SIL
et Ton jeta leurs corps dans un puits. Ribadéneira le met avec sa famille au rang des martyrs.
Au bout de trois ans , un saint abbé eut révélation que le puits du village de la Colombe renfermait des reliques: l'eau qu'on y puisait guérissait diverses maLues \ et Vfn^ voyait souvent des éclats de lumièrlM^ns les alentours^ On, chercha ^ on découvrit les corps du roi Sigîsmond , de sa femme et de ses enfans ; tous ces corps, étaient frais et vecmeils ; on les transporta à l'abbaye d'Agaune , où ils firent des miracles.
Mais au temps des Normands, toutes ces saintes reliques disparurent; et, par un prodige qui n'est pas rare , on retrouva le corps de sai|;Lt Sigismond à Prague , où il travaille depuis le quatorzième siècle. On montre, depuis le onzième siècle, un second corps à Imola^ il y en a uu troisième à Milan , un, quatrième à Cahors, un cinquième au Mont-Serrat. Partout il guérit les fièvres.
SILVESTRE, •pape , mort eu l'année 335 ; il a laissé deux corps , le premier à Rome , dans l'église de son nom,, le second à Compostelle en Galice.
Le pape Silvestre n , qui n'était pas un saint comme Silvestre P^ et que Ton met au nombre des magiciens , ordonna qu'après sa mort oA mît son corps sur un chariot traîné par des bœufs sans guide , et qu'on l'enterrât au lieu où ils s-arrêteraient. Les bœufs firent halte devant l'église de Saint-Jean-de-Latraii •, où le tombeau de Silves-
tre II présageait autrefois la mort des papes , par un grand bruit des os au dedans , et ^ar une espèce de sueur que la pierre du monument rejetait au dehors (i).
Saint SiLVESTRE, ëvêque de Chalons-sur-Mame, mort en 53a , couchait sur |^ tapis de corde , qui fit des miracles après sa lÀùrl ; tous les malades qui pouvaient se rouler sur ce tapis recevaient guërison. On 6tait aux filles les pâles couleurs en l^eur pendant au cou le lit du sairTt évéque.
Il parait que ce saint ne nous' a laissé que la moitié d'un corps , qu^on ne retrouva même que trois ou quatre cents ans après son décès , et qui était hoBoré à Chàlons-sur-Mame ?
SIMEON . — On prétend que les reliques de ce saint vieillard furent tnansportées à Gonstantinople , et de là à Venise en Tan 1220. On montre toujours son tombeau dans la vallée de Josaphat auprès de Jérusalem ; et, ce oui est assez singulier, on le montre aussi sur Is^ontagne des Oliviers.
Saint Siméon avait une seconde tête à Paris , dans le trésor de la Sainte-Chapelle , et un troisième bras à Saint-Denis. On prétendait que c'était le même bras sur lequel il avait reçu Notre- Seigneur dans le temple.
SIMÉON , — évèque de Jérusalem , cousin
(1) Platine , dans la Vie des papes.
germain de Jésus-Cl^Pt et martyr : il fut crucifié en Tan 107 , à Tâge de cent yingt ans. Son c^rps est à Bologne , à Bruxelles , àBrindes, et à Torre- Lagùna en Espagne.
SIMÉON-STYLITE. —Tout jeune , il passait dès semaines entièi^^sans mainger. O se serrait le ventte avec la côr^ du puits de son couvent. Un jour qu'on l'avaitcherchée inutilement ailleurs, on êrouva que Cette corde était entrée dans sa chair ,. où la corruption et les vers commençaient à s'établir. Simeon ne voulut point qu'on pansât sa plaie \ c'est pourquoi on lé chassa du monastère , qu'il infectait.
Cela se passait en Syrie ^ il se réfugia dans les montagnes voisines , trouva un puits sec , y descendit, au milieu des lézards et des crapauds, et y resta cinq jours sans manger , mais chantant continuellement des psaumes.
Quelques moines qui renitendirèrit le retirèrent avec dès cordes ^ on le ramena à son mo-^ nastère , ou il rie voulut plus demeurer.
. 'Il passa trois années dans une petite caverne , et ce fut alors qu'il commença le régime qu'il suivit exactement de jeûner les quarante jours du carême , sans prendre aucune espèce d'aliment. Il grimpa ensuite sur la croupe d'une montagne , s'enchaîna par le pied à une grosse pierre , et se condamna à vivre dans cette situation , exposé au sètéil ^ à la pluie et à toutes les injures de l'air. ♦