MAN
LOUIS , — évèque de Toulouse, r— Supplément à T article., rr-^ On çqnççrYe à Marseille un débris de son testament , son quatrième bras et ses habits épiscopaux.
Lorsqu' Alphonse le magnanime eut livré Marseille au pillage , il emporta sur sa galère le corps de saint Louis ,> disant qu'il n'était pas juste de le laisser dans une ville ruinée. Des matelots ayant tenté de dérober le corps et: le calice du saint , Alphonse les fit pendre sur'^le*champ. Durant la traversée ^ il s'éleva une tempête^ des prêtres dirent au prince que c'était une punition du ciel, parce qu'il avait dérobé les reliques de Louis. « Le saint ne peut pas se fâcher contre moi , répondit Alphonse , puisque je ne l'emmène que pour Je loger plus commodément» » Les Marseillais , trouvant qu'ils avaient tout^ perdu , non dans le sac de leui* ville , mais-d^^ns le vol de leurs reliques , envoyèrent une ambassade aiy. roi Alphonse , qui ne leur rendit pais les saints ossemens; c'est pourquoi ils en firent qui , quoique doubles , opèrent des miracles (2).
MANNE; ;r— Supplémefit à T article, — Il est yr^i que , par. la permission de DieijL , on conserva, dans le tabernacle quelque peu de la manne du désert , comme un souvenir du prodige qui
(a) Ruffi, UisloïKc de Marseille , Ut. IX.