‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 187 sur 271 · BOH · texte numérisé non relu

BOH

BOGNER (A.), graveur au burin au xix® siècle en Allemagne (Ec. AIL).

On cite de lui : Sonnlags Nachmillag oder die Schlafende Allé, d’ap. J. Dannhauser. — Der Krauie Reiter, d’ap. F. Frémi.

BOGNET (Didier), peintre et graveur à l’eau-forte à Rome au xix' siècle (Ec. Fr.).

On cite parmi ses gravures 2 Paysages.

BOGNON (Antoine), peintre, originaire de Berne, habitait Grenoble au xvii® siècle (Ec. Suis.). BOGOLTUBOFF { Alexei-Petrowitsch), peintre de marine et graveur à l’eau-forte, né à Pomeranje en Novgorod le 16 mars 1724, mort à Paris le 7 novembre 1896 (Ec. Rus.).

Elève de l’Académie de St-Pétersbourg et Worobjeff et Willewald, il travailla plus tard à Genève avec Calame, puis à Paris sous la direction d’Isabey. Enfin, il compléta ses études à Düsseldorf dans l’atelier de Andréas Achenbach. Voyagea aussi en Italie. Nommé académicien en 18.58 et professeur en 1861, il travailla beaucoup pour la cour, où il jouit de la plus grande faveur. Deux fresques de lui sont à l’église russe à Paris.

Œuvres. — Musées : (Alexandre III) : Côtes de Normandie; — Etude d’après nature, en France; — La ville de Kasan; — La foire à Amsterdam; — L’hôpital Galtitzine; — -La foire à Nijni-Novgorod; — Coucher de soleil. — (Galerie Tretiakoff) : Katvek (en Hollande);— A Scheveningen (Hollande); — Le monastère d’Ipatievsky, près de Rostroma; — La Corne d’or, à Constantinople; — Venise; — La nuit d’été sur la Néva, auprès de la plage; — L’embouchure de la Néva; — Ecouen, dans les environs de Paris. — (Roumianzeff) : Le soir sur la plage de Peterhof; — Le golfe de Biscaye; — Paysage; — Sorrento.

Prix.- — Peinture. Paris, 1895. V‘“ D” Ricord : Marine : 245 fr.

BOGUERET (Jean), architecte et sculpteur, né vers 1550, mort en 1610 en Champagne (Ec. Fr.). Bogueret vint à Genève en 1574, et fut cliargé de certains travaux en collaboration avec son père Nicolas. On lui attribue les sculptures de la rampe de l’Hôtel de ville. On voit ses initiales sur un bel écusson en marbre ench ssé sur la face sud de l’ancien arsenal. Il tailla aussi, en 1603, l’inscription funéraire des victimes de l’Escolade. Après la mort de Nicolas, son frère, il remplaça ce dernier au service de la Seigneurie.

BOGUET (Nicolas-Didier),

peintre et 'graveur né à Chantilly {Oise) le 18 février 1755, mort à Rome le l®' avril 1839 (Ec. Fr.).

Cet artiste partit très jeune pour l’Italie qu’il ne quitta plus à partir de 1783. Il envoya de Rome plusieurs tableaux aux Salons de Paris. Il débuta en 1800 avec une Vue du Lac de Ménin. Il est aussi intéressant à étudier comme peintre que comme graveur. Dans le premier genre, il fut surtout un paysagiste. Ce n’est pas sans raison qu’on en a fait un disciple de Poussin et de Claude. Ses tableaux se font remarquer par un velouté extrême, une grande richesse de coloris, et une réelle noblesse de composition. Il excelle en la peinture des arbres. On lui doit également d’excellents tableaux de batailles, notamment ceux qu’il exécuta, sur l’ordre de Napoléon P”' : La bataille de Rivoli et Le Passage du Pô, à Plaisance. Dans ces toiles encore,il se révèle habile paysagiste par le soin spécial apporté dans la peinture du décor. Quelques biographes, notamment Nagler, ont reproché à Boguet d’être trop affecté et d’avoir trop servilement copié Gaspard Poussin. Comme graveur, il s’est surtout consacré à la reproduction à l’eau-forte de ses propres œuvres, et a laissé quelques estampes assez recherchées des collectionneurs. Cet artiste a joui, de son vivant, d’une grande réputation, peut-être même un peu exagérée. Il fut tait chevalier de la Légion d’honneur et tut correspondant de l’Institut de France, membre de l’Académie romaine de Saint-Luc, de l’Académie royale de Toscane et de l’Association des Etablissements français à Rome. M. B. de G.

Peintures. — Musées de (Aix) : Intérieur d’un bois traversé par un chemin; — Côtes d’Italie; — Vue de la Villa Aldobrandini à Frascati; — Cascatelles de Tivoli. — (Chantilly) : Passage du Pô par l’armée française (7 mai 1796). — (Grenoble) : Vue du lac d’Albano. — (Montpellier) : 3 Paysages. — (Versailles) : Passage du Pô, 1796; — Prise d’Ancône, 1797; — Combat dans les gorges du Tyrol, 1797. — (Helisingfors) : Paysage talién.

Prix. — Peinture. Paris, 1899. V‘® Hartmann : L'cascali : 155 fr. — Dessins. 1830. V*® Duc de Caraman : Vue perspective de la façade d'un palais en Ita-

lie : 31 fr. — Estampes. 1855. V‘® Van Den Zani Deux vues prises dans la campagne de Rome : 2 f BOHACZ (Thomas), graveur au burin, né à OiirJz mort en 1764 (Ec. Aut.). ’

On cite de lui : La Ste Famitle et St Jean Népo •cène.

BOHER (François), peintre, né à Villefranehe {Pyrénées-Orientales) le 12 mars 1769, mort à Perpignan le 8 avril 1825

(Ec. Fr.).

On n’a de lui que quatre tableaux, dont il a laiss description, représentant les principales époques d vie des saints Abdon et Sennen, patrons de la \ië d’Arles en Roussillon.

BORLAND (Richard), peintre décorateur, né à Ben en 1868 (Ec. Ail.). I

Il fut chargé de la décoration de la maison allemalle à l’exposition de 1900, à Paris. II y représenta les qu:’-e éléments. Bohland a pris part à diverses expositioi à Berlin avec des projets de décoration.

BOHLE (Pliilipp), peintre, né à Weimar le 14 avril lis (Ec. AU.). !

Elève du professeur Sartorio. Prit part en 1900' u concours Alinari avec son tableau ; Madone et EnfU BOHLY (Mme Marie-G .), peintre, du xix® siècle, n>i Colmar {Haut-Rhin) Ec. Fr.). i

Elève de MmeLousteau. Elle exposa au Salonde P I: Etude de fleurs-, à celui de 1868 : L’hiver-, La mor,‘ù petit oiseau.

BOHM (François-Ignace-Auguste), peintre, né à Yss le 11 octobre 1819 (Ec. Flam.). j

Elève de son père François Bôhm, de Ch. DelaylH de Léon Cognict; il a obtenu la croix de l’Ordre de lopold en 1864. Le musée d’Ypres conserve de lui tüs paysages et l’on trouve également à Douai un dejis ouvrages : Portrait du général Durutli.

BOHM (François-Jean-Emmanuel), peintre et lithohphe, né à Y près le 25 décembre 1801, mort le 8 ri\-s 1863 (Ec. Fl.). ^

Elève de l’Académie de Ciceri, de Cogniet et de lisoen; il vint à Paris en 1829. Il fit un grand nombrlle portraits, des tableaux d’autel, des restaurations. !u

cite parmi ses élèves son fils Auguste et Pierre dehninck. Le musée d’Ypres conserve de lui une étud ;t

deux portraits. ;

BOHNN (Guermann), peintre du xix® siècle, né à Silgart (Ec. Ail.).

Le musée de Nantes conserve de lui La Mort de C|jpâtre et le musée de Stuttgart L'Enfant mourant.)

Prix. — Peinture. Paris, 1881. V‘® Everard : es bohémiens : 500 fr. '

BOHM (Max), peintre, né à Cleveland, Ohio {Eli;- Unis), le 21 janvier 1868 (Ec. Am.).

Cet artiste étudia à Paris avec Benjamin Constit et Jean-Paul Laurens. Ses œuvres furent sou\iit médaillées, notamment à Paris en 1898 et 1900à Buffalo, 1901, et à St-Louis, 1904. Membre de l’Art Clb de Cleveland, de l’Association des artistes améric.is à Paris et des Clubs d’artistes à Londres.

BOHM (Paul), peintre de genre, né le 28 décembre 181 à Grosswardein {Hongrie), mort à Munich le 29 n s 1905 (Ec. Hong.).

Il étudia à Vienne et à Budapest, puis vint s’étair à Munich, où s’écoula sa carrière.

Peinture. — Musées : (Cologne) : Pêcheurs higrois; — (Konigsberg) ; Moissonneurs allant à Ir travail.

BOHN (German), peintre d'histoire, né à Stuttgart n 1813, mort dans la même ville en 1899 (Ec. AU.). | Bohn abandonna l’étude de la jurisprudence pir celle de la peinture. Il vint à Paris en 1835 se plejr sous la conduite d’Ary Scheffer et de Henry Lehmaji. Il visita l’Italie et, à son retour dans la capitale fnçaise, fut nommé, en 1852, chevalier de la Légion d’h|neur. En 1867, il obtint le poste de peintre de la cir royale de Württemberg. Le musée de Stuttgart, -vje où il s’établit en 1877, conserve de lui L’Enfant rmrant. '

Prix. — Peinture. Paris. V‘® de la Pcesse Mathil:-, du 17 au 21 mai 1904 : Jeune fille priant devant le chapelle : 115 fr.

BOHN (Léon), sculpteur, né au xix® siècle à Bar-le-lc

(Ec. Fr.).

Elève de Jean Debay. Exposa à Berlin, notamm t en 1885, età Paris, au Salon, de 1868 à 1882. On cite s bustes, etc., dont un au musée de Metz, signé et dlé de 1860.

BOHNDEL (Conrad-Christian- August), peintre de ; traits et lithographe, né en Jutland {Danemark], ni à Slesvig le 18 décembre 1847 (Ec. Dan.l.

Elève de l’Académie de Copenhague depuis 179fl

BOI

BOI

reprit, en 1809-1810, àl’aided’une subventionroyale, voyage d’étude en Italie. De retour, il se fixa à Sles- , d’où il envoya à l’appréciation de l’Académie de ienhague, plusieurs oeuvres manquant un peu d’hariie.de correction dans le dessin. Il exposa en 1811 tableaux historiques et portraits, dont l’un, Porfrail :arl Stuart, fut très apprécié. Agréé comme membre 'Académie, en 1812, il retourna peu après à Slesuig, 1 vécut comme portraitiste et lithographe. Bôhndel t acquis dans le temps une renommée justifiéo une peintre, mais il est surtout remarquable par trente-sept lithographies qu’il exécuta d’après e leau d’autel de Brüggeman, œuvre qui tut publiée 1828-1834 avec texte, traduit en allemand, par <ôyen. Bôhndel exposa à Copenhague, en 1811, 1812 825, plusieurs feuilles de son œuvre lithographique. HNENBERGER (Theodor), peintre à Munich, né à Uultgart le 25 juillet 1868 (Ec. Ail.).

Itudia à l’académie de Stuttgart avec Grûaewald et berlin, puis à Munich avec Herterich et Marr. Prit t aux expositions de Berlin et de Munich en 1909 1910. Le musée de Stuttgart conserve de lui un leau ; Châtaigniers en fleurs.

'EiNTUBE. — Musées : (Exp. de Berlin, 1909) : ra. — (Exp. Berlin, 1910) : Portrait d’une amazone. Exp. Munich, 1909) : Amazone (portrait). —

uttgart) : Châtaigniers en fleurs.

HRDT (Hans), peintre de marine, né à Berlin le l décembre 1857 (Ec. Ail.).

'oyagea autour du monde et se développa absoluit sans instruction. Cet artiste jouit d’une grande lularité auprès de la cour, accompagna l’Empereur Ilaume II dans ses voyages en Italie et en Norvège eproduisit des scènes de ces pays dans de nombreuétudes et peintures. Il fut aussi employé à peindre principaux événements de l’histoire navale contemaine de l’Allemagne. Il est représenté à la National erie de Berlin par une toile : L’ouoerfure du < anal de l. L’Hôtel de Ville de Hambourg possède une e de lui. II exposa notamment à Berlin en 1905 ;n 1910, principalement des vues de Ténériffe, Sylt les navires allemands.

BUSSE, miniaturiste, vivait au xiv® siècle, à Leutotischl, en Bohême (Ec. Aut.).

et artiste enlumina la Bible de Brecznich, conservée musée national de Prague.

[CHARD (Georges-Lucien), peintre, né à Paris, xix® iècle (Ec. Fr.).

Ilève de M. Bonnat. Il débuta au Salon en 1880. (CHARD (Henri-Joseph), peintre, né à Versailles le 9 janvier 1783 (Ec. Fr.l.

'.lève de Régnault; il fut professeur de dessin au col- : de Bourges. 11 exposa au Salon de 1812 : Un coup de I. Parmi ses autres œuvres, on cite : Nymphes dant au son de la lyre-, Intérieur de cuisine'. Une Sainte lille-, Le repos des voyageurs.

’EINTURES. — Musées de (Bourges) : Ruines de lise de Chezal-Benoît; — Sainte Famille; — ^Portrait M. Mayet-Génetry: — Jeune fille jouant au ceru; — Le repos des voyageurs; — L’attente : femmes de fins attendant une barque que l’on voit au loin; — • retour de la vigne; — Portrait du général Petit; — La he (gouache); — (La Rochelle) : Jeune fiUe au bord l’eau.

’Rix. — Peinture. V*® du château de Rosny : Géné- ;ié de Bayard : 510 fr.

[CHARD (Jean- Alcide-Henri), peintre, né à Bourges Cher), le 23 août 1817 (Ec. Fr.), îlève de Léon Cogniet;il entra à l’école des Beauxs le 8 avril 1841, et exposa, en 1844, au Salon : La nesse de Palestrina. Citons encore de lui : La descente Sépulcre', Une partie de jonchets', La marée montante. [CHARD (Joseph-Alexandre), peintre, du xix^siècle Ec. Fr.).

îlève de Vincent. I lexposa des miniatures aux Salons 1808 à 1814.

ICHE (Philibert), peintre, né à Lormes {Nièvre] au IX' siècle (Ec. Fr.).

îxposa au Salon d’Automne de 1907.

[CHOT, peintre et graveur à Veau-forte au début du IX' siècle (Ec. Fr.).

1 a gravé des portraits pour une vie des peintres ■bres.

(CHOT (Guillaume ou Jean-Guillaume), sculpteur et essinateur, né â Chalon-sur-Saône le 30 août 1735, !or( à Paris le 9 décembre 1814 (Ec. Fr.).

Jève de Colasson à Chalon, de Simon Challe à Paris,

1 compléta ses études à Rome. Travailla pour le porle principal du Panlhéon, aux sculptures de la nne Vendôme, à l’arc du Carrousel, pour le palais -uxembourg, etc. On cite aussi des statues des quatre

évangélistes et un St Roch à l’église St-Roch à Paris. 11 exposa à partir de 1788 aux Salons du Louvre. En 1795, nommé professeur à l’école Centrale de Saône-et- Loire, â Aiitun. Les musées de Besançon, Chalon et Versailles possèdent de nombreux dessins de cet artiste.

Sculptures-Peintures. — Musées de (Chartres) : Etudes de Minerve (3 lavis). — (Versailles) : Portrait du général François Watin. — (Dijon) : Reliefs représentant le Triomphe de la modération sur rivronnerie.

Prix. — Peinture. Paris, 1898. V‘“ X... : Fêle en l'honneur d’ Isis : 60 fr. — Des-ù..,. 1860. V" jl.. Norblin : La mise au lombcau ;34 fr. — 1894. V‘“ H. Baudot : Le printemps : 10 fr.

BOICHOT (Mme J.), peintre, née à Bouchain {Nord]

(Ec. Fr.).

Elève de Loyer et de Codés.

BOIDELÎN ou Boidessin, peintre d’histoire à Melz au xviii' siècle (Ec. Lor.).

On cite de lui une Nativité.

BOIGEGRAIN (Mile Adolphe), peintre, née à Bourbonneles-Bains, travaillant à Paris au xx' siècle (Ec. Fr.). Exposa aux Indépendants de 1909, 1910 des études de nu.

BOIGNET, graveur, fin du xviii' siècle (Ec. Fr.).

Cité par le D' Mireur.

Prix. — Estampes. Paris, 1877. V' Behague : Le Chasseur, d’ap. Louis Binet : 73 fr.

BOIGUES (Mlle Marie-Jeanne), peintre du xx' siècle

(Ec. Fr.).

Membre de la Société des Artistes Français, a pris part à ses expositions.

BOILEAU (Alexandre), graveur cl sculpteur, né à Paris au xix“ siècle, mort en 1900 (Ec. Fr.).

Elève de M. Maurice Vallette, exposa au Salon de Blanc et Noir de 1886 : La Comptabilité, d’ap. M. E. Ribot.

BOILEAU (François- Jacques), né à Paris en 1720, mort dans la même ville le 27 octobre 1785 (Ec. Fr.).

Il fut directeur adjoint de l’Académie de Saint-Luc, à Paris. II tut chargé par le duc d’Orléans d’entretenir sa galerie de tableaux. On a des portraits peints par lui.

Prix. — Peinture. Paris, 1781. V" Thomas De Ponge : Un jeune écolier endormi sur une table : 1.400 fr. — -Gravures. Paris, 1856. V*“ R. N..., 11 nov. : Le livre des instruments de guerre (86 planches in-folio) ; 26 fr. BOILEAU(Philippe), peintre de genreetdefleursiEc.Am.I] Cité par Miss Florence Levy.

Prix. — Peinture. New-York, 8-9-10 janvier 1908. V‘® Hayes-Babcock : Œillets : $100.-1909, 7 mai : La diseuse de bonne aventure : $120.

BOILEAU dit Bontemps (Pierre), sculpteur, né en 1721, mort à Grenoble le 12 mars 1784 (Ec. Fr.). BOILLARD (Jean), graveur, né en France, première moitié du xviii' siècle (Ec. Fr.).

On cite de lui : Pièces relatives au système de Law. Prix. — Gravures. Paris, 1877. V*' Behague : La Fontaine de Jouvence : 20 fr.

BOILLAT (Mlle Lucie), miniaturiste, née à Paris au XIX' siècle (Ec. Fr.).

Elève de Jumon et Donzel. cette artiste prit part à l’exposition de Blanc et Noir de 1892, avec un éventail et deux miniatures.

BOILLET (J. N.), graveur français de la deuxième moitié du xviii' siècle (Ec. Fr.).

On cite de lui, outre des planches d’après Doublet, une Vénus avec des Grâces, d’après Angelica Kauffmann, un portrait de Necker et d’autres estampes d’après William Ward, Cipriani et Benwell.

Prix. — Estampes. Paris, 1889. V‘“ Decloux :

Rosette et Colas, d’ap. Doublet : 66 fr. — Lucile, d’ap.. Doublet : 51 fr. — V" des 3 et 9 avril 1910. Estampes ; Rosette, d’ap. Doublet : 140 fr.

BOILLOT ( Hippolyte), pefn/re, né à Louhans {Saône-et- Loire] le 15 février 1821 (Ec. Fr.).

Elève de Schopin:,il entra, le 2 octobre 1838, à l’école des Beaux-Arts, et exposa pour la première fois, au Salon del840, des portraits. En 1848 Lenid;La coupe; Souvenir d' Afrique,

BOILLOT (Joseph), peintre, ingénieur et graveur à Veauforte, né à Langres vers 1546 (Ec. Fr.).

On cite de lui 64 planches pour le Livre des Termes. — 90 planches pour le Livre des Instruments de guerre et le portrait de Regnauld de Langres.

Prix. — Estampes. Paris, 18-43. V‘® Weigel : 90 estampes pour illustrer le livre des instruments de guerre : 15 fr.

BOILLY (Alphonse), graveur, né à Paris le 3 mai 1801, mort au Petit-Montrouge le 8 décembre 1867 (Ec. Fr.). Exposa au Salon de 1827 : Marie Stuart, d’après Ducis.

BOI

BOI

Estampes diverses. — Porlrails pour le Plutarque français, édition de Crapelet, 1835. — Planches pour les Galeries historiques de Versailles.- — Plusieurs petits portraits pour la Galerie Napoléon (Pitt, général Moreau, Berthier, etc.). — Casimir Périer, d’ap. Hersent. — Louis-Philippe et sa famille, médaillon dans un trophée. — Vignettes pour VHisloire de France de l’abbé de Montgaillard, d’ap. Raffet, 1836. — Pour La peau de chagrin. — La Vierge de Séville, d’ap. Murillo. — Le Précurseur, le Sauveur du monde, 2 p. d’ap. Murillo. — L’Elude, la Sagesse, la Richesse, l’Amour, 4 p. d’ap. Prud’hon.

BOILLY (E.'. graveur au burin amalcur à Paris en 1817 (Ec. Fr.i.

On file le portrait de R. P. Charles de Condren, d’ap. C.l. Mellan.

BOILLY (Eugène), peintre, du xix» siècle, né à Toulouse

Elève de Léon Cogniet; exposa au Salon de 1859 : Le Pain sec; à celui de 1866 : Prière de la Vierge.

BOILLY (Julien-Léopold), peintre et lilho- j

graphe, naquit à Paris le 30 août 1796, 7 / M / mort le 14 juin 1874 (Ec. Fr.).

Fi's de Louis-Léopold Boilly, dont il fut l’éîève ainsi que de Gros, il entra à l’école des Beaux-Arts le 2 murs 1814 et obtint, en 1827, la médaille de 2® classe. La même année, il exposait au Salon : Procession passant sous l'arc de Titus, à Rome-, Vue prise dans V intérieur de l’église Saint-Laurent, à Borne. En 1844, il envoya : Le dernier banquet des Girondins; enfin, parmi les tableaux qui turent encore exposés, citons : Saint Bonaventure reçoit les insignes du cardinalat alors qu'il est occupé à laver la vaisselle du couvent.

Peintures. — Musées de : (Bourges) : Une Italienne (aqua). — (Lille) : Portrait de Louis-Léopold Boilly. — • (Narbonne) : Génie de la ville de Narbonne; — Dante à Vérone; — Ruines du temple de la Sibylle à Tivoli; — Portrait de Jasmin; — Portrait de M. Peyre. — (Versailles) : Portrait de Clément-Louis Belle, peintre.

Prix. — Dessins. Paris, 1880. V‘“ Mahérault : Album contenant soixante-dix dessins, d’ap. Prud’hon : 550 fr. — 1900. V‘“ X..., 2 février ; Bouquinistes sur les quais : 116 fr. — Estampes. 1845. V'® Tuüalkin : Cris de Berlin (42 gravures coloriées) : 90 fr. — Costumes militaires français et étrangers; Scènes populaires; Caricatures : 900 fr. — Londres. V“> 11 mai 1908 : The portrait to the life; A Scene from lhe Comedgof; Le tableau parlant : i;2’7 6s.

BOILLY (Louis-Léopold), peintre, graveur, né à La Bassée [Nord), le 5 juillet 1761, mort à Paris, l e 4 janvier 1345 (Ec.

Arnould-Polycarpe Boilly, sculpteur sur bois à La Bassée, petite ville des environs de Lille, où il jouissait d’une certaine réputation, tut le premier et l’unique professeur de son fils Louis. Le brave homme n’y mit d’ailleurs nulle prétention, puisque, si le jeune Louis eût suivi ses conseils, il n’eût jamais été que peintre en bâtiments. Mais, heureusement pour lui et pour l’art, Louis partit en 1775 à Douai, chez un de ses parents, prieur des Augustins, qui lui fournit les moyens de cultiver des dispositions vraiment extraordinaires. Dès 1779, il s’en va à Arras, où il peint plus de 300 portraits, et finalement il arrive à Paris, en 1784. Ses premières œuvres furent des scènes galantes, presque toutes popularisées par la gravure. Sur les données d’un gentilhomme du Midi, M. Calvct do Lapalun, il peignit bientôt des tableaux, aimables toujours, mais un peu moins risipiés; de cette époque datent le Concert improvisé U790), Ce qui allume l’Amour l’éteinl (1791), L’amant Constant (1792), sans compter quantité de portraits, dont on ne connaît aujourd’hui que celui de La famille Gohain (1787), œuvre capitale par la sûreté du dessin, la largeur de touche et la fraîcheur du coloris; l'artiste n’avait que vingt-six ans et c’était déjà le succès. Vers cette époque était fondée par M. Paillet, à rilütel Bullion, la Société des Amis des Arts, dont le principal but était l’éternel problème de faire connaître au public le nom de ses adeptes. Seuls, en effet, étaient alors admis à exposer au Louvre les membres de l’Académie Royale, les autres devraient se contenter de r Exposition de la Jeunesse : une fois par an, à la petite Fête-Dieu, place Dauphine, de 6 heures du matin à midi, ils pouvaient accrocher leurs toiles aux tentures, pour les enlever dès qu’apparaissait la procession. Peut-être Boilly usa-t-il de la permission, on ne sait là-dessus rien de précis. Mais en 1791,

IA

un décret ouvre les portes du Louvre à tous ; artistes sans distinction, et Boilly envoie L’ E nouissemenl, gravé ensuite par Tresca; le coloris [ trouvé trais et fin; deux ans après, il expose ci| tableaux, dont La femme allachanl un portrait et Commissionnaire (non retrouvé). Si la renomn; venait, la peinture, en ces temps de farouche répul. canisme, était moins payée que jamais; Boilly dut courir à la reproduction par la gravure; Tresca, Caneuve. Petit, Chaponnier, Bonnetoy mirent tr burin à sa disposition. Ces estampes, très prisées i public, faillirent coûter la tête à leur auteur. ;

3 floréal, an II (1793), un de ses collègues et de ses co patriotes, qui mieux est, le peintre Joseph Wicar, 3 dénonça à la Société républicaine des arts, demandit qu’on brûlât ces sales productions au pied de i’ar ; de la Liberté. Les pièces plus particulièrement in(minées étaient : La Comparaison des petits pieds, Oni lire aujourd’hui, Ilonng soit qui mal g pense (qu’il 3 faut pas confondre avec la gravure, autrement lie cieuse, et bien plus ancienne, représentant un jei 3 garçon jouant avec des cerises). Boilly se rendit à 1 Société, fit valoir la pureté de ses intentions et sel cita même son admission dans la compagnie. Com3 il avait eu soin de faire disparaître de son atelier tites les productions dangereuses et de brosser Mcji porté en triomphe, les perquisitions domiciliaires to|nèrent à son avantage, et l’aventure en resta là. L’arp te n’en changea pas moins quelque peu son genre. 1 peignit de préférence des scènes de l’époque, comme e Banquet des Girondins, La Réunion d’artistes d-s l’atelier d’ Isabeg (Salon de 1798), présentant l’un t l’autre les portraits merveilleusement ressemblas des hommes alors célèbres dans la politique, la p; ture, la sculpture, la gravure et la musique. L’arne de la Diligence, daté de 1803, seule œuvre de lui ( 3 possède le musée du Louvre, remporta la médas d’or de l'® classe. Il ne devait recevoir la Légion d’h,neur qu’en 1833. sous Louis-Philippe, à l’âge de 71 a . L’invention de la lithographie par Senefelder (18 ) amena Boilly à entreprendre, en 1823, la famé 3 collection des Grimaces, très connues et très répand s encore aujourd’hui, sorte d’imagerie populaire sur quelle il ne faudrait pas juger la valeur réelle de 1’tiste, et qui présente, du reste, des tètes d’express 1 groupées d’une façon spirituelle et plaisante. Mai; 1 fallait vivre, la famille était nombreuse, et Boilly t toujours pauvre. La toile fameuse du Tableau du Sa; exposé dans le Grand salon du Louvre, exécutée en 18 , payée 615 francs en 1829, adjugée 13.000 en 189n l’Hôtel Drouot, vaudrait aujourd’hui 30.000 francs. ; plus haut prix que l’artiste toucha de son vivant ; la somme de 1.515 francs, pour sa Distribution de Vir t de Comestibles aux Champs- Elgséesil^Ti) : on en demai : actuellement 40.000 francs. On lui donnait 50 frai; pour un de ses portraits; Delpech, son éditeur, payait ; 6 à 12 francs les dessins des Grimaces, Et la réputatu de Boilly avait commencé dès la fin de Louis XV) Finesse d’observation, bonne humeur, entente parfai du vêtement, sûreté de main extraordinaire (il peign . encore à 83 ans), correction absolue du dessin, éc . du coloris, toutes ces qualités font de Boilly un maide haute valeur, trop longtemps négligé, et qui mérita mieux qu’une faveur posthume. Curieux de tu ce qui touchait son art, il avait inventé des appari,; d’optique pour éclairer ses toiles et obtenir d’extra dinaires effet lumineux. Il avait exécuté des tablea: transparents, aujourd’hui perdus, et avait inven un vernis spécial (dont il garda toujours le secr ) qui conserve, paraît-il, à ses toiles leur remarquable fi cheur. D’une fécondité inouïe, il a laissé, outre ; innombrables toiles, des dessins à la mine de plor, au crayon Conté relevé de blanc, à la plume rehaus ; de sépia ou de lavis à l’encre de Chine, des miniatui, des tableaux sur verre (au musée Carnavalet); eni il peignait souvent à l’huile sur papier, qu’il maroufU sur toile. Marié deux fois, Boilly eut de son preni.’ mariage six entants, dont l’un, Simon, fut père du petre Eugène Boilly. Parmi les entants du second maria , Julien-Léopold (1796-1874) est connu par ses copi de Murillo et de Prudhon; Edouard (1799-1854) s’occu de dessin, de gravure et de musique : il remporta, i 1823, le 1®' grand prix de Rome pour la composit 1 musicale; le dernier, Alphonse, né en 1801, fut ungrav-c de mérite et mourut en 1867.

Peintures. — -MusÉEsIde: (Amiens) : Jeune Savoya . — (Berlin) : 2 jeunes filles en costume directoire - Le sculpteur Houdon dans son atelier. — (Copenhagu: Le Cadeau; — Amour couronné. — (Budapest) : La vis 3 chez le grand-père. — (Chantilly) : La partie de dar^ I au café Lamblin, vers 1820. — (Cherbourg) : Houo I dans son atelier. — (La Fère) ; Scène d’interieur-

CIIAPLI>j (CiiAiti.Es). — ÉCOLE FRANÇAISE

•mûm.

Phot. Leris-Gambetta.

Page 1