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d'une lettre publiée au quatrième tome de l'histoire critique des pratiques superstitieuses du P. Lebrun. Cette lettre a été écrite à l'occasion de la visite du saint nombril , faite le 19 d'avril 1707.
(( Vous saurez donc , monsieur , qu'il y a, dans notre ville de Châlons , une paroisse appelée Notre-Dame-en-Vaux , où Ton prétend conserver depuis plusieurs siècles , une partie du saint nombril de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Quoi , en at-îl un , vous récriez-vous d'abord?.... Patience, ce n'est pas de quoi il s'agit. Je sais ce que les anciens pères ont pensé sur la maternité de la Sainte-Vierge , sur sa virginité , sur la naissance de son fils notre Sauveur. La manière pure et miraculeuse dont ils ont cru qu'il était venu au monde , fait juger qu'ils n'eussent pas été extrêmement crédules sur cette relique 5 mais ne nous engageons point dans des dispustcs, je neveux que vous rapporter des faits.
» Mais comment cette relique a-t-elle été apportée à Chàlons ? L'histoire en est curieuse , il faut la reprendre de plus haut. Cette parcelle attachée à la chair de Jésus-Christ lui étant tombée comme aux autres cnfans , la sainte Vierge la raniassa , dit-on , avec beaucoup de révérence et de foi ^ elle la garda chèrement toute sa vie , je ne sais même si elle ne la portait pas toujours sur elle. Après la mort de son fils, elle devint la source de sa consolation. Elle donna, en mourant, ce précieux dépôt à saint Jean l'évangéliste , comme à celui que son amour pour la personne