GOY
Peintures.— Musées de : (Budapest) ; Deux paysages.— (La Haye) : Forêt de ch'nes. — (Helsingfors) : La richesse de la mer.— (xMilan, Brera) : Bois. GOVAERTS (Anthonie-Cornelis), peintre de ge,nre, né à Anvers, mort dans cette ville en 1855 (Ec. Bel.).
Le musée d’Amsterdam conserve de lui ; La vivandière. GOVAERTS (Johann-Baptist). peintre à Anvers, mort probablement en 1746 (Ec. Flam.).
En 1713. il était élève de Alex Bredael.
GOVERT, peintre de paysages et de sujets humoristiques, à Amsterdam, xvn® siècle (Ec. Hol.).
Peut-être élève de Gerrit Pietersz.
GOVERTZ (Theodoi'US), portraitiste à Utrecht, xviD siècle (Ec. Hol.).
Il fut le maitre de H. Verschuuring et de 1. Lamphuysen.
GOW (Andrew Carrick), peintre de genre et de sujets militaires, né à Londres au xix' siècle (Ec. Ang.).
Membre de la Royal Academy; médaille d’argent en 1889 ( Paris. E. U.). Exposa à Londre à laRoyal Academy et à la Water-Colours Society.de 1866 à 189.3. Andrew Gow est un des artistes les plus estimés de l’école anglaise moderne. , x • i
Peintures. — Musées'de : (Cape-I own) : Le signal. — (Liverpool) : Une estafette à l’Hôtel de Ville. (Londres, Victoria and Albert) : Une aquarelle. — (Londres. Tate Gallery) : La musique de Chopin;— La pallie perdue, fuite de Jacques II; — Cromwell a Dunbar. — (Manchester) ; Une aquarelle. — (Melbourne) : Pas de reddition. — (Sydney) : Une proclamation jacobite; — Leydes secouru.
Prix. — Peintures. Londres. V*® 1®“' mai 1908 : Capitaine Bobadl (R. A. 1871) : £115 lOs.— V'® 25 juin 1908 : La Garnison sortant de Lille avec les honneurs de la guerre en 1708 (1887) : £756. — Un Look oui : £1/8 10s.
■ — V«® 24 avril 1909 ; Nouvelles des avant-postes (1877) : £89 5s. — V*® 2 avril 1910 : Mrs Baddeleij au Panthéon (1875) ; £189.
GOW (Charles), portrailiste à Londres, xix® siècle (Ec.
Exposa à la Royal Academy de 1844 à 1872.
GOW (James), peintre, de genre à Londres, xix® siècle
(EjC
Exposa fréquemment à la Royal Academy et surtout à Suffolk Street, entre 1852 et 1885.
GOW (Miss Mary, Mrs. Sydney Priot Hall), peintre de genre, seconde moitié du xix® siècle (Ec. Ang.).
Le Victoria and Albert Muséum de Londres conserve d’elle une aquarelle. Membre de la Society ol Paintep in ’Water-Colours. elle exposa à cette société et a la Royal Academy, à partir de 1869.
GOWER (George), poWrai7isie du xvi® sièc/e ( Ec. Ang. ).
En 1584, il fut nommé peintre sergent à vie de la reine Elisabetli.
GOWEE (Ronald), scu/pfeur, né à Londres, siecle (Ec. Ang.).
Mention honorable en 1886.
GOWLAND (Raphaël), peintre, né à Quimper au xix® siècle (Ec. Fr.).,
Délmta au Salon de 1839.
GOY (Jean-Baptiste), sculpteur, né au Mans, en mars 1666. mnrl le IS janvier 1738 (Ec. Fr.).
GOY (Mme. née Jeanne-Jacqueline Andva,). paysagiste et lithographe, née à Genève le 18 juillet lb05, morte dans la même ville le 20 janvier 1862 (Ec. Suis.).
Fille du peintre J.-F. Audra.
GOYA Y LtlûlEN'i'BS (Francisco José de), peintre d' histoire, de genre, de portraits et graveur, ne a Fuerde de Todos (Aragon) en 1746, mort a Bordeaux en lo-.b
ifapparienait à Goya de faire revivre dans toute sa sidendeur lu gloire de l’école espagnole et parmi les e.xistences d’artistes les plus mouvementées, celle de ce iiiannificiue peinl.re mérite une place d honneur. A (lou”ze ans, Goya faisait preuve de dispositions extraordinaires. Sou père, maître doreur, en rapports constants avec les arlistes, n’eut que l’embarras du choix Pour lui trouver un maîire. Il fut placé chez José Martinez Lusan. lu'intre qui avait travaillé en Italie. Goya, nial- •'l’é sou ieuue âge, était un terrible batailleur; il se mêla avec laid d'énergie aux luttes c|ui éclataient a chaque iusiaul, en Ire les membres des différentes confréries et distribua lant de horions aux déienseurs de Notre Dame del l’ilar, que l’Inquisition le fit rechercher On connaissait les idées libérales dont il faisait profession. Ses pareulsje firent partir pour Madrid et par | entremise d’un ancien condisciple. Francisco Bayeu. il entia dans l’alelicr de Raphaël Mengs, premier peintre du roi. Le ieuue talent de Goya trouva aussi un précieux l.rotecléur dans un des ministres du roi Charles lu,
Florido Blanca. Pendant quelque temps, le brillant artiste mena une vie complètement désordonnée, travaillant peu, mais se battant beaucoup, grand donneur de sérénades, beau joueur de guitare, brillant danseur et | chanteur. Un matin, il fut ramassé dans une ruelle, mortellement blessé, avec une navaja entre les deux épaules. La force de son tempérament le sauva de ce mauvais pas. Mais, comme à Saragosse, il ne s’était pas montré moins irrévérencieux pour tout ce qui touchait à la religion, l’Inquisition s’occupa encore de lui. Florido Blanca ne put ou ne voulut intervenir en sa faveur et Goya, pour se cacher, s’engagea dans la Cuadrilla d’un toréador qui quittait Madrid, se rendant en Italie. Goya profita de sou séjour dans ce monde spécial pour faire des études utilisées plus tard de façon si magistrale dans sa série d’eaux-fortes : la Tauromachia. Il arriva à Rome en liaillons. totalement dépourvu d’argent. Goya trouva d’excellents amis, mais ne demanda de ressources qu’à son travail. Un second prix obtenu à l’Académie de Parme lui iirocura de l’argent et le mit en lumière. 11 fut présenté au pape Benoît XIV dont il fit le portrait, encore conservé au Vatican. Goya, mettant en pratique la théorie de Poussin qui dit qu’on apprend plus à étudier les maîtres qu’à les copier, analysa de. la sorte les principaux cliefs-d’œuvre de Rome. Il avait rencontré son ami Francisco Bayeu, peintre de la Cour d’Espagne, et fait la connaissance de Louis David, qui devint son intime ami. Des offres lui furent faites par la cour de Russie, mais le grand artiste avait d’autres idées en tête : il était devenu amoureux d’une religieuse, qu'il tenta d’enlever de son couvent. Le fait était passible, dans les Etats du pape, de la peine de mort. Le scandale avait été considérable, il fallut les efforts de l’ambassadeur d’Espagne et la promesse de Goya qu’il quitterait immédiatement l’Italie pour que l’affaire fût étouffée. 11 était de retour à Madrid en 1772. Il s’y affirma grand maitre par ses tableaux : Le Carnaval, Un Combat de taureaux, La Flagellation, Une Séance du Tribunal de V Inquisition et l'Intérieur d’une maison de fous. Ces œuvres d’un réalisme génial produisirent un effet immense. Le classique Raphaëi Mengs en fut si frappé qu’ii commanda à Goya une série de dessins pour la manufaclure royale de tapisseries de Santa Barbara. Ce travaii le mit tout à fait en faveur à la cour. En 1775, Francisco épousa Josefa Bayeu, la fille de son ami et condisciple. Il eut d’elle vingt enfants, presque tous morts en bas âge. 11 aimait beaucoup sa femme, mais la rendait très malheureuse par ses infidélités et la violence de son caractère. Ces dissentiments conjugaux le brouillèrent avec son beau-père. Gova était parvenu à résoudre le difficile problème d’être à la lois le favori des grands qui se faisaient peindre par lui, et l’idole du peuple. On l’aimait dans les milieux populaires pour ses idées libérales, son mépris de l’Inquisition et du talent avec lequel il traduisait les spectacles chers à la foule. C’était vraiment le peintre national. Sa façon de travailler était toute particulière.
11 se tenait debout, silencieux, devant son chevalet; les amis intimes admis à assister à la séance, assis autour de lui observaient un silence religieux. Le modèle, sous peine’ des plus terribles imprécations, devait conserver une immobilité complète. L’artiste, semblable à un fou, peignait avec une rapidité prestigieuse. 8ouvent, abandonnant brosses et pinceaux, il employait le premier objet venu pour poser ses couleurs sur la toile ; une éponge, un chiffon, une cuillère; il les étalait ensuite avec son pouce. Les fonds et les ciels étaient indiqués en quelquestouches légères. Goya, en 178U, lut élu membre de l’Académie de San Fernando. Son portrait du roi, la décoration de plusieurs églises affirmèrent encore sa réputation. Goya déMarait : « J ai eu trois maîtres ; la Nature. Velasquez et Rembrandt. » II disait encore : • Les couleurs n’existent pas dans la nature il n’y a que de l’ombre et de la lumière. Donnezmoi ’du fusain et je vais faire votre portrait » G exphquait ainsi l’exécution sommaire à laciueüe il s arrêtait généralement ;« Un tableau qui rend bien 1 en^o" est un tableau terminé.» Maigre ses attaches a la cour d’Espagne, Goya ne c.acha pas ses syny aüiies pour la Révolution Française lorsque celle-ci éclata. L avène ment de Charles IV n’avait rien change a sa fortune. Cependant de nouvelles aventures galantes, dans les quelles de grandes dames se trouvèrent compromises, l’obligèrent à s’éloigner de la cour pendant un an. Durant ce voyage, il devint sourd à la suite d un rhurae et à son retour, ses ennemis, ne craignant plus ses ter- Hbles bo“es, eurent beau jeu pour le décrier. Mai s’il était en paroles moins expansif qu autrefois, il I preuve, dans les eaux-fortes qu il publia à partir de 1" .
de la même verve caustique. Il commença par Les rLrfce? série de 84 planches, extraordinaires compositions dans lesquelles il flagella les ridicules et les vice»