REM
CeiiU lui qui baptisa le roi Qoyîs. Oa sait que la aaiuie Ampoule lui faft envoyëe du ciel pou» c«u# cérémonie ^ et Von s^amW que toute la nuit q%ii précéda la bcçlème du prince , Rémi pria dans Féglise , ayant sur la tète une lumière céleste, qvé éclairait mieux que n eussent pu fidre cent livres, de chandeUes.
Saini; Rémi nkonnit dans un àg^ très-avancé , et aon tombeau fit bientôt des nûrachs sans nombrew Gffégoîre de Tours témoigne qu^iis commençaient à baisser de son teoMps (t) ^brsqu^un grand prodige ramnna toute Fadmivation dea fidèles.
On voulait mettre lie corps du i»aint dans m tombeau plus riche •, il fut impossible de le remuer. Les moines et le peuple étomissi passèrent la iuûtdana l'église, tenant desTCxergcnè kt mimi et' chantant des hymnes. Vfursminnit:, ik fiiscnt UMis^'fiurpriâ d'un sommeil insuvmonlafole ^ et à leur réveil^ iU trouvèrent Le corps de saint Rémi plSBi^é par la main des anges derrière Fautet oà ils avaient projeté de le mettre.
L'archevêque Hincmar, au neuvième siècle, fil une seconde tranalation dir corps de Réxni , qu'il trouva très-dee, mais entier , et qu'il ensevelît dans un lincenil rouge. En 882 , on le traMs^ porta dans les murs d'Épernai, qui était déjà une petite ville fortifiée , pour le soustraire à la fureur d«a Noriaàibd»* U psuna: ensuite che» les - moines d'Orbûs , au diocèse de Soissons^ et rev^int à Reims , faisant partout des miracles.
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(i) De Gloria confessorum , cap. 79.
aS REN
] Le pape Léon IX , qui tint un concile à Reims au onzième siècle , transporta le corps de saint Rémi dans Féglise qui p(»rte encore son nom.
C'est là qu'on lui éleva le magnifique mausolée qu'on peut admirer encore.
On visita le corps du saint en 1646. H fut trouvé entier dans toutes ses parties , et couvert encore de sa peau j qui tenait de teUe sorte au linceuil qu'on n'osa découvrir que la tète. Les yeux étaient couverts de leurs paupières ; la bouche contenait quatre ou cinq dents assez nettes , il y. avait quelques cbieveux ^ et la barbe y que le seim portait longue , paraissait rasée depuis huit jours.
. Au dernier siècle, on ne montrait à travers une glace que les pieds de saint Rémi , qui étaient toujours entiers. Lorsqu'on fit l'ouverture du tombeau en 1793 , on n'y trouva que deux ;^iedB d'homme , coupés à un cadavre et près dc> se gâter , avec des os de mouton , une pâte de lièvre , et quelques autres infamies. Les pieux prétendent que le vrai corps avait disparu .
. Qn vénérait aussi, à Reims , la crosse dorée de «aintRémi. La sainte Ampoule était déposée dans son tombeau , renfermée dans un reliquaire précieux (i).
RENAN. « — Ce saini personnage habitait , au quatrième siècle , un ermitage autour duquel s'é-
(0 Voyez Ampoule » dans ce dictionnaire.
•RES ag
tablit par la' suite le bourg de Loc-Rcnan dans le Finistère.
Lorsquil fut mort, comme on ne savait où V.enterrer, on Djiit son corps sur une charrette attelée de deux bœufs, qui firent le même tour de promenade que le saint faisait tous leè jours pour se donner de l'exercice. Ils s'arrêtèrent dans son ermitage ^ et ce fut là que lesfaabitans élevèrent son tombeau.
Les roues de la charrette qui portait son corps laissèrent des marques sur deux rochers , contre lesquels les femmes stériles vont se frotter pour avoir des enfans ^ comme elles vont s'engrosser àLandeyenec sur 1^ grand clou de saint GnigpipléXi).
RENE. -— Ce saint faisait aussi des enfans dans l'i^jou; et quelques-unes de ses^images n'étaient pas plus décentes et ne recevaient pas tiii culte plus moral que celle de saint Guignolé à Brest.
On ne sait au reste d'où est * venu ^ saint René. On dit qu'il fut évêque d'Angers et de Sorrento au cinquième siècle y et il a deux corps au moins , s'il n'a pas eu deux évêchés, l'un i Angers, l'autre |^ Son^ento.
RESTITUTE. — On croît que cette sainte était Napolitaine et qu'elle rsoufifrit le martyre au troisième siècle* On la lia dans une nacelle pleine
^ (*) P^^og^ àans le Finistère , tome U, p. aa8.
3o RIC-
de poix et d'étaupes auxquelles on aiit le feu et on lança le tout en pleine mer. Mais les Aaixmi^s respectèrent la sainte , tandis que ceux qui les avaient al^miéea se sentirent c<n|sujBaes d'un feu ûa^térii^w. <jpii les dévora. RestHote mourut ce^eii' dant^ |mr/ce^'â£ïui Sme une fin ; ei bou d6vp$, que la niKiieU^ rapporta fidèlement aapreè'de ]Napl^ , «H ^uîeurs invoqué eanjU*^ la br^urè.
RIGUÂBI). •— On révère à Lueques les reli- ^ptQS de saint Richard^ roi d^An^eferre: Hïejaeét ■çor/ms sarHlti Riccardi régis Af^fèk». B serait hm •d^ «avoir quel peuit être <e roi saint Richard ? Le ^an Ridiari I-'^.,/que Ton ^uriMMnma Gœur-dcf^ Lion , et qui ne fut pas saint , mourut en Frftnce et fut enterré chez les moines de Fontevraut. Ai^cfaaiNl U , cbassé du trône^ fut tué i Pomé^t ; e^tDombeau est toujours à Westminter. L^ho^rible Rîebard lU mourut k Boswoxth et fut «nierre à lieîoeBter (i), .
-Queiques-mus disent q«e ce saint roi Rkfaard ^o'éttit pas^ un roi^ mais seulemenjtun loi^d angkifs ^qui suivit aaint Boniface -en Ailemag&e; II* fati- .dyaiitqu^il fut allé vnourir> à iiuixjnes.
D'autres prétendent que les rèUqms 4es Luoquois sont le second corps de saint Richard^ évê- /qpe de Oiches^r, dont le preinier co^s è^t à jQichester. Ce saiiwt mourut ai i&59. '^
, Ce ^'il y a «de eivéain > c* est que ^ l'on 9e sait
(i) Misson , tome II , page 3s3.
RIG 3i
pas ou Ton a pèche le corps qui est à Lucques : on sait qu il s'y fait de beaux miracles.
RIEU.LE , — premier évèque et patron de Senlis. On ignore absolument son Ustoire; mais JRibadenéira le fait vivre au premier siècle. Il racon;te que des cerfs honoraient tous les ans son tombeau (i). H igo^^ T^^ lorsqu'on visita son corps , ^ 5o2 , k roi Qovis voulut avoir une de ses dents ; ^'on arracha cette dent avec des tenailles ; que les os desséehés du saint jetèrent beaucoup de sang ] qvHoa mit ce sang dans une fiole d'argent, qiû se baisait tous les ans avec dévotion le %S d'avril^ que Clovis ayîmt reçu la d^nt avec ^^eu de révérence , le saint mura les partes de la ville ^ que le prince fut obligé de retourner à l'église et de remettre Immblement la dent à sa place (d) , elic*
Le corps de smnt Rieule , qui préservait Senlis de la peste, qui l'esipècha quelquefois d'être, prise, Iprsqa'on avait la précaution de mettre la sainte châsse sur les murs assiégés , ee oorps vénérable ne doit pas être perdu.
On visita en 1793 la fiole qui contenait son sdUf J9iii;aiciikiuii: ^ on n'y trouva rien.
RIGOBERT ou ROBERT ,-^évéque de Reims
(i) Voyez , dans le premier volume de ce dictioimaire , ai» mot Animaux , Farticle Cerfs de saint Rieuh* *^ (9) Fieurs des pies des Saints , So mars.