‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les pays (volume 2)Chapitre 252 sur 305 · JE A · texte numérisé non relu

JE A

JEA

mts du 13 juin 1848, Ledru-Rollin vint demander à Jeanron et celui-ci le tint caché au Louvre pendouze jours. Jeanron n’avait pas cessé de prendre aux expositions : il figura aux Salons de 184.S, 1852, 1853, 1855. Il fut décoré à la suite de l’Ex- ’ion Universelle. Il fut conservateur du musée de eille de 1863 à 1869. On doit aussi à Jeanron : hapelle de la Vierge, à l’église de Chaillot; La Hesition de la chapelle de la Vierge, à St-Sulpice; La elle de St-Vincent-de-Paul, à St-Louis-en-!’Ile; hrisl consolateur, à la maison de détention de iheiin (Alsace). Il a illustré VHistoire de Dix Ans, ouis Blanc.

aNTUBE. — Musées de : (Aix) : Au camp d’Amble- ! août 1854. — (Aéras) : Vue du barrage de Bezons. Àgnères) : Le phare à Marseille. — (Bayonne) ; 3heval blanc. — (Bayeux) : L’île de Calypso.- — n) : Les petits patriotes; — La mort d’un enfant. — .rtbe) : Le camp d’Equihem, septembre 1854. — lUMONT) : Littoral d’Ambleteuse. — (Cherbourg) :

■ d’Ambleteuse. — (Douai) : Morte-eau au fort d’Ailles. — (Lille) : Paysans limousins. — (Hochefobt): irai d’Ambleteuse. — (Rouen) : Décollation de

îan-Baptiste. — (St-Etienne) : Zouaves à Mele- 0. — (Tours) : Site aux environs de Comborn. — :nce) : Vue des Catalans. — (Versailles) : Mira- . — (Chalon-sur-Saône) : Le camp d’Ambleteuse. .-Lô) ; N.-D. de la Garde à Marseille.

NS, sculpteur, à Edimbourg, xviii» siècle (Ec os.).

tposa àlaRoyal Academy à Londres, de 1769à 1771. NSON (Alfred de), peintre à Paris, xix® siècle (Ec.

ciétaire des Artistes Français depuis 1885. Figura alon de cette Société.

NSON (Mlle Louise-Esther-J.), peintre en minia- •es, née à Paris au xix' siècle (Ec. Fr.), ève de Mme Latruffe-Colomb, Delattre, Humbert lyer. Sociétaire des Artistes Français depuis 1909. lion honorable en 1910.

NSON (Marguerite-Cécile-Marie), miniaturiste, née à lins au XIX® siècle (Ec. Fr.).

lève de Thoret et de Mme Debillemont-Chardon. ra au Salon des Artistes Français.

ÜGON (Charles- A.), graveur sur bois, né à Paris au X® siècle (Ec. Fr.).

'ciétaire des Artistes Français. Figura au Salon de i Société. Médaille de 3® classe 1884, mention hono-

URAT DE BERTRY (Nicolas-Henri), peintre d’ortients, de natures mortes, de portraits et de genre, de ysages, né à Paris, mon après 1795 (Ec. Fr.), s d’Edme Jeaurat et élève d’Etienne Jeaurat. Il eçu académicien le 31 janvier 1750 sur des Ustende cuisine. Il exposa l’année suivante trois tableaux sentant des Instruments de musique, de guerre et de ce. Il fut nommé peintre de Marie Leszczinka. rat de Bertry parut encore au Salon en 1796. Il it plus, alors, le peintre de la reine et des grands leurs; il exposait : Portrait du citoyen J. Gelé à l’insoù il reçoit le brevet d’ imprimeur de la gendarmerie male et Vue de la Collégiale et du pont de Corbeit le coche d’eau passant sous le pont. Le musée de onne conserve de lui ; Un Vieillard entouré de sa 'le, aquarelle.

IX. — Peintures. Paris. V® J. Dolent, 24 et 25 fé- 1910 : Portrait d’une jeune artiste : 650 fr.

(JR AT (Edme) graveur au burin, né à Vermen- (I 1 {Yonne) en 1688, mort à Paris en 1738 (Ec. -/

ère aîné d’Etienne Jeaurat. Il vint à Paris avec son qui, croit-on, était aussi graveur. Edme Jeaurat lacé chez Bernard Picart, dont il adopta lestyle. Dès , il publiait une petite planche d’après Poussin : Vénus imour. et V Enlèvement d’Europe, d’après Caliari, en A 25 ans, il partit pour la Hollande et se livra à consciencieuse étude de Vosterman l'ancien et de ! Jode le jeune. A son retour à Paris, en 1715, U ait se placer à côté des meilleurs burinistes de son s. M. Crozat l’employa pour la gravure de plus tableaux de sa collection. Edme Jeaurat épousa lotte Le Clerc, fille de Sébastien Le Clerc l’ancien eur de Sébastien Le Clerc le jeune. Bien qu’il ait i un peu d’après les principaux maîtres, il se consasurtout aux reproductions des oeuvres de son le ami Nicolas Vleughel, de celles de son beauet de son beau-frère, et plus tard, à celles de son Etienne. Son œuvre est considérabie et comprend l‘de 150 pièces, un peu dans tous les genres, et qui n lent d’être réunies.

i URAT (Etienne), peintre d’histoire et de genre, né à

Vennenton, près Auxerre ( Yonne), le 8 février 1699,

mort à Versailles le 14 décembre 1789 (Ec. Fr.).

Un croit que son père était graveur, Etienne demeure orphelin très jeune. Son frère, le graveur Edme Jeaurat. de dix ans plus âgé, le confia à Nicolas Vleughel, un ami de Watteau, et dans la suite, rinfluence du maître de Valenciennes se fit sentir dans plusieurs ouvrages de Jeaurat. En 1724, Vleughel, nommé directeur de l’Académie de Rome, emmena son élève avec lui. .feaurat, après avoir traité d’amusants sujets de genre, fit de la peinture d’histoire et fut reçu académicien le 21 juillet 1733 sur Pyrame et Thysbé. Il exposa pour la première fois au Louvre en 1737 et continua à figurer assez régulièrement au Salon jusqu’en 1769. En 1782, il parut également au Salon de la Gorre.spondam e. Le Jeaurat peintre d’histoire nous intéresse peu. Il peint correctement, dans le goût de l’époque. Ce n'est que lorsque s’abandonnant ù sa verve de peintre de mœurs qu’il se montra un véritable artiste. Il ne possède pas, à beaucoup près, la puissance d’expression de Chardin, et nous ne dirons pas grand’chose de ses scènes d’intérieur : L’ Accouchée, La Relevée, La Goutlewc (Salon de 1743), Une Femme convalescente (1769), etc.; les œuvres du Chardin, dans le même genre, l’érrasent; mais combien il est charmant et suggestif (piand il montre le pittoresque, la vie de la rue du Paris de son époque; ses tableaux sont autant de précieux documents. La Place Mauberl (1753) : L’ Enlèvement de police; Un déménagemenl (1755); Le Carnaval des rues de Paris; La Conduite des filles de joie à la Salpétrière, lorsqu’elles passent par la Porte St-Bernard; Les Ecosseuses de pois de la Halle (1757); La Place des Halles (1761), pour ne citer que ceux-là, mériteraient chacun une étude. Jeaurat s’y place à côté des Hollandais et des Flamands les plus spirituels. Son succès fut très grand. Sauf celui de directeur, il occupa tous les postes à l’Académie : adjoint à professeur le 2 juillet 1737; professeur, 6 juillet 1743; adjoint à recteur, 7 mars 1761; recteur, 23 août 1765; chancelier, 24 février 1781. Il fut peintre du roi et à partir de 1767 garde des tableaux du roi à Versailles. Louis XV lui commanda quatre tableaux sur les Amours de Daphnis et Chloé, qui parurent au Salon de 1715. Il fit aussi pour les Gobelius Une noce de village (Salon del753) que Cozette et Audran exécutèrent et que Jeaurat peignit dans le goût de Watteau, comme L’Amour de la chasse et L’Amour du vin (1741) et Une foire de village (1755). Jeaurat était un bon vivant et comme tel grand ami de Piron, Panard, Collé, Vadé. On cite comme un de ses meilleurs ouvrages le groupe qu’il fit des trois premiers. 11 faut aussi mentionner, au début de sa carrière, plusieurs sujets d’après La Fontaine : L’Amour et la Folie (1732); L’ Ane portant des reliques (1736); L’ Astrologue qui se laisse tomber dans un puils; L’Enfant et le maître d’école; La Femme noyée (1736); La Fortune et le Jeune enfant; L’Huître et les deux plaideurs (1733); La Montagne qui accouche d’une souris (1736); Le Savetier et le Financier (1732); compositions que son frère Edme grava, ainsi que : L’Amour coquet (1732); L’Amour Peut Maître (1732). E. B.

Peinture. — Musées de : (Bes.-^nçon) : Cuisinière revenant du marché.- — (Cambrai) : Achille partant pour venger la mort de Patrocle. — St-Pétersbourg), Ermitage) : La Convalescente. — (Font.mneble.au) : Diogène brise son écuelle. — (LaFère) : Le repas champêtre;— Le Charlatan. — -(Moscou, Roumianzeff) :

Vénus retient Adonis partant pour la chasse. — (Orléans) : Jésus donnant les clés à St Pierre; — Intérieur de cuisine. — (Ro.anne) : Pyrame et Thisbé.— (Compïègne, palais) : Pyrame et Thishé.

Prix. — Peintures. Londres. V‘® 23 novembre 1907 : Jeune fille et V Amour et l’oiseau mort : £2 5s. — V‘® 14 mai 1891 : Portrait de grande dame en travesti : 2.200 fr. — V‘® 4 juin 1891 : L’Oiseau mis en cage : 2.550 fr. — V‘® 30 et 31 janvier 1894 : Le Turc amoureux et La Sultane favorite : 885 fr.— V‘® Goucourt, 15 au 17 février 1897 : Homme et femme du peuple dansant : 195 fr.; — Trois femmes des Halles faisant les cornes : 195 fr.; — Homme attelé à une charrette : 105 fr.; — Femme dans un fauteuil : ’305 fr.; — La Malade : 530 fr. — V‘« Plessis-Bellière, 10 et 11 mai 1897 : Intérieur d’un cabaret : 872 fr. — V'® 12 et 13 décembre 1899 : Goûter ruslique :2.050 fr. — V‘« 21 et 22 mars 1905 : Le Repas de. famille-.lïbO fr. — -Vt® Lelong, 13 au 15 mai 1903 : Portrait d’un chasseur : 1.000 fr.

JEAUSENNE, sculpteur, travaillant à Avignon vers 1860

(Ec. Fr.).

JE AVONS (Thomas), graveur au burin, né probablement

au début du xix® siècle, et non 1816 comme le disent les

biographes, mort à Welshpool le 26 novembre 1867

(Ec. Ang.).

Jeavons se consacra presque exclusivement a la reproduction des paysages d'après les habiles aquarel-

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