‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les pays (volume 2)Chapitre 235 sur 305 · IM P · texte numérisé non relu

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Elève de Franz Abart, à Kerns et de Dannecker à Stuttgart. Visita la Grèce, puis l’Italie où il mourut. On voit de lui au musée de Bâle ; Rébecca, et à celui de Salford : Agar et Ismaël. Il exposa à la Royal Academy, à Londres, en 1846.

IMHOFF (Cari von), dessinateur et graveur à l’eauforte, amateur, vivait au xvin® siècle (Ec. AU.). IIVILÉ (Henri-Joseph), peintre, né à Lyon le 18 octobre 1822 (Ec. Fr.).

Elève de l’école des Beaux-Arts de Lyon, de 1837 à 1842, sous Vibert et Bonnefond, il se fixa à Paris où il exposa : en 1865, V Annonciation; La Nativité et La mort du Christ; en 1866 Le Sacré-Cœur, dessin. IMMENRAET (Andries), peintre paysagiste, né le 25 août 1662 (Ec. Flam.).

Fils cadet et élève de Philips-Augustyn Immenraet. En 1687, maître à Anvers. Il visita la France, l’Italie, l’Allemagne.

IMMENRAET (Michiel Engel), peintre, né à Anvers le 18 octobre 1621, mort à Utrecht en 1683 (Ec. Flam.). Frère de Philips-Augustyn Immenraet. En 1663, maître à Anvers. Le musée communal de La Haye conserve de lui les portraits d’ Odile et de Philippine van Wassenaer en bergères. Il mourut pauvre.

IMMENRAET et non Emelraad, Emelraet, Hemelraet ou Immestraet (Phi- ^

lips-Augustyn), paysagiste, né à An- vers le 21 février 1627, mort le 2o septembre 1679 (Ec. Flam.).

Elève de Lucas van Uden. Il se rendit très jeune en Italie et vécut à Rome. De retour à Anvers, il fut considéré comme un des plus habiles paysagistes. Il fut maître à Anvers en 1655; il eut pour élève Peter Rysbrack. Le musée d’Aix conserve de lui un Paysage italien avec cascade, et celui de Stuttgart : Paysage avec chasse au lion.

IMMENRAET (Philips-Augustyn, le jeune), peintre du xvii= siècle (Ec. Flam.).

Troisième fils de Ph.-Aug. Immenraet.

IMMERZEEL (Anne-Marie), paysagiste et peintre de genre du xix® siècle (Ec. Hol.).

Elève de son frère Chrétien Immerzeel.

IMMERZEEL (Christiaan), peintre, graveur et lithographe, né le 1" mars 1808 à La Liage, mort à Cassel le 13 octobre 1886 (Ec. Hol.).

Elève de C. Bakker et de Hendrick van de Sande- Bakhuyzen.

Prix. — Peintures. New- York. V*® 4 et 5 mars 1909 : Vue du château de Broderiek, paysage avec bestiaux ;

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mMÎNCK (B.-F.), graveur du xviip siècle (Ec. Hol.).

En 1731. dans la Confrérie à La Haye.

IMOFF, miniaturiste à Londres, y.'vup siècle (Ec. ?).

Exposa à Londres, à la Society of Artists, en 1768. IMOLA (don Beltrame da), miniaturiste et copiste du XIV' siècle (Ec. It. ?).

Ce nom figure sur une liste d’artistes, copistes, etc. donnée dans : Nolizie relative à Ferrara.

IMOLA (Innocenzo da). Voir Francucci.

IMOLA (Vincent d’), peintre d’histoire, cité par Siret

(Ec. Ital.).

IMPARATO (Francesco), peintre d’histoire, né à Naples vers 1530, mort en 1565 (?) (Ec. Nap.).

Elève de Giov.-Filippo Criscuolo, de Pierino del Vaga, puis du Titien à Venise. Un St Pierre martyr et une Annonciation, pour l’église S. Severino, sont regardés comme ses meilleurs ouvrages. Il eut pour fils Girolamo Imparalo. Lanzi dit qu’il florissait en 1564. Siret donne 1565 comme date de sa mort, alors que d’autres biographes disent qu’il vivait, encore cette année-là. IMPARATO (Girolamo), peintre d’histoire à Naples, mort vers 1621 (Ec. Nap.).

Elève de son père Francesco Imparalo; il travailla à Rome et à Venise, avec le Tintoret et Palma le jeune. Il alla en Lombardie ef étudia les œuvres du Corrège à Parme. On voit de remarquables peintures de cet artiste à St-Thomas-d’Aquin et à St-Séverin, à Naples. Le musée de cette ville conserve aussi de lui une Annonciation.

IMPENS (Josse), peintre de genre, né à Bruxelles en 1840, mort dans cette ville en novembre 1905 (Ec.

Bel.).

Elève de Portaels. Depuis 1893, il travailla à Scliaerbeck. Le musée de Bruxelles conserve de lui : Cabaret flamand.

Prix.' — Peintures. Paris. V" Maillet, 21 novembre 1900 : La leclure du journal : 205 fr.

IMPERATO (Filippo), dessinateur et graveur au burin à Naples au \ix” siècle (Ec. Ital.).

Il grava des planches pour ; Il ISluseo real Borbonico.

IMPERIAL!. Voir Ferdinandi (Francesco).

IMFERIALI (Girolamo), peintre de sujets religieu\ graveur à l’eau-forte, né à Gênes, mort vers 1660 il Ital.). !■

Elève de Giulio Bensi pour la gravure.

IMPERIATO (Giovanni ou Johannes), peintre, a|| Asti, XIV' siècle (Ec. Ital.).

Peignit, en 1387, douze liannières pour le duc d . léans.

IMSCHOOT (A.-J. van), peintre et graveur, d’ap. S né vers 1843 (?)(Ec. Flam.).

Le docteur von Wurzbach dit qu’il travaillait en lit ce qui paraîtrait rendre improbable la date indiq '■ par Siret. Nous croyons qu’il s’agit ici du peintre ; Bruxelles, Jules von Imschoot, dont le musée d’^ÿ]') conserve un tableau : Attaque et prise de Carri • (Guerre d’Italie, 1866).

IMTHURM (Alexander-Emil), portraitiste et pei ; de genre, originaire de Schaffhouse, né à Naple. ; 2 mars 1829, mort à Paris en 1889 (Ec. Suis.).

Il commença ses études à Naples et les termin Paris. 11 fut aussi élève de Tobias Hurter à Scliaffhoi pour le dessin. Il travailla à Munich, en Italie, à Nîn INCARNATINI (1’), peintre, probablement à Rome, x’ XVII' siècles (Ec. Ital.).

Parent et premier professeur de Romanelli..

INCE (Howard), peintre de genre à Londres au xix' si.

(Ec. Ang.).

Il figura à l’Exposition Universelle de 1900.

INCE (Joseph Murray), peintre de paysages et aquarclli né à Presleign en 1806, mort dans la même vilh 24 septembre 1859 (Ec. Bel.).

Elève de David Cox en 1823; il exposa à Londi notamment à la Royal Academy, à Suffolk Street, ; New AVater-Colours Society, de 1826 à 1858. Les mus , de Manchester et Victoria and Albert, à Lnndi conservent des œuvres de lui, notamment des suj, d’architecture.

Prix. — Peintures. Londres. V‘« 21 novembre 190! Château de Ludlow et Paysage boisé : £7 17s. 6d. INCHBOLD (John William), peintre et graveur, w Leeds le 29 avril 1830, mort dans la même ville' 23 janvier 1888 (Ec. Ang.).

Il était fils du Rédacteur en chef et propriétaire Leeds Intelligencer. Après avoir étudié le dessin, il v travailler à Londres, dans l’atelier lithographique Day et Flaghe. Vers 1847, il commença l’étude de Taqu relie avec Louis Flaghe. 11 débuta à Suffolk Stn deux ans plus tard, avec deux paysages. Le Pré-Raph; lisme l’attira et, dès 1851, ses œuvres dénotaient clai rement ses tendances. En 1855, son tableau The Mo land fut chaleureusement accueilli par Ruskin. Im bold y montrait ses remarquables qualités d’ohser\ tion de la nature et dans ses ciels, -dans ses loiiilaii| s’affirmait maître paysagiste. Sa largeur de vision l’ensemble formait un curieux contraste avec la préi sion d’exécution des détails des premiers plans, propn l’Ecole Pré-Raphaélite. Ichbold a particulièrement bi traduit les larges horizons, la mer, la montagne, Iç ci| Comme aquafortiste, il ne se montra pas moins inléii sans et produisit un grand nombre de belles est amp Son nom ligure dans les catalogues des expositio] londoniennes, notamment de la Royal Academv, 1849 à 1887.

Peintures. — Musées de : (Dublin) : Lac Léman. (Leeds) : Sur la lagune, Venise; — Près de St-Rapha , — Une aquarelle. — (Londres, Victoria and Albe.; Muséum) : Une aquarelle. — (Londres, Tate Gallerv La lande.

Prix. — Peintures. Londres. V*' 2 décembre 190" Sentier près de Chamonix (1857) : £1 10s. — V*' 13 av' 1908 ; Lac de Lucerne (1857) : £10 10s. — Dessins. Ti tangel, Cornouailles : £11 Ils. — V*' 17 avril 1909 : Marché au poisson, à Venise : £1 Is.

INCHBOLD (Stanley), peintre et aquarelliste, à Bush} [Angleterre), xix' siècle (Ec. Ang.).

Exposa à Suffolk Street et à la New Water-Colou Society, à partir de 1884.

INCISA DI CAMERANA (Vincenzo), peintre de ger et paysagiste, né à Turin au xix' siècle (Ec. Ital.). Elève de l’Académie Albertina. Il a exposé à Napk Milan et Rome.

ENDACO (Francesco dell’), peintre d’histoire et de po\ traits et stucateur, né vers 1492, mort vers 1560 (E

Ital.).

Frère de Jacopo Indaco. Il travailla à Arezzo et Rome, où il est cité en 1558. Son talent paraît avoir éj inférieur à celui de son frère. Siret le fait naître en 153' c’est-à-dire cinquante ans après son frère; cette da nous paraît moins probable que celle donnée plus hau

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travailla à Rome vec le Pinturicchio. Il était très lié avec Michel-Ançe, iui lui apprit l’art de la peinlure à fresque. Vasari cite es ouvrages avec éloges, mais tous ceux cités paraissent voir disparu.

NDERBITZI (Heinrick-Dominik), dit Bütziner, sculpleur sur bois à Schwyz, vers 1736, 1741 (Ec. Suis.). NDES (Claude des). Voir Desindes.

NDIA (Bernardine), peintre d’histoire, de portraits et décorateur, né à Vérone vers 1535 (Ec. Ital.).

Fils et élève de Tullio India; travailla avec Giulio Boaano pour San Bernardino.CefuLsurlout un décorateur t ses œuvres principales, exécutées enlre 1568 et 1584, onsistent en plafonds et en fresques décorant des jialais de Vérone et des décorations à la Casa Tiene, à i7icence. On cite aussi des peintures religieuses dans église de San Bernardino.

:l INDIA (Tullio), peintre d’histoire et de portraits à Vérone I vers 1530 (Ec. Ital.).

I Ce fut un excellent imitateur de Caliari. On cite [lotamment de lui des fresques à la Casa Miniscialdi, ;des figures de saints à l’église San Giorgio, à Vérone. ;NDIEN ou Hindouiste (Art).

L’art Indien que les spiritualistes, passant pour érudits, croient être l’Art Universet père de tous, l’est pas, en réalité, si ancien qu’ils le disent; certains prétendent que tout est venu de l’Inde; c’est une erreur, et l’on verra, traitant de la Scutpture et i’Arl'hitecture, ces premiers arts de l’Inde si connexes 1 ju’ils ne sauraient être séparés, que les plus anciens monuments, très chargés déjà de sculptures, sont à leine contemporains d’Alexandre le Grand et de Darius Codoman. D’autres critiques disent que le génie des irts plastiques a manqué aux Indous; cet arrêt, rendu lutrefois par les synodes scienlifiques de l’Europe, est démenti formellement non par les Annales, l’Inde n’a pas d’histoire, elle pense et agit, mais par les récits mêmes des envahisseurs émerveillés de leurs trouvailles en sculpture et en peinture, tant au vu® siècle, qu’aux XIV®, XV® et XVI® siècles de notre ère. En effet, dans les mémoires de Timour-Bey (Tamerlan le boiteux), qui en 1398 fit la conquête de l’Hindoustan, dans ceux de Babour un de ses descendants (1498-1519), on a la relation des merveilles artistiques trouvées dans les cités es plus anciennes de ce splendide Etat. Au vu® siècle, ie chef ottoman Manhoud, conquérant le Punjab et le 3und (N.-O.), Kaschemyr (Extrême-Nord), la vieille cille de Muttrah, etc., Manhoud, annonçant son retour aux notables de Ghusni, dont il était Sultan, écrivait qu’il avait trouvé « mille palais de marbre, des temples innombrables s’élevant au ciel, des trônes d’or et d’argent, le tout orné des plus belles et des plus fines sculptures» (F. de Lanoye, Inde Contemporaine). Il îst incontestable qu’on trouve réunis dans les pagodes, es temples et dans des monuments grandioses, tous les aiodiges du vieil art Indou, avec ses trois styles bien listincts, inspirés d’abord, comme on le verra ci-après, les arts persan, grec, byzantin, etc. — Architecture. Sculpure. Si l’Inde ne nous a presque rien laissé de son hisoire, non plus que de ses anciens monuments, tout semble porter à croire que les premiers architectes firent eurs édifices en bois (M. Maindron : VArt Indien). Plus ard, les édifices de pierre ne furent que les reproducions des piliers, balustres et sculptures de bois; d’après es archéologues, ils doivent dater des 350 ans avant lotre ère. Vers 325 (av. J.-C.), des artistes persans, 'enus dans l’Inde à la suite de Darius Codoman, consruisirent dans le Punjab, avec les natifs, des monunents, auxquels plus tard s’ajouta l’influence des rrecs; dans le Centre et le Nord de l’Inde et dans la 'allée de Caboul, on voit, dit Maindron, « des colonnes d’ordre Corinthien, tandis que celles de Taxila sont coniques ».Le roi Acoka,un coudra (ou de basse caste), ouvrit la péninsule de temples à Bouddha dont il avait dopté le culte; le Tope classique de Sanchi, un des plus nciens de l’Inde, est un grand dôme fait de briques; au iord,il a une porte entièrement fouillée au ciseau; les )as-reliefs, dit Le Bon, représentent «des scènes de la vie du Bouddha lorsqu’il était prince et pendant ses existences antérieures ». Donc, avant la civilisation chréienne, l’Inde savait déjà attacher des milliers d’ouriers aux flancs des montagnes pour les évider en denelles de pierre (Maindron : Art Indien, p. 12). L’art culptural et architectural Indou, répondant à la religion rahmanique, comprend trois grands styles bien disincts : le Dravidien, le Chaloukya, et Y Indo-Arien. Ces rois styles si différents sont cependant « reliés entre ux,dit Maindron (p. 51), par le caractère commun d’une

JDACO(JacopoDeU’),pei>i- .

Ire d’histoire, né en 1476, «X / J mort vers 1544 (Ec. Ital.).

Elève de Dominique Ghirlandaïo;

même observance du culte ». Le style Dravidien se caractérise par une silhouette imposante, les portique.s sont monumentaux, la majesté du style rappelle les temples d’Assyrie, de Babylone et de l’Egypte ancienne. Le Gopura ou fronton monumental, répond, dit Sylvain Lévi, au pilùne égyptien; l’épaisseur des murailles est excessive. La pagode de Ramisserarn se développe sur une longueur d’un kilomètre,» le merveilleux « corridor est stupéfiant par la richesse des piliers, la • beauté des sculptures, les jeux variés de lumière et « d’ombre » (Sylvain Lévi, Inde, p. 108, col. 1). A Seringham, « les piliers se dressent, se succèdent à l’infini, « avec leurs gigantesques chevaux cabrés, sur un monde «de statues» (Maindron : Art Indien, p. 60). Le fameux temple de Djagarnah, dont les .\nglais ont fait JaggarnauUi (prov. d’Orissa, centre Est), où, d’après la légende, les pèlerins se faisaient écraser sous le char sacré, date du XII® siècle, et a la forme pyramidale. Là comme dans les pagodes Dravidiennes, « l’ensemble arcliitectural » disparaît, sous les sculptures » (Maindron : Art Indien). Dans les édifices religieux de Djaïna, où l’art Dravidien- Djaïnien se confondit au xiii' siècle avec l’Hindouisme Néo-Brahmanique, « les figurations mythologiques «viennent de plus en plus encombrer les bas-reliefs» (de Milloué, Hist. des religions de i' Inde). Car si au Nord de l’Inde dominait au xiii® siècle l’influence des missionnaires, au Sud c’était le contraire, et les figurations mythologiques s’étalaient à l’infini. On ne peut passer sous silence le fameux temple d’Ellora qui se dresse sur le flanc d’une montagne que couronne le pet it village de Roza, où l’on voit le beau tombeau de l’Empereur Aureng-Zeyb. Il a une longueur de deux kilomètres, a l’aspect d’une des œuvres les plus colossales des anciens Egyptiens; le cordon des éléphants sculptés dans le granit et les statues des dieux peintes en rouge produisent sur les explorateurs une impression grandiose ou effroyable; à Ellora, on fouilla la pierre pendant trois siècles. Les grottes d’Eléphanta, près Bombay, peuvent être citées à côté d’Ellora; elles comptent quatre cents gradins menant à une vaste terrasse; les colonnes sculptées des souterrains et les lions de basalte qui ornent le perron datent du viii® siècle; Eléphanta « a perdu son « caractère sacré; il s’y tient maintenant une foire reli- « gieuse, où les pèlerins affluent pour offrir leurs offran- « des au Linguam » (Rousselet : L' Inde des Rajahs, p. 52). Dans le style Chaloukya, en honneur du vi® au XIV® siècle, les temples avec des sculptures à profusion sont élevés sur une plate-forme affectant la forme d’une étoile. A Hullabid, Warangal, Baillour, ils offrent avec leurs toits coniques montant par divisions « étagées, de « magnifiques modèles d’un art où la pierre, avec une «étonnante souplesse, se prête aux caprices et auxdé- « hanches d’une imagination surprenante, émancipée « de la froide raison » (Sylvain Lévy : Inde, p. 168, col.l). Le temple d’ilullabid est double; autour de ses terrasses courent des frises sculptées. Deux mille éléphants y marchent à la file, suivant toutes les sinuosités du plan fondamental en étoile; au-dessus de cette frise une autre avec des lions; puis une avec des cavaliers; une frise de volutes, une de rinceaux, enfin la dernière, qui surmonte le tout, représente les exploits de Kama, conquérant de Lanka. Outre ces temples Chaloukya du Mysore, on en compte d’autres dans le Nysam (centre Sud). Le style Indo- Arien (xi® et XII® s.) est très différent des styles Dravidien et Chalonkya. Le tempile Indo-Arien n’a pas de colonnes, très peu de sculptures, est réduit au Sanctuaire proprement dit avec parfois deux salles supplémentaires. Un certain nombre des temples de la province d’Orissa (centre Est) sont des types de ce style fort simple.— Peinture. Dessin. « Dans l’Inde ancienne, assure M. Maindron, « la peinture brilla du plus plus vif éclat ». Elle date, dit-on, du vu® siècle. Alors on ne peignait qu’à fresques. Les murailles qui les recevaient avaient au préalable été recouvertes de stuc; le bleu, le rouge, le brun, le blanc dominaient; pour la coloration des figures, ou trouve un rouge plus clair, tâchant d’imiter plus ou moins le ton de la chair; les tètes, fort grandes, sont double ou triple nature; les Indous avaient l’art de préparer et fabriquer d’excellentes couleurs; on sait que le Punjab et le Sund inondaient les marchés de leurs tissus historiés. G. Le Bon assure qu’à l’époque ofi certaines fresques furent exécutées (fin vu® siècle),

« on n’aurait pas trouvé en Europe un artiste capable O de les exécuter ». Il y a presque un siècle, il restait quelques-unes de ces vieilles fresques, que, pensant les conserver, un restaurateur de peintures couvrit de vernis; ce procédé en hâta l’effritement pas suite de l’humidité. Ouelques-unes, cependant, ne subirent pas les outrages'du temps et des voyageurs compétents les ont déclarées « admirables », car elles ont conservé l’éclat de leurs couleurs» (Maindron: .Iri Indien) .On ornait

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