‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeusesChapitre 61 sur 89 · BE · texte numérisé non relu

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On vouerait â Marsçille un ^e^vi.èIne bras de ce saint apôtre. Les ha];>j^ns de Guére^ à^n» la Marche allaient en pèlerinage à une vieille chapelle de Saint-Barthélemi , où ils croyaient trouver la guérison de la fièvre (i).

BENOIT. — Supplérrient à Tarticle. — Saint Benoit s'enfuit k seize ans avec sa nourrice , et ar* riva dans uxi village. La nourrice voulant nettoyer du blé gour lui préparer à manger , emprunta un crible qui se cassa. Comme elle n'avait pas de quoi le payer, Benoit prit les deux pièces du crible, pria, et le réta})litsi parfaitement, qu'il ne parut pas qu^il eût été ronipu. Les villageois étonnés suspendirent le crible dans leur église (a). Cette relique e$t sans doute encore au, hpurg d'Afile , i quelque distance de Rgme.

DE LA MéDAILLB DK SÂUIT BBHOiT^

La pdédaillç de saintQenoit a toiU lair d'un préservatif superstitieux , comme oit le curé Thiers.

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(fj VilniTe,.da»4 ^ Tnà*4 t^arehUactf^Af rttcovoLVç^n^e aiu RpimiiiSt qwapdilB auront â ooDstruirt leteinple d'un dieu renomme pour gue'rir quelque maladie , de le bâtir dans des lieux éleyës , où Ton respire un air sain , afii^ que le peuple attribue à la Divinité qu'il vient prier , une guërison que la sadnbrité: de IVir pourra seule opérer. On sait combien la persuasion d^élte guéri , raxercice , le passage dhin air grossier à un air plus par, opèrent de mimcles en ce genre. ( IVote de M. Dulaure , Description do 4i Mai:che dans Us principaux lieux de. Frartte. )

(a) Bailiet, ai mars.

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tes bcnëdicdiM d'Allemstgne l'ont découverte tes premiers. Les bénédiclîixs de France l'oàt préconisée après eux , dans un petit livre intitulé : Les effets des i^ertus de la croi^ ou médaille du grand patriarche saint Benoit j extrait de, Fimprùné d^ Allemagne, Pàris^ i66ft.

En 1647 (e^-îlditdanfecépetitliiirre) , comme on recherchait les sor-eiers-da ps la B a t ière, et qu'on en exécutait plusieurs dan^ laiviU^ de Straubingen, quelques-uns d'entre ejuiit avouèrent que leurs sortilèges n'avaient pu avoTr d*êïret sur les bestiaux ni sur les £(iUr£s. habitant du château- de Nattre;ipbei|gy voisin de l'abbaye d;e Metten , de l'ordre deSaiii^-j Benoit.^ -à .f^use de quelques médailles sacré^; qivon y gardait.

On. voulut voir ces médailles , dont personnes ne put expliquer les^èaractères. filles étaient rom^. des y de la largeur d'une pièce de deux francs, ot portaient dW côté le monogramme de Jésus* Chrbt, surmonta d^une petite ccoix, et eotoorëde ces lettres , en forme de légende cùrçulaire : V. R. S, N, S. M. V. — S, M. q. L. I. V. B. Les moines expliquèrent ces mots ,> où ils prétendirent., qu'il fallait tire ces deux ¥ers :

f^ad^ ^tni Satana-yNu^^quam Suade Mihi Pmu.

SumtMala Qu» Zàbéi^ ^ Jpse Fenma. Bièaâi(ïi)i -

,{^). On. a traduit aiasi ce^ deux ven :

Bettre-toi , Saladi , c«<ft<> dé «e tènWi'j

C^rdt j^ieD'ton ^poison , j<t n^y veux pas goûter. •

aia BEN

' L'autre face de la médaille présentait ces lettres ainsi disposées :

Les ' q[tiatre lettres qui sont aux quatre coins hors de la croix , signifient : Critx Sakcti Pitkis Beitedicti , la croix du saint père BenùU.'Jjes cinq lettres qui sont dé haut en bas dans la croix, G* S. 9. M. L. s^expliqnent ainsi iCftux Sacra Sit MiHi Ltfx , que la croix sacrée soit rhU' lumière. Les cinq autres lettres qui traversent la croix , N; D. S. M. D. signifient : Non Draco Sit MiHi Dux , que te dragon ne soit pas mon guide.

Le bruit de la découverte de ces médailles s^étant répandu , tout le monde voutût eh avofr. On en fit un grand nombre ; les religieux les bénirent , et ce fut une nouvelle branche de commerce.

On assure que ceux qui portaient au cou ces saintes médailles , étaient à Tabri des charmes et des sortilèges, et qu'on guérissait les animaux ensorcelés , en trempant ces amulettes sacrées dans Teau qu'on leur faisait boire.

Thiers a démontré que ces médailles étaient

CLO aiî

une invention des moines du dix-septième siècle , que Tusage en était superstitieux, et que ces sortes de préservatif^ étaient condamnés par tous les théologiens sensés (j). Cependant les sœurs de la Charité à Paris , portent cette médaille à leur chapelet , pour conserver leui* virginité (à).

Cette petite superstition n^eihpéche pas que les vénérables vierges ,' qui consacrent leur vie k soigner les pauvres naïades , ne soient dignes de tous nos respects ; les Grecs leur eussent élevé des autels. ■

CAPRAIS. — Au nord d'Agen , s'élève un rocher , au sommet duquel est un couvent , dont la chapelle et quelques-unes des cellules sont taîlléet dans le roc. On y voit aus^i une source qui ne tarit jamais , et qui , suivant les anciennes légendes , fut ouverte miraculeusement par saint Caprais. Conmie un autre Moïse ^ ce saint fit jaillir. Teau du rocher en le frappant de sa bavette. On croit qu'il fut le premier évèque d'Agen et qu'il habita cet ermitage (3).

On conservait à Tabbaye de Lerins, le. corps d'un saint Caprais qui en fut abbé.

CLOCHES.'^uppIénent à rareicfe.— Après la

rtri*

(î) lYatté des SupersUdons , livre V, chaf». a. (i) Histoire des Religions , etc. avecles fig. de B. Picard , tome Vy planche 97. 1819.

(3) M. Dulaure , Description de la Guicnne.

ai4 a-o

pri$e de la RocheUe , le Heuteuant du roi vendit aux jiaroissieiisde Saint-Bar^élemi , la cloehe du tQQxple dçs protestanfi. Pour punir cette doche 4'avoir servi ^ convoqHf r des hérétiques à laprière^ çt la purger des habitudes qu elle avait pa contracter avec les infidèles , on la fouetta très-dév^ tendent. On ajoute que quand le lieutenant du roi voulut en demander le paiement, on lui repondit que cette cloché avait été huguenote , qu'elle était nonreUe convertie , et qu'en.cette qualité elle devait jouir du délai de trois ^s accordé aux nouveaux convertis pour payer leurs dettes (^).

CLOTïL&E.^SuppUmont à Fartick. ^ « Une tradition populaire attribue Forigine de. b fiuneus» fêle des Anddjs^ à un miracle opéré par sainte CIolBd^ , femme du roi Œ^vis P'. ; et voici conuoto <m raconte le fait :

« Cette reine était occupée à faire bâtir ati grand Andelys, une église pour des inoines ou des religieuses , quand les ouvriers venant à manquer de vin , se mirent à murmurer et voulurent abandonner leurs travaux. Glotfld^, pleine de confiance dans le secours du Ciel, leur ordotma d'aller avec leurs cruches puiser de l'eau à la fontaine voisine v ils y conrureut et furent bien surprix de voir qu'ella était changée en vin. La nouvelle de cçi]ÛFacles!ét^ntlHientôt répandue, tous

(i) M. Dulaure , thsciipiion dé l'Aunis.

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les itrrognes du canton s'y rendirent en foulis ; mais la sainte leur joua un bon tour; car , par ùft seco^id miracle , Teàù ccmtinaant d'être toiyours du vin pour les ourriers , ne fut que de Y^n claire pour eux.

» C'est ainsi que le j^iiple fàtonte roriginte db la fête qu'on célébrait tô^s les aiîs le i dé julii. Maintenant la cérémonie est toujours remise aU dimanche le plus prochain de ta fêté de sainte Clotilde. Affres Toffice des Vêpres, lé chapitre , composé du doyen , déis chàiioiiiës , etc. , etc. 9 et précédé d*tm fifre , de dieux taiplbburs et dé dètii violons, sort en chantant, de réglïs)^ collégiale d'Andelys*, il marché en Ordre proèésài^nnél avec le clergé de la Madeleine , celui de Slilht-Sauvèur , du petit Ândel^fs et celui dé quelques pàroisi^ voisines *, il est accompagné du corj^s dé ville , des officiers de lahaùiéijùstice et dësqiiatré êotifrëriés de la croix , de la trinité , de h charité , et dfe Notre-Dame-^s-Anges , dont chaque îiieitihre tient une torche à la martÉ.

:■'}$ Le doyen porte tine ^lite stàiàe de véAnèil , haute d'environ quinze pchicèë , répt£séiiiànt sainte Ootilde , qui tient ddtis ^es' véâiis une petite chapelle du iliêmé ihétal, ô& est rëhféiinfùn morceau de son cfâilè, dont rabbàjftè de Sainte- Geneviève dePârisàfaitfïn-é^ëiftM'éli^itifë. $6*n piédestal est un reliquaii^ àenévîSii^ ild^s âé longueur , sûr citiq dé hautifur , i^fétf rétifè^é iadé côte de sainte Oôtildé. ^.

» Dans cet ordre , ils ^Kvyiéïiiliihï ï! une pe'lilc

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