontre lesquels vint se briser le locrien Ajax, fils d'Oilée; selon EUSTATHE, ils élaient situés dans le voisinage de Myconos , ou plutôt près du cap Capharée en Eubée ; Od. AV, 500; cf. QUINT. DE SUYRNE, 570.

ent. πέτραι. ht

Tupaioc, «in; aïoy, Gyréen, des Gyres :

Γυραίη πέτρη, Θά. IV, 507, +, un rocher Gyréen, l’un des rochers nommés Gyres.

γυρός s ἢ» ὄν; rond, circulaire, arqué :

— à ὦμοισιν, Θά. XIX, 246, +, qui a les épaules rondes, c.-à-d. vouté, bossu. |

Τυρτιάδης, ou (6), fils de Gyrtius, c.-àd. Hyrtius, IL XIV, 512. ’

Τυρτώνη,, ns (ἢ), dans STR4B. Τυρτών, vos, Gyrtone, ville de la Pelasgiotide (Thessalie) , sur le penchant du mont Olympe, près du fleuve Pénée ; auj. Salambria, Il. 11, 758.

ὶ 704, γυπός (ἡ). dat. plur.

ΧΙ, 162, vautour, El. et Θά.

γωρυτός, οὗ (ὁ), boîte ou étui de l'arc, Od. XXF, 54, {. R. selon EUSTATHE, χωρέω poroy , it. ce qui serre l’arc.

R. γυρὸς y Se

γύπεσσι, Il.

Δ, 4° lettre de l'alphabet grec ; elle indique le L° chant dans les poèmes d’Homère.

δὰ; particule inséparable qui donne de la force aux mots qu’elle commence ; elle vient de la prép. διά dans le sens de tout à fait, et répond au per des latins.

δαείω, ép. p. daë, subj. aor. 2 de AAQ.

| (δαζομαι) thème inusit., supposé pour ex-

pliquer le fut. et l'aor. de δαίω."

δαήμεναι, ép. p. δαῆναι, inf. aor. 2 pass.

de AAQ.

δαήμων, ὧν, OV» δόπ. ονος» qui ἃ appris ; qui sait ou connaü; habile, expert ; avec le gén. : — ἄθλων, Od. VITE, 160, habile dans les luttes ; — ὀρχηθμοῖο , tbid. , 265 , à la danse; avec à et le dat. : — ἐν mévreso ἔργοισι, II. ΧΧΠΙ, 671, dans toute sorte d'ouvrages ; cf. IL XV, AR. δαῆναι..

δχῆναι, inf. aor. 2 pass. de AAQ.

δαήρ; ἔρος (6), voc. δαέρ, beau-frère, frère: Ê 2 Ὁ. ) du mari *,-Il. IIL, 180; VI, 544, 555; XIV, 156; XXIV, 762, 769. (Sur levoc… δαέρ, voy. BUTTH. Gr. 45, 5,25 le gén.

plur. δαέρων est dissyllabe. Le fém. est γάλως (ἡ). : : DA

δοίηται, 5. p. s. subj. aor. 2 moy. dans le sens passif de δαίω. ἦν

da, ép. p. δαῖδι, dat. de ais, 1. ΧΠῚ, 286 et souv.

δαιδοίλεος, ns ον, fait avec art, habilement travaillé ; orné, enjolivé, en parl. des armes,

des meubles et ustensiles, et génér. de tout. objet d'art en métal ou en bois, ainsi: —

σάκος : ϑώρηξ, etc. Dans Θά. 1. 151, δαι- | δάλεον se rapporte à ϑρόνον; voy. INITzSCH sur ce passage, p. 99. R. δαίδαλος.

ϑαιδαλλω, faire avec art, travailler artiste- |

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clier, I. XVIIT, 479 ; — λέχος χρυσῷ τε χαὲ “ ἀργύρῳ ἠδ᾽ ἐλέφαντι, Θά. ΧΧΉΙ, 200 , orner > un lit avec de l’or, de 1᾿ἀγρεπῖ et de l'ivoire. - R. de

᾿ς δαίδαλος, n° ον» comme δαιδάλεος ; le neul. - employé comme subst. signifie ornement, enjolivement , beaux dessins, belles peintures, broderies ou ciselures; ausing.,Od.XIX,227; partout ailleurs au plur., 11. V, 60; XIV, 479 ; XVIII , 400. R. probabl, de δάω, δάλλω, δαιδάλλω.

| Δαίδαλος, ov (6), Dédale, nom collectif qui désigne une série d'artisles athéniens et | Crétois qui, dans l'enfance de l'art, surent, | . par le relief des formes , donner aux sialues la vie et le mouvement. Hom. le nomme ὁ Κνώσσιος, parce qu'il était de Cnossus en Crète, el ille cite comme l’auteur d’un bas-relief représentant un chœur de danse composé en l'honneur d’Ariadne, 1. XVIII, 592; cf.

ἀσχέω et χόρος. Selon les traditions attiques, | cl était fils d'Eupolémos d’ Aihènes , et père ᾿ d'Îcare. Ayant tué Talus, son neveu, ils'en- |” fuit en Crète, où il bâtit le Labyrinthe ; de là, » il passa en Sicile, APOLLOD. ΜΙ, 15,8. R.

| δαίδαλος, lil. l'Artste.

“arracher : — χόμην χερσί, IL XVEII, 27, s’arracher les cheveux. — χιτῶνα χαλχῷ, Il.

Ε I, 416; XVI , 841, percer la tunique avec « le fer ; — ἀνέρας καὶ ἵππους, Il. XI , 497, tail- Il ler en pièces hommes et chevaux ; en lat. cæ- ΟΠ dere; de là, très-souv. au pass. δεδαϊγμένος , … seul ; I. XIX , 519 ; 203, percé, confossus ; plus souo. avec yulxé , ibid, 211,283 , 292, percé par le fer; δεδαϊγμένος %rop, 1]. XVII, | - 555, percé au cœur; || 2° au fig. et au pass. | { | | | Ι

être déchiré par l'inquiétude ou la douleur : — ἐδαΐζετο ϑυμὸς ἐνὶ στήθεσσιν, Il. IX , 8, son cœur était déchiré dans sa poitrine; qfois être

. partagé, incertain : δαϊζόμενος χατὰ ϑυμὸν διχθά--

n δια, suioide à répété, HI. XIV, 21, partagé dans

son cœur entre deux partis , si... ou si; ἔχων Fe ἦτορ, Θά. ΧΠΙῚ, 520, ayant le ᾿οααγ déchiré de douleur. R. Suis.”

δαϊχταμενος , γον, tué dans la mêlée, * II. XXE, 146; 501, R. dois , χτείνω.

δαιμόνιος 5 in, τὸν > 1° propr. qui appar- - tient à un génie (δαίμων) ou à une divinité ; - divin: —»%, H. à M. 97, la divine nuit;

|] 2° se dit de tout ce qui, dans les idées des ‘anciens , annonçail une puissance supérieure,

+ ment, orner, enjoliver; — céxoç, un bou-

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faisait naître l’étonnement, l'admiration ou la terreur : étonnant, étrange ; admirable ; mer-veilleux, surnaturel ; flom. ne l'emploie qu'au voc. masc. δαιμόνιε ; οἱ fém. δαιμονίη, quand on parle à quelqu’un dont les actions ou les discours sont denature à inspirer de l'étonnement ou de ’effroi: cette apostrophe équivaut à celleci : homme étrange, inconcevable, étonnant; admirable ; tantôt elle est mise en bonne part, comme 1]. IE, 190; VI, 405; Of. XIV, 445; tantôt en mauvaise part, et comme terme de reproche , par ex. Il. I, 561; IV, 51, où τί signifie : malheureux, cruel, misérable, in— sensé ; g/ois elle exprime simplement l'amitié ou le respect, Il VI, 521; XIV, 810. R.

δαίμων ; ονος (ὁ, ἡ), génie, divinité, être de nuture divine, qui, selon la croyance des anciens, agissail dans les occasions qui exigeaient des faculiés ou des forces supérieures à celles de l’homme, mais que cependant on ne pouvait pas appeler un Dieu, Il. V, 458:

Homère est également étranger à l'idée, plus moderne , des démons. Le δαίμων préside à la destinée des hommes, Od. ΧΙ, 61; XVI, 64; il leur envoie le bonheur , il est leur génie tutélaire , Od. XXT, 201 ; “leur envoie aussi le malheur , les maladies, Od. V, 596; χαχὸς δαίμων, Od. X, 64; de là il s'emploie souo.

dans le sens de destin, destinée, bonheur ox malheur ; roi δαίμονα δώσω, 1]. VIIE, 166, je te causerai un malheur; πρὸς δαίμονα, Il.

XVI, 98, contre le destin; σὺν δαίμονι, 1].

XI, 792, avec une divinité, avec l'assistance divine ; || 2° la divinité, le dieu , la déesse quand il se rapporte à une personne divine déjà nommée ; ainsi il désigne Vénus, Il. IIF 420; Pan, H. XVEÏT, 22; au plur. les deux 1.1, 129; VI, 145. R. δαήμων, IL ΧΧΙΙ, 29° δαίνυ, p. δαίνυθι", impér. de δαίνυμι. 1].

IX, 70; || 6. ρ. s.imparf. p. ἐδαίνυ.

δαινύατ᾽, Ρ-. δαίνυντο OU ἐδαίνυντο, Θά.

dauvon , 2.p.s. sub. prés. de δαίνυμαι..

δαίνυμι ( fut. δαίσω; αοτ'. 1 moy. dura), ép. 15 act. distribuer, donner à chacun sa part, sa portion; en parl. d’un hôte quitraite : — δαῖτά τινε, Il, IX, 70, donner un repas à qu τάφον 9 II. XXIIT ᾽ 29 ; θα. ΠῚ, 509, un repas funèbre; — γάμον; un repas denoces, Od. IV, 5. [| Au moy. δαίνυμαι (imparf. δαι-γύμην ); litt. se distribuer les mèts d’un repas, de là absol. manger, festiner, el'avec un rég.:

— δαῖτα, Θά. ΠΙ, 66; I. XXIV, 802,

faire un repas; — εἰλαπίνην, IL. XXTIT, 201; 9*

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un festin solennel; — xpéx, Od. IX, 462, manger des viandes; — ἑχατόμδας, Il. IX, 535, consommer des hécatombes, en parl. des dieux. R. δαίω.

δαΐς, ἔδος (ἡ). 1° torche, flambeau ; dans Ὁ . ilest usitéseulem. au plur., 1. XVII,

2; Od. 1,428 ,454, et souo. {| 2° guerre,

ue dans ce sens, il ἐνὶ ᾿ trouve qu’au dat. sing. dat, p. dd, * Il. XIII, 286; XIV, 587, XXIV 769. HN ΝῊ

δαίς, δαιτός (4), repas , ‘festin, repas À l’occasion d’un sacrifice ; se trouve souv, dans Hom., en parl. soit dés dieux, soit des hommes ; — δαὶς ἐΐση, El. VIT, 520 , et souo. repas où les parts sont égales; — πίειρα, 1. XIX, 180, repas somptueux, en lat.

pinguis ; — δαῖτα λαθεῖν, If XXIV, 45, pren dre, capturer de quoi se repaitre, en ΠΝ d'un ἤρα qui cherche une proie ; ὑεῖς est rare en ce sens.

δαίτη, ns (ἡ), ve Sais, I. X , 217 ; Od.

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