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aiflears , vei^s Tan 3o4. Son corps est k Rome , dans la même ëglise dfe Sairit-Sylvesti^é -, mais elle en d un second tout entiet^ à Madrid , et ixii troisième à Dordréclit , où on l'appelle, /^inte Zwarde. »Ott révère aussi cjùélcjués-ims dé ses os , sOUS lé nom de sainte Sùré , â Sésàhnè eà' Brie , et diverses rélb)iïès h Sèïésôtis et eii d'auti^éèi^ vilteg.
SPACCATA.— Céstle nom d'uûé montagiié fendue qu'on vénère auprès de Gaëte , et qu'on apjiélle là montagne dé là Trïhité. Ce gros rocher s^éët së^ai^é du haut en bas , depius la cime jusqu'à la litër'. On dit que c'est lih dés prodiges qui éureùt lieu , lorsque iS^ôtré-Séignéur rendît 1 esprit 5 et on fait voir contre uii des côtés dé Totivertùré de la lUotitagne réiii^reînté de quelque chose qui ressemble à ùlië ihàin , sous laquelle le rocher s'amollit un jour , sur le défi que lui en fit un incrédule.
On a pratiqué une petite chapelle , qUi est dédiée à la Trinité , à samte Anne et à saint Nicolas de Bari. Misson raconte que le chapelain prit la peine .d'aller chercher un marteau pour rompre des morceaux de rocher , et pour les lui donner en qualité de reliques. <( Nous lui ayons répondu ajoute-t-il , que nous étions déjà embarrassés de trop de bagage, et le panvre homme a été ioul scandalisé de notre refus (i). »
(i) yioyage d'Italie , tome II , page ai.
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SPIRE ou EXUPÈRE, — . premrer évèqiie de Bajeu!t , patron de Corbeil , pfès de Paris , nrort au troîsiième , où an quatrième, oti au cinquième siècle.
SoH corps, qm recetait un culte à Bayetïx, fut obligé âe fuir devant les Normands : et où l'apporta en 91^ à Corbcïl, où il est toujours demeuré depuis, quoiqu'on montre une seconde tête de hii à Bayeux , cl beaucoup d'ossemens doubles en difii^rentiâ^ sacristies normandes.
Du moment où il se vît installé à Corbcil, àaînt Spire fit des miracles beaticoup plus gralidk qu'avanli son émigration. "On prétendit qu'il n'aimait pas le» Normands , et qu'il se plaidait mieux avec ses nouveaux chanoines.
On descendait tous les ans la (Châsse de âaint Spire , qui restait exposée à la véfiét*atix)n pu-^ blique, depuis le jour de l'Ascension jusqu'au lendemain de la Penfecôte. Elle attirait un concours immense de dévots et de curieux ; et il se faisait tous les avs de grands miracles. On portait la châsse en procession an pré de Saint- Jean, qui appartenait aux chevaliers de Malte , et qui sert aujourd'faiii à l'étalage des toiles de M.' Oberk^mpf . S se trouvait toi^ours dans ce pré une centaine de paralytiques et de boitëttx, qui arrivaient avec des béquilles-, et qui s^eil allaient guéris, aprè^ avoir touché la sainte châsse.
Ott remarquait souvent que les nièilles malades venaient chercher^ia guérison des mêmes m^làdieii plusieurs annécâ de suite. Ott scmpçotmait quel--
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que peu de supercherie. En 1781, des jeunet gens , qui sortaient du collège et qui étaient ye^ nus à Corbeil pour voir la fête , y rencontrèrent un de leurs camarades qui était officier de maréchaussée. Us lui proposèrent d'aller tous ensemble en uniforme voir les préparatifs des miracles. La châsse devait ma«^^er à onze heures \ il en était dix. Les jeunes gens se rendirent au pré de Saint-Jean^ armés de longs fouets de poste , et se disant chargés de faire la police publique.
Lorsqu'ils se trouvèrent au milieu des malades^ ils fire^nt jouer si habilement leui's fouets , que les paralytiques et les boiteujc ^^laissànt leurs béquil" les y s'enfuirent à toutes jambes^ et quand saint Spire passa , il n'y eut plus rien à faire.
Ces miracles à coups de fouet firent beaucoup de bruit -, on parlait de poursuivre l'irrévérence des jeunes incrédules, coînme on avait poursuivi le chevalier de la Barre. Mais Louis X?VI qui régnait alors n'était pas persécuteur^ et d'ailleurs il se trouvait dans les coupables un fil^de M. Berthier, lieutenant de Paris 5 de sorte qu'on endormit l'aifaire.
On dit que depuis, Spire n'osa plu& faire de miracles dans le pré de Saint- Jean. Ses reliques en font seulement quelques petits dans l'église de Corbeil ^ car elles ont échappé à la révolution.
STANISJliAS , — évêque de Cracovie , fameux par ses miracles. et par la fermeté avec la,queUe il gourmandait le roi Boleslas, qui le fit' tuer en
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Ses membres dispersés dans uti champ y pour être abandonnés aux bétes vj (étaient une lumière si vive, que des fidèles les reconnurent, les réu^ nirent en leur place \ et ces différentes pièces se rejoignirent si miraculeusement, quils firent un corps où il ne paraissait pas la moindre trace de cicatrice. Ce corps entier , frais et vermeil ; reçut un culte ^ malgré le tyran ^ il est toujours à Cracovie , dans tine châsse magnifique , quoiqu'il ail un troisième bras à Prague.
Ï)W MORT RESSUSCITÉ PAR SAiNT STANISLAS.
<c Stanislas ayant acheté d'un gentilhomme , nommé Pierre , une terre située sur la Vistule , en donna le prix au vendeur , mais sans marché , sans quittance , sans écrit quelconque ] il en jouit pendant trois ans, sans être tourmenté dans sa pos^ session, quoique les fils du gentilhomme qui avait vendu la terre la réclamassent comme leur bien.
)) Enfin , trois ans après la mort de leur père , ils .citerait l'évêque devant le roi Boleslas. L'évèque soutint qu'il avait payé la terre ^ mais il ne put produire de témoins. Il allait être condamné : aussitôt il s'écria qu'il demandait un délai de trois jours ^ promettant d'amener devant le roi le gentilhonmie qui lui avait vendue la terre.
» Toute ridicule qu'était cette proposition , elle fut acceptée. Le troisième jour , Stanislas se rend en habits pontificaux , avec son clergé ,• au tombeau de Pierre*, il lui ordonne de sortir et de venir III. 7