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BASTIANO di Niccolo da Monte-Carlo, peintre à Florence au XVI® siècle (Ec. Flor.)- Membre de la Confrérie de Saint-Luc en 1525. BASTIANO da Santo Lena, sculpteur, dalmalien, à Pérouse, au xvi® siècle (Ec. Ital.).
11 travailla pour la Basilique de San Piétro. Certains critiques se demandent s’il ne fut pas le maître de Domenico Schiavone.
BASTIANO da Santa Ternita, peintre, mort à Venise, aaanf 1559 (Ec. Vén.).
BASTIDA (Diego de la), peintre à Séuille, en 1525 et en 1527 (Ec. Esp.).
BASTIDA (Pedro de la), peintre à Séville au xvi® siècle
(Ec. Esp.).
De 1570 à 1574, il fut employé à la peinture de la propriété de Montejil, qui appartenait à la ville. BASTIDE (Melchior), sculpteur à Avignon vers 1620 (Ec. Fr ).
BASTIDE (Noël), peintre, né à Toulouse au xix® siècle
( Ec. Fr.).
Prit part au Salon d’Automne de 1907 avec : Une rue de Provence. — Place de la Concorde {soir après la pluie). — -Vision dans le crépuscule.
BASTIDE (Pierre), sculpteur, établi à Avignon en 1619
BASTIDE (de Toulouse), peintre du xviii® siècle (Ec.
Fut professeur de dessin à l’Académie de Toulouse. BASTIË (B.), sculpteur, du xix® siècle (Ec. Fr.).
Exposa de 1885 à 1894, au Salon de Paris, des bustes en plâtre.
BASTIEN (Alîred-Théodore-Joseph), peintre, né à Bruxelles le 16 septembre 1873 (Ec. Belg.).
Entré comme élève à l’Académie royale de Bruxelles, il travailla avec J. Portaels. Son tableau Sjmbole de l'humanité chrétienne lui valut, en 1897, au concours Godecharle, le prix de douze mille francs. Bastien fit un voyage en Orient de 1905 à 1908. 11 rapporta à son retour des types du Maroc et de l’Algérie qui lui servirent à exécuter ses scènes du Maroc et de l’Algérie, exposées au cercle artistique et littéraire.
Peintures; Musée de (Philadelphie) : Portrait du sculpteur nain Kerfyzer. — (San Francisco) : Série de douze portraits <1 Parmi mes amis». — (Gand) : Portrait de la mère de l’artiste.
BASTIEN DE BAR, sculpteur à Gondreville vers 1531
(Ec. Lor.).
11 travailla au service des ducs de Lorraine. BASTIEN (Denis-Ernest), peintre de genre et portraitiste, né à Metz, au xix® siècle (Ec. Ital.).
Elève de Flandrin, il exposa au Salon de Paris de 1861 à 1877.
BASTIEN-LEPAGE (Emile), peintre et architecte, né à Damvillers ic. 20 janvier 1854 (Ec. Fr.).
Elève de Jules Bastien-Lepage, il est l’auteur d’un portrait exposé au Salon en 1907. 11 fit le projet du monument de Marie Bashkirtseff.
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Damvillers {Meuse) le 1®' novembre 1848, mort à Paris le 10 décembre 1884 (Ec. Fr.).
Dès sa plus tendre enfance, Bastien-Lepage manifesta un goût très vif pour le dessin. Fils d’un cultivateur aisé, ilreçutdeson père ses premières leçons. Il les continua au lycée de Verdun, où il fut encouragé par M. Fouquet, son professeurde dessin, frappé de son jeune talent. Ses études terminées, il dut, pour ne point déplaire à sa famille qui redoutait pour lui les déboires de la vie artistique, entrer, en 1867, dans l’administration des l’ostes, mais s’étant convaincu de l’impossibilité qu’il y avait pour lui à mener les deux choses de front, il abandonna les Postes pour s’adonner entièrement à sa vocation. Il tut reçu premier à l’Ecole des Beaux- Arts et entra à l’atelier de Cabanel. Ses débuts furent particulièrement durs. Il devait se contenter de la pension de 600 francs que lui allouait le Conseil Général de la Meuse. 11 débuta au Salon de 1870 avec un Portrait de jeune homme, qui n’eut guère de succès. Pendant la guerre, il fit vaillament son devoir dans la compagnie de francs-tireurs du peintre Castellani. Blessé pendant le siège, il dut rester deux ans à Damvillers pour se rétablir et ne revint à Paris qu’en 1872. Les ressources du jeune artiste étant toujours très modestes, il se mit à peindre des éventails et e.xposa. même au Salon de 1873, un tableau allégorique destiné à un parfumeur. La critique ne lui fut guère favorable et Bastien-Lepage se décida alors à changer sa manière. En 1874, il envoya deux toiles dont l’établissement lui avait coûté de multiples sacrifices de teinjis et par suite de nombreux jours de jeûne. Mais son effort fut récompensé et sa
Chanson de Printemps fut acquise par l’Etat. C’étaitI I son premier essai de peinture rustique qui devait par 1 la suite le rendre célèbre. En même tem[is, il envoyait 1 un Portrait de Grand-Père qui était son premier pas I dans cette longue série de portraits si naturels d’expres- I sion et si fouillés en même temps qui ont contribué largement à sa gloire. Cependant Bastien-Lepage visait' au Prix de Rome et, en 1875, il donna son Annonciation I qui lui valut un deuxième prix et l’éloge unanime desi critiques d’art. La même année, sa réputation grandissait encore avec ses deux envois au Salon : Portrait de\ Mme Hagem, et La Communiante. Une tentative faite en 1876 dans le genre classique avec un lauleau reiiré-' sentant Priam aux pieds d’Achille, fut moins heureusel et Bastien-Lepage, revenant à sa première manière,' de plus en plus disciple de Courbet et de Manet, donna’ l’an suivant cette magistrale composition ; Les Foins, aujourd’hui au musée du Luxembourg. Dès lors, léi jeune maître est définitivement lancé. Mais il a su né' pas sacrifier au goût du public ses qualités de sincérité et d’observation un peu réaliste, et de cela on doit lei louer sans réserves. 11 demeure le oeintre officiel des paysans de la Meuse et des coins dé terre auxquels ils donnent leur soin. Il les suit pas à pas dans leurs occupations quotidiennes, et qu’il le veuille ou non, il est' le créateur d’une véritable école de plein air. En lui se ! révèle une passion de la nature très simple et très gran- , iliose à la fois, un désir évident de faire réel. Il a conti- ' luié le poème champêtre commencé par Millet, en lequel le paysage est uniquement le prétexte à un merveilleux décor et dont l’intérêt principal réside dans l’interprétation intensément vivante de la physionomie des personnages. Parmi les plus belles toiles de ce genre, nousl citerons, indépendamment de celles déjà mentionnées : LesRamasseuses de pommes de terre, L’Amour au Village,
La Forge, La Petite fille allant à l’école, La Vendange, ~ Les Lessiveuses, L’Orage sur la plaine, Les Blés, Le Pagsan allant voir son champ, La vieille femme exami-’ nanl un pommier, L’ incendie au village, Le Colporteur endormi, Fleur du chemin, etc., etc. Bastien-Lepage fut aussi un remarquable portraitiste. Il est de ceux, trop; rares, qui savent lire derrière le masque les pensées qui agitent le modèle. Pour lui, chaque trait, chaque ride cache un souvenir, une angoisse, un chagrin, et cette psychologie intime, nul comme le maître de Damvillers n’a su la traduire. On a dit de lui, non sans raison, que ses portraits évoquaient les meilleures toiles et les plus expressives d’Holbein. Mais il faut ajouter qu’elles ont plus de fidélité, plus d’harmonie et plus de fondu. Son tempérament demeure puissamment original jusque, dans les moindres détails. Parmi ses meilleurs portraits, il faut signaler ceux : de son père, de sa mère, de son frère, de Ladg L..., de Sarah Bernhardl, A' André Theuriet, de Mme Juliette Drouet, du Prince de Galles, de Gambetta, de M. Andrieux, A’ Albert Wolff, etc., etc.Bas- , tien-Lepage n’a pu donner fSutë là mèsürê de son talent.
En vain tenta-t-il, par la salutaire influence de l'air; marin, de combattre le mal terrible qui le minait, et après une longue agonie, il expira, le 10 décembre 1884, laissant en deuil tout le monde des arts.
M. Boucheny de Grandval.
Œuvres. — Musées de : (Dublin) : Portrait de Carlo. Pellegrini. — (Louvre) : Portraitde M. Wallon. — (Mont-, pellier) : Portrait de Sarah Bernhardt. — (Grenoble): Portrait de Mlle Xoupp. — (La Haye) : Avant las foins. j — (Lille) : Priam aux pieds d’Achille. — (Londres,; South Kensington) : Retour des champs; — Faucheursj à Damvillers (gravures). — (Provins) : La chanson du Printemps ; — Portrait de M. Loison.
Prix. — Peintures. Paris, 1880. V‘® Blanchard: Damvillers : 200 fr. — 1881. V‘® Andrieux : Esquisse, du mendiant: 1.000 fr. — 1881. V*® Association des| Artistes : Le même tableau : 1.481 fr. — 1882. Vt® X... :
Le mendiant : 36.000 fr. — 1885. V‘® Bastien-Lepage :
Le mendiant : 21.000 fr. — Piécolte des pommes de terre : 29.100 fr. — L’ Annonciation aux bergers : 23.800 fr. — j Le portrait de Mlle Juliette Drouet: 11.500 fr. — La\ lessiveuse : 9.600 fr. — Le petit ramoneur : 19.400 fr. — Premières esquisses pour le portrait du prince de Galles : 6.000 fr. — 1886. V‘® X...,ll mai :Le Printemps :2.800fr. —1890 V‘® May : La Tamise : 3.900 fr.— 1892.V'® Dau-| pias : Au temps des vendanges (Damvillers) : 16.000 fr.'
— 1893. V‘® C.oquelin : L’église de Concarneau : 7.000 fr.(
— 1900. V‘® X..., 21 juin : L’église : 2.050 fr.— Dessins] et Aquarelles : 1880. V‘® Hereau : Deux fillettes : 200 fr.
— 1885. V‘® Bastien-Lepage : Gambetta sur son lit de] mort (Dessin); 800 fr. — 1895. V‘® X..., 27 juin: Inté-, rieur de cabaret : 40 fr. — 1885. V‘® Bastien-Lepage : La mare, à Damvillers : 9.500 fr. — -Portrait de Mme X... 11.500 fr. — New-York, 10 février 1903. V*® David C.i Lyall : Rire d’ Avril : S2.100. — Londres. V‘® 19 mai 1910:| Sur la plage à Brighton :£27 6s.
BOURGOGNE (École de)
Th(:l. Prnun.