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Vmce&ce et sainte Bénédicte dont les tètes sont à Marseille ;
Sainte Orsmarie , isaînte Sîgillende , sainte Praxède, sainte Walpurge,. sainte Julienne, sainte TThéomate , sainte Cléomaté , sainte Christiancie , sainte Anaslasie , sainte Candide , sainte Flore , sainte Aurélie , sainte Christine^ sainte Canegonde , sainte Mactande , sainte Vibratide , sainte Colombine, sainte Calamande, sainte Jeanne, sainte Cécile, sainte Eugénie, dont les. corps sont en Allemagne et en Espagne j
Sainte Valère , sainte Plorine , sainte Glaire » sainte Honorée, sainte Panfrède^ sainte Seconde^ sainte Semibaire , sainte Natalie , sainte Sponce ^ Mainte Avoye , honorées dans diverses églises de France ; etc.
Beaucoup d^atitres corps des onze tnille vierges n'ont pas de nom. On révérait dans Paris seule*ment vîngt'-ùn corps de ces saintes. On avait i Saint-Maximin en Provence la tête de sainte Société , que Ton disait une des compagnes de sainte Ursule. Il y aviait trois tètes de ces vierges à Padoue ; quelques corps à Ancônê; cinq têtes à Assise ; plusieurs corps à Rome ; une tête à Bologne; dcttx têtes à Avignon ^ cinq têtes au Mont-Sèrrat, D'autres reliques semblables dan^ toutes les églîiés , outre (cent âiarretées quW' Vénérait à Cologne, comme dit Calvin. ■ '*'' ' .
Le corps^ de sainte Uréiile éèt*lrCôlbgiie et à An-
^ çône^ j.l étaLLau§§là SaîntrJeausdlAngfili. Elle avait
une quatrième tête â Aix en Provence , une cin-
quième mâchoire au Mont-berrat, un cmqïiienift crâne à Notre-Dame de Paris, et beaucoup de reli^ ques à lînolà , au Mans et dans une îoxAk âe sacristies.
L^ë^Iîse de Saîntè-Ur'sùle de Cologne est pleine de tombeaux et tapissée d^osseméns rangés en trophées, comme on place les vieilles armures dans lés arsenaux. Les têtes ont toutes quelque orneinéht. Les unes sont enchâssées dans l'argenl;, d^utres dans dès bustes dorés. Il n y en a point ^ui n^àit au moins, sa calotte de bi'ocard d'or , ou son bonnet de velours cramoisi , chamarré âeîper* Tes et de pierres précieuses.
On clît que la téVre âêréglîsé de Samte-OrsuTe ne peut souffrir aucun auire corps mort , depuis 'qu*bn y a enterré Tes onze mille vierges^' car on croit qu^on les a toutes enterrées là \ et, pour prouver ce pl^çdige, on montre le tombeau de la fiDe d'un duc aie Brabant , qui se soulevait et demeurait en Tair, jiLsqu'à ce qu'on l'eut cramponné à deux ou trois pieds de terre, contre un des piliersdc Téglise (i).
La merveilleuse histoire de sainte Ursule et de
sçs onze mille compagnes a donné lieii à beaucoup ,4'histoires , mais aussi à beaucoup de critiques. On a remarqué d'abord qu'il n'était pas facile de trouver onze mille vierges. On a vu quelques martyrologes du neuvième siècle , qui n'eu comptaient que mille •, et c'est encore beaucoup trop. L'inscription qui a fait croire aux onzç mille vier-
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(i) Misson , tome I , }>ag«* 4^.
fgG6, était 'ditHMi aiiMÎ eipprimée : 6. I^kstii.:! et m. M. V. y ^qfttc quelques critique* 'traduisent :
Selon ^^utres ^ânrans, d'anciens martjrdloges ^portaient : >SS. ^nflfutti et^Uii^ecimblxa TiiiGurESwMpmss 9 Sainte UrtsiXe et shinte ' VTndecimxtle ifierges-martyres. Des copistes ansiladrbits prirent UniecimSffa pour une «fcriévîsitîon barbare de unéeeim rHflUa-^ ^ dam nom qui nVnnonçàit qu'une vierge , Ils en firthit onzemîHç. Après cela on forgea la'ltégende , qui se coiïtede cinq ou six ma^- 'riièrestlîflfërentes. îfouslâissons aux dpcteàle sôîn deics-jugcir.
'â^VBfWTURE *DBS 4l«UI<JU«S DE TROIS GOUPlGinsi "flte
" SAUTEE XmStTtE.
LVfbbé id'-un monastère de %iénëdîctins en Thu- ^nge ^ettt'une -vision Ters 4'ahir 200. fl sitfcrut ^Ccaraspot^té dan^^'é^lfse des ronze mille viergeisià ^elbgn^ , Stupres ^'un* tombeau qui rènSermàît' lès -reliques des- sainte» ThéomattevCleomate'CtGhristiancie. Il séWrtad'aUéirià 'Cologne, révéla sa vision, «t 'demtofla la-perinission d'emporter" les trois corps qû*îîiavtitt*èvés; : **
=Lé'foésoyèuT deî'égKse 'détouvrît effectivement trois corps , dont l'un avait sur sa poittîne un ^igne -de -grand -prix. -H mit4e pe igne de -cèté pour en faire son profita Mais «uie religieuse nommée Friderinde étant survenue s'en empara par dévotion.
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La nuit suivante , les trois vierges apparurent à Fahbé et lui dirent : Nous ne voulons pas nous en aller avec toi« -— E^ pourquoi donc, i|ies chères dames, reprit-il. — Parce que j'ai perdu mon peigne que ma mère m'avait donné , dit une des saintes. C'est le fossoyeur qui l'a pris , et la nonne Fridierinde l'a emporté.
L's^bé alla le lendemain se plaindre à Fab-besse , qui fit rendre le peigne , après quoi il s'en retourna à son couvent avec ses reliques. Des guerres survinrent bientôt. On cacha les châsses des trois saintes sur une corniche , et quand 1^ paix eut dissipé les frayeurs , on les oublia. CHéomate , Théomate et Christiancie finirent par s'en- -.^uyer dans leur coin. On les entendit pendant plus d'un mois, frapper à grands coups dans leurs châsses ^ on ne les remit point en place honnête. Elles avertirent le sacristain qu'elles allaient s'en aller si ou les uégligeait^ on ne se pressa pas: d^^vantage , et un matû^. pendant la messe , on vit trois belles vierges sortie de l'église et prendre le chemin de Cologne ; on courut aux châsses , les reliques ayaieint disps^fu.
Les trois saintes retournèrent avec le^rs coqxpagnes , qu'elles n onf plus quittéfrs depuis (i).
On débit|e;à Çplogne beaucoup d'historiettes de ce genre.
(i) Gcsârii mhracUU* Lib^ YIII , cap. S5,
VAL i8i
VÀLENTIN , — prêtre qui souffrit le martyre vers le troisième siècle. On croit quHl mourut i Rome. Il guérit le mal caduc.
Son corps est à Roitne dans Téglise de Sainte Praxède , et sa tète dans Fëglise d& Saint^-Sébas-^, tien. Mais il a un second corps à Bologne. Il avait encore une tête à Vabbaye de Jumièges , dans le pays de Caux 9 'la moiûc d'tin cprps.à fililan , un. autre corps à peu prèl^ entier à Melun^ et quel-, quçs bras détachés à Macerata , dans la Marché d'Ancône , à Tabbaye dq SaintrDenis de Mop^s , k TEscurial 9 et ailleurs..
VALÈRE , T^ martyr à Soissons vers Tato 5187. Son corps est à Soissons et à Bologne. H a un troisième crâne à Anvers.
VALERI , — ^ abbé en Picardie , mort eh 6112. On avait retrouvé son corps qui faisait des miracles. Hugues Capet fonda pour le placer honorablement Fabbaye de Saint- Valeri , à Fembouchure de la Somme. Mais sous le règne do Philippe II, comme les moines de Saint -Valeri faisaient la contrebande avec les Anglais , et introduisaient en France des marchandises prohibées à cause de la guerre , Phdippe détruisit la ville et le monastère , chassa les moines et emporta le f orps du saint dans la haute Normandie.
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Les moines le rapportèrent sous le règne suivant , et on Ukonorait encore au dernier siècle y quoiqu'on montrât à Turin un second corps de
VENANT, —abbi^j^Tow», m cixi(|i]ftèBitt-i«j^ éffi Un jx^iâr qu'il disnit kl messe , cfl qu'il en dtait à eeë mots de Tofaison dominicale : et délûn^z^ Hùus étu mal y ri entefidit du fend de k «erre use tôix qoi répétait ees mtmes pafroles. C'était ns ^ètrè* eMerré là , qui se wrtèAiàh B&sm , et qai demsindak des prière», f^rce qu^il était «etir pnrgattriiré : ce qui prettre, comme disent les eatkoit* que» , qu'il fsrat payer de» messe» aux mort» (i).
Le corps de saint Venant éîfnt à SainV-MartÎB de Tours , et à Paris dans l'église de Saint-Germaiii-<les^i'<^.'Qn avait beaticonp de véïiération pouf ces âtvA corps du ittème »aiiLt«
VÉRONIQUE. — Veronica^ transposition de Vera icoUy vraie image. — Le culte de la Vetonique , on vraie image de la sainte face de Jésus, n'est pas si récent que le croient certains critique». Mais les histoires qu'on en fait ne remontent guère plus loin que le quatorzième siècle.
Après que l'église eut autorisé le culte des images 9 ou honora particulièrement la représenta-^ tion de la face du Sauveur , montant au Calvaire,
(i) Grëgoiré de Touf* , hisl. liv. lo, çap. 3î , el de glonU conf. cap. i5.
çmxei^t^ dk ^eur ^t de sang. O^ croit que (% 1^ l^niûàl^e fîè^^t U y avait à Rome un autel d^ saint suaire , soui^ la coupole duquel on vénérait U9 vpîJie qui ppi;|tait Vcmpreinte de la sainte fiice. J^ iptt pa4é dQ celte ^intç face dans un bref du B^pfi SsFÇe IV, en IV ^Q"» Il paraît qu'on y ^ntve^^OAait C^x lampes continuellement al-
Nous ne savons pas quelles histoires on en con-< taif dès lors , mais il s'y faisait de grands miracles, et Ton comùi&nça )>ientôt d'en vendre des copies à ]a porte de l'église du Vatican.
La sainte image .s'appelait ia Yéronique , et ceux qui en vendaient les gravures , les mar^ duinds de Véroniques ou vraies images. On n*j représentait comme aujourd'hui que le devant de la face de Jésus-Christ avec les cheveux* Celles de ces images que l'on avait peintes sur la toile , n'étaient point encadrées selon l'usage, mais âottaivtes pour mieux ressembler au tableau original. On les faisait tenir quelquefois par un ange, et plus souvent par une fenune.
Cette figure ne fut regardée d'abord que comme un support de la Véronique. Mais insensiblement on s'accoutuma à donner le nom de Véronique , à la femipe même qui portait l'image.
Un chanoine de Maypnce, qui fit le voyage de
la Terre^Sainte en r483 , racontait (|u'il avait vu
a Jérusalem la maison de sainte Vé^oïnque. On
. montra cette maison à d'autres pèlerins ^ eti>ien-
t6t on raconta que sainte Vér^nii^e avait vécu