‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 69 sur 299 · PAUSAN. , V · texte numérisé non relu

PAUSAN. , V

γόνυ (τό). gén. γούνατος el γουνός : nomin.

pl. γούνατοι el γοῦνα ; gén. γούνων ; dat. γούνασι; ép. γούνασσι, Il. XVII, 569, et γούνεσσι, 1]. IX ,488), genou ; — γόνυ χάμπτειν, Il. VIT, 418; XX, 72, ΠΕ plier le genou, c.-à-d.

se reposer , s'asseoir pour se reposer ; — ἐπὲ γοῦνα ἕξεσθαι, Il. XIV, 457, s'asseoir sur les genoux, c.-4-d. s'agenouiller ; Maïs ἐπὶ γούνασι πατρός, Il. XXIT, 500 , être assis sur les genoux de son père. Les anciens regardaïent le genou comme le siège principalde la force du corps ; de là les expressions : γούνατά τινος λύειν, I. V, 176; ΧΙ, 579 , et passim, faire plier les genoux à qn, les luraffaiblir , c.-à-d. le renverser, le tuer ; — εἴσοχέ μοι φίλα γούνατα ὀρώρη, 1|. X, 610; X, 90; 04. ΧΥΠΙ, 155, tant que mes genoux pourront se mouvoir, c.-à-d. tant que j'aurai encore mes forces; ὥς τοι youva ἕποιτο, Il. IV, 514, que tes genoux te suivissent, c.-d-d. t’obéissent de même ; {| les suppliants avaient coutume d’embrasser les genoux de celui qu’ils voulaient

fléehir ou toucher : dé là : — ἅψασθαι γούνων,

Π.1. δ12: XV, 76 et passim, s'attacher aux genoux ; — γοῦνα λαδεῖν τινός, Il. AUXEV , 465 ; θα. VI, 147, prendre les genoux de quelqu'un; — γούνατά τινὸς ἱχάνεσθαι, Θά. IT, 92, et passim, se jeter aux genoux de qn; ἡούνα γύειν, Il. VIIE, 571; θα. REV 1279 baiser les genoux. De là aussi l'expression : ἐν γούνασι ϑεῶν κεῖται, El XVIL, 514; θα.

I, 267, lili. cela est dans les genoux des dieux, c.-à-d. dépend d'eux; selon NITzsCu :

cela est au pouvoir des dieux, l’idée de pouvoir étant exprimée dans l'ancienne langue par celle de genoux.

LA ’ »

γοον» ἐρ. p. ἔγοον, 1mparf. de γοάω.

| γόος > οὐ (ὃ); gémissements , lamentations cris plaintifs, {ouj. accompagné de larmes ἐξάρχειν γόοιο, I. XVIIT, 51, ef passim, commencer les gémissements, em donner le signal, ou, comme nous disons, menér le deuil; ἢ — τινός, Od. IV, 115, deuil au sujet de qu; ἢ particul. gémissements arrachés par la mort

de qn, I. ΧΧΠΙ, 516; Od. I, 142. R. γοάω.

γοόω,, allongem. ἐρ. p. γοάω.

Τοργεῖος. Ἢ, ον, gorgonien, relatif à la Gorgone: Γοργείη χεφαλή, IL. V, 741; Od. XI, 654, la tête de la Gorgone. R. Togyé. Ὁ

Τοργυθίων; wvos (6), Gorgythion, fils de Priam et de Castianire, d'Asyme; il fut tué par Teucer , Il. VIII, 302.

Γοργώ; οὖς (ἡ). la Gorgone, monstre af— freux dont la tête principalement inspirait l'effroi; on entend ordinairement par ce nom Méduse, l’une des trois Gorgones mentionnées par Hésiode; son regard pétrifiait les ‘objets sur lesquels il se fixait, AL. VII, 349. Homère la place dans les enfers, Θά. XI, 654; Hésiode et les poètes postérieurs en nomment trois : Stheno, Euryale et Méduse, Jilles de Phorcys et de Céto; elles avaient des serpents au lieu de cheveux. Selon Hésiode, elles habitaïent à l'extrémitéorientale de l'océan ; selon les traditions postérieures, dans les iles gorgoniennes. R, ὀργή, litt. la Terrible.

Toprus, uvos (ἡ), selon STRAB. Γόρτυνα, ne (ἡ), Gortyne, ville capitale de l’ile de Crète sur le fleuve Léthé, située presque au milieu de l'ile et célèbre’ plus tard par ses magni- Jfiques édifices et ses deux ports; on en voit encore les ruines près de Messara, Il. 11, 646; Od. IIT, 295. (Sur le nomin. Tonruy, voy.

Borru. Gr. gr. 41,5.)

700y , du moins; ainsi, donc; ne se trouve que deux fois, * 11. V, 258; XVI, 50. R.

γουνάζομαι (fut. γουνάσομαι), moy. dép., pr'opr.embrasser les genoux deqn; delä’prier, supplier à genoux; — τινά, quelqu'un, El. I, 426; — ὑπέρ τινος, Il. XV, 665, en. faveur de qu; — πρός τινος, Od. XITI,524,o1 seulem.

τινός, Od. XI, 66, au nom de qn: τινὰ γούνων γουνάζεσθαι, 11. XXII, 545, embrasser les genoux de απ; ce verbe a encore la forme épique γουνόομαι. À. γόνυ.

γούνατα; VOUVATLEL γούνατσι; VOY+ γόνυ.

γουνεύς. (6), Gounée, chef des Ærcadiens devant Troie, Xl. 11, 747. eo”

γουνέομαι; ÉP, Ρ. γουνάζομαι. JL. IX, 585;

ὑς γουνούμενος, Od. IV, 4553 οἱ 5οτιο., nt à genoux beaucoup de choses aux { M νουνός, οὔ (5), champ cultivé, terrain fer- 4 tile, terre en rapport; il est rarement seul, θὲ. XI, 195; ordin. γουνός ἀλωῆς, Al. XVIIT, 057, 458; Od, I, 195, la partie fertile de la “ plaine; γουνὸς ἀθηνάων, Od. ΧΙ, 525, les fer— tiles campagnes d'Athènes. R. γόνος.

γραῖα; ας (i), vieille, vieille femme, Od.

| Γραῖα (ἡ), Gréa, ancienne ville de Béotie - sur l'Oropus; selon PAUS., celle qui plus tard s’appela Tanagre.

γραπτύς, Vos (ἡ), égratignure, écorchure de la peau, par ex. causée par des épines; acc. pl. ἡραπτῦς Po ἡραπτύας; Od. XXIV, 129, 7. Ἀ. γράφω.

… γράφω (aor. À ἔγραψα), rayer, entamer, … sillonnèr avec une pointe : γράψας ἐν πίναχι θυ-- … μοφθόρα πόλλα, Il. VI, 168, 1yanttracé, gravé - sur une tablette beaucoup de signes funestes (il s'agit d'une écriture figurée; l'écriture alphabétique n’était pas encore connue du > temps d'Homère; voy. 777 01, Prolegomena … p. LXXXI, et suiv., et le mot σῆμα dans ce diciionn.); en pari. de lapointe d'une lance, … déchirer : — ὀστέον ἄχρις; 1]. XVII, 599, jusqu’à l'os. ἘΠῊΝ :

D Τρήνικος, ion. p. Τιράνιχος) ov (ὁ), 11. ΧΗ, “ 21, le Granique, fleuve de l'Asie mineure, ᾿ς auj. Sousoughirli; plus tard il fut, célèbre | par l'expédition d'Alexandre. KR. yp%, chef +. d'une colonie et vin, STrAB. NII, 582.

᾿ς γρηῦς (el aussi ép. pis, ion. Ρ. γραῦς; ais nOn γρῆῦςγ VO - THiersCH, Gr. 981, ν 46), vieille femme; AO. a le nornin. Od. IT, 577 et passim; le voc. γρηῦ, Cd. XXII, 595 * et par contr. γρηῦ, tbid. 411: le dat. γρηΐ, 1. BAT, 586; Od. I, 191. - ARS ᾿ς ἢ γρουνός, où (ὃ), comme γρυνός, incendie, Fragm. 67.

᾿ς γύαλον, οἱὸ (τὸ), cavité, creux : θώρηκος « γύαλον, Il. V, 99, le creux, c.-à-d. la partie AP et creuse de la cuirasse. La cuirasse élait composée de deux plaques bombées dont une couvrait la poitrine et l’autre le dos; ces deux parties étaient réunies sur le côté par iMdes agrafes ou. des courroies ; voy. Paus.

| EX, 26, 2; de là: θώρηξ γυάλοισιν ἀρηρώς, Il. à XV, 530, * Il., cuirasse formée de deux pla- “ ques bombées; || 2° vallon, vallée; fondrière; MI. à À. 556; H. XXV, 5. Re. ? γυῖον ou xotos. τ΄ Τυγαίη λίμνη (à), IL. XX, 590, 1916 lac

FX

Gygéen, en Lydie, au pied du Tmolus, non loin du Caystre; plus tard il s'appela Ἰκολοή; || 2° la nymphe de ce lac: mèrede Mesthlèsetd' An tiphus, qu’elle avait eus de Télémène, 1]. ἘΠ, 868. R. γύγης, nom d’un Oiseau aqualique ; lite. le jac des Gyges.

F γυιάτιδος; Epigr. XV, 13; mot alicré;

-e LE . s f

HERMANN conjecture qu'il faut lire ἀγυιάτῃ, qui préside aux rues,

γυῖον, οὐ (τὸ), en gén. membre; partie. le pied , le gerou; la main, le bras; touj. au

plur. τὰ υυῖα, les membres : ποδῶν γυῖα, I.

ΧΊΠ, 512, les articulations des pieds; de là γυῖα λύειν, À. EV, 469, ou ὑπολύειν, Il. VI, 27 et passim, relàcher les membres, leur ôter la force ; — ἐλαφρὰ θεῖναι, NH. V, 122, les rendre légers, dispos, souples ; ἐκ δέος εἵλετο (p. ἐξείλετο) γυίων, Θά. VE, 140 et passim, il délivra les membres de la frayeur qui les faisait trembler ou les paralysait.

γυιοὼ (fut. γνιώσω), rendre boïiteux, perclus des pieds; de là, ôter les forces, énerver : ἵππους, Il. VIII, 402, Τ, rendre les chevaux

boïteux, leur couper les jambes. KR. ue, .

adj. boiteux.

γυμνός, ἡ, ὄν, nu, sans vêtements, Od.

V1, 156; plus ordin. sans armes, sans défense, Il. XVI, 815; XXI, 50; en par. des choses, nu, découvert ; — τόξον, Θά. ΧΙ, 607, arc nu, c.-à-d, tiré de la boîte qui le renfermait ; — ὀϊστός, Θά. XXI, 417, trait nu, c.-à-d. tré du carquois; nous appelons de méme une épée nue celle qui est hors du fourreau.

γυμνόω (seul. à l'inf. prés. moy. γυμνοῦ-σθαι, et à l'aor. À pass: avec le sens pass. ou moy. ἐγυμνώθην, part. youvobleis), metire à nu; dépouiller, dégarnir; || au moy. se mettrenu, θα. VE, 222; || au pass. être mis à nu, Ii.

XII, 589; delà être dépouillé ow se dépouiller, se dégarnir: absol. τεῖχος ἐγυμνώθη, 1]. ΧΕ 599, le mur fut mis à nu, c.-à-d. dégarni de défenseurs ; avec un rés. au gén.:

γυμνώθη ῥαχέων ὀδυσσεύς, Θά. ΧΧΠ, 1, Ulysse se dépouilla de ses haïllons; se dit partic. des guerriers dépouillés de leurs armes, El. XIE, | yuvarrelos, ein, εἴον , de femme , propre aux femmes: γυναιχεῖας διὰ δουλάς, Od. XI, 437; T,àcaus des trames criminelles des femmes.

YUVALLAUNS 9 ἔς, δόπ. éo, qui ἃ la fureur des femmes, fou des femmes, où peut-étre dont les femmes raflollent, épith. de Päris, *

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