‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 188 sur 271 · LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

LUXEMBOURG

PARIS

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Lille) : Le triomphe de Marat; — Esquisse d’un porrait de jeune garçon; — Portrait de l’auteur; — Portrait ’homme âgé; — Suite de 27 portraits d’après nature, our un tableau peint en 1800, représentant l’intérieur e l’atelier d’Isabey; — Portrait d’homme en costume e la fin du xviii® siècle; — Portrait de Jules Boilly iifant; — Le feu du pied de boeuf; — -Un carrefour à aris à l’époque des déménagements; — Corps de garde ivique sous la République; — Portrait de M. Delrue; — ,’atelier d’Isabey; — Le Carnaval à Rome. — (Louvre) : /arrivée d’une diligence dans la cour des messageries. -(Montpellier) : Portrait de Fages, père. — <Neuhatel) ; Portrait d’homme, costume directoire. — Nice) : Le marchand de complaintes; — Jeune femme U bain. — -(Orléans) : Portrait de Mme Louis Boilly; -Portrait de M. Leduc, père de Mme Boilly. — ^(Ponoise) : Portrait d’homme (aux 3 crayons); — Portrait de iinme. — (Poitiers) : Jolie petite aquarelle Louis XIII; -Portrait d’une jeune fille. — (Reims) ; La femme au • (lien. — (Rouen) : Portrait de Boieldieu; — Un officier; -Raisins blancs; — Raisins noirs; — La promenade aux uileries; — Scène de la vie publique de M. de Fontenay, ncien maire de Rouen. — (Semur) : Portrait d’homme -(Troyes) : Portrait d’homme. — (Tourcoing) : La lassie, réunion de 35 têtes. — (Versailles) : Portraits ,e Jean-François Marmontel, littérateur; — Pierretinboise Chaderlos de Laclos. — (Wallace) : La souris aorte; — La visite; — Les chagrins d’amour. — (Avi- NON) : Portrait ( 1815). — (Lyon) ; Portrait en nied de ■oai .-Philippe Egalité. — (Poitiers) ; Etude de tètes '.uraaine grimaçantes.

Lithographies : 1. Recueil de dessins lithogra- .hiques chez Delpech, 1822 : Types populaires ; la eilleuse; la bonne pelite sœur ; les Joueurs de cartes; les hiffonniers; les commissionnaires, les fumeurs; le menianl;la petite familte; te tondeur de chiens; les petits Savoyards; tes tailleurs de pierre; la bonne aventure; te laide bittes ; te défi ; le coup de peigne ; scène poissarde. — ■ il. Recueil de sujets moraux dessinés sur pierre (chez lelpeoh) : Pauvre homme, couvrez-vous ; Il y a plus nalheureux que moi ; Prenez, brave homme, il vous doit 1 oie ; Monsieur, c’est-y ça que vous cherchez? Je te onne ma malédiction ! Merci, belle dame. — 3. Recueil de requis dessinés à Rome, par J. Boilly et lithographiés ar son père Louis (Delpech, 1826). — 4. Pièces diverses : iéfoaissances publiques ; Les déménagements ; A la mlé du roi ; Le bon ménage ; Les époux heureux (1826, bez Villain) ; L’ innocence et la fidélité ; Le jeu de toneau;Le cabaret; Le pauvre chat; Les journaux; Le jeu de illard; L’économie politique; La vaccine; Le songe de Tarai; La distraction (chez Engelmann) ; Le singe menianl (chez Formentin) ; la partie de piquet (chez Consms) ; La laitière; La guinguette; Piron avec ses amis allé et Gallet.- — Le pied de bœuf; La marchande, 1830 ; e jeu de dominos; Le jeu de dames; Le jeu de caries; Le U des échecs, 1830 (chez Lemercier) ; L’effet du mélorame. — Spectacle gratis. — Série de lithographies : jerie d’une centaine de pièces publiées par Aubert sous titre Groupes physionomiques connus sous le nom de lire de grimaces.

Prix.— Peinture. Paris, 1852. V‘» C‘“ De R... ; 'Arrivée d’une diligence : 2.000 fr. — 1863. V" Voisin, NGERS ; La visite rendue; Les malheurs de l’amour : 100 tr. — 1865. Paris. V*® Duc de Morny : La Proenade : 7.700 fr.— 1871. V'® Forestier : L' Escamour sur tes boulevards : 4.850 fr. — 1873. V‘® Marquis première et la dernière dent :

loo Narischkine : La Toilette : 5.000 fr. -l^D. V‘® Burat : La Jeune mère : 8.000 fr.— 1892. 'Jdsupms : Le Bulletin de la Grande Armée : 9.000 fr.

Hulot : L’ Exposition du tableau du Sacre : 1.000 fr. — 1899. V‘® Muhlbacher : La femme au man- 33.600 fr. — Le petit marchand de journaux : •000 fr. — Londres, 1899. V‘« X..., 5 juin : Portrait une dame en /Lébé: 11.550 fr. — V*° de la Duchesse '"i-n j'-y 19 avril 1865 : Entrée du spectacle gratis :

U du Baron d’A..., 15 mai 1902 : Portrait

Houdoiv, Portrait d’homme : 220 fr. — Portrait d’homme:

’O iv.— Portrait présumé de M. de La Place : 270 fr. — d’un gentilhomme : 1-40 fr. — V" du 5 mars ' • . IC femrne : 175 fr. — Les loisirs du mar-

Vi« 1 — Portrait de Casimir Delavigne : 595 fr.

■V de la Princesse Mathilde du 17 au 21 mai 1904 : femme (debout devant une toilette : 495 fr. — vï a — Portrait d’homme : 185 fr.

ann t ,, février 1905 : Intérieurs rustiques :

/r - : 2.050 fr. — Portrait d’une petite

1 fr’ n '.Portrait de jeune femme en robe grise : de Mme X... et de sa fille : 7.800 fr.— imui “«omme en habit de velours noir : 600 fr.—

OR . ^r^lorieur : 160 fr.— V‘® du 24 février

• Malernlié : 910 fr. — Portrait d’homme : 350 fr.

— V‘“ du 19 mars 1906 : Portrait de la grand’ mère : 2.500 fr. — V‘“ du 16 avril 1907 : La Toilette : 1.800 fr. — V‘® du 19 avril 1907 : La Rupture : 1.600 fr. — Portrait de femme : 650 fr. — V“® du 15 mai 1907 : Jeune femme en promenade : 22.100 tv.— L’oiseau privé : 20.000 fr. — La rose abandonnée : 8.500 fr. — Jeune femme tenant un livre : 8.000 fr. — La pêche : 1.900 fr. — V‘® du 7 février VMS : Portrait d’homme : 80 fr. — Portrait de femme âgée : 77 fr. — Portrait de Marlignac : 90 fr. — V‘® du 21 avril 1910: Le Bouquet chéri : 2.500 fr. — Les Gaieries du Palais du Tribunal au Palais Royal, dessin au lavis et aquarelle : 1.880 fr. — V‘® des 8 et 9 mai 1910 : Le Parc de Sl-Cloud : 2.350 fr. — V‘® Dumont, les 2 et 3 mai 1910 : Grimaces, 11 planches coloriées : 110 fr. — V‘® Pericaud, 29 et 30 avril 1910 : Spectacle gratis; L’Effet du mélodrame, 2 ép. coloriées : 105 iv.— Caricatures et allégories relatives au théâtre : 52 fr. — -Caricatures et scènes relatives au théâtre, 27 pièces : 100 fr. — V‘® 5 mars 1909 : L’ Effet du mélodrame : 21 fr. — -Estampes. V‘® 29 janvier 1908 : Les Déménagement : 20 fr. — -Paris, 10 mars 1910 : Le bonnet de la grand’mére; La Perruque du grand-père : 36 fr. — V‘® 15 mai 1907 : Les Grimaces (37 pi.) : 366 fr. — V*“ 16-17-18 avril 1907 : Le jeu de billard; Le jeu de l’icarlé (2 pièces) : 100 fr. — V*® 17 mars 1910 ; Grimaces (dessin) : 380 fr. — V‘® 19 avril 1909 : Prends ce biscuit : 40 fr.

BOlLOr (Alfred), graveur, né à Paris au xix® siècle (Ec.

Fr.).

Elève de Butin et Daniman, prit part à l’exposition de Blanc et Noir de 1886.

Prix. — Cuivres. Paris. V‘® 9-12 décembre 1907 : La Pourvoyeuse, d’ap. Chardin : 27 tr.

BOILVIN (Emile), peintre et graveur français, né à Metz en 1845, mort en

1899 (Ec. Fr.).

Elève de Pils; il entra, le 5 avril 1846, à l’Ecole des Beaux-Arts. Ses meilleurs tableau.x, qui figurèreiitau.x divers Salons, sont : en 1866 : Françoise de Rimini; 1867: Un écorcheur; 1870: Louis XI en prière. MaisBoilvin fut surtout célèbre à cause du rare talent avec lequel il grava à l’eau-forte de nombreuses planches d’après les maitres et illustra des éditions de luxe de Rabelais, de Mme Bovary, etc.

Eaux-fortes.— 1. Janotus de Bragmardo réclamant les cloches à Gargantua, d’ap. le tableau exposé en 1868. — -2. Bivouac pendant le blocus à Metz, d’ap. le tableau e.xposé en 1874. — -3. Agacerie, femme agaçant un perroquet, d’ap. le tableau e.xposé en 1878. — 4. Douze lèles[de femmes. — -5. Plusieurs eaux-fortes, d’ap. des maîtres modernes, Delacroix, Millet, Puvis de Chavannes, Cabanel, Dupré, Corot, Rousseau, etc., pour la Galerie Durand- Ruel. — 6. Eaux-fortes pour divers catalogues de ventes, d’ap. Murillo, Hobbema, Wouvermans, Drouais (portraits). Boucher, Diaz, Huet, etc. — L’heureuse mère, d’ap. Bouclier. — Portrait de Henri IV. — 7. Eaux-fortes pour la Gazette des Beaux-Arts. — Portrait de femme au gant, d’ap. F. Hais ; La famille de Paul Potier, d’ap. Van der Helst ; La Vierge aux innocents, d’ap. Rubens; Le triomphe d’ Amphitrite, d’ap. Boucher; La Dame au parasol, d’ap. Lancret; La Fuile à dessein, d’ap. Fragonard ; Marie-.Anloinelte et ses enfants, d’ap. Werstock ; La Toilette, d’ap. Boilly ; Hérodiade, d’ap. H. Lévy ; Le Chasseur de serpents, d’ap. Fortuny.— 8. Eaux-fortes pour le Livre d’or du Salon ; St Culhberl, d’ap. Duez ; Bacchus et Ariane, d’ap. Ranvier ; Souvenirs, d’ap. Chaplin. — -9. Les Bibliophiles, d’ap. Fortuny. — 10. Malbrough s’en va-t-en guerre, 12 pl., pour la jeunesse, 1869. — -11. L’Amour au .xviii® siècle, 1874. — - 12. Petits frontispices pour Daphnis et Chloé. — 13. Mme Bovary, par Flaubert, 1875, frontispice et 6 fig. — 14. Rabelais, 1877, portrait et 10 fig.— 15. Poésies de Coppée, 1882, tètes de pages, culs-de-lampe et 8 fig. — 16. Plusieurs eaux-fortes, d’ap. Boucher, pour une édition de Molière. — 17. Six figures de Prud’hon, 1874, pour Daphnis et Chloé. — ^18. Vies des dames galantes de Brantôme, 10 p., d’ap. E. de Beaumont, 1881. — 19. Contes de La Fontaine, 10 p., d’ap. E. de Beaumont. — 20. Le Cantique des Cantiques, S fig., d’ap. Rida. — 21. Portraits : Comte d’Arnim, Delacroix, Gavarni, Victor Hugo, Jules Janin, Mussel, Morin. — 22. Sept eauxfortes pour la Bible, d’ap. Bida.

Prix. — Peinture. Paris, 1892. V*® Daupias : La harangue de maistre Bragmoy à Gargantua : 900 tr. — Estampes. 1899. V‘® Leceunieuf : Les généraux dans la neige : 360 fr. — Estampes. V*® 5 mars 1909 : La Baigneuse; Bacchus et Ariane, d’ap. Ranvier (deux p.):

8 fr. — Cuivres. Paris. V‘® 9-12 décembre 1907 : Heureuse Mère, d’ap. F. Boucher. — L’Aurore et Céphale, d’ap. F. Boucher : 30 fr. — -Bords du Rhin, d’ap. Ph. Wouverman : 6 fr. — V‘® 10 mars 1910 ; La Baigneuse :

niCT. DES PEINTRES. T. I.

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6 fr. — Londres. Estampes : Les Généraux dans la neige, d’ap. Meissonier : £24 3s.' — V‘® 29 juin 1909 : La bibliothèque de Mazarin, d’ap. Fortuny; Bavardage-, Vexation, d’ap. E. De Blaas : 18s. — V‘= 29 juin 1909 : La Reconnaissance : £13 13s.

BOILY (Charles- Ange), dessinateur et graveur, né à Paris, en 173o {Basan), 1736 {Portalis et Béraldi], 1738 ou 1739, d’après son acte de décès, mort à Lyon le 12 février 1813 (Ec. Fr.).

Elève de Lempereur (ainsi que son frère aîné Louis, et sa sœur Anne, plus tard femme Lefort), il était déjà établi à Lyon en 1784. Il exposa dans cette ville, en 1786, au Salon des Arts, 3 gravures {Portraits de Tolozan de Monlforl, prévôt des marchands à Lyon, et de la Comtesse de Beauharnais, « d’après Tornton », et Saint Pierre pleurant ses péchés, à la manière noire, d’ap. le Guide) et deux dessins pour un portrait du Lyonnais Prost de Royer II a surtout gravé au burin; sa facture est souple et spirituelle et ses gravures sont souvent entourées d’encadrements de style Louis XVI. On connaît de lui : — 1764, Vignettes (culs-de-lampe, fleurons, etc.) pour les Contes de La Fontaine, édition d’Amsterdam, copiées sur les gravures de Choffard et d’Eisén. — 1765, Douze frontispices-vignettes, d’ap. Bolomey, pour la bibliothèque de campagne. — 1766, Trois figures pour les œuvres de J.-J. Rousseau (tous les ouvrages qui précèdent édités chez Marc-Michel Rey). — 1769, Portrait de Catherine II et fleurons, pour une « Instruction » de S. M. (Lausanne). — ^1776, Deux portraits pour Lettres et épîtres amoureuses d'Héloïse et d’Abeilard, par Le Tourneur. — 1780, Quelques planches (dessin et gravure) pour Tableaux de la Suisse par le baron de Zurlauben. Vers la même époque, Pavé de mosaïque représentant Orphée, et Projet d’une colonne rostrale, d’ap. L... — 1783, Titre-frontispice de l’Amintas du Tasse, et Frontispice et portrait (dessin et gravure) de V Orlando furioso de l’Arioste (pour Cazin, à Londres). Beau Portrait de Ch. Bordes pour l’édition de ses œuvres (Lyon, Faucheux). — 1784, Le ballon de Lyon nommé le De Flesselles, élevé... le 19 janvier 1784, avec un quatrain (« chez BoiIy,rue Tupin »). La Montgolfière Le Gustave... (« dessiné et gravé par Ch. Boily»). Portrait de Cervantès, d’ap. Flouest, dans la Galathée de Florian (Cazin). Elévation perspective du chapitre noble de Salles, en Beaujolais, d’ap. Désarnod. — 1785, Frontispice pour Chansons choisies avec les airs notés (Genève).— 1786, Portrait de Tolozan de Monlforl (« C. Boily, sculp. ») et Plantation d’un mai devant l’hôtel de ce personnage, pour le volume de Delandine : De la milice et garde bourgeoise de Lyon. Portrait de la comtesse de Beauharnais, « d’ap. Tornton ». Saint Pierre pleurant ses péchés, d’ap. le Guide, manière noire. Portrait de Prost de Royer, « dessiné et gravé par Ch. Boily » (voir plus haut). — 1788, Portrait d'Ant.-Cl. Rey, lieutenant général de police, à Lyon, « gravé de mémoire par Ch. Boily ». — 1789, Frontispice, d’ap. Bouvier, de La Cause des esclaves nègres, par Frossard (Lyon). — 1806, Portrait de J. Brunei d’Arles, par « C. Boily». — Sans date certaine : Déux vignettes pour Sammlung vermischter, de C.-F. Gellert (citées par Le Blanc); Portrait du Jésuite Nonnoite-, Frontispice de V Encyclopédie, réduction d’ap. Cochin; Portrait de C/iaher,» Boily del. et sculp. »; Vue du Chapitre noble de V Argenlière, d’ap. Désarnod (« Ch. Boily fecit »), gravure teintée à la manière noire.

BOILY (Julie), peintre et graveur, établie à Lyon, xviii®- XIX» siècles (Éc. Fr.).

D’après Le Blanc qui la cite comme graveur à l’aquatinte et au pointillé et mentionne d’elle un Portrait de Pie VII, elle travaillait à Lyon en 1805. Elle a peint ou dessiné, et gravé au pointillé, de 1820 à 1826, une série de petits portraits de personnages lyonnais (presque tous des ecclésiastiques) d’une facture assez maladroite; ceux notamment de Ch.- A, Ber ié («peint et gravé par Julie Boily»); J.-F. Besson, M. Desgrange dit le Père Archange, le comte de Fargues, J. Fauvet, J. -B. Marduel, J.-J. Rast («Julie Boily fecit»). On peut vraisemblablement lui attribuer des miniatures (portraits) laites à Lyon, signées « Boily fec. ».

BOILY (Laurent-Constantin), graveur et imprimeur en taille-douce, né à Lyon, mort après 1821 (Ec. Fr.).

Fils de Charles- Ange Boily.

BOINARD (Jean), peintre et graveur, né au Mans vers 1627, mort à Versailles en 1711 (Ec. Fr.).

Elève de Nicolas Loir; il inventa les tableaux changeants et réussit à peindre fort bien sur verre et sur glace (musée du Mans).

BOIREL, aquafortiste du xix» siècle (Ec. Fr.).

Cet artiste prit part à l’exposition coloniale de 1906 avec une estampe ; Fécamp.

BOIRLEAU (Mlle Marie), peintre, née à Limoges, xix» siècle (Ec. Fr.).

Elève de Mmes Baraton et Dalpayrat. Elle expn au Salon pendant les années 1878, 1879, 1880 et 18! BOIRON (Alexandre-Emile), peintre de

genre, né en 1859, mort à Paris le . »

4 mars 1889 (Ec. Fr.).

Exposa au Salon à partir de 188.3. I

On cite L’Enfant prodigue et La mort de Lefebvre d’Ormesson.

BOIRY (Camille), peintre des xix» et xx» siècles (]l Fr.). I

A obtenu une mention honorable en 1900 et u; médaille de 3® classe en 1907. I

BOIS (Miss), peintre paysagiste, exposa de 1861 à isj des paysages à Suffolk Street (Ec. Ang.).

BOIS (Catharina du), femme peintre de fleurs et ; fruits, morte en 1776 (Ec. Hol.).

Epouse de Pieter van Cuylk le jeune à La Haye. BOIS (Charles-Edouard du), paysagiste, originaire i Locle, né à Wesl-Hoboken, près New-York, le 19 . lobre 1847. mort à Menton le 6 mars 1885 (Ec. Su- Amér.).

Du Bois reçut des leçons du paysagiste Jecklinii Suisse et de Gleyre à Paris. 11 fit de nombreux voyaa, visita la Hollande, la Belgique, l’Italie, l’Allemagnea Grèce et l’Egypte, et en rendit des impressions dans u paysages et des vues exposés avec succès, dont i conserve un grand nombre au musée de Neuchâtel 1 figura au Salon de Paris pour la première lois en 18!. BOIS (Cornelis du), peintre du xvii® siècle (Ec. Flar.

Le musée Czernin, à Vienne, conserve de lui une 1 » de village.

BOIS (Hendrik II du), peintre et marchand <fœai(s d’art, né vers 1589, mort à Rotterdam en octobre lij

Elève de Hans de Wael à Anvers, en 1602; épo'i Helena Elants Tromper, en 1614, et vivait à Rotl'dam en 1638.

BOIS (Willem du ), peintre, mort à Haarlem 9 le 7 juillet 1680 (Ec. Hol.). iMOO

Admis en 1646 dans la gilde de St-Luc à Haart . Peintures ; Musées de ; (Bale) : Parc.- — -(Ha - UEM) ; Vue sur la plage. — (La Haye) ; Paysage;- (Stockfioi.m) ; Village hollandais.

Prix. — Peinture. Cologne. V‘“ 20 octobre 188 : Paysage de forêt : 1.100 fr.

BOISFREMONT (Charles Boulanger de), peintre, ni Rouen le 22 juillet 1773, mort à Paris le 5 mars lli8 (Ec. Fr.).

D’abord page chez Louis XVI, il partit pour l’Ailrique à l’époque de la Révolution. Elève et ami e Prud’hon dont il imita la manière. Médaille d’or i Salon en 1806 et 1808. Son tableau Napoléon eia comtesse Hatzfeldl fut acheté par l’Etat en 1810. , Peintures. — Musées de : (Rouen) : Jésus et» Samaritaine; — La mort de Cléopâtre; — Portrait e Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé. — (Lt|zig) : Vénus et Cupidon.

30ISLEC0MTE (Marie-Félix-Edmond, Vicomte r,

peintre, né à Arras en 1849 (Ec. Fr.). ;

Elève de Jean-Paul Laurens et de Rivey. Peintures. — Musées de : (Amiens) : Un ajusteu:- (Lille) : Diogène. — (Limoges) Bernard Palissy ijilant son mobilier pour alimenter son four — (Nici) : Bonaparte à Nice. — (Rouen) : Sérénade. — (Arra-) : Le dédaigneux.

BOÎSCHEVALIER (Paul- Eugène de), graveur, njà Louveciennes, xix® siècle (Ec. Fr.).

H exposa au Salon en 1877 et 1878.

BOISCLAIR (Gaspard-Antoine de), peintre et écrivairxé à Lyon, mort à Copenhague en 1704 (Ec. Dan.). D’abord destiné aux ordres, il vint en Hollandejù il se convertit à l’Eglise réformée; puis, en 1690, à ppenhague, où il se convertit à nouveau à l’église lu'trienne. Il fut même nommé chapelain français à la i4pelle du Palais royal. Il a e.xécuté à la gouache plusia;'s tableaux allégoriques, dont quelques-uns se trouvera Rosenborg, d’autres dans la collection du musée rçil de peintures. Boisclair quitta Copenhague après la nirt de Christian V (1699). '

BOîS-MELLY ( Charles-Jacques du), peintre, dessmaUr et littérateur, né à Genève le 5 mai 1821 (ÉC. Suis.

Il étudia chez Calame. exposa à Paris, à Genève, e|re 1845 et 1856. Voyagea en Italie. Il peignit à l’huile à l’aquarelle, et publia une œuvre intitulée : Châle r. manoirs et monastères des environs de Genève, illustré le plus de cent dessins, dont la plupart de lui. On cite pi ni ses tableaux (musée Rath de Genève, : Paysage tu Bouverct: — Lac de Némi. Il est le fils de Jean Du ijs, peintre et éditeur.

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ÎOISNARD (Mme Madeleine), peintre du xx® siècle (Bc. Fr.).

Membre de la Société des ArtistesFrançais, a pris part I ses expositions.

iOISRICHEUX (Alphonse de), peintre, mort à Versailles vers 1852 ( Ec. Fr.).

Son premier envoi au Salon date de 1831, et se comlosait de trois tableaux : Le Dey d’ Alger-, Une scène "auberge-, Cimetière des capucins à Borne. En 1862, il xposa : Messe dans le Bas-Maine en 1793. lOISROGER (Agénor de), peintre du xx® siècle (Ec. Fr.).

Membre de la Société des Artistes Français, a pris art à ses expositions.

lOISSARD DE BOISDENIER (Joseph-Ferdinand),

peintre, musicien, écrivain, né à Châteauroux (Indre) le 4marsl813, mort à Paris en décembre 1866 (Ec. Fr.). Elève de Gros et de Déveria; il exposa au Salon de 835 : Episode de la retraite de Moscou-, Portrait d’homme. litons encore Jeune femme jouant avec une perruche-, iisère: Pifferari Omnias vanitas; Intérieur flamand au VII® siècle.

OISSARD (Edmond), aquarelliste, né à Strasbourg au XIX® siècle (Ec. Lor.).

Elève de Jeannot, exposa au Blanc et Noir en 1892. OISSARD (Jean-Jacques), dessinateur et littérateur, né à Besancon (Doubs) en 1533, mort à Metz le 27 mars 1598 (Ec. Fr.).

Il a beaucoup voyagé en Italie et dans les îles de , Archipel pour y copier les inscriptions et y recueillir s monuments de l’antiquité. Son œuvre gravé comrend surtout des portraits.

OISSARD (Robert), dessinateur et graveur au burin, né à Valence vers 1590 (Ec. Fr.).

On cite parmi ses gravures : La vie des hommes avant déluge. — Pallas, Venus, Juno. — -Le Temps récompen- ■ -nl le travail et punissant la paresse. — Le Bain. — lanche pour Romance Vrbis Topographia. — Front, de . Pars Antiqvitatvm. — Planches pour : Parnassus m imaginibus Mvsarvm,6 pièces; 3 planches de poraits.

Prix. — Estampes. Paris, 1837. V‘® Bignon : Henrilll cheval, âgé de 47 ans : 12 tr. 50. — 187'7. V‘® Behague : 'ascarades : 26 fr. — 1878. V‘® Firmin Didot : Henri ■ Bourbon, prince de Condé, à 9 ans : 30 fr.

OISSART (Michel-J .), graveur à l’eau-forte, né en France, travaillait en 1650 (Ec. Fr.).

On cite de lui une estampe : La Ste Famille.

OISSART (Pierre-Paul), peintre du xx® siècle (Ec. Fr.).

Membre de la Société des Artistes Français, a pris irl à ses expositions.

lISSEAÜ (Alfred), peintre,neàParis, le 28 févrierl823, [mort en Amérique vers 1848 (Ec. Fr.).

I Elève de P. Delaroche; il exposa au Salon de 1842 : -far chassée; L’ Aveugle. Citons encore : Marche d’in- :ns de la Louisiane; La créole; Le barbier nègre. ilISSEAU (Emile- André), sculpteur, né à Varzy . (Nièvre) en 1842 (Ec. Fr.).

Il fut élève de Dumont et Bonnassieux à l’Ecole des :aux-Arts. Ses œuvres principales sont : La fille de lula pleurant son enfant (méd., 1869, mus. d’Aurillac) ; garo, 1874; Le génie du mal (2® méd., 1880, mus. de innés); Le crépuscule (D® méd., 1883, palais de l’Elyî) ; La défense du foyer (1884, jardin du Champ-deirs); Les fruits de la guerre. Méd. arg., 1889. Chevalier la Légion d’honneur..

Sculptures. — Musées de : (Cette) : Labiche. — i.amecy) ; Amédée Jullien, directeur du musée de .amecy (bronze); — La défense du foyer, réduction en Hre métallisé du groupe exposé au Salon 1884, ornant jardin du Champ-de-Mars; — Esquisse de la statue de martine (terre cuite); — L’Amour captif (plâtre). — I ICE) ; Jeune mère pleurant son enfant (statue marbre). î.Rexnes) ; Le génie du mal. — (Luxembourg) : Dio-

ip.

'ISSEAU (Jacques-Messidor), dit Henri, graveur, né 'T. Paris en 1794, moril (Ec. Fr.).

LlèvedeBertin, Michalon. Fortier et Lafitte;ilfournit ' Planches aux Monuments delà France et remporta, 1814, au dépôt général de la Guerre, un prix de grare de topographie. On cite notamment : La Jeunesse }defendant contre les charmes de l’Amour. — 2 Vues de route du château d’Arc. — Paysage héroïque, d’ap. Poussin. — Planche pour les Monuments de là France. - lanche pour V Univers pittoresque.

jiKSEAU (Jean), graveur du milieu du xvii® siècle Ec. Fr.).

ihî par le D' Mireiir.

Rix. — Estampes. Paris, 1849. d’Henneville :

Plan de la ville et de V Université de Paris : 72 fr. — 1864. V‘® X..., par Rochoux, 6 mai : Profil de la ville de Rouen : 30 fr. — V‘® du 18 avril 1910 : Le Crépuscule, statue de bronze, signée : 460 fr.

BOISSEAU (Mile Léopoldine), peintre, née ù Tours, XIX® siècle (Ec. Fr.).

Débuta au Salon en 1877.

BOISSELAT (Jean-François), peintre, graveur à l’eauforte et lithographe, élève de Hersent, né à Paris le 21 août 1812 (Ec. Fr.).

Il envoya au Salon de 1833 : Pauvres à la porte de l’église; en 1838 : Le rêve de Sanzio; en 1851 : Jeanne d’Arc enfant. Le musée de Douai conserve de lui; Cérémonie célébrée dans l’église Collégiale St- Etienne, à Dreux, le 26 novembre 1783. On cite parmi ses gravures ; L'Archange Si Michel. — V Ange Gardien, d’ap. IL Decaisne. — Capet, lève-toi, d’ap. E. Mascré. — -Raoul de Pellevé et le Larmoyeur, d’ap. Ary Scheffer.

BOISSELIER ( Antoine-Félix), né à Paris le 22 mal 1790, mort à Versailles le 29 avril 1857 (Ec. Fr.).

Alors qu’il occupait les fonctions de professeur de dessin â l’école militaire de Saint-Cyr, son Démocrite et les Abdérilains obtint un 2® prix au concours de Rome. Boisselier remporta, en 1824. une médaille de 2® classe. Parmi ses œuvres au Salon, signalons : en 1827, Saint Paul, à Ephèse. impose les mains à des disciples (aujourd’hui à Saint-Sulpice); Saint Philippe baptisant l’eunuque de la reine Candace (à St-Sulpice); en 1831 : Eponine et Sabinus; Vue du Temple de Vesta à Tivoli; Tombeau de Napoléon à Ste-Hélène; en 1841 : Tobie et l’ange; en 1844 : Diogène et Alexandre à Corinthe; Temple de la Sibylle à Tivoli, au musée de Moiitauban; Paysage d’Italie, au musée de Nantes; Louis XII dans les défilés de Laodicée, au musée de Versailles.

Prix. — Peinture. Paris. V‘® Hurtault, 1825 : Vue du petit village de la Molina : 250 fr. — V‘® de M. Binant les 20 et 21 avril 1904 : Paysage, Le Châtaignier : 23 fr.

BOISSELIER (Félix), peintre, né à Damphal (Haute- Marne) en 1776, mort à Rome le 12 janvier 1811 (Ec. Fr.).

Elève du peintre italien décorateur Sieti et de Régnault; il obtint une première fois le prix de Rome, en 1805, avec La mort de Dérnosihénes, et une deuxième fois, en 1806, avec L'enfant prodigue.

Peintures.— Musées de : (Chaumont) : Mort

d’ Adonis. — (Gray) ; Le Christ guérissant les lépreux.

Prix. — Peinture, 1821. V*® Félix Boisselier : La mort d’ Adonis : 1.000 fr.

BOISSELIER (Georges) peintre, du xx® siècle (Ec. Fr.).

Membre de la Société des Artistes Français. A obtenu une médaille de .3® classe, en 1910.

BOISSENS (Cornélis-Théodorus), dessinateur et graveur, né à Enkhuyzen, mort en 1625 (Ec. Fr.).

Il vécut probablement à Amsterdam; ses œuvres sont signées C. Boiss. On cite notamment : Guillaume de Nassau, prince d’ Orange. — Maurice de Nassau. — Même sujet, autre planche.

Prix. — Estampe. Paris, 1865. V*® Camberlyn : Sujet emblématique sur la Paix et sur la Guerre, d’ap. Jean Van Achen : 5 fr.

BOISSERRÉ (Frédérick), peintre de paysage à Bellwsy-Coed (Pays de Galles) en 1876 et 1877 (Ec. ?).

Cet artiste exposa à Suffolk Street et dans d’autres expositions anglaises divers paysages du Pays de Galles, aux dates ci-dessus.

Prix. — Dessins. Londres. V‘® 5 avril 1909 : Montagnes et un autre dessin de Mauley : £2 12s. 6d. BOISSEVIN (Louis), graveur au burin et éditeur à Paris au XVII® siècle (Ec. Fr.).

On cite de lui 36 portraits.

BOISSIË (Mlle Marie-Gabrielle-Pauline), peintre, née à Lisle-en-J ourdain (Ec. Fr.).

Elève de Mme Thoret. Débuta au Salon en 1879. BOISSIER (André-Claude), peintre et graveur, , Çi né à Nantes le 6 février 1760, mort le 29 mars 183.3 à Château-Goniier (Ec. Fr.).

Il était professeur de dessin. Citons de lui : Une Assomption; une Apothéose de St Vincent de Paul (Palais de l’Empereur de Chine); Jésus tenté parle diable; L’ Adoration des bergers. L’église St-Jean à Chàteau-Gontier possède de lui une grande toile représentant La Mort du Christ, et l’Hôtel de ville le portrait de l’ancien maire, le chevalier Dean. Le Blanc attribue à cet artiste huit gravures, mais d’accord avec M. de Granges de Surgères qui examine cette œuvre en détail dans son très intéressant ouvrage sur les Artistes Nantais, nous pensons que l’on peut en extraire deux pièces signées Boissier T aîné sculp et qui diffèrent totalement des six autres qui sont : 1. L’ imposture du paganisme sous le

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masque de la vérité. — 2. Les amants électrisés par l’amour. — 3. Le méchant effraié (sic) de ses opérations. — 4. Le soutien de la France. — 5. Dernière bombance des goulus. — 6. La négresse. Il faut y joindre : 7. La fiteuse. Les deux pièces douteuses de Boissier numérotées 5 et 6 dans son œuvre d’ap. Le Blanc sont : Le dîner du camp et La récréation du camp. Boissier ne fut pas un véritable maître, mais un artiste assez délicat, au début, qui eut le tort de se laisser influencer par les procédés, tout de convention, de l’école de David.

M. Boucheny de Gb.\ndval.

Prix. des 8 et 9 mai 1910 : Boîte ivoire galonnée d'or ornée miniature : Portrait d'homme : 140 fr. BOISSIER (Gaston-Maurice-Emile), né à Paris au XIX® siècle (Ec. Fr.).

Exposa aux Indépendants en 1907 et 1909. BOISSIER (Mme Marie-Julienne), née Roussuge, née à Paris en 1777 (Ec. Fr.).

Elève de son mari André-Claude Boissier. On cite d’elle : Un Christ en croix. — St Jean l' Evangéliste.- — -La Vierge visitant Sle Elisabeth.

BOISSIÈRE (Jacqueline), miniaturiste, xvii®-xvin® siècles (Ec. Fr.).

Elle fut logée par le roi, au Louvre, de 1690 à 1721. Prix.— Peinture. Paris, 1869. V‘® Delessert : Le marchand de melons : 1.300 fr.

BOISSIÈRE (Mme Marie-Marguerite-Augustine), peintre. née à Lille, xix® siècle (Ec. Fr.).

Elève de M. Denis. Débuta au Salon en 1875. BOISSIÈRE (Samuel), peintre, né à Montpellier [Hérault] en 1620, mort dans la même ville en 1703 (Ec. Fr.).

Œuvres peu importantes à la faculté de médecine de Montpellier : petit croquis de paysage.

BOISSIÈRE (Simon de la), ingénieur et graveur à l’eauforte, né à Paris vers 1687 (Éc. Fr.).

On cite de lui des planches pour des vues et des vignett es.

BOISSIÈRE-LONG (Mme Vve Nathalie), peintre du XX® siècle (Ec. Fr.).

Membre de la Société des Artistes Français, a pris part à ses expositions.

BOISSIEU (Claude Victor de), dessinateur et graveur, né à Lyon (?) en 1784. mort à Ambérieu-en- Bugey [Ain], en novembre 1869 (Ec. Fr.).

Neveu et élève de l’aqua-fortiste J.-J. de Boissieu, cet amateur a laissé des copies de tableaux de maîtres, des dessins, des encres de Chine. 11 a gravé quelques eaux-fortes dans la manière, de son maître, notamment son ex-libris et un Portrait du chevalier Camille-Marie de Valons, lieutenant de vaisseau (signé « C. V. D. B. »).

Prix. — Dessins. Paris, 1787. V‘® Collet ; Pont et paysage montagneux : 19 fr.

BOISSIEU (Jean-Jacques de), peintre et graveur, né à Lyon le 30 novembre 1736, mort dans la même ville le 1®' mars 1810 (Ec. Fr ).

Fils d’un médecin de Lyon, il prit d’abord quelques leçons de dessin d’un nommé Lombard, puis fréquenta

l’atelier du peintre d’histoire Charles Frontier, qui s’était fixé à Lyon. Sa famille, après l’avoir obligé, pendant trois ans, à faire du dessin de fabrique, lui permit, vers 1759, de travailler d’après nature. Un graveur et marchand d’estamiies parisien, du nom de Pariset, l’avait engagé à faire de l’eau-forte et il avait publié, < en 1758, six feuilles de croquis à l’eau-forte, sous le ' litre de ; Livre de griffonnemcnls inventés et gravés par de Boissieu, à Paris, chez Pariset. Il avait gravé ensuite six paysages : Paysages dessinés et gravés par J.-J.-D. B. à Lyon, 1759. En 1760 il était en relations de correspondance avec le graveur J.-G. Wille, qu’il priait de l’aider à vendre, à Paris, quelques dessins. Enfin, en 1761, sa mère l’autorisa à faire le voyage de Paris où il jiassa près de trois ans (1761-1764) et fréquenta J.-G. Wille, Joseph Vernet, Watelet, Greuze, Soufflot et le jeune duc Alexandre de la Bochefoucauld qui se prit (i’amitié pour lui. Ce dernier vint le retrouver à Lyon et l’emmena avec quelques amis en Italie ; en leur compagnie, de Boissieu visita Gênes, Naples, séjourna à Home (1764-65), dessina dans les musées et surtoul d’ajirès nature. De retour à Lyon, il se remit à graver et à peindre. Mais il était d’une santé débile cl. ne pouvait, dit-on, supporter ni l’odeur de l'essence ni le ii'a\;iil que nécessitait la préiiaration des couleurs ; il produisit donc surtout des eaux-fortes avec une grande iiuuntité do dessins aux crayons et de lavis,

En 1771, il acquit, à Lyon, une charge de Trésorier - France; en 1773, il se maria. La Révolution compron sa fortune, mais le peintre David Tempècha d’êt inquiété comme suspect et ses planches de cuiv furent mises, en 1792, «sous la protection de la Loi Il ne cessa de travailler jusqu’à ses derniers jours.' fut nommé à Lyon : en 1796, membre du jury de l’Ii, truction publique, en 1802, membre du Conseil < Conservatoire des Arts ; par ses conseils, sinon par leçons, il exerça une réelle influence sur les jeur| artistes lyonnais du commencement du xix® siècle, fut, de son vivant, réputé en France et à l’étrand comme peintre au lavis et aquafortiste et son atef reçut la visite de tous les grands personnages c, reçut la visite de tous les grands personnages qui s’ar tèrent à Lyon. Le naturel et la sincérité sont les carac • ristiques de son talent, à une époque où le maniérisn et le convenu étaient en faveur; ses paysages, ses inrieurs, ses iiortraits sont étudiés d’après le site ou le n • dèle et ont une expression de vérité, parfois même i naïveté qui n’exclut ni le goût, ni la distinction. Ses peintures, finement faites, d’une couleur légè|, un peu monotones de ton, sont rares. La plupart < , été faites à ses débuts, ou vers 1773-1780. On pi(; citer : Un homme qui souffle sur un bouillon (Lyi. Salon des Arts, 1786), exposé avec huit dessins -, deux eaux-fortes ; des Paysages (un au Louvre, dej: au musée de Berlin, un au musée de Nantes); Mar-i d’animaux. Le Cellier et Portrait de Mme. J.-J. ■ Boissieu (au musée de Lyon) ; Les bulles de savon, , -, apprêts du dîner et Le Bouquet de Fête (trois toi; exposées à l’Exposition rétrospective lyonnaise 1877). — Ses dessins, dispersés dans les collectionsit les musées, sont extrêmement nombreux (vingt -i musée du Louvre à Paris, d’autres à la Bibliothècj; nationale, aux musées de Chantilly, d’Orléans, -i musée de Lyon, où il a di.x-sept dessins ou lavis, et:. Avec des portraits expressifs, il a surtout dessiné s paysages, soit au crayon tmine de plomb, sanguii, pierre noire), soit et surtout au lavis, avec, parfois, 'S rehauts de couleur, de plume ou d’aquarelle. Coin i peintre au lavis, il n’a pas été dépassé pour la fgeur, la franchise et la transparence de la touchelpour le fini d’une exécution qui ne produit pas la j cheresse et ne sent pas le travail. — Son œuvre d’aq fortiste se compose, d’après le catalogue le plus réc t qui en ait été dressé, de 140 planches (quelques-us d’après Ruysdaël, K. du Jardin Wynants, la plup;t originales) et de quelques pièces connues par 'S exemplaires uniques de la collection de l’Instid Sladel à Francfort-sur-le-Mein. Dans ces ea|fortes, toujours recherchées pour leur finesse liari nieuse, l’esprit, la sûreté et la délicatesse de leur ture, de Boissieu s’est toujours attaché à reproduirin fac-similé ses études faites sur nature et très poussi'i, à rendre le moelleux de ses crayons, la gradation s teintes, la vigueur et les effets de clair-obscur de|-s lavis. Ses planches, toutes sur cuivre, sont traii'S d’abord à l’eau-forte pure, puis à l’eau-forte avec is retouches de pointe sèche. Enfin, avec l’eau-forti -t la pointe sèche, il s’est servi vers 1770 du pointilléjt, depuis 1772, de la roulette pour adoucir les lumiis et accentuer les ombres. — De Boissieu a signé bs œuvres de façons très diverses, le plus souvent; « D. i|.i ou J.-J. D. B. (les deux lettres D et B entrelaès et formant monogramme). On trouve aussi J.-J. -, D. Boissieu fecit (avec le monogramme) Boissier., De Boissieu /., etc. Quelques-unes de ses plancjs, celles gravées par les soins de Bazan,sont même sig js

« Boissieux ».

Peintures et dessins. — Musées de: (Baonèr" : Le Manoir. — (Bordeaux) : Portrait d’un peintr- (Breslau) : Rivière et montagnes; — Vallée et n-itagnes. — (Genève) : Les grands charlatans; — Enpe d’une foret; — Un pont de pierre; — Une grande foréi— Entrée d'une forêt avec maison; — La grande tonnjerie; — La digue rompue: — Le vieux mendiant; — Vieif 'd jouant du hautbois; — Le champ de blé; — Vue du fit de Locarno; — Intérieur d’une ferme; — L’écrivain ,ublic; — Promenade du pape sur la Saône. — (LYON) ya porte de la ferme (encre de Chine); — Etude d’arbrq— Maisons de campagne; — Marché d’animaux; — Jtrait de Madame de Boissieu; — Le Cellier; — -Vue jse aux environs de Lyon; — Vue prise aux environipe Paris (sépia ét encre de Chine); — Mme de Boisjîu jouant du clavecin (sanguine et mine de ploml — Vue d’Italie; — Les modèles (encre de Chine et craui noir); — Vue de Châteauneuf (dessin). — (Louvri • 2 paysages. — (Nantes) : Paysage. — (Narbonni : Dessus de tabatière. — (Orléans) : Vue du château es Echelles à Ambérieux en Bugey (dessin). — (SEp ^ Paysage avec figures. — (Valenciennes) : Moine lis;

it.

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(Rouen) : Vue de la Chartreuse à Lyon; — Tête de

Vieillard (crayon).

Œuvre gravé. — Théologie : 1. SI Jérôme, 1797,

2 états. — 2. Les deux pères du déserl, 1797, 3 états. — 3. Deux anges à genoux sur des nuages.' — Sciences et Arts et Etudes : 4. Chalte assise.- — -5. Quaire éludes, demi-figures et têtes, 1770.- — 6. Trois études, têtes d’hommes d’âges différents, une tête de bouc et une tête de bélier, 1803. — -7. Sept éludes de têtes, 1795. — 8. Homme pinçant de la guitare, vu jusqu’à la ceinture. — 9. Hait éludes de têtes, sept d’hommes et une d’un enfant. — 10. Vieillard à barbe blanche, 1770, 3 états. — 11 à 16. Livre de griffonnements, suite de 6 p., dont le frontispice. — 17. Huit études.' — -18. Deux griffonnements, vieille fileuse et vieillard. — 19. Promenade du pape Pie VII sur la Saône. — Portraits : 20. J.-J. de Boissieu, 1796, 3 états. — 21. De Boissieu, docteur en médecine, frère de J.-J. de Boissieu. — 22. Pie VII, vu à mi-corps et de profil, 1805. — 23. Pie VII bénissant les enfants, 1805, 3 états. — 24. ha servante de J.-J. de Boissieu, 1770. — Mœurs et Usages : 25. Les moines au chœur, chantant l’office, 1795, 3 états. — 26. La soirée villageoise, 1800, 3 états. — 27. L’écrivain public, 1790, 4 états. — 28. Les grands tonneliers, 1790, 4 états. — 29. Intérieur de ferme, 1793,

3 états. — 30. Intérieur de ferme, 2 états. — 31. Le maître d’école, 1780. — 32. Le maréchal ferrant, 1808, 2 états. —

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