‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les pays (volume 2)Chapitre 212 sur 305 · HOI · texte numérisé non relu

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de l'université de Bonn. On lui doit une partie des décoralions de la cathédrale de Cologne et de divers monuments de celle région.

HOHENBERG (Enrico), peintre de nature morte à Trieste au xix® siècle (Ec. Ital.).

Le musée Bevoltella de Trieste conserve de lui une Nature morte.

HOHENBERG (Martin). Voir Altoœonte.

HOHENBERG (Rosa), peintre de genre à Munich, xix^ siècle (Ec. Bair.).

Exposa à Hanovre et à Munich à partir de 1880. HOHENHAUSEN (Léopold, baron de), graveur vm amateur^ vivait en 1758 (Ec. ?).

HOHENLOHE-HIRCHBERG (Friedrich-Karl Ludvïig, prince de), peintre amateur, né à Hirchberg en 1751, mort à Weicliersheim en 1791 (Ec. Ail.).

Un accident lui fit abandonner le poste qu’il occupait dans Tarmée autrichienne et développer les dispositions artistiques qu’il avait déjà mises en valeur avec \’aleniin Tischbein. 11 travailla encore aux Oeser, à Leipzig. On cite de lui des peintures, des dessins; il sculpta aussi l’ivoire.

HOHENLOHE-LANGENBURG (prince Victor, comte Gleichen), sculpteur et aquarelliste à Londres, xix® siècle (Ec. AU.).

Fut membre honoraire du Royal Institut of Painters in 'W’ater-Colours. Exposa fréquemment à la Royal Academy, à Grovenor Gallery, de 1868 à 1890. HOHENZOLLERN (Princesse Antoinette de, infante de Portugal), peintre et aquarelliste, née à Lisbonne en 1845(Ec. Port.).

Le musée de Bruxelles conserve de cetle aitisle une aquarelle : Gentianes et myosotis, offerte par l'auteur

HOHFELDER (Friedrich), peintre de sujets religieux à Munich, xix® siècle (Ec. Bav.).

On cite de lui les Stations pour l’église de Ste-,\nne à Munich (1878).

HOHN (Georg), paysagiste et peintre d'architecture, né à Neu-Streliiz en 1813 (Ec. AIL).

Elève de Blechen. Vécut à Berlin et à Dessau. Le musée de Hanovre conserve de lui : Paysage et Monument de la Peine Louise à Hohenzieritz.

HOHNBAUM (Karl), peintre de genre, né à Pildburghausen en 1825, mort dans la même ville le 19 janvier 1867 (Ec. AIL).

Elève de Fr. Preller à Weimar. E.xposa à Munich et à Cologne à partir de 1854.

HOHNE (K. -F.), peintre de genre, xix® siècle (Ec. AIL).

Vécut à Weimar. Débuta à Berlin en 1870. HOHNECK (Adolf), paysagiste, peintre de genre, portraitiste et lithographe, né. à Dresde en 1812 {certains biographes disent né à Taubenheim en 1808), mort à Oberlôssniiz en février 1879 (Ec. AU.).

Elève de l’Académie de Dresde, puis, de 1838 à 1841, à Düsseldorf, de Th. Hildebrand. Il a surtout exposé à Dresde.

HODi (Claude-Jean-Baptiste), peintre paslellisle et graveur, né à Dijon le 5 juin 1750, mort dans la même ville en juin 1817 (Ec. Fr.).

Elève de Greuze et Desvoges. Il exposa au Louvre en 1801 et 1802. Il fut membre des Académies de Toulouse et de Dijon et conservateur du musée de Dijon. Le musée de Toulouse conserve de lui : Télé de vieillard et Tête de jeune fille. Son portrait se trouve au musée de Dijon, pastel par lui-même. Le même musée conserve également de lui une intéressante gouache, représentant un paysage dans lequel se trouve le tombeau de son père et celui de sa mère et un Portrait de François Jacques Lloin, professeur en chirurgie, père de l’artiste, croyons-nous. Claude Hoin fut surtout miniaturiste, pastelliste et gouachiste; dans ces genres, il montra un ntérile très réel. 11 prit part au Salon de laVorrespondance, en 1782, avec la gouache, aujourd’hui au musée de Dijon, et, en 1783, avec trois miniatures et deux pastels. Hoin a gravé d’après H. Fragonard, Boichot, Mme Guyard, portrait de cette artiste (1785), Ant. Van Dyck et J. -B. Greuze. Il a légué plusieurs tableaux à sa ville natale. Ses œuvres sont recherchées par les amateurs.

Prix. — l'elniures. Miniatures, Gouaches. Paris. V‘® GoncourI, 15 au 17 février 1897 : Mme Dugazon dans le rôle de Nina : 19.000 fr.; — Paysage avec une vieille construction : 190 fr.; — Colline boisée : 1.30 fr. — V“ Montesquiou-Fezensac, 19 mars 1897 : La Bouquetière : 340 fr. — V‘“ 13 et 14 décembre 1897 : Bacchante et Satyre ■ 170 fr. — Dessin. V‘® 10, 14 et 18 février 1898 : Jeune fille : 850 fr. — V‘“ Defer-Dumesnil, 10 au 12 mai 1900 : Vue de la Colaubière : 780 fr. — t'*” 22 février 1901 : Allégorie sur le mariage du Dauphin et de Marie-Antoi-

nette (gouache) : 725 fr.; — Portrait d’homme : 43 tr,- V‘® 15 au 18 avril 1901 : Portrait de jeune femme : 520 f — V" Beurdeley, 13 au 15 mars 1905 : La Jeune fille ai roses (gouache) : 1.400 fr.; — L’ .Assemblée dans le pa. (gouache) : 6.100 fr. — V'« Muhlbacher, 12 au 15 m 1907 ; Mme Dugazon dans le rôle de Nina : 14.000 fr. HOJEDA (Cristobal de), né à Séville, y travaillait o XVI' siéc/e (Ec. ?).

Fit une demande de passer au Pérou, avec quelqu. aides, pour y exercer son art, et obtint les licence exigées pour cette expatriation, le L4 mars 1554. HOJEDA (Sébastian de), peintre à Séville, du xvi« .siée (Ec. Esp.l.

Peignit, de 1549 à 1553, des œuvres très important, en divers palais.

HOKKEI, peintre et dessinateur, portraitiste, petntre i genre, d’histoire et de paysage, travaillait à Tokio a xix“ siècle (Ec. Jap.). i

Il florissait entre 1820 et 1856. Le musée de Me* bourne conserve de lui sept grav..res en couleurs. HOKOUSAI dit Katsugawa, Shunro, Tokitaro i’ Sori II, dessinateur et graveur, né en 1769 dans . cercle de Honjo, mort à Yeddo en 1849 (Ec. Jap.). ! Très jeune, sous le pseudonyme de Shunro, il con niença à produire des dessins de paysages, des fleurs, di pages d’ornements et gravures originales en noir et ej couleur. Son œuvre, très considérable, est plein de v ! et de pittoresque. Ce fut un très intéressant artiste. 1 National Galler,y de Melbourne conserve de lui; Fét: d’automne; — Temple à Tonlo; — Le poêle Nakamora;- ; Un jour de pluie; — La moisson; — Fêle de prinlemps;- Cascade à Shunnoyki; — Pont à Echizen; — Pont à Gam^ shiro; — Scieurs de bois; — La vague; — Coup de vent;-' Pont à Showshu.

HOKUJm, graveur, travaillait au Japon de 1820 à 18<|

(Ec. Jap.).

HOLAARN (G. H. ou J ), porlrailisle, peintre sur ver l et graveur, né en 1716 à Dordrecht, mort en 1772 (E

HoL).

Le muése de Rennes conserve de lui un Paysage. I a exécuté des vitraux d’après des dessins de A. va] Ostade et autres maîtres hollandais HOL AND A (Alberto de), peintre verrier à Valladolé au XVI' siècle (Ec. Esp.).

Il travailla, en 1529, dans la cathédrale d’Avila. HOLANDA (Antonio de), miniaturiste du xvi' siècl

(Ec. Port.).

Il appartenait à une tamilie d’origine hollandaiM fixée au Portugal. On croit qu’il arriva à Lisbonrj avant 1495 et travailla pour la femme de Jean L On a longtemps prétendu à tort qu’il introduisit l’a: de la miniature au Portugal, mais il y introduisit ii « grisaille » . Son fils, qui fit une Histoire de la peinlwj raconte que l’Empereur Charles-Quint dit à son pèii devant plusieurs grands d’Espagne qu’il considéra le portrait en miniature qu’Antonio avait fait de h pendant son séjour à l’Alcazar de Tolède, en 152i comme plus ressemblant et plus naturel que celui d Titien à Cologne. Raczyuski dit qu’il florissait soûl les règnes de Don Emmanuel (1495-1621) et de Dol Jean III (1521-1557). En 1540, il était peintre héra ' dique de ce dernier. Son fils affirme qu’il fit des dessin pour les tapisseries, dessins qui furent emportés pa, Gian-Francesco Peni et exécutés en Flandres. A: Archives nationales de Paris, un document mentionr:i que A. de Holanda jouissait d’une pension de 10.000 rei.j En 1540, il résidait à Evoro où il travaillait pour le cou] vent de Thomar. Il vivait encore en 1540.

HOLANDA (Francisco de), miniaturiste, né à Lisboni : en 1515, mort en 1584 (Ec. Port.). i

Fils, élève et biographe de Antonio, un exceller)' dessinateur et architecte et particulièrement un mini; turiste. D’après Taborda il enlumina les livres d chœur du monastère royal de Thomar et, d’après so] biographe, l’abbé de Castro, il exécuta ceux appai tenant au monastère de Belem, lesquels furent détrui'j par le tremblement de terre de Lisbonne. Il se rend I deux fois à Rome : d’abord dans sa jeunesse lorsqu’’ accompagnait les deux Infants Don Fernando et Do: Alfonso. et une deuxième fois sur Tordre du roi Jean II Dans son dernier voyage, il visita le reste de TItalitj l’Espagne et la France. Il se lia à Venise avec Serlio ej à Rome avec Buonarroti, Clovio, Lattansio et Claudi' Tolomei. Il voyageait en qualité de messager accrédit du roi et passa neuf ou dix ans en Italie. Nous le trouj vons à Rome en 1539. Il rentra au Portugal en 1541 où il réunit les documents de son traité sur la peinturi Pendant ses dernières années, il ne cessa de travaille] à ses mémoires qui ne furent jamais publiés. Para ses travaux de miniaturiste, figurent les enluminure

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1 Bréviaire de Jean III. II laisse un livre de dessins :écutés pendant ses voyages. Le British muséum )sséde un missel e.^éouté pour Jean III et qui lut >mmencé alors que Francisco était à son service. OLANDA (Guillem de), sculpleur à Valiadoiid au xvi” siècle (Ec. Esp.).

Travailla à l’église Santo Domingo de la Colzada. iOLANDA (Nicolas de), peintre verrier à Valiadoiid au xvi= siècle (Ec. Esp.).

Fils de Alberto de Holanda.

(OLANDA ou Hollaada (Rodrigo de), peintre, xvi“ siè- I de (Ec. Esp.).

i II fut peintre de Philippe II et de Philippe III. entre )91 et 1599.

iOLBECH (C. F.). sculpleur, xi-x^-xx” siècles (Eo. Dan.).

Le musée de Copenhague conserve de lui : Bacchus ifanl.

(OLBEIN (Ambrosius), peintre et graveur sur bois, né à lAagsbourg vers 1495, mort avant 1526 (Es. AU.).

On sait fort peu de choses sur cet artiste. Il était fils î Hans Holbein le vieux et probablement l'aîné de ans Holbein le jeune. C’est à tort que certains biograles le font naître à Bâle; il ne vint dans cette ville j’en 1514, en même temps que son cadet. Il est à peu ■ès. certain que les deux frères Iravaillèrent en com- ;un et, plus tard, la grande renommée de Hans le tune lui fit donner l’ensemble des travaux résultant

15 cette collaboration, aussi bien les dessins pour la ravure sur bois que les portraits, sur lesquels, peutre, le prénom fut même parfois modifié. 'On trouvera lus loin le détail des ouvrages de lui conservés dans les liusées. Comme dessinateur pour la gravure sur bois, on ■oit pouvoir lui donner le dessin connu sous le titre : .ppelle calomnié, qui date de 1517, et qui servit à difrentes reprises pour des ouvrages imprimés à Bâle ar Froben, ainsi qu’une quarantaine de compositions armi lesquelles il convient de mentionner le Jardin l Hyllhodus, dans d’ Utopie de More et Lucrèce et CoUanus. Il fut admis dans une corporation, la » Guild Zum 'immel », en 1517. On suppose qu’il était mort et dans )us les cas avait cessé de travailler lorsque Hans Holein le jeune quitta Bâle pour la première fois, c’est-àire en 1526.

I Peintures. — Musées de : (B.vle) : Christ et Dieu le ère entourés d’anges;— Portraits du peintre Hans ierbsten, d’un entant blond, d’un enfant brun, d’un lionsieur de Rudyswyler;— Deux têtes de mort dans jie fenêtre. — (St-Pétersbourg, Ermit.-voe) : Portrait. HOLBEIN (Eduard), peintre d'histoire et graveur, né à I Berlin en 1807, mort dans la même ville le 19 février 1875 (Ec. AIL).

Elève de l’Académie de Berlin, puis, de 1832 à 1839, de arl Begas. En 1853, professeur de l’Académie de Bern. Il débuta à Berlin vers 1830.

ilOLBEIN (Hans, le vieux), peintre d’histoire et de portraits, né à Augsbourg entre 1460 et 1465, mort à Isenheim en 1524 (Ec. AIL).

La renommée de ce grand artiste a été éclipsée penlant longtemps par celle de son fils cadet. L’école demande a droit cependant de s’enorgueillir de l’œuire du vieil Holbein, car ce fut, avec Lucas Cranach, in obstiné gardien de la tradition nationale, et il semble |voir sacrifié les avantages matériels résultant de la rotection des grands en refusant, pendant la majeure artie de sa carrière, de se soumettre à la conception de I Renaissance, alors à la mode. Hans Holbein le vieux tarait avoir eu une existence difficile. Il était fils de lichael Holbein, culottier, qui s’était établi à Augsourg en 1448. On croit que Holbein le vieux travailla Colmar dans l’atelier de Martin Scliongauer et qu’il , subit indirectement l’influence de Rogier van der Veyden. Les œuvres qui lui sont attribuées comme de Il première période de sa vie décèlent le style de l’illustre laraand. Dans tous les cas Hans Holbein le vieux était tabli dans sa ville natale en 1494, car on le trouve, à jette date, inscrit sur les rôles de la cité aux lieu et place e son père. Malgré un œuvre dont on peut juger l’imortance par ce qui en est connu, Holbein le vieux fut n besogneux; à diverses reprises, il fut poursuivi en istice pour de modiques sommes d’argent, notamment ar son frère Sigmund. Une tradition rapporte qu’il vait épousé la sœur de Hans Burgkmair, mais aucune reuve n’établit le fait. Parmi ses premiers ouvrages onnus. il convient de citer la décoration qu’il peignit our l’abbaye de Weingarten : quatre tableaux d’autel mpruntés à des Scènes de la vie de la Vierge, et qui se rouvent actuellement dans la Cathédrale d’Augsbourg, t deux petites madones, conservées à la galerie de Nuemberg. En 1499, le vieil Holbein obtenait le droit de ité à Ulm. De cette année datent : La mort de la Vierge,

du musée de Bâle; Treize scènes de la Passion dans un même cadre; La Basilica de Santa Alaria Aîaggiore, triptyque, du musée d’Augsbourg, et la Madone et l’Enfant Jésus, du musée de Nuremberg. En 1.501, il visita Francfort et y m.arqua son passage par d’importants travaux. Il peignit pour les Dominicains un tableau d’autel comprenant : La Cène; L’Entrée du Christ d Jérusalem; Les marchands chassés du Temple; L’Arbre de Jessé. En 1502, il exécuta, à l’abbaye do Kaisheim, près de Donauwertii, une décoration consistant en une vingtaine de sujets, notamment la Descente de croix, la Mise au tombeau et seize scènes de la Vie île la Vierge, conservées à la galerie de Munich. On connaît aussi de cette époque les Douze scènes de la Passion, de la Collection FursI.enberg, à Donaueschingen, La Transfiguration et Le Christ couronné d’épines, qui se trouvent à la Galerie d’Augsbourg. En 1503, et 1504, il proiluisit les Scènes de la vie de St Paul, dans un tableau desquelles il peignit son portrait et celui de ses deux fils .Vmbroise et Hans, ce dernier âgé de six ans, précieux document graphique qui nous fixe approximativement sur la date de naissance du célèbre portraitiste. Holbein consacra les années 1506, 1507, 1508 à des travaux dans l’église de St-Maurice, à Augsbourg et dans d’autres établissements religieux de la ville. Nous l’avons dit, l’énorme labeur fourni par Holbein le vieux n’avait pas suffi à assurer son e.xistence; en 1514, sa situation ne lui permit pas de demeurer à Augsbourg : il partit pour Isenheim, tandis que ses deux fils allaient se fixer à Bâle, et y vécut jusqu’à sa mort. Beaucoup d’œuvres de Flolbein le vieux ont été longtemps attribuées à son fils Hans, notamment son chef-d’œuvre: le Martyr de St Sébastien, tableau d’autel qu’il peignit pour l’abbaye de Ste-Catherine d’Augsbourg, au musée de Munich, et que la critique lui a rendu. A sa gloire de grand peintre et d’excellent dessinateur, Holbein le vieux mérite d’ajouter celle d’avoir formé le talent de son fils Hans le jeune.

Peintures. — (Bale) ; La mort de Marie entourée des apôtres; — -Même sujet. — -(Darmst.adt) : Lamentations sur le Christ; — Résurrection; — Portrait de Hans Holbein le jeune. — (Gr.vtz) : Portrait d’im iiatricien. — (Hanovre) : Le Christ et la Vierge au Golgotha. — (Munich) : Le Christ au Mont des Oliviers;— Le Christ fait prisonnier;— Le Christ devant Pilate; — La Flagellation;— Couronnement d’épines; — Ecce liorno; — Portement de croix; — -La Résurrection; — Marie reçue au temple; — La Salutation de l’ange; — La Visitation; — La Nativité; — Adoration des rois; — La Circoncision; — La Présentation au temple;— Mort de la Vierge; — -Martyre de St Sébastien; — Ste Barbe;— Ste Elisabeth de Thuringe. — -(Str.asbourg) : Christ souffrant. — (Zurich): Le Christ aux sept plaies.

HOLBEIN (Hans,le jeune), peintre d’histoire, de portraits et gra- D.J T(J ^ /

veur, né à Augsbourg proba--^* cJl blemenl en 1497, mort à Londres en octobre

1543/ecÜ

Ainsi que son

frère Ambrosius, Hans Holbein fut élève de son père Holbein le vieux. II y a tout lieu de croire qu'il l’aida aussi dans ses travaux jusqu’en 1514, époque à laquelle la famille se sépara, les deux fils se rendant à Bâle, le père allant se fixer à Isenheim, où il mourut dix ans plus tard. Il est probable que le choix des deux jeunes gens fut dicté par la possibilité de trouver du travail comme dessinateurs et graveurs sur bois chez les imprimeurs qui florissaient alors dans la ville suisse : Adam Pétri, Cratander, Wolff, Jean Froben. Cette attente ne fut pas déçue : Hans et Ambrosius leur fournirent de nombreux dessins de pages de titres, d’illustrations d’ouvrages, particulièrement pour le dernier. Il parait certain que la supériorité artistique de Hans sur son aîné s’affirma dès le début de leur séjour. La première œuvre connue datée, de 1514 : La Vierge et l’Enfant Jésus, conservée au musée de Bàle, montre que bien qu’à peine âgé de 17 ansi Hans Holbein était déjà un peintre de grand talent; deux ans plus tard, peignant les Portraits de Jakob Meier et de sa femme (même musée), il s’affirmait portraitiste excellent. En ne citant que les œuvres peintes classées et datées du premier séjour à Bâle de Hans Holbein (1526), il faut mentionner aussi le Portrait de Bonifaeius Amerbach (1519), Le Christ au tombeau (1521), La Vierge de Soleure 1522), à Soleure; deux panneaux d’autel, à la Cathédrale de Fribourg (1522); Les Portraits d’Erasme (1523); La Madone de la famille Meier (1526), admirable tableau que possède le musée de Darmstadt, dans lequel Hans Holbein se montre l’égal des plus illustres maîtres par l’intensîté d’expression, la puissance de technique, la science de composition. Durant

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la même période, d’importants travaux de décoration étaient confiés au maître. En 1517, la famille de Hertenstein l’appelait à Lucerne pour la décoration de leur demeure. Ce travail, conservé jusqu’en 1824, fut malheureusement détruit à cette date. A son retour à Bâle, vers 1519, on suppose qu’il fut chargé de décorer plusieurs maisons de la ville. Il peignit tout au moins La Maison de la dame, conservée jusqu’au xviii® siècle, décoration dont un dessin du maître, conservé au musée de Berlin, ainsi que des copies existant au musée de Bâle, affirment l’e.xistence. Les magistrats de la ville le chargèrent aussi, en 1521, de la décoration murale de la chambre du Conseil à l’Hôtel de Ville. Malheureusement encore, l’impéritie a laissé disparaître cette œuvre importante. Parmi les nombreuses sympathies qu’avait su gagner Hans Holbein, il en est une qu’il convient de noter : celle d’Erasme. Holbein, en 1519, gravait le frontispice de l’ouvrage du célèbre écrivain sur les E pitres de St Paul-, plus tard, leur intimité était assez grande pour que, Holbein ayant décoré de dessins à la plume un exemplaire du Laos Stullitiae, Erasme écrivît comme légende au-dessous d’un paysan s’enivrant à une table: » Holbein ». La détermination du jeune peintre de quitter Bâle, où les querelles religieuses avaient rendu dfficile la vie des artistes, fut très probablement dictée ou encouragée par Erasme. Il est certain qu’ Holbein partit pour l’Angleterre muni de lettres de recommandation pour Sir Thomas More. Il descendit le Rhin, passa par Anvers, où il s’arrêta pour voir Quentin Matsys, à qui Erasme l’avait également recommandé. D’après Karel van Mander, Holbein fut fort bien accueilli par Sir Thomas More, et demeura son hôte à Ghelsea, pendant son premier séjour en Angleterre. Certains biographes considèrent cette assertion comme improbable. Dans tous les cas, Thomas More et ses amis se firent peindre par lui. Le musée de Bâle possède une esquisse d’un important portrait de la famille du chancelier, portrait disparu, rapportée par Holbein, en

1528, lors de son retour à Bâle. On cite encore, parmi les œuvres conservées : Portrait de William Warham, archevêque de Canlorbery (1527); Sir Henry Guilford (1527), au château de Windsor; Nicolas Kralzer (1528) Thomas Godsalue et son fils (1528); Sir Bryan Tuke. Avant de quitter l’Angleterre, il grava un bois pour un ouvrage extrêmement rare : The Paslime of People, or ihe chronicles of divers realms, and mosl espécially of lhe realm of England. Grand imprimé par J.Pastell en

1529, et réimprimé en 1811 par T. F. Dibdin. Holbein s’était marié jeune; il retrouva à son retour sa femme et peignit son portrait avec ses deux enfants. Son voyage avait été suffisamment fructueux pour qu’il pût acheter une maison sur les bords du Rhin. Il fut bien accueilli par ses concitoyens d’adoption; les magistrats de la ville lui donnèrent la commande de deux peintures murales qui restaient à exécuter dans la salle du Conseil. Cependant la situation politique et économique qui une première lois l’avait décidé à quitter Bâle ne s’étant pas améliorée, Hans Holbein partit une seconde fois pour l’Angleterre. Il s’établit à Londres en 1531, dans le voisinage du siège de la corporation des marchands allemands. Une tradition le fait même habiter une des maisons du vieux Pont de Londres. Sa renommée s’établit rapidement par les excellents portraits qu’il exécuta et il fut chargé de peindre deux grandes décorations pour le siège de la corporation. Il exécuta le Triomphe de la Richesse et le Triomphe de la Pauvreté. Ces œuvres obtinrent un succès considérable. On ignore ce qu’elles sont devenues et on ne les connaît que par une esquisse de la première, conservée dans les dessins du Louvre, et une gravure de la seconde. Le Portrait de Thomas Cromwell, joaillier de Henri VIII. qu’exécuta Hans Holbein en 1534, eut une influence considérable sur sa destinée, car on croit que ce fut Cromwell qui le lit connaîire au roi d’Angleterre. Certains biographes prétendent que ce fut par l’entremise de Sir Thomas More qu’il parvint à la Cour; le fait n’est pas impossible, mais on peut se demander pourquoi cette présentation ne se fit pas lors du premier voyage d’Holbein à Londres. Dans tous les cas, ce n’est qu’en 1536 que l’on trouve le génial artiste comptant parmi les peintres de Henri VIII. De cette année date le Portrait de Sir Richard Soulhwell, au musée des Offices à Florence. L’année suivante est marquée par le célèbre Portrait de Henri VIII et de son père, œuvre capitale qui fut déiruite lors de l’incendie de White Rail, en 1698, dont le carton est conservé à Harwick Hall, château du duc de Devonshire; celui de Jane Seymour; celui de Lady Vaux, A Prague; de Charles Sotier de la Moretle. En 1538, Holbein partait en Belgique pour peindre le Portrait de Christine de Danemark, duchesse de Milan, chefd’œuvre de grâce, prêté à la National Gallery, de Londres. La même année, il était encore envoyé en mission.

en Bourgogne, cette fois, pour un motif inconnu, et , en profitait pour visiter Lyon et Bâle. Il est probablj que son voyage coïncida avec la publication dans il première ville, par Gaspar et MelchiorTrechsel, Des Simi \ lacres et Historiés faces de ta mort, ^and in-8 de 41 plar elles. etde//isfor(arum Vele is Teslamenli Iconesadvivui expressae, petit in-4 " de 92 planches avec des inscriptior latines, dont les gravures avaient été exécutées par Har Lützelburger. Il existe de- épi euve de ces deux ouvrage probablement tirées à Bâle avant le premier dépai d’Holbein pour l’Angleterre, en 1526, au cabinet des e: tampes de Paris, à Londres, à Carlsruhe, à Munich, Berlin et à Bâle. Le Blanc indique 1530 pour le tirai de la Danse des morts et dit que la publication qui por' des inscriptions allemandes ne comportait que 40 plaii ches. De 1538 à 1562, il ne fut pas publié à Lyon et Bâle, avec des changements de titres et des adjonctioi de planches, moins de douze éditions de cet ouvrage. 1 dernière en compte 58. Durant son dernier séjour Bâle, Holbein ne paraît pas avoir eu le temps de tr vailler; il passa avec le Conseil de la Ville un contn aux termes duquel il devait lors de son retour définiti devenir le peintre de la ville, avec la permission de vu ter les contrées étrangères pour l’exercice de son ar En 1539, Holbein quittait encore l’Angleterre poi aller peindre le Portrait d’Anne de Clèves. Il conviei de citer encore les Portraits de Thomas Howard, Duc > Norfolk (1540) et celui de John Chambers, médecin ( Henri VIII (1542). Le dernier ouvrage connu d’Holbe est un dessin conservé au British Muséum, daté i 1543, modèle d’une pendule destinée au roi. Le grar artiste fut terrassé en pleine force par la peste qui d sola Londres durant l’automne de cette année-là, c’est à tort que certains biographes le font mourir (

Peintures. — Musées de : (B.\le) : La Vierge l’Enfant Jésus; — La Cène; — Le Christ sur le Mont d Oliviers; — Le Christ en prison; — Pilate se lavant 1 mains; — La Flagellation; — Tête de St Jean sur for bleu; — Tête de vierge sur fond bleu; — Un maître deux écoliers; — Ecole de garçons et de filles, avec maître et sa femme; — Portraits du maire Jacob Mey et de sa femme; — Adam et Eve avec la pomme; — Po; trait de Bonifacio Amerbach; — La Passion en huit r' présentations; — La Cène;— L’homme de douleur Mater Dolorosa; — Le corps du Christ; — Portrait d’Ero mes; — -L’orgue de la cathédrale de Bâle, l’emperei Heinrich II et sa femme; — Magdalena Offenburg i Laïs de Corinthe; — La même en Vénus; — Portraj d’Erasmus de Rotterdam; — Une jeune femme;- Homme vêtu avec des fourrures; — Tête et mains Ci roi; — Têtes des envoyés samnites; — ^Têtes de Zaleuk et d’un spectateur dans La Justice de Zaleukus.- (Berlin) : Portraits : d’un commerçant, de deux jeun] hommes, d’un vieillard. — (Berne) : Deux têtes. (Bordeaux) : Portrait d’homme. — (Bootle Art M seum) : La Vierge parmi la famille Meyer; — Henry VII — Thomas More. — (Bruxelles) : Thomas More.- (Chalons-sur-Marne) : Portrait d’homme. — (Dijon Portrait d’homme. — (Dublin) : Portrait de Hen Wyat. — (Dunkerque) : Portrait de Luther ou de M lanchton. — (Epinal) : Tête d’homme; — Calvin: Luther écrivant.- — (Florence, Galerie royale) Portrait de Richard Southwell;— Portrait de l’artisi — Portrait d’homme; — Le Réformateur Zwinglie; Thomas More; — Portrait de femme. — (Florenc,

Palais Pitti) : Portrait d’homme. — (Francfort George de Cornouailles. — (Gênes) : St Gérôme. (Genève, Ariana) : Lord Goven; — Sigismond von Fi — (Hanovre) : Edouard VI; — Portrait d’homme: Philippe Melanchton. — (La H.\ye) : Robert Chef man. — (Lille) ; La Charité. — (Londres, galerI nationale) : Les Ambassadeurs. — (Londres, Colli tion Wallace) : Portrait de l’artiste (miniature). (Louvre) : Portraits de Nicolas Kratzer.de Guillaui Worham, d’Erasmes, de Thomas More, d’Anne Clèves, de Richard Southwel;— Portrait d’homme. (Madrid) : Portrait de vieillard. — (Montauban) : Ptrait d’un moine. — (Munich) : Portraits de Deri, Bom, de Bryan Tuke, de Derick Berck. — (Nantes Portrait d’homme. — (Rome, galerie Colonna) : La{ rent Colonna, frère de Martin V. — (St-Pétersboupi Ermitage) : Erasme de Rotterdam. — (VienniI Portrait d’homme; — John Chambers; — - Jane Se| mour; — Deux portraits d’homme; — Deux portraits femme; — DirckTybis. — (Vienne, Galerie Schœnbob' Buchheim) : Portrait d’homme. — (Roumianzeff) Portrait d’Erasme;— Portrait d’homme.

Prlx. — Peintures. Amsterdam. V*= 26 au 29 nove bre 1901 : Portrait de l’artiste par lui-même (miniatur 420 fr. — Londres. V‘® 8 mai 1908 : Portrait d’ Eléom femme de François ; £89 5s.; — Portrait d’Isabi,

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