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long-temps a^ec: |éstts-<^hrist , et qu'elle aTait épousé saint Amateur (qui ne parut que quatre ^cçnts ans après dans le Querey)^
On prétendit même que cette sainte était Thémorroïsse deTÉvangile , et que saint Amateur ou AmadjDur , était le même que Zackée le publieain« On ajouta qu'il avait été valet de la sainte Vierge y et apprenti charpentier dans la boutique de saint Joseph.
D autres savans, effrayés du nom de Véronique
qui n'est pas juif, assurèrent qu on levait estropié le nom, et que la fenune qui essuya le visage de Notre-Seigneur, n'était autre que Bérénice^ nièce du roi Hérode.
Quoi qu'il en soit, sainte Véronique avait une maison sur le chemin du Gilvaire , à trois cents quarante pas, ou environ, du palais de Pilate. Lorsqu'elle vit passer Jésus-Christ chargé de sa croix, eUc courut à sa rencontre, et lui présenta son voile de tête. Jésus essuya le sang et la sueur qui découlaient de son visage, et lui rendît le voile , marqué de l'empreinte de sa face , pour prix de son bon office^
n y a quelque chose de gracieux dans ce petk CQnt;e , qui se débite encore d'une autre manière. Des auteurs du douzième siècle prétendent que JNotre-^Seignçur était trop embarrassé de sa croix pour s'essuyer le visage , et qu'il fit l'empreinte de sa face sur le voile , non pas sur le chemin du Calvaire , mais au jardin des^ Qliyes , après l'ago^ nie où il sua sang et eau.
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Les légendaires disent ensuite qu^aprèis la dis-> persion deç ap&tres , sainte Véronique vint à Mar-^ «eille , avec la Madeleine , Lazare et sainte Marthe. Elle 7 vivait siaintement , lorsque Tempereur Tibère étant tombé malade , et sachant les merveilles que Véronique faisait avec son voile , la fit venir à Rome ^ elle le çuétit en un instant y fut comblée de présens et d'honneurs , patfia le reste de sa vie dans la compagnie de saint Pierre et de saint Paul , et légua Timage de la face , au pape saint Clément)^
. Il résulte des recherchés de plusieurs savans , que Ton croit à Rome avoir la représentation de la sainte face de Notre-Seîgneur , imprimée par lui-même sur im voile; mais que l'histoire de la femme est récente, et qu'il n'y a pas quatre cents ans que cette histoire est faite.
Il ne faut pas dire comme Godescard , en reconnaissant Véronique pour une sainte imaginaire , que « la méprise de quelques particuliers ne peut retomber sur l'église , qui n'a jamais reconnu une telle sainte. » L'église a reconnu sainte Véronique. ■Elle est marquée au 4 de février, comme une sainte veuve, dans le martyrologe romain. Du ^aussay, dans le martyrologe de.FVance, la fait - mourir au diocèse de Bordeaux , et place sa fête au . i5 de février^ La plupart des missels du seizième siècle , portent également sainte Véronique,
A Paris , on fêtait Véronique et la sainte face ^e Joui: de carnaval, qui est la fête cjcs masques.
Dans les différens pys , on a ftiit de sainte Vé-
r^t^ique HiM^ TOiiTft , unaTiepge martyre, me martyre uoa rieaçfgQf etc. Qa met co^i^remeiil s^ iqu^ ea r«@9râ de eelle de saint Fiacre , parce q^^m- W preii4 pou^ rhémcurroïssa, et que'saÎAi Fi^fire A Ul r^tttatîoii de guérir les bémor^oïdes^ i^^a&n , on génère à Rome, dans Téglise (le Saint- K^VV^ m Vatican , la ^inte face ^e Notre^eigQjÇur impri<|iii suit un voile , et qui 4^ moins devrait éâre unique. On av^t pourtant aussi la vraie saluée face , à Paris , dams la Saiute-Obapelle. Elle est encore à Laon ] elle est égalemeM à iaea dans. VAndalousie , et ^ans beaucoup d autres lieux (i).
DE hk SAINTE FACE DB I.A09.
dj»ps cent aif 1^^ yip^s , depos^^d^F }$ Yvai rwh de sainte Véronique , et la vrf4ç représentatioi» 4? la ^fd|Ite f^ç^. pile fut e^ypyti^ à Laon , en 1249 » P^^ \^ P^P^ Urbain ^V* On voit au hfiut d^ Vifl^g^ PPs quatrie lettres : IC* XC. , qui signifient Jésus -Christ. On voit au ba& une inscription , qui donna beaucoup d exercice ^ux sayfms. Qnelqu^s-uns prétendirent que c'était de rhé^JME'eu , comwP cela devrait être. Le P. Ma.biUop avouii qu^îl n'en connaissait pas les caractères. I^e p. {|{|r4Quin jeut le talent d y trouver un v^rs grec b^xa^aètre , sur lequel il publia une
(i) Bailltt, Traite àes fêles mobiles , au mardi de la Quin-^ ^uagésime, •— Godescard au i ^janvier. -— M. Salgues, t. Il ^ page 35o , etc«
fTO^ae d«B^n»liriu , imprimée gkl 1:70 7> dacis k
cvutL pocotLMUre ^ne^ VHkScmptÎQiL ctiaitcscUvone. On se moquait de lui , lorsque Ifi czair Piecce^rle- Grand vint à Laon , et avoua que le P. Honoré avak vonQontré fwtieif eA qm^: Vipseripliou portait €»» si^ts : « Portrait, du S^n^euir > impriimé ûie le mouchoir <]» la YérQniqœ. »
Cette teli<{«^ d« L^oo , mûce toua lea an^ un coaconiFft iovo^nae 4» dévoi» et balance lUilemenit Notra*DamQ-<4i9-*LiQsae qui est voisine^
On vend encore) k présent , dama toua noa villugea , de petite» iwagea de plomb qui repréaenr tent la sainte face de Laon^ c'est même un commerce important pour cette ville ^ et les vendeurs ambulans assurent que ces petites médaille» d^ cinq centimes y qui portent d'un côté la Véronique et de Tautre Notre-Dame-de-Liesse , sont un pré<servatif «ssuré contre le tonnerre et autres aeci* dons.
VICTOIRE , -—martyre romaine du troisième siècle. Son corpa eat à Monte-Xéone et à Plaisance. Elle en avait un troisième à Paris , dana le couvent dea Filles-^Dieu.
Ce troisième /corps fut envoyé de Rome en 1784; lorsqu'on Texposa , on fut émerveillé de voir une sainte , morte depuis si long-temps , conserver un teint, frais et une peau superbe. Quelques incrédules ouvrirent d'autres yeux que ceux de la foi ;
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et ïotk reoonnut que les Filles-Dieu , pour ëTiter aux dévotâ le spectacle hideux d'un /Squelette, et pour donner meilleure gràoe à leur sainte , avaient couvert sa tète d'un masque de soie el le reste de ses os d'une longue robe (i),
VICTOR, — martyr de Marseille , au troisième siècle. Pendant que Tempereur M aximien-^H^'cnlte était dans cette ville , Victor renversa d'un coup de pied un autel consacré aux idoles. Quoiqu'il fut officier des trpupes de l'empereur , on l'arrêta aussitôt ; on le lia à la queue d'un cheval indompté ; ce supplice ne tuà point le saint. On le fouetta à coup de nerfs de bœuf, sans qu'il y parût. On le crucifia , sans qu'il semblât moins à son aise.
Comme il chantait sur sa potence , on lé mit en prison : pendant la nuit , il convertit ses geôliers , les baptisa , et fut foutté le lendemain plus rudement que la première fois.
On le mena ensuite devant la statue d'une idole , a qui il donna de nouveau un coup de pied. Ce pied très-saint fut coupé par ordre des tyrans , et Victor n'en marcha pas moins droit. On fut obligé de le faire mourir sous une meule de moulin.
On conte qu'il y avait autrefois à Marseille , dans la place qu'occupa depuis l'abbaye de Saint-Victor, un bois de pins , où se retirait un serpent prodi-
(i) Voyez M. Dulaure, Description des curiosités dp Paris ^ tome I , page 35a.
vie lèg
gleùx , qui avalait un homme comme une lentille. Saint Victor, qui était soldat , le tua d^un coup de sabre ] c'est pour cela qu'on le représenté avec un dragon à ses pieds.
Les restes de saint Victor furent enterrés hono* rablement : ils avaient surtout la vertu de chasser les démons. On compte une foule d'aveugles , de sourds et de muets qu'il guérit. Il ressuscita même quatre mortSé
On vendait autrefois à Marseille des. bouteilles d'eau bénite où Ton avait trempé quelques ossemens de saint Victor y c'était un remède souverain contre toutes espèces de maladies.
Le corps ^t la tète de saint. Victor sont à Marseille : mais il avait une seconde tête à Sens , et un troisième crâne à Saint-Victor de Paris. On montrait aussi dans cette dernière abbaye , le vénérable pied y avec lequel Victor renversait les, idoles. Qn dit qu'il a im second corps à Rome , dans l'église de Saint-Pancrace.
L'abbaye de Saint -Victor de Marseille était une des plus anciennes et des plus célèhrçs 4^ France. On se vantait d'y posséder le prefnipr autel où l'on a dit.l9L jçn^se, et le premiei; cgi^fessionnal où l'on a confessé. Ses moines étaient extrêmement riches-, ils j^ssédaient un immonse trésor de reliques; où l'on pouvait honorer toute sorte de saints. On dit que la châsse de Saint- Victor valait plus d'un million.
C'est dans l'église souterraine de cette abbaye , que Ton tremblait k la porte d' (me petite chapelle ,
danslirqtKHe ^ tkmes ne pouvaient tratrer'aralul
On 'c^^ti^erViEdt à ÎMbhfaye de Mcmtîer-îlatney , auprès de Troyes , le corps d^un ^(utre saimTfctor» tfé se 'saki(îiifi{i "Sam une "solitude à trois lieues ^*Atcîs-'sur-Atfl)fe.
VICTOR , — ^uttiomtnë fc 3tmtre\ ^ans iîoate parce qu'il était nègre , martyr à Mlkn au guatrri ètne sîèicle, 'Sdn^orps^est à 'Httfen , ^l à 'Vdker re 'cti Toscane.
VINCENT , — ^diacre et anaftyr iîspagttol , qui
•sDùftrit-iieftTim 8oi3. TTotfsiie rëpiéterpns pas la
Mderuselëgende'de ses'supiJHces. Le bréviaire &
^tsîns dit cpiWle ^'rôtîr -dprès l^vtiîr assaisonné
*au »sél. 'On *jéea ^son corps *k 4a incfr avec une
-ineuledè moiilin *, mais 11 ^^rnagea.^On l'exposa
Adttns un\e 'iFtoi^tte^nr être mangé par les 'bêtes.
Un corbeau vint le garder , et Sofaia la chasse
'aiit OTseatix'de pifoife , tiux Wètes farouches et sur-
tôtWJ àtm'grirtsyîlôtïp qui éhcindhait tousiles' moyens
^deïàîre afôn^^erupe^iavec le'corps de saint Vrncem.
^ës fi'dates'Herit^rrèi-etit *àtrpr&à 9e Vialence , et
km'tcttiibeau^t les^uk^rftnds mîi'acle^.
Tt.ûysqu«?Clnîdèfe€n''ftisàîtla guerrie êto^spagne, il ^épargna la tîlle*dte-Sifrragosse, parce queTéVêque^ut IVdresse'de lui donner la timîque de saint Vincent , que l't)h v^drak 'encore à Paris au dernier sîède, dans l'église de Saint-Germaindf»5-T?rës. On révéla palrtcnit les reliques d'un isî
dans la suite à Lisbonne , mais il ^ éh à^rt trh 'éefcond À F^vhy aV«è lit ¥«bî^. f 1 y te lei un troidèmè à R<Miie «éaiit^ l^lifiie âê-Sbkit-Eiiëèbè , un cpiatrième à Meu ^ tine dlMifûriêÉtte tMè ieiU ]ttafï6, ttne^iïTèMe à Saf«Lt^À«iàs«Éi^ de %6hiè , une septième dans la mèiûfe Ville','àfl^ëglfeiè de la Sainte-Croix de Jérusalem , un neuvième bras au Mdiit-titr^-Maliiâes , èh Ndi^inâtiâïè , €t Irekùéoup de ^ièéès déte<*éés â Poîdfei^, i Toulmay, ^ «riixëlfes-, à M«y«tfclé , à ÎH^gûlï /«te.
I^ÏNtÈïfr-Ttfe^ , — abmînîcain mort en i'4ig* Il faisait dés nuracles comme on n en fait plus. Iles Bas-Bretons rentendaient, quoiquMçrfecHâkt en espagnol. H guérissait les malades .par ilmpositîdn dés riiains. Lorscjulil faisùt un sermon , âès angés'vénaient se perclier sur ses ^pa^- Tës , avec dés figures cle j Cimes garçons.
Un jour q^^il disait la messe à Vannes, il alla chercher seé gands et son .parapluie , qu'il irvait oubliés à Rome ^'et Von ne s'aperçut point d^ ^jti absence (i).
n ressuscita aùjpi'ë^s 3e ValéÏÏcîer'uldMenfant moitié cuit et moitié cru , et fil eorviroi^hitit centsoii^nte miracles de cette sérte. Le ^natek» ^ sur kïpel il est 'mort a guéri à ViiMWSyj^us de /quatre cents naïades. SoniBanleéu chassait 'fes dëmfms.^On
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Xi)' f^oj^à^^Jims té Jfi*tniiièrt , lointl, piigt i^S. •.
tg'n VIT
faisait même des miracles aveoTeaU où York arait lavé son corps.
Ce saint corps est toujours à Vannes , quoiqu'il ait été volé par Philippe II qui l'ejolporta en Es^ pagne. On révère sous son nom des reliques dé^ tachées , dans trois ou quatre cents églises de TEspagne et de l'Italie*
VIT. — On l'appelle aussi Guy^ Mais son nom latin est ^nius. Il souffrit le martyre en Italie^ avec saint Modeste, sonprécepteur, et sainte Crois^ sance ( Crescentia) sa nourrice. Les corps de ces trois saints sont à Polignano. Mais saint Vit avait un second , corps à là nouvelle Corbîe en Westphalie \ etleshabitans des côtçs delà mer Baltique Tadoraient au douzième siècle comme un dieu.
•Saint Vit a un troisième corps à Ssdzbourg , où Fon croyait l'honorer eh allant danser des rondes 'devant sa châsse. On garde à Rome , dans Feglîse de Saint-Vit, (Quelques reliqueis'de ce saint dont îl découle uiie huile qui guérît de ïa morsure des chiens enragés. Nous- ne savons pas s'il guérit ^utre chose." •.
DE.IJL DAiySIS KE SAINT VIT.
Voici ce qîi'ew ;dit -fe ' èhroniqtie dé Limburg^ : . K Les.dansetE#s de saint'Vit dtttèôtde Fa^niiée aS^^v On; ^it 'avec-i étcwuiément^ -d«^B plu^iéuts conti^&dë yAlUmagUe vdei'^ns^'qiii dansaient comme s'ils eussent été fous « . peudaiU .la moitié d'un jour et deux à deui^. Us lombaîeut ensuite