‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeusesChapitre 37 sur 89 · SUA · texte numérisé non relu

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avoir au moins huit du dix pieds de taâle. G était un grand saint.

SUAIRE. — On voit^ dans les quatre évangélistes, que Jiiiu|5-Chj?is( fut ea^eveli par Joseph d^Arimathie. Mais saint Jean observe quelfQoorps était enveloppé dans im linceul r et la tôif dana> un linge séparé., à la.maipàire des juifsw. Cesti^Q linge que Xon appelk profwement surairq* Ovt.de-^ TaH doi^p diililigwr ce8 iorteft de linges et ne pa& faire kotiOfitr des sikms^» tout d'uB,e pièce.

L'Écriture nV pas manqué ^u^ personi^ ait pri^i ^iiK de ramasser le^liaceuls de {ésuaTCb^lHi pQut les consi^rver il^.po$léiii|é : maison s'eat pei^ embarrassé de ce ailence. ' i ..

Parmi les suaires que f on proposa au culte d^sl fidèles ,wqudquesriun$ ne sont qu une simple toile v d'autres portent . l'empreinte du corps^ eniiep de Jésus-Çhri^t'.Op pourraix mettre dans ceU^ de^jT-^.* ni^e classe la. fameux image «d'Édesse en l^lésc^v potamie , qui avait été enfo^rée au roi j^g^te.jf^: Jésusr-Cbrist lui-même. On assurait queiJésua avait Unprimé sa. face, et même Veffigie de :6a per* sonne entière sur ce linceul en se Tappliqi^^i^^l sui^ lecorps^. Évagre racole mèmequelqueagrands miracles opérés par cette image , (pii pa6$a^£qvbr stantinople et de là à Gènes, où elle fut vétté^: asse3. mal à pcopos, commie le suaire qui;, avait couvert lésua-Ghrist dans le tombeau. ; ,

Mais les deux dmires les plus péièbiies. sont è Turin, et àBesançon: Us portent tous deux Tem-

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périme dû corps de'Jésus-^Chrîst ; et toUs deux ont fait des prodiges.

SUAIRE DE TURIK»

Le saint suaire de Turin offre la double effigie du corps de Jésus-Christ, vu par devant et par derrière, et dépouillé de tout vêtement, à l'exception d'une large ceinture. On a dît qu'un chrétien l'avait emporté de Jéru^lem, lorsque cette ville fut prise par Titus-, que c^te p'téciétiècr ^eliijiie f ut long-temps vénérée dans là Pè^se; c[t?èlie rètotiV^ na, en6i49 dans laPalesti'nè/ et qiié dëlà-,'|>endant les croisades, elle fut^ trattilsportée à Chàinhéri en Savoie. Elle passa à Turin f^uîseiziéfine si èclé.- Mais long-temps avant, cei^ suaire faisait d^à du bruit en France. Il se trouvai entre les -m^itts' de Geofiroi de Charny , qui le dottna^à l'égli^ collégiale du bourg de Lire , dont il était seigneur , à tréîs lieues de Troyes en Champagne. 11 disait que ée saeré linceul était une conquête qu'il avait ùAue^k k guerre contre les infidèles, et que déïk sOkgM Pavaient tiré miraculeusement d'un' cachot où il •'avait été jeté par les Anglais , qui l'avaient fa*!! prisonnier quatre ans auparavant^ • ^ Ce suaire était un long drap de toile, où l'on T^f9Liv\ :^omme nous l'avons dit , là double tej^ë«entatiDn du corps de Jésus-Christ , peint en couleur de sang un peu passée^ Les chanoines , considérant . le profit qu'ils pouvaient retirer d'une telle relique , se hâtèrent de l'exposer ; et leur église fut bientôt rétablie d'une affluence

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tmelie de dévols, L'ëvêque de Trôyes , Henri de Poitiers , ne voyant aucune preuve de Tauthentîcité de ce suaire , défendit de l'exposer comme un objet de culte ; et pendant vingt-quatre ans on ne le vit plus.

Vers Fan 1378, le fils de Geoffroi dé Charny obtint du légat du pape la permission de remettre la relique de son père dans Téglise de Lire. Les chanoines Texposèrent de nouveau entourée dé cierges , devant leur jubé. Mais Pierre d'Arcys, alors évêque de Troyes , défendit à son tour de montrer cette relique , sous peine d'excommunication.

On obtint en même temps un ordre du ro^ Charles VI , qui permettait d'honorer }e saint suaire dans l'église de Lire. L*évèque vint à la cour, et représenta au roi que le culte de ce prétendu linceui de Jésus-Christ n'était qu'une idolâtrie, si bien que Charles révoqua sa permission, par un édit du 4 d'auguste iSSg. . •>! rr.

Le fils de Geoffroi de Charny alla se pourvoir devant le pape, qui siégeait à Avignon; et Clé* ment VII rétablit la permission d'exposer le: saisit suaire. L'évêque de Troyes envoya bien vite 'am sajint père un mémoire , où il dévoilait .'toutes les impostures de cette prétendue relique^ Oëmeitt ne défendit pas d'exposer le i»aaire; iàais.it défendit de le montrer désormais comme 1^ véritable suaire de Jésus-Christ.

Les chanoine^ renfermèrent donc leur relique,

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