I ..., 1890 : Portrait de Mme X... : 12.000 fr.— D' V
I |aro, 1892 : Dans la rosée : 16.000 fr.. — 2' V" Haro, i97 : Dans la rosée : 4.500 fr. — V*' Kuyper, 1897 : \lournelle ; 3.600 fr. — V*' X..., 23 juin 1899 : Portrait femme ; 2.500 fr.
IROLUS-DURAN (Mme Pauline-M.), née à Sl-Péters- ' bourg au xix' siècle (Ec. Fr.).
Femme et élève de Carolus-Duran, elle est sociéire des Artistes Français depuis 1887. Elle obtint une idaiile de 3' classe en 1875.
IRON (Madame), peintre de portraits xviii' s. (Ec. Fr.).
Elle était, en 1769, dans la gilde de La Haye; elle se maria à Amsterdam et y vivait encore en 1776. CARON (Adolphe- Alexandre-Joseph), graveur au burin, né à Lille en 1797, mort à Clamarl en 1867 (Ec. Fr.). Elève de Bervic. Il entra à l’Ecole des Beaux-Arts en 1812. 11 débuta au Salon de Paris en 1822 et exposa régulièrement jusqu’à sa mort. Il obtint une médaille de 2® classe en 1824, une médaille de D' classe en 1846 et fut décoré de la Légion d’honneur en 1855.
Prix. — -Estampes. Paris. V*' Lajarictte, 1861 ; La duchesse de Berry et ses enfants ; 4 fr. — V‘® X..., 23 février 1864 : Marguerite sortant de l’église, d’ap. Ary Scheffer, Ep. de l®’’ état avant la lettre ; 38 fr. — Le Christ au jardin des Oliviers, d’ap. Ary Scheffer. Ep. de l®’’ état avant toutes lettres : 39 fr. — Vienne. V'® Comte X..., 1867 ; Le Christ au jardin des Oliviers, d’ap. Ary Scheffer. Ep. de l" état avant la lettre avec les noms à la pointe : 56 fr.
CARON (Albert), iieintre de paysages, né à Paris au XIX® siècle (Ec. Fr.).
Elève de MM. A. Bernard et L. Pellenc. Sociétaire des Artistes Français depuis 1888, il exposa aux Salons de cette association, surtout des pastels.
CARON (Alexandre-Auguste), sculpileur, né à Paris au XIX' siècle (Ec. Fr.).
Elève de Barrau. Roufosse et Scaillet; sociétaire des Artistes Français depuis 1893. Il exposa régulièrement au Salon. Mention honorable en 1898. On cite de lui ; Esclave à vendre; Après le bain.
CARON (Antoine), peintre d’histoire et portraitiste, né à Beauvais vers 1515, mort à Paris vers 1593 (Ec. Fr.).
Caron fut un des peintres les plus en faveur du xvi' siècle. Après avoir travaillé dans sa ville natale où il laissa un assez grand nombre de tableaux aujourd’hui disparus, il vint à Paris et tut employé par le Primatice à la décoration du palais de Fontainebleau vers 1540. En 1573, lors de l’entrée à Paris du duc d’Anjou, Henri, roi de Pologne, Antoine Caron fut chargé de diverses peintures décoratives. Vers 1580, il devint peintre ordinaire de la reine Catherine de Médicis et ce fut désormais à elle qu'il consacra presque tous ses travaux. La Bibliothèque Nationale possède de lui une suite de dessins qui, sous ie nom d’ Histoire d’ Artémis, retracent la vie de Catherine de Médicis. Cette œuvre assez remarquable est d’une indiscutable originalité. Elle était destinée à être reproduite en tapisserie et ce travail fut exécuté plus tard sur les ordres de Marie de Médicis. La Bibliothèque Nationaie possède encore un beau portrait au crayon de A. Caron déjà âgé. Il avait une fille qu'il maria au graveur Thomas de Leu, iequel grava en 1599 le portrait de son beau-père.
Prix. — Peinture. Paris. V*' Chiquet, 1768 : Portrait d’homme, vêtu de gris; costume Henri HJ : 83 fr. — Dessins. V‘® de Chennevières, 1900 ; La Salutation Angélique; Combat des Juifs contre les Amalécites : 109 fr.
CARON (Antoine-Nicolas), graveur sur bois, né à Amiens en 1719, mort en 1768 (Ec. Fr.).
Heineken le cite comme étant élève de Papillon. On cite de lui des vignettes. Il mourut à la Conciergerie où il était emprisonné pour dettes.
CAROM (Auguste), paysagiste et aquarelliste, né à Fœcy le 26 octobre 1806 (Èc. Fi’.).
Elève de Ciceii.l II entra à l’Ecole des Beaux-Arts ei 1821. Il exposa régulièrement au.x Salons de Paris et obtint une 3® médaiiie en 1833.
Prix.- — Aquarelle. Paris. V‘® G... et A..., 3 janvier 1893 : Vue de la place Louis XV. Aquarelle rehaussée de gouache : 180 fr.- — -V" du 13 avril 1910 : Vénus et Vulcain : 120 fr.
CARON (Emile-Jean-Baptiste), peintre d’histoire et dessinateur, né d Nancy au xix® siècle (Ec. Fr.).
Elève de Yvon et Courbet. Il débuta au Salon de
CARON (Henri-Paul- Edmond), pyasagiste, né à Abbeville, le 9 mai 1860 (Ec. Fr.).
Elève de MM. Caudron. Bouguereau et Cartier. Il débuta au Salon en 1888. On cite de lui : Matinée d'août à Cayeux-sur-Mer et V Approche d’un grain dans la baie de Somme. Sociétaire des Artistes Français depuis 1894. Mention honorable en 1904.
CARON (Jean), peintre de nature morte, né à Paris au xi.x' siècle (Ec. Fr.).
Il participa au Salon de Paris à partir de 1828 et obtint en 1838 une 3® médaiiie. Le musée de jMulhouse conserve de lui : Intérieur de cuisine.
CARON (Jean-Antoine), portraitiste, né à Paris au XIX' siècle (Ec. Fr.).
Il débuta au Salon de 1847.
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CAR
CARON (Jean-Charles), graveur au burin, né à Paris en 1790 (Ec. Fr.)-
Elève de Laurent, il a gravé d’après Choquet. CARON (Jean-Louis-Toussaint), dessinateur et graveur au burin, né à Paris le 27 février 1790, nwrt dans la même ville le 13 août 1832 (Ec. Fr.).
Elève de Coigny et de Régnault pour le dessin et de Lignonpourlagravure.il exposa au Salon en 1824 et
CARON (Jules), peintre de nature morte et de fruits, né à Paris au xix« siècle (Ec. Fr.).
Elève de Rémond. Le musée de Nantes possède de lui r Intérieur de cuisine. Il débuta au Salon en 1861. CARON (Mlle L.). portraitiste, exposa à la Royal Academy à Londres en 1854-1855 (Ec. Fr.).
CARON (Louis), peintre, né à Lyon, xix® siècle (Ec. Fr.).
Elève de Cornu, il exposa à Lyon, en 1870, Jeune fille au piano-, à Paris, en 1894, Matinée d’octobre. CARON (Louis-Jules-Gustave), peintre et dessinateur, né à Paris au xix® siècle (Ec. Fr.).
Elève de J. Didier et de Laurens. Il débuta au Salon de 1868 et exposa régulièrement des paysages au fusain et quelques portraits. On cite de lui ; Là Mare aux fées.
CARON ou Carrion (Lucas), sculpleur à Séville en 1540 (Ec. Esp.).
CARON (Martin), le vieux, sculpleur et architecte, d’Abbeville, vivait au xvii® siècle (Ec. Fr.).
Il fut le premier maître de François Anguier et de Thibault Poissant ; il fit, en 1649, pour l’église Notre- Dame d’Eu, un retable, qui est aujourd’hui dans l’église de Monchy (Seine-Inférieure.)
CARON (Martin et Louis), sculpteurs sur bois, fils de Caron le vieux, nés en 1626 et 1648, morts en 1669 et 1682 (Ec. Fr.).
Ils travaillèrent à la décoration de la cathédrale de Lescar, près de Pau, puis sculptèrent une partie du chemin de croix de Bétharram (Basses-Pyrénées), dont il reste un Christ à la Colonne, statue de bois, grandeur naturelle.
CARON (Pascal-Delaherche), sculpteur, né à Paris au XIX® siècle (Ec. Fr.).
Sociétaire des Artistes Français depuis 1904. CARON (Rosalie), peintre d'histoire, née à Sentis, fin du XVII ® siècle (Éc. Fr.).
Elève de Régnault. Elle exposa au Salon de 1812 à 1838.
CARON-LANGLOIS (Pauline), peintre de genre, née à Beauvais au xix® siècle (Ec. Fr.).
Elève de E. Frère. Elle débuta au Salon de 1848. CARON A (Francesco âa), sculpteur de Carona, travailla à Gênes et à Séville au xvi® siècle (Ec. Suis.). Francesco collabora, croit-on, avec un Juan de Lugano, à la restauration des colonnes de l’Alcazar de Séville entre 1561-1566, et fournit aussi des ouvrages en rnarbre pour l’ancien Sagrariode la cathédrale de cette ville. Il y est mentionné aussi, collaborant avec Juan B. Vasquez, à la sculpture d’un portrail et d’un tabernacle exécutés entre 1568-1574.
CARONA (Gaspare da), sculpleur de Carona, travaillait au XV® siècle (Ec. Suis.).
On cite de lui les sculptures des portails au palais de Gênes, notamment à celui des Sauli exécutées en 1494. Dans sa ville natale on conserve aussi des fragments de sculptures tels qu’une statuette de la Madone. CARONA (Martino da), sculpteur et architecte de Carona, travaillait en Italie au xv® siècle (Ec. Suis.}.
Martino travailla à la cathédrale de Milan, construit la Scuola di San Marco à Venise, où il aurait été le constructeur de l’église San Zaccaria et aidé de son fils Pietro. Il est le fondateur de la famille d’artistes « Lombardi », dont le vrai nom fut Solari ou Solaro, originaire de Carona.
CARONA (Michèle àa), sculpteur de» Carona, travaillait en Italie au xv® siècle (Ec. Suis.).
Michel travailla à Ancône et à Sinigaglia, et collabora avec Antonio da Corona aux sculptures des portes de la citadelle de cette dernière ville, vers 1496. CAROÎfA (Pier-Angelo da), Pier Angelo délia Scala, sculpteur originaire de Carona, travaillait à Gênes et en Espagne au xvi® siècle (Ec. Suis.).
Pier Angelo laissa à Tolède des ouvrages intéressants, notamment un monument funéraire à l’église San Juan délia Penitenzia. On conserve aussi à Gênes à la cathédrale de San Lorenzo une très belle œuvre, exécutée par ce sculpteur en 1527.
CARONA (Pietro da), Pietro Lombardo, sculpteur, originaire de Carona, iravaillait en Italie au xvi® siècle
(Ec. Suis.].
Il travailla sous la direction de son père Martii ; Venise vers la fin du xv® siècle.
CARONA (Tommaso), sculpteur de Carona, travail i. Milan aux xiv®-xv® siècles (Ec. Suis.).
Tommaso travailla en concurrence avec Gaspi d- Carona à la cathédrale de Milan ( 1402-1437) et ,ij. Marco da Carona pour l’église de son pays natal ( 19! 1401 ) .
CARONI (Emmanuel), sculpleur lombard, né à Ea i(< {province de Corne) en 1826 (Ec. Ital.).
Etudia la sculpture à Milan, puis à Florence a^!l( professeur Bartolini. Il combattit les Autrichiens ijj cinq fournées de Milan et retourna à Florence, il reprit ses études.
(raolo), graveur, ne a Monza vers 1779, m
à Milan, en 1842 (Ec. Ital).
Caronni fut un des plus brillants élèves de Lo Pnix. — Dessin. Paris. V‘® Grunling, 1823 : trait d’un guerrier. A la plume sur parchemin, < Rembrandt : 8 fr.
CAROSELLI (Angiolo), peintre d’histoire, né à Rome en 1585, /Q C mort en 1653 (Ec Ital.). ' ' ^CLTObC,’
^ Elève de Michel-Angiolo da Caravaggio. il fit pr d’une grande facilité d’imitation, et parvint à copi manière de son maître et d’autres grands peintres, que le Titien et Raphaël Sanzio, avec une fidélité es ordinaire.
CAROSSIO (Gioan- Antonio), peintre et graveur au b \n et au pointillé à Rome vers 1618 (Ec. Ital.). j
On cite de lui le portrait de l’auteur de la Co\o poema il Sidonio tragicomætia.
CAROT (Henri- Alexandre), peintre, paslellisle et anrelliste, né à Paris, xix® siècle (Ec. Fr.). I
Elève de son père et de J.-F. Millet, il débuta au ir Ion de 1880.
CAROT (Jules-Etienne), peintre de fleurs, né à Pu.-, xix® siècle (Ec. Fr.). 1
Elève de Kreyder, il débuta au Salon de 1877. CAROTTO ou Caroto (Gio- Tni '
vanni), peintre d’his- Jx
cmaoTVi
le commencement du xvi® siècle, mort à l'àgi e 60 ans environ (Ec. Ital.).
Ce peintre était le frère de Giovanni-Fraiicijo Carotte et son aide et imitateur. Il peignit des table « historiques et des madones pour les églises de Véri|;, notamment pour San Giovanni in Fonte et San Stef; ■. On cite aussi une Vierge avec V Enfant Jésus, signé it datée de 1513, qui est à San Paolo, et dans le muséie la ville. Une Madone avec l’Enfant Jésus, saint Laureiit saint Jérôme. |
CAROTTO (Giovanni-Francesco), peintre de porln-, d’histoire, à l’huite et à fresque, né à Vérone en 1- ,
F S F /v'^N]DXXX> j
D’abord élève de Liberale, Giovanni-France;!, entra plus tard dans l'atelier d’Andrea Mantegna'i Mantoue. Il travailla quelque temps sous sa directio !; imita si bien son style que le maître n’hésita p; int à \ ]• dre les œuvres de Giovanni en laissant croire qu’et étaient de sa main (Lanzi). Carotto travailla beaucl' dans son pays. Il y fut très apprécié. Il exécuta des t!’ vaux pour les Visconti à Milan et à la cour de Monfenj A Vérone, il y a de lui un grand tableau d’autej l’église de San Fermo, et un autre dans l’église des f ges à Sainte-Euphémie. Cesdeux ouvrages montrent! fluence du style de Raphaël. Parmi ses fresques, on ilcelles qu’il exécuta dans les églises de San Tomm i Cantuariense, et de la chapelle Spolverini à Ste-Eupl mie, à Vérone.
Peintures : Musées de : (Budapest) : St Michel (Francfort) ; Marie et l’Enfant. — (Venise) ; Madc et Jésus.
Prix. — Peinture. Paris. V‘® Celotti, 1807 : La Viei assise, tenant l’enfant Jésus dans ses bras : 72 fr. CAROUGET (Ernestine), portraitiste, née à Laon, I XIX® siècle (Ec. Fr.).
Elle débuta au Salon de 1845.
CAROZZI (Joseph), paysagiste, né à Milan au xix' (Ec. Fr.).
Elève de Fontanesi, Carcano et Bazzaro. Il expc! à Paris en 1900 et y obtint une médaille de bron:j CARPACCIO (Benedetto), peintre d'histoire, né à Ven\ ou en Isfrie, florissail vers la première moitié 1 XVI® siècle (Ec. Ital.).
Benedetto fut prob.ablement le fils ou le neveu de V
CAR
1 tore Carpaccio. Cet artiste fut un peintre dont on loue la ! douceur de teintes et la variété de composition. Il j semble n'avoir appartenu à aucune école. Il travailla beaucoup pour les églises de Capo d’Istria, notamment ià la Rotonde, où il peignit pour l’autel un Couronneinienl de la Vierge (daté de 1537), et chez les Observanitins, un tableau représentant le Nom de Jésus adoré par lies Saints (1541). On cite aussi un ouvrage, daté de .1523, ayant pour sujet le Massacre des Innocents. CARPACCIO(Vittore ou Carpatius), dit aussi Scarpaza, et par Vasari Scar-
paccia, peintre d’histoire, né à Venise ou à Capo , d’Istria, vers 1450, mort après 1522, peut-être 1525 (Ec. Ital.),
Vittore Carpaccio fut le concurrent des Bellini pour Iles travaux du Palais ducal à Venise, précieuse collecjtion de tableaux d’histoire qui périrent dans l’incendie de 1576. Il fut employé également à l’école de San Girolamo à Venise, en même temps que les Bellini et Luigi I Vivarini, et à l’école de Sainte-Ursule, où il fit une série de I tableaux représentant des scènes de la vie de cette [Sainte, ouvrages aujourd’hui à l’Académie de Venise. Son tableau pour l’école de San Giovanni Evangelista, [dont le sujet est Un Patriarche de Grado chassant un Diable — également à l’Académie — contient une admirable vue du Venise de la fin du xv' siècle. La Présentation de Jésus au Temple est considérée comme son chef-d’œuvre. Entre 1502 et 1508, Carpaccio acheva une suite de dix toiles dont les sujets furent tirés de la vie de saint Jérome, saint Tryphon, saint George, un Christ au mo.it des Oliviers et un Christ chez le pharisien, tous destinés à décorer l’hôpital de San Giorgio de Schiavoni. Carpaccio fut aussi choisi, avec Sebastianl et Vittore Ji Matteo, pour évaluer les fresques de Giorgione au iFondaco de Tedesclii. En 1514, l’église de San Vitale I ui commanda un tableau d’autel représentant le saint dtulaire avec sa femme Valérie et des saints. En 1515,
1 acheva, pour le Prieur de San .\ntonio de Castello, le lableau d’autel des Saints Crucifiés. Enfin, en 1519, ses lieux tableaux pour l’autel de la cathédrale du C.apo l’Istria, et pour l’église de Pozzale, près Cadore, turent .erminés. Ces ouvrages marquent la tin de la carrière irtistique de ce maître. Lanzi mentionne cependant in portrait de lui-même qui portait la date de 1522.
Peintures. — Musées de : (Berlin) : Marie avec 'Enfant et deux saints.— Bénédiction de St Stephan.— Caen) : Ste Famille — (Dublin) : La Vierge et l’Enfant rônant. — (Francfort) : Marie, l’Enfant Jésus et saint lean. — (Louvre) : La Prédication de St Etienne à Jérualem. — (Milan, Brera) ; Dispute de St Etienne. — Maiage de la Vierge.. — -Consécration de la Vierge au Temile. — (PÉRiGUEux):L[ArrivéeetrAdorationdesMages. — Strasbourg) : La reine de Saba. — (Stuttgart) ; Saint ^homas d’Aquin avec la Vierge. — Lapidation de saint '..tienne. — (Venise) : Arrivée des Ambassadeurs près du Theonat. — -Départ des Ambassadeurs quittant le 101 Theonat. — A la ville du roi Anglais. — Miracle de la roix. — Départ des époux. — Ste Ursule et Conon. — iipothéose de Ste Ursule. — Arrivée à Rome de sainte |Jrsule et de Conon. — La Présentation de Jésus. — j.es dix mille crucifiés du Mont Ararat. — La rencontre le Ste Anne et de St Joachim. — Une procession de èlerins. — La Visitation. — Deux courtisanes se faisant emdre les cheveux. — (Venise, Beaux-Arts) : Guéüson d’un possédé. — Composition historique. — La ’résentation de Jésus au Temple. — Les di.x mille cru- Ifiés du mont Ararat. — Rencontre de Ste Anne et de t g^haMiim. — (Vienne) : Le Christ adoré par les anges. --La Communion de St Jérôme. — Enterrement de t Jérôme.
I Prix.— Peinture. Londres. V" Graham, 1886 ; 'ardin des Ames : 5.000 fr. — Paris. Peinture. V'® Carlinal Fesch, 1845 : Ste Famille : 1.375 fr. — V‘® Pej're. 1872 : La Madone et l’Enfant Jésus : 5.600 fr. —
“ Galli, 1895 : Histoire de Ste Flaminia, en trois talleaux : 475 fr. — Dessins.V*® Movrian, 1858 : Apolton lavé de bistre : 19 fr. — V>« Desperet, '5do: Un musulman.^ sur un cheval au galopa Hommes de aerre et cavatiers. deux dessins à la plume et au bistre :
1 fr. — Vienne. Peinture. V‘® Gatterburg, 1899 : Deux tableaux faisant pendant ; 2.050 fr.
ARPl^ETTO (Jean), peintre piémontais, xix® siècle • (Ec. Ital.).
A traité tous les genres de peinture avec la simplicité laturelle qui le caractérise. En 1883, il exposa à Rome : ur le Po, prés de Turin. A Florence : Ortagli. Enfin lurin, en 1884, on admira deu.x tableaux de lui : onftdence et Un portrait.
'ARPANTIER (L.), graveur au pointillé et au lavis à i Paris, fin du xviii® siècle (Ec. Fr.).
On cite de lui ; L’Heure première de la liberté. — M. le Comte de Mirabeau.
CARPEAUX (Jean-Baptiste), scu/p/«ur, né à Valenciennes
/e 11 mai 1827, mort à Courbevoie lel'ioctobre 1875 (Ec.
Fr.).
Fils d’un ouvrier maçon, qui avait rêvé de faire de lui un entrepreneur. Carpeaux débuta dans la vie par une profonde misère. Son Jme altière en garda une susceptibilité maladive qu’on retrouve dans ses moindres actes, ses moindres paroles, et qui fit de lui un éternel persécuté, le plus souvent imaginaire. Son père l’avait fait entrer dans la classe d’architecture que dirigeait à Valenciennes Jean-Baptiste Bernard: il y tut considéré d’abord comme un assez piètre élève ; on riait de lui parce que son manque d’instruction se trahissait dans ses compositions par des anachronismes au moins bizarres, mais il fallut bientôt reconnaître que de cet apparent chaos, s’élevait in flamme vacillante d’un génie naissant. Un élève du sculpteur Henri Lemaire, Victor Liet, étant venu à épouser une cousine germaine du!jeune Carpeaux, pressentit la destinée glorieuse de son nouveau cousin et se prit d’amitié pour -lui. C’est lui qui enseigna au futur statuaire les rudiments de la sculpture et c’est de lui que Carpeaux exécuta son premier buste, de mémoire, assure-t-on, car Liet fut emporté par la phtisie, en 1847, à l’âge de 35 ans. Dès 1842, il vient à Paris, où il fréquente le cours d’architecture de l’Ecole royale de Dessin et de Mathématiques, avec la décision bien arrêtée de devenir une illustration de sa ville natale. Mais ce qui arrive, hélas! ce n’est pas la gloire, c’est la misère la plus affreuse; le père Carpeaux ne s’est-il pas imaginé, en effet, de venir lui aussi chercher fortune à Paris, avec sa femme et ses cinq enfants! Pendant le jour, Jean-Baptiste s’improvise porteur aux Halles. Le soir, il copie des statuettes de commerce, agrandit des maquettes pour le marchand Michel Aaron. Il exécute même quelques commandes. Son ancien professeur J. -B. Bernard lui confie, en 1843, deux bas-reliefs destinés à la porte monumentale d’un hôtel qu’il vient de construire pour un riche Valenciennois, M. Louis Hollande. La même année, le jeune homme achève de modeler un autre bas-relief, Joseph reconnu par ses frères, et l’année suivante, on lui demande, pour une petite église du Pas-de-Calais, quatre statues en plâtre : St Ambroise, St Jérôme, St Grégoire et St Augustin. Si l’artiste peut ainsi se donner plus entièrement à son art, c’est que le père Carpeaux a fini par s’embarquer avec toute sa famille pour la Californie; le pauvre homme devait du reste y trouver une si effroyable misère que Jean-Baptiste fut obligé, en 1856, de le rapatrier à ses frais. Le 2 octobre 1844, Carpeaux est reçu à l’Ecole des Beaux-Arts, et quelques mois après, il obtient une bourse de six cents francs du département du Nord. Entré en 1846 à l’atelier de Rude, un indépendant qu’il admire et qu’il admirera toujours, il comprend que son maître ne peut exercer aucune influence favorable — au contraire ! — sur l’esprit de ses collègues de l’Institut, et passe chez Francisque Duret, brave homme qui ne brille pas par l’originalité, s’indigne de voir son élève prendre des croquis dans la rue et l’astreint, pour le mater, à des besognes presque exclusivement décoratives. Jean-Baptiste n’en a cure, son unique souci est de rester soi avant tout. Bien lui en prit. En 1847, il obtient une D® médaille pour la figure modelée d’après nature. La même année, il donne le Chevrier, gracieuse silhouette du ténor Bataille. En 1848, il reçoit la commande d’une frise, La Ste Alliance des Peuples. En 1850, il se voit attribuer une mention honorable pour son Achille blessé au talon par une flèche de Paris [au musée de Valenciennes], et une 2® médaille pour le Concours d’Esqiiisse. Ce n’est pas encore la fortune, car la sculpture se paie alors fort peu, mais c’est déjà la notoriété, en attendant la gloire. De 1850 à 1852 se succèdent maintes récompenses d’Ecole. En 1852, il expose au Salon un bas-relief de Madame Delerne qui lui coûte de telles privations qu’il tombe malade et doit entrer à l’hospice Cochin. En septembre de la même année, son Philoclèle dans Vile de Lemnos n’obtient du jury que le second prix de Rome, tandis que le public et la presse lui attribuent le Grand Prix. Au Salon de l’année suivante, il expose La Soumission d’ Abd-el-Kader, bas-relief qui doit flatter la vanité de l’Empereur et attirer à l’auteur les meilleurs résultats pratiques. Une malechance acharnée déjoue tous les plans de l’artiste pour placer son œuvre sous les yeux du souverain, et quand, au prix de mille ruses, la commande sera enlevée enfin, ce sera pour n’être jamais livrée, le sujet devant paraître bientôt peu digne de lui à Carpeaux. Enfiii, en 1854, Hector implorant les dieux en faveur de son fils Astganax remporte ce premier Grand Prix de Rome tant désiré. Alors paraissent le Petit Boudeur, la Palombella et le Pêcher napolitain à la coquille, la première œuvre où s'allient
CAR
CAR
avec tant de bonheur les deux caractéristiques du talent de l'artiste, la vigueur et la grâce. Mais le chef-d’œuvre qui devait faire connaître au monde le nom de Carpeaux et le » poser, comme il le disait lui-même, sur un piédestal que le temps ne détruira pas », ce fut son Ugolin, première médaille au Salon de 1863, actuellement au Jardin des Tuileries. Cette fois, c’était Tapogée. De l’année 1863 à l’année 1875. qui fut celle de sa mort, pétrissant la glaise et taillant le marbre sans relâche, l’artiste termina environ quatre-vingts groupes, bustes et statues, ébaucha une extraordinaire quantité do projets et d’esquisses, peignit une soixantaine de toiles, crayonna plusieurs centaines de dessins, une multitude de croquis, et grava plusieurs eaux-fortes. En 1866, chargé de la décoration du Pavillon de Flore, aux Tuileries, il eut avec l’architecte Lefuel des démêlés restés célèbres ; le sculpteur, disait ce dernier, avait trop dépassé les aplombs. L’empereur, consulté, s’en rapporta au jugement du public, et ce jugement donna raison au sculpteur. Carpeaux fut fait chevalier de la Légion d’honneur et entra, de ce jour, dans l’intimité de Napoléon III. Ce fut même grâce à l’intervention impériale qu’il put épouser la fille du général vicomte de Montfort. gouverneur du palais du Luxembourg. La même année. Carpeaux achevait la Danse, le fameux groupe de droite de la façade de l’Opéra qui donna lieu à des polémiques si acharnées que, sans l’invasion étrangère, le groupe eût été enlevé. Voyant leur cabale inutile. les adversaires de l’artiste, de rage, lancèrent, la nuit, une bouteille d’encre sur le groupe; cette tache, longtemps ineffaçable’, vengeait, d’après eux, la morale publique. La Fontaine de V Observatoire tut la dernière grande œuvre du sculpteur. En 1873, il eut la vessie déchirée dans une opération, et ne tut plus, de ce moment, qu’une lamentable épave, ballottée sur un océan d’amertumes, réelles ou imaginaires comme celles de toute sa vie. Il mourut le 11 octobre 1875. Dillet.
Sculpture. Peinture. Dessins.- — Musées de : (Alger) : Gérome.- — (Ajaccio) : Le prince impérial; — Demi-nature (marbre). — (Bayonne) ; Portrait de M. Laporte;— Bacchante (buste, terre cuite). — (Bourges) ; Maître esclave (buste, terre cuite). — (Dieppe) ; Le docteur Flaubert. — (Hambourg) ; Buste du peintre Gérome (bronze). — (Havre) ; Le peintre Giraud. — (Lille) ; Une mendiante. — (St-Lô) ; Le prince impérial. — (Louvre) ; Bal costumé aux Tuileries (peint.); — Bal aux Tuileries (peint.); — Attentat de Berezowsk-' (peint.). — (Nancy) ; L’amour blessé.- — (Troyes) : La Comtesse Armand, née Ftaimbaud. — (Toui.) : Une Européenne; — L’Afrique;- — L’Asie (Modèles Jardin de l’Observatoire, Paris); — Buste de Napolitain; — Buste de Napolitaine.— (Musée Carpeaux, Valenciennes) : 110 sculptures.— 10 tableaux; — 202 croquis et dessins; — 13 eauxfortes.
Prix. — Sculpture. Paris. V‘® Carpeaux, 1894 : Bal aux Tuileries-, la comtesse de C..., en magicienne, au bras de V Empereur en manteau vénilien : 220 fr. — L'espion, épisode du siège : 450 fr.- — Frère et sœur, deux orphelins du siège ; 1.250 fr.- — Le groupe de la danse ; 2.000 fr.- — Retour des empereurs delà grande revue:360 fr. — Dessins. V‘° Carpeaux. 1894 : La barque du Dante : 155 fr. — Combat de cavaliers : 48 fr. — Deux études de jeunes filles en toilette de bal: 90 fr.- — L’ Empereur : 150 fr. — L' Empereur dans son cercueil, mine de plomb ; 450 fr.- — Elude pour le monument de Watleau à Valenciennes, crayon rouge: 2.000 fr. — Eludes d’ouvriers : 250 fr. — Foucart père : 410 fr.- — Gof, artiste du Théâtre- Français : 200 fr. — V‘« Fraissinet, 1900 ; Taureau, crayon noir ; 22 fr. — V" 6 mai 1909 ; Une nourrice (crayon noir) ; 28 fr. — Estampes. V‘® 19 avril 1909 : Portrait d’homme (quatre épreuves) ; 15 fr.
CARPELAN (Vilhelm-Maximilien), graveur et officier né en 1787 à Lojo (province de Nijland), mort en 1830 en Suède (Ec. Suéd.).
Nommé lieutenant général de l’armée suédoise en 1823, il fut un habile graveur à l’aquatinte. En outre des cartes, qu’il exécuta pour le service militaire du génie, on a de lui plusieurs dessins de paysage, entre autres ceux de son recueil publié en 1821, sous le nom de Voyage pittoresque aux Alpes norvégiennes. CARPENTER (Dora), peintre, exposa de 1880 à 1883 à la Royal Academy et à Suffolk Street, Londres (Ec. Am.).
CARPENTER (Dudley Saltonstall), peintre et illustrateur, né à Nashuille, Tennessee, le 26 février 1870 (Ec. Am.). ^
Elève de la Art Student’s League de New-York et de .Tean-Pniil Laurens, Benjamin Constant et Aman- Jean à Paris.
CARPENTER (Miss E. M.), paysagiste, née à Kiilingly, Connecticut, en 1831 (Ec. Am.).
Elève de Thomas Edwards et du Lowell Institut I Boston. Voyagea en Europe en 1867 et 1873. CARPENTER (Florence A.), peintre, née à Williai town, Vermont, au xix® siècle (Ec- Am.). '
Elève de Miss Hawley. de Mme Horlense Richal de Collin et Courtois, à Paris.
Prix. — Peinture. Londres. V" 23 juillet 1909 ; Pj trait d’une dame : £ 2 2 s.
CARPENTER (Francis Bickneli), porlrailisle, né Homer, New-York, en 18.30 (Ec. Am.).
Elève de Sandfort Thayer, il s’établit à New-Y( dès 1851. Membre de la National Academy depuis 18 Carpenter peignit les personnages les plus marquants son époque
CARPENTER (Fred Greene', peintre, né à Nashvi Tennessee, au xix® siècle (Ec. Am.).
Elève de Baschet, Pioyer et Richard-Miller à Pai CARPENTER (G.), peintre, exposa en 1831-1832 à Royal Academy et à la Brilish Institution de Li dres (Ec. Ang.).
CARPENTER (George Mulford), peintre, né à Br klyn, New-York, en 1875 (Ec. Am.).
Etudia à la Art Student’s League de New-York a\
H. Siddons Mowbray et de F. V. Du Mond. Il se S| cialisa dans la décoration murale.
CARPENTER (Hattié L.), peintre, née à Newark, L nois, au xix' siècle (Ec. Am.).
Elève du Chicago Art Institute.
CARPENTER (Miss Henrietta), portraitiste, exposa 1847 à 1857 à la Royal Academy de Londres (I Ang.).
CARPENTER (J.), porlrailisle, exposa de 1837 à 185E la Royal Academy de Londres (Ec. Ang.). CARPENTER (J. Lant), paysagiste, à Derby, expo' à partir de 1868 à la Royal Academy et à Suffi Street (Ec. Ang.).
CARPENTER (Mrs Kate Holston), peintre et illustr leur, née à Londres en 1866 (Ec. Ang.).
Elève de la National Academy of Design à Ne York, de la Herkomer Scliool en Angleterre, de Be jamin Constant à Paris, et de Josef Israels en Hi lande. Mrs. Carpenter est aussi professeur. CARPENTER (Margaret-Sarah), née Geddes, peim de portraits, nee à Salisbury en 1793, morte à Lo dres, 1872 (Ec. Ang.).
Margaret Carpenter étudia d’après des œuvres d’a| de la collection de lord Radnor au château de Lon tord, instruction qui lui suffit pour obtenir une médail d’or, récompense d’un concours à la Society of arts, vingt et un ans, cette artiste s’établit à Londres, où el acquit une réputation considérable comme peintre > portraits. Ses premiers envois aux expositions de ville datent de cette année et elle continua à travaill avec ardeur jusqu’à un âge assez avancé. Née Margar Geddes, elle se maria en 1817, avec Mr 'W.-H. Carpente conservateur des estampes et dessins au British m seum.
Peinture. — Musées de : (British Art) ; Dév-i tion, St François; — Portrait des deux filles de Vb' tiste; — L’église d’Ockham; — Vieille femme filant.- (Londres) ; Portrait de Patrick Fraser Tytler; — Po trait de John Gibson; — Portrait de Richard Parke Bonington. — (Londres, Musée Water-Colours) Etude d’après nature; — ^Trente-deux sujets, scènindiennes et vues des Indes, plus 8 portraits de perso nages indiens.
Prix. — Peinture. Londres. V*' 9 mai 1910 : Ur jeune femme donnant à manger à un perroquet : £ 31 10 CARPENTER (Marguerite), sculpteur, à New-Yor vers IH05, médaillée à l’exposition de St-Louis en 19t i
(Ec. Am.).
CARPENTER CWïlliam), peintre el graveur, mort e. Angleterre le 27 juin 1899 (Ec. Ang.).
Cet artiste habita longtemps aux Indes où il peigm et grava des scènes de ces pays. Il exposa très souven à la Royal Academy, à Suffolk Street, à la British 1ns titution et à la Grafton Gallery de Londres, de 1840 - 1885. Le musée de South-Kensington conserve ui grand nombre de ses œuvres. Sa mère était l’artist Margaret Sarah Geddes.
CARPENTERO (Hendrik), peintre de genre né l 31 mars 1820 (Èc. Bel.).
Fils de J.-C. Carpentero. Elèvo de Braekeler et di Reyser.
Peintures. — Musées de (Kônigsberg) ; La chambre villageoise.
CARPENTERO (Johannes Carolus), peintre paysagiste, né à Anvers le 22 décem.bre 1774, mort à Anvers en 1823 (Ec. Bel.).
Elève de van den Bosch et de M.-J. van Brée;il imita
CAR
CAR
Ommeganck et ses œuvres sont souvent vendues sous le nom de ce dernier.
Pbix. — Peinture. Paris. V‘® Moyon, 1837 : Vaches el moulons paissant dans une prairie : 335 fr. — V‘“ Thiei lens, 1842 ; Paysages, figures el animaux : 145 tr. — ' Paysage, mouton : 380 tr.- — Paysage : 105 l'r. CARPENTIER, peintre à Poitiers vers 1756 (Ec. Fr.).
Elève de l’Ecole royale academique de peinture, sculpture et architecture de Poitiers. Le musée de cette ville conserve de lui le Portrait de Thérèse Charraull. CARPENTIER
U fa^rpentTei'
(Evariste), peintre d'histoire el de genre, né à Cuerne-lès-Courtrai, le l"' décembre 1845 (Ec.
Bel.)
Fils d’un modeste cultivateur de la Flandre Occidentale, E. Carpentier vint travailler à dix-huit ans à l’Académie d’Anvers et s’y fit remarquer par d’extraordinaires dispositions. Il y fut élève de Keyser. Sa forme d’abord très classique se modifia vers iS72, en même temps qu’il cessait de prendre ses sujets dans la mythologie païenne. A partir de cette date, sauf quelques incursions dans le domaine des tableaux de genre, il s’est consacré à peu près exclusivement à la peinture d’histoire et plus particulièrement aux épisodes de la guerre de Vendée. Citons parmi ces toiles : La Vendée en 1793; Chouans et Républicains-, Les fugitifs-, Une alerte. Parmi ses autres tableaux, on peut encore signaler ; Sous la terreur-. Mauvaises nouvelles de la campagne de Russie, et comme toiles de genre : Au cirque-. Un chef d'œuvre incompris-. Jour de congé. Artiste très fécond, E. Carpentier est aussi, surtout dans la seconde partie de sa carrière, un maître très soucieux du réalisme de son œuvre. Sa technique est vigoureuse et sa pâte nourrie. Ses éclairages intensifs révèlent en (lui le désir de faire lumineux. M. B. de Grandval. '^ Peinture. — Musées de : (Anvers) ; Episode de l’insurrection vendéenne en 1795. — (Bruxelles) : Les étrangères. — (Liège) : La laveuse de navets. — (Montpellier) : En villégiature. — (Trieste) : Mme Roland à Ste-Pélagie. — (Coubtrai) : Une alerte en Vendée. — (Namur) ; Fleurs de bruyère. — (Mâlines) : La tentation.
Prix. — Peinture. Londres. V‘= 30 avril 1910 : Une jeune paysanne : £ 43 1 s.- — New-York. V‘' F. S. Gibbs, 24-25-26 février 1904 : Dans le jardin : $ 60. CARPENTIER (Germain-Primidi), peintre, né à Valenciennes le 3 décembre 1794, mort à Paris en 1817 (Ee. Fr.).
Elève de Momal et de Gros. Le musfe de Valencienaes possède de lui : La mort d' Hippolyte.
. CARPENTIER (MUe Louise), peintre sur émail, née à Lille, XIX' siècle (Ec. Fr.).
I Elève de Mme Jacobber et de Pluchart. Elle débuta iu Salon de 1876.
üARPENTIER (Mlle Madeleine), peintre pastelliste,
I aquarelliste, née à Paris en 1865 (Ec. Fr.).
1 Elève d’Adrien Bonnefoy, puis de .Jules Lefebvre |i l’Académie Julian. Exposa depuis 1885, surtout des bortraits et aquarelles de fleurs et fruits. Ment. hon. •n 1890, 3' méd. en 1896 avec deux tableaux; Communiantes, pastel, et les Chandelles, peinture (acquis par la 889 Sociétaire des Artistes Français depuis
Œuvres. — Musées de : (Avignon) : Violettes et oses jaunes. — (Bordeaux) : Entre amies (pastel). — Draguignan) ; Prunes et pêches.
I Prix. — Dessin. Paris. V" 9 au 12 décembre 1907 ; Tête de femme (pastel) : 20 fr.
iARPENTIER (Mlle Marie-Paule), peintre de genre el j de paysages, xix'-xx' siècles (Ec. Fr.).
I Exposa aux Indépendants et au Salon d’Automne ■n 1907, 1909 et 1910. Sociétaire des Artistes Français jepuis 1896.
'ARPENTIER (Modeste), peintre de paysage el de por- I trait, né à Courrières le 16 juillet 1866 (Èc. Fr.), j Elève d’Emile Breton et d’Adrien Demont. Sociéliire des Artistes Français depuis 1902. Le musée de ille conserve de lui : Le Portrait d' Emile Breton. ARPENTIER (Paul-Claude-Michel) . Voir Lecarpentier. ARPENTIERS (Adrien), portraitiste, du xviii' siècle,
' ne cri Suisse, mort à Londres vers 1”778 (Ec. Suis.).
Il vint s’établir à Londres vers 1760, exposa à la ree Society of Artists, et à la Royal Academy de 1770
Prix. — Peinture. New-York. V‘® J.-D. Ichenhauseï il'27 février 1903 : Portrait d'une dame : $ 190.
^RPENTRAS (Musée de).
'Le musée de cette ville est l’ancienne collectioi
d’œuvres d’art et l’ancienne bibliothèque d’un évêque de Carpentras qui, en 1750, en fit don à des diocésains et fonda ainsi le musée municipal. Une fois né, le musée ne cessa de s’enrichir soit par les peintures et objets d’art pris dans les églises pendant la Révolution, soit par les envois de l’Etat et les legs des particuliers. Outre les toiles que l’on y admire, le musée possède une assez jolie collection de gravures. Malheureusement, son installation laisse à désirer.
CARPER (Mrs. Minnette Slayback), née à St-Louis, Missouri, au xix' siècle (Ec. Am.).
Elève de la St-Louis School of Fine Arts.
CARPI (Antonio Maria da), peintre d'histoire, deuxième moitié du xv' siècle (Ec. Ital.).
Il fut un imitateur de Cima da Conegliano. Le musée de Budapest conserve de lui ; La Vierge cl l'Enfant. CARPI (Girolamo di) {non pas da Carpi), peintre d’histoire sainte el de sujets mythologiques el dessinateur et architecte, né à Ferrure en 1501, mort en 1556 [Vasari) ou en 1569 [Baruffaldi) (Ec. Ital.).
Mariette cite Superbi en reculant la date de la naissance de Girolamo Carpi jusqu’en 1488, et mentionne des documents et faits qui donneraient à croire à l’authenticité de cette supposition. Girolamo Carpi, après avoir servi Benvenuto Garofola comme valet, en devint l’élève, quoiqu’il ne suivît pas la manière de son maître. Il s’inspira plutôt du style des grands maîtres, tels que Corregîo, dont il copia les œuvres ù Modène et à Parme, ainsi que celles de Raphaël et de Parmigianino à Rome. Bologne conserve encore des œuvres de cet artiste, notamment ses plus célèbres compositions.
Peintures. — Musées de : (Dresde) : L’Occasion et la Patience — Vénus dans une coquille; — -Judith; — Zeus. — -(Dublin) : Adoration des Mages. — -(Florence, Gal. royale) ; Marthe et Marie aux pieds du Christ. — - (Florence, Pitti) : Portrait de l’évêque Bartolmi Salimbeni; — Déposition dans le tombeau; — -Prière au jardin des oliviers. — (Madrid) ; Portrait.
Prix. — Peinture. Paris. V" L. K..., 1833 : La Vierge assise tenant T Enfant Jésus : 300 fr. — -V‘® Cardinal Fesch, 1845 : La Visitation : 440 fr. — Dessins. V‘® X..., 18 avril 1805 : Allégorie critique sur le mariage d'un vieillard. A la plume ; 61 fr. — -V‘“ Lagoy, 1834 : Moïse brisant les tables de la loi : 29 fr. 50. — 2' V" Kaïeman. 1859 ; Frise. Dessin lavé d’encre et relevé de banc : 3 fr. — Plusieurs figures mythologiques. A la plume et lavé : 2 fr. 50. — - Estampe. V‘® Comtesse d’Einsiedel, 1833 ; Les quatre éléments représentés par des figures allégoriques : 90 fr. CARPI Y DE RUATA (Joaquin), peintre, né d Tamarile, XIX» siècle (Ec. Esp.).
Elève de Fierros. Exposa à Madrid en 1880 et 1881 CARPI (Ugo da), peintre el graveur,
florissait au commencement du V 00, ^
XV® siècle, né en 1450, mort proba- ’ *
blemenl à Rome vers 1520 (Ec. Ital.).
Cet artiste acquit une excellente réputation comme graveur, et ce fut lui qui introduisit en Italie l’art de graver en clair-obscur au moyen de trois planches ’ à l’aide desquelles on réussit à exprimer les trois nuances différentes de la gravure, méthode déjà en usage en Allemagne vers 1510. Ses peintures démontrèrent un talent assez médiocre.
Prix. — Dessin. Bruxelles. V‘® Wouters, 1707 : Six figures dans un intérieur : 9 fr. — Paris. Estampes. V" de Pralines, 1797 : Le massacre des Innocents, d’ap. Raphaël : 52 fr. 50.- — V‘» Fraueiiholz, 1798 : Ananie U-appée de mort, d’ap. Raphaël. Ep. de 1" état avec Finscription et la date de 1518 dans la marge: 33 fr. 50. CARPINETTI, graveur de la seconde moitié du xviii' s. (Ec. Port.).
On oite de lui le Portrait du marquis de Pombal. CARPINONI (Domenico), peintre d'histoire, né à Clusone, dans la V aile Seriana, près Bergame, en 1566, mort en 1658 (Ec. Ital.
Quittant son pays très jeune, Domenico alla à Venise, où il devint le disciple de Palma le jeune. On cite'de lui, dans l’église principale à Clusone, une Naissance de saint Jean- Baptiste, et une Descente de Croix-, dans celle de Monesterolo, dans le Valle Cavallina, une Transfiguration -, et enfin, une Adoration des Mages, à Lovere, dans l’église des Pères Observantins. CARPINONI (Marziale), peintre d'histoire, né à Clusone vers 1644, mort à Ferrare en 1722 (Ec. Ital.).
Selon Tassi, cet artiste était le petit-fils de Domenico Carpinoni, et reçut sa première instruction artistique d’abord chez son père et ensuite sous la direction de son grand-père. Plus tard, il entra dans l’école de Ciro Ferri à Rome. Carpinoni peignit surtout dans son pays. L’on y voit de ses œuvres dans les principales églises de Clusone, de Bergame et de Brescia.
CAR
CAP
CARPIONI (Carlo), peintre de portrait et d'histoire, né à Venise au milieu du xvii® siècle (Ec. Ital.).
Carlo fut l’élève de son père Giulio, dont il imita la manière dans ses sujets d’histoire, quoique l’on ne cite aucune peinture de ce genre de sa main. Il fut très heureux dans le portrait.
CARPIONO (Giulio), peintre d’histoire ^ et de sujets mythologiques et ^ ^ ^
graveur à l’eau-forte, né à ^ HIV 4
Venise en 1611, mort en 1674 à Vérone (Ec. Ital.). Giulio Carpioni fut élè\e et imitateur du Cangiage. Il passa quelque temps à Vicence et à Venise, mais finit sa vie à Vérone. Il emprunta souvent ses sujets à l’Histoire Sainte : il fit aussi des bacchanales et des représentations de fables.
Peinture. — Musées de : (Béziers) : Ste Madeleine.
■ — (Bordeaux) ; Suite d’une fête à Silène; — Bacchanale d’enfant. — (Budapest) ; Les funérailles de Léandre;- — Le déluge;- — Ny mphes et satyres; — Bacchus et Ariane; — Allégorie; — Bacchanale.- — (Dresde) ; Ariane délaissée par Bacchus;— Bacchanale avec satyre dansant; — Latone change les paysans en grenouilles;— Corionis poursuivie par Neptune est changée en corbeau.- — (Florence) : Corionis poursuivie par Neptune.- — (Glasgow) : Groupe mythologique. — (Gbatz) : Bacchante. — (Hanovre) : Paysage avec ruine. — (Milan) : Portrait de l’auteur. — -(Vienne) : Allégorie; — Allégorie; — Liriope et Tiresias;- — Une fête de Bacchus.
Prix.- — Peinture. Paris. V‘® Gérard, 1838 : Une Bacchante et un Faune Jouant avec de jeunes enfants : 140 fr. — V‘= Lefrançois, 1884 : Orphée aux Enfers : 18 fr.- — 1897. V‘' De Klinkosch, 1897 : Offrande à Gérés : 290 fr.- — Dessins. V'“ de Balliencourt, 1893 : Circé, lavis : 6 fr.- — Estampes. V‘« Prévost, 1810 : La prière au jardin des Oliviers : 16 fr. — V‘® His de Lassalle, 1856 ; L’hommage du pelil SI Jean. Epr. de 1" état avec marges : 11 fr.
CARR (Miss Bessie), p: rlraitisle, à Worlhing, exposa de 1883 à 1890 à la Èoyal Academy et à Suffulk Street
(Ec. Ang.).
CARR (David), peintre, exposa à partir de 1875 à la Royal Academy, à Suffolk Street, à la New Water- Colour Society, à la Grafon Gallery et à la New Gallery (Ec. Ang.).
CARR (Johnson), dessinateur et paysagiste, né en Angleterre en 1743 et mort en 1765 (Ec. Ang.).
Cet artiste florissait vers le milieu du xviii® siècle et, malgré sa jeunesse, acquit une réputation déjà considérable comme peintre de paysage et dessinateur. Elève de Richard Wilson. Médaillé par la Society of Arts en 1762 et 1763.
CARR (Lyell), peintre et illustrateur, né à Chicago en 1857 (Ec. Am.).
Elève à Paris de Lefebvre et Boulanger. Il fut médaillé à St-Louis en-1904.
CARR (R.), graveur, qui florissait en Angleterre vers la fin du xvii® siècle (Ec. Ang.).
11 imita la manière de Hollar.
CARR (Rev. WiUiam-Holwell), peintre amateur de paysage, né en 1750, mort en 1830 (Ec. Ang.).
11 exposa à la Royal Academy, entre 1797 et 1820 (Bryan), entre 1804 et 1821 (Graves).
CARR (S. S.), pei nlre, exposa à la National Academy of Design, et au Brooklyn Art Club, xix“-xx* siècles (Ec. Ara.).
CARRA, peintres, établis à Lyon, xv'-xvii® siècles (Ec. Fr.).
Barthélemy vit à Lyon en 1495 et 1517 et travaille en 1515 et 1516 pour les entrées de François I'' et de la reine; — Michel (Carra ou Carré) vit à Lyon en 1533 et 1561; — Antoine est à Lyon en 1568 et y meurt en juin 1592. Il travaille pour l’entrée d’Henri III, en 1574, et est nommé 7 fois maître de métier pour les iieintres, de 1572 à 1591. Un trouve ensuite Jean (en 1574 et 1584), maître de métier en 1584; — Henri, en 1581;- — Xhibaud, en 1594 (inhumé à Lyon le 10 juillet 1607), 5 fois maître de métier de 1596 à 1601; — Michel (en 1596 et 1598).
CARRACCI (Agostino), peintre, graveur LJ’vr poète, nr à Bologne le 15 août 1557, mort y-y ^ à Parme le 22 mats 1602 (Ec. Ital. .
AAAC.X^]^ A. F-
Son père, le tailleur Antonio Carracci, le mit en apprentissage chez un orfèvre, mais Agostino avait le goût des arts très développé. Tout en travaillant pour son maître, il s’essayait dans la gravure et, à l’âge de 14 ans, il produisait des planches dans le genre de Cornelis Cort. Sur les conseils de son jeune frère Ludovico,
qui lui-même avait embrassé la carrière artistique, Arj tonio Carracci mit son fils sous la direction de Prosper' Fontana. Agostino quitta ce maître pour étudier ave| Bartolommeo Passerotti, près duquel il demeura jus qu’à 23 ans environ. En 1580, il alla rejoindre à Parmj son frère cadet, Annibale, qui s’étant formé sous la d j rection de Ludovico, se perfectionnait en voyageant e. Italie. Les deux frères copièrent ensemble Allegri fi Mazzuoli. Agostino, cependant, ne tarda pas à quittii Parme pour Venise. La rencontre qu’il y fitde Cornet! Cort l’incita à reprendre le burin et sous la direction d, cet excellent maître, aidé des conseils de Caliari et d Robusti, il devint un des meilleurs graveurs de son épe que. Il avait travaillé déjà avec Domenico Tibaldi, aii chitecte et graveur. La tradition rapporte qu’Agostim dessinateur impeccable, ne se faisait pas scrupule d corriger les fautes qu’il trouvait parfois dans les deii sins et les tableaux qu’il devait reproduire, ce qui h valait de fréquents démêlés avec les artistes. A son ri tour à Bologne, en 1589, il reprit l’étude de la peintui près de Ludovico et fut un des professeurs à l’Académi que celui-ci dirigeait de concert avec Annibale. Agostin collabora à la décoration des palais Magnani et Zan pieri, à Bologne, et plus tard, à celle de la Galerie Fai nèse, à Rome, dont Annibale avait reçu la command' Agostino peignit également la communion de Sait Jérôme, un des rares ouvrages portant sa signature. L concours qu’il donnait à son frère cadet n’était pas toi jours justement apprécié par celui-ci. Après avoir exi cuté l’Aurore et Céphale,et le Triomphe de Galaihéc, in portantes compositions dont les cartons sont à la Ni tional Gallery de Londres, Agostino se sépara d’Aim baie. Il se rendit à Parme où il mourut après avoir exi cuté d’importants travaux que lui avait confiés le doi Ranuccio. Si ses peintures sont rares, ses gravures soi nombreuses et méritent de fixer l’attention des am.' teurs. Elles sont généralement signées :A. C., Aug. 1 Agros. C. ou Aug. Car.
Peintures. — Musées de : (Berlin) : Portrait ci Johanna Parolini Giucciardi. — (Cassel) : Madone (i l’Enfant. — (Chantilly) : L’Ange Gabriel entouré di chérubins. — (Florence, Galerie royale) : Portra ' de Carracci par lui-même. — (Florence, Pitti) : Paj sage. — (Londres) ; Céphale et Aurore-Galatée.- (Lyon) : Portrait d’un chanoine deBologne. — (Madrid; St François d’Assise.— (Naples) ; Ste Famille; — Po trait d’Orazio Bassani. — (Rome, Borghèse) Portra, d’un inconnu.- — (Rome, Colonna) : Portrait du cardj nal Colonna, vice-roi de Naples. — (Vienne) ; St Frai çois d’Assise;- — St Dominique.
Prix.- — Peinture. Londres. V‘® John Udny, 1800 Biposo : 28.875 fr. — V‘® Walsch Porter, 1810 : Silène Apollon : 7.870 fr.- — V*' Miles, 1884 ; Diane et Actéci dans un paysage, avec Nymphes : 11.548 fr. — Estamp V‘® G. Smith, 1849 : Portrait du Titien. Ep. de D' étal; 435 fr.- — Paris. Peinture. V‘« Prince de Conti, 1777 Ste Famille : 3.700 fr.- — La Vierge et l’Enfant Jési tenant un chardonneret : 3.700 fr. — -V‘® d’Orléans, 179c; Jésus apparaît à la Madeleine : 12.500 fr. — V" Sal-' manca, 1875 : Elude de quatre têtes ; 4.050 fr. — Dessirij V" Duc de Tallard, 1756 : Foire d’ Italie. A la plume -j au bistre : 292 fr.- — V" Vaudreuil, 1787 : Adoration d.' rois-, à la plume lavé de bistre : 162 fr.- — V" Comte Ai dréossy, 1864 : La Transfiguration. A la plume lavé ' bistre : 9 fr. — V‘“ De Balliencourt, 1893 : Les Muse\ Lavis de sanguine: 4 fr. 50. — Estampes. V‘» Potier, 175’. L’Adoration des rois, d’ap. P. Perruzi, sept feuille l«r état : 100 fr. — Jésus montré au peuple, cl’ap. le Coi rège : 136 fr. — Le grand Crucifiement, d’ap. le Tintoret 127 fr. — Ecce Homo, d’ap. le Corrège : 136 fr. — V*® B vil, 1838 ; Portrait du Titien. Ep. de l®' état : 210 fr.- V‘® Archinto, 1862 : Portrait du Titien. Ep. de l®®éta; 580 fr.- — Peinture. Londres. V*® 18 février 1908 1 Si Margaret : £ 21.— -V‘® 8 mai 1908 : La Tent\ lion de SI Antoine : £ 8 8 s. — V‘® 19 décembre 190Si Paysage montagneux : £ 12 12 s. — V‘® 18 juin 1909 Tête de Christ : £ 1 11 s. 6 d.— Dessin. V‘® 28 mai 190f St François en extase : £ 3 10 s.- — Munich. V*® 7-15 f vrier 1901. Estampes. SI Jérôme dans le désert : M. 4. ; CARRACCI (Annibale), peintre, graveur, né à Bolog
le 3 novembre 1560, mort à Borne le 16 juillet 1609 (Ë
Ital.). I
Ce fut le plus brillant, sinon le plus remarquai représentant de la famille des Carrache. Son père, ;
A. CT. â •.(& - *1^ ■^'3;
tailleur Antonio Carracci, voulut d’abord lui faire pre dre son état : l’influence de Ludovico, frère cadet d’A tonio, qui se chargea de l’instruction de son nevei permit à Annibale de se livrer à son goût pour 1
CAR
arts. A 20 ans, il alla à Parme étudier les œuvres de Mazzuoli et de Correggio. Le dernier surtout le passionna et il le plaçait au-dessus de tous les autres peintres. De là il se rendit à Venise où son frère Agostino, qui un moment était venu près de lui à Parme, l’avait précédé. Annibale y fréquenta le vieux Robusti et Paolo Caliari, qui depuis la mort de Vecellio représentaient la grande école vénitienne. Annibale élait de retour à Bologne vers 1627. Il possédait déjà la réputation d’un artiste accompli. Deux ans plus tard, lors du retour d’Agostino, Ludovico et ses deux neveux ouvraient leur célèbre Académie. Il aida son oncle dans la décoration de plusieurs palais de Bologne. Annibale Carracci se montrait sévère pour ses ouvrages et ne consentait à signer que ceux qu’il jugeait dignes de son talent. Le succès ne diminua pas son goût pour le travail et son désir de réaliser sa conception artistique de façon plus parfaite. Malvasia rapporte que, vers 1592, il modifia complètement sa manière, abandonnant l’expression facile qu’il avait eue jusqu’alors pour un style plus châtié. L’apparition de la Vierge à Saint Luc cl à Sainte Catherine, qu’il peignit à cette date pour la chapelle des notaires à Reggio, est une des premières peinture dans cette nouvelle forme. Vers 1600, le cardinal Odoardo Tarmin l’appelait à Rome pour lui confier la décoration de son palais. Carracci, avec le concours de son frère Agostino, de ses élèves Domenichino et Lanfranco, y consacra près de quatre années. Ce grand travail lui tut payé 800 écus, somme dérisoire étant donnée l’importance de l’œuvre. Annibale vit surtout dans cette modique rémunération une marque de dédain et en conçut un chagrin si vif qu’il ne parvint pas à le surmonter. Il visita Naples, cherchant vainement à se distraire par le travail, revint à Rome pour y mourir et demanda à être enterré auprès de Raphaël.
Peintures.- — Musées de : (Avignon) ; Polyphème et Galathée. — -‘(Bagnères) : La Madeleine au désert, — (Bale) : Le sommeil e t l’image de la mort;-^La Naissance du Christ. — (Berlin) : Christ sur la croix; — Paysage romain. — (Béziers) : Projet de statues pour un monument funéraire. — (Bordeaux) : Neplune
apaisant les flots. — (Bourges) : L’Adoration des Mages. — (Bruxelles) : Diane au bain, surprise par Actéon qu’elle change en cerf. — (Budapest) : Jésus-Christ et la Samaritaine. — (Cambrai) : Descente de croix.- — (Chantilly) : Le sommeil de Vénus; — Amour portant des fleurs; — La Nuit; — L’Aurore; — Le Martyre de St Etienne.- — (Clamecy) : L’Annonciation. — (Compïègne) : St François de Paul. — (Constance) : Portraits.— (Dresde) : Christ couronné d’épine ;— L’Ascension de Marie; — La Madone sur le trône; — Joueur de luth; — Tête de Christ; — Le génie de la gloire; — Marie et l’Enfant. — (Dublin) : Christ sur la croix. — (La Fère) : La Charité; — Fleurs et oiseaux.- — (Florence, Galerie Royale) : Une Bacchante;- — ^La
Vierge embrassant l’Enfant Jésus;- — Portrait d’un moine en habit blanc; — ^Homme avec un singe; — Carracci peint par lui-même. — (Florence, Pitti) : Tête d'homme; — Repos en Egypte; — Ste Famille; — Nymphe et satyre. — (Fontainebleau) : Paysage avec personnage.-— (Franciort) : Le Christ et la Samaritaine.
I — (Gênes Rosso) : Le Christ et Véronique. — (Genève): Piété. — (Glasgow) : L’Agonie au Jardin des Oliviers. — (Langres) : Tète de jeune fille.- — (Londres, National Gallery) : Le Christ après sa résurrection, apparaissant à St Pierre;- — St Jean au désert;- — Paysage avec personnages; — Hermine se réfugie prés des bergers;— Silène cueillant des raisins; — Pan enseignant à Apollon à jouer de la flûte; — La Tentation de saint : Antoine au désert. — (Louvre) ; La Chasse; — La Pêche;
' — Paysage; — La Vierge aux cerises; — Le silence de I Carrache; — La Vierge apparaissant à St Luc et à sainte Catherine; — Prédication de St Jean-Baptiste; — Le Christ mort sur les genoux de la Vierge; — Le Christ au tombeau; — Résurrection de Jésus-Christ; — Martyre de St Etienne; — Martyre de St Etienne; — Hercule enfant étouffant les serpents; — Diane découvrant la grossesse de Calisto; — Paysage. — (Madrid) : Un satyre offre à Vénus une coupe de vin; — La Vierge, Jésus et St Jean; — Madeleine désespérée est soutenue par des anges; — Défaillance du Sauveur; — Apothéose de saint François; — Apothéose de St Jacques; — -Apothéose de St Laurent. — (Milan, Brera) ; Portrait du peintre, du père du peintre et d’un neveu; — L’Adultère; — La Samaritaine au puits. — (Montpellier) : Le Crucifiement de St Pierre; — Pieta; — St Sébastien;^ — Tète de Ste Marie-Madeleine; — Paysage; — Portrait d’homme; — La Vierge et St François. — (Morez) ; La Cuisinière; — La Vierge et l’Enfant; — Mariage de Ste Catherine; — Même sujet. — (Munich) : Meurtre des enfants de Bethlehem; — Vénus et deux amours; — Christ pleuré par St Jean et les saintes femmes; — Portrait d’homme.
— (Nancy) : Le Christ au tombeau.- — (Naples) : Etude de raccourci; — Cadavre du Christ; — Ange avec un encensoir; — Pieta; — Renaud et Armide; — Caricature de Michel-Ange; — Portrait de Claudio Merulo da Correggio; — Bacchante; — Hercule au carrefour. — (Nice) ; Pieta.- — (Orléans) : Le Triomphe de Bacchus. — (Rennes) ; Le Repos en Egypte; — Paysage avec figures. — (La Rochelle) : Madeleine reiientante. — (Rome,
IJorghèse) : Jésus le Nazaréen;- — La mise au tombeau. — Ste Marie-Madeleine;- — St François; — (Rome, Colonna) : 4 portraits de la famille Peracchini; — Caricature.— (Rome, Doria-Pampiiily) g La Nativité de Jésus;- — Assomption; — La fuite en Egypte; — La Piété; — L’Adoration des Rois; — Mages; — La Dépouille de Jésus-Christ mise au tombeau; — Visitation de Ste Elisabeth;— fit François en extase; — La Madeleine dans la solitude; — -Suzanne et les vieillards; — Le centaure Chiron et Achille. — (Roubaix) ; Le Christ descendu de la croix. — (Rouen) : La chaste Suzanne; — La Vierge et l’Enfant Jésus; — -St François d’Assise malade; — Mars et Vénus; — L’Apparition de .lésus-Christ à sainte Madeleine.- — (Roumianzei-i-) ; Jésus-Christ enlevé de la croix; — Jésus-Christ et la Samaritaine; — Le Rêve de l’Enfant Jésus. — (St-Pétersbourg) : La Ste Famille;— Le Repos en Egypte; — La Descente de croix;
- — Les Saintes Femmes au tombeau du Christ; — L’Apparition du Christ aux Stes femmes; — Jeune femme endormie; — Paysage sombre; — Portrait d’Annibale Carracci;— St Jean-Baptiste; — La Ste Famille; — Saint Charles Borromée; — La descente de croix. — (Strasbourg) : Le Corps du Christ; — Pleurs sur le corps du Christ. — (Stuttgart) : Poliphème et Galatée. — (Toulouse) ; Apparition de Notre-Dame de Lorette.- — (Vienne) : Vénus et Adonis; — Portrait d'une jeune femme; — St François d’Assise;- — Le Christ et la Samaritaine;— Le prophète Jesaias; — St Sébastien;- — ^Marie pleurant le Christ; — La Naissance du Christ; — -Tumulte de paysans;- — Tête d’Ange.- — (Vosges) ; La Vierge, l’Entaiit Jésus et un ange.
Prix.- — Peinture. Amsterdam. V‘® X..., 12 septembre 1708 : Vulcain, Polyphème et Hercule forgeant les armes de Mars en présence de Vénus et de Cupidon : 2.100 fr. — — Londres. V>® John Udny, 1800 : Vénus et Cupidon : 2.800 fr. — Paysage : 4. 900 fr. — Paysage : 4.600 fr. — V“i Lafontaine, 1811 : Un paysage, avec figures :Q.750 iv. Un autre paysage avec figures : 5.900 fr. — V‘= Murat, 1823 : Cupidon endormi sur les nuages : 23.600 fr. — V*' Nieuwenhuys, 1886 : L’autel : 5.775 tr. — La vision de St Bocii : 5.7'75 fr. — Paris. V‘= Prince de Conti, 1777 : La Ste Famille ; 5.660 fr. — V‘* d’Urléans, 1793 : La toilette de Vénus : 20.000 fr. — Apparition de Jésus à St François : 12.500 fr. — Jupiter et Danaé : 12.500 fr.
- — Diane et Calisto : 30.000 fr.- — Le batelier : 15.750 fr. Les trois Marie: 105.000 fr. — Si Boch adorant la Vierge : 13.125 fr. — St Jean l'évangéliste : 10.000 fr. — Bepos de la Ste Famille : 17.500 fr. — V‘® ütlley, 1801 ; Suzanne et les vieillards : 18.550 fr. — L’ Enfant Jésus et les anges : 18.550 fr.- — Christ couronné d’épines : 29.150 tr. — 2® V“ Le Brun, 1810 : Le triomphe de Vénus : 6.000 fr. — V‘* Guillaume II. 1850 : Le Christ : 4.935 fr. — La Vierge et V Enfant Jésus : 3.225 fr.- — Le Christ mort sur les genoux de la Vierge : 4.830 fr.- — V‘® A. Giroux. 1851 : Paysage avec épisode de Pan et Syrinx : 53 fr. — 'V*® Moreau Wolsey, 1869 : Le Christ couronné d’épines : 520 tr. — Dessins. V‘® Coypel, 1753 : Elude pour une tête d’apôtre, crayon noir ; 120 fr.- — Tête de Bacchante; pierre noire rehaussée de blanc ; 140 fr. — V‘® Mariette, 1775 ; Le triomphe de Bacchus. A la plume et au bistre : 110 fr. — V‘® Maunejeaii, 1825 ; Le petit St -Jean- Baptiste. A la plume ; 200 fr.- — V‘® Villenaye, 1842 : Paysage avec l’Enfant Jésus et les disciples d’ Ernmaüs : 250 fr. — V‘“ J. Gigoux, 1882 : Elude de femme nue : 3 fr. — V*® Gali- Ghon, 1895 : Deux paysages avec villes. A la plume, lavés d’encre de Chine : 36 fr.- — V‘« X..., 28 avril 1900 : Hercule;— Benommée et Génie : 215 fr.- — Estampes. V‘® Molasse, 1842 : Suzanne et les vieillards. Epr. de 1®' état : 240 tr.— V‘« His de Lassalle, 1856 : Suzanne. Ep. de l®’’ état : 300 fr.- — V‘® J. Gigoux, 1873 : Suzanne et les vieillards; — La Vierge au corbeau blanc, les deux : 5 fr.
■ — V‘® Firmin Didot, 1877 : Le couronnement d’épines. Ep. avant l’adresse de Nicolas Van Aelst : 15 fr.- — Le Christ de Caprarole. Ep. de 2® état avant l'adresse de Nicolas van Aelst : 60 fr. — V‘® l®' juin 1910 : St Jean prêchant : 17 fr.
CARRACCI ( Antonio-Marziale), peintre, né à Venise en 1583, mort à Borne en 1618 (Ec. Ital.). 'l-laroucL
H était fils naturel d’Agostino Carracci. Celui-ci l’éleva avec soin et commença son éducation artistique. A la mort d’Agostino, Annibale se chargea de l’orphehn et acheva de l’instruire. Antonio-Marziale, comme peintre, faisait preuve de remarquables qualités. Il fut
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chargé par le cardinal Tonti de décorations dans l’église de San Bartolommeo nell’ Isola. Il y exécuta plusieurs fresques sur des sujets empruntés à la vie de la Vierge et à la Passion du Christ. On lui doit également des travaux dans le palais papal de Monte Cavallo.
Peintures.- — Musées de : (Louvre) : Le déluge. — (Vienne) ; Le Joueur de luth. — (Vire) : Martyre de St Etienne.
Prix. — Dessins. Bruxelles. V‘“ Wouters, 1797 : Trois paysages. A la plume : 26 fr.- — Manchester. Peinture. V'®B. Hicq, 1843 : La mori du Christ: 3.400 tr. — Paris. Dessins. V® Crozat, 1771 : Soixante-deux dessins représentant des paysages et des sujets divers : 69 fr. 65. — V‘® du 7 décembre 1858 : St Roch distribuant des aumônes : 4 fr.
CARRACCI (Francesco dit Francesquino), j-t
peintre et graveur, né à Bologne en 1559, h ( Aj
mort à Borne en 1622 (Ec. Ital.). • iC- .
Fils de Giovanni-Antonio Carracci, frère cadet d’Annibale et d’ Agostino II fut l’élève de Ludovico et devint très jeune un peintre habile. Les commandes ne lui firent pas défaut. Il peignit une Scène de la vie de Sainl Roch dans l’Oratoire de San Rocco, et dans l’église de Santa Maria Maggiore une Vierge adorée par les saints. Le succès qu’il obtint le grisa au point de lui faire perdre toute reconnaissance pour l’artiste qui l’avait formé. Il ouvrit une Académie rivale de celle de Ludovico et eut l’impudence de lui donner pour titre « Véritable école des Carracci ». Le procédé lui réussit mal. La renommée de Ludovico était trop solidement assise, le mérite du vieux peintre était trop réel pour qu’il pût avoir à souffrir de cette tentative. Les élèves ne vinrent pas près du nouveau maître. Francesco quitta Bologne iDour Rome et ouvrit, sans nlus de succès, une Académie sous le même titre. Certains biographes accusent ce dernier Carracci d’avoir été très débauché ; il est certain qu’il mourut à l’hôpital, très pauvre. On a de lui quelques gravures d’après des dessins de Ludovico et d’Annibale Carracci. Il les signait F. G., et F. C. S. On cite, notamment ; 1. La Vierge et l’Enfant Jésus, d’ap. Agn. Carracci. ■ — 2. Un ange à genoux montrant du doigt une tête de mori. ■ — 3. Sainl Charles Borromée à genoux devant une table. — 4 à 7. Porlia, Arlimisid, Semiramis, Porcia, d’ap. Lod. Carracci.
Peintures. — Musées de : (Florence, Galerie royale) : Carracci peint par lui-même. — (Roumianzeff) : La Madone eiitourie d’anges et de saints.
Prix. — Estampes. Munich. V‘® 7 au 15 lévrier 1901 : Marie et V enfant. Eau-forte, d’ap. C. Maratti : M. 4. Paris. V^® Vau den Zande, 1855 : Lucrèce : 3 tr.
CARRACCI (Ludovico), peintre, graveur, né C. à Bologne le 21 avril 1555, mort dans la z . d’c/rmême ville le 13 décembre 1619 (Ec. Ital.)."^ Ludovico Carracci. le fils cadet du boucher bolonais Vincenzo Carracci, nous piarait être de beaucoup le plus intéresant de cette célèbre famille. Pour suivre la carrière artistique, il fit preuve d’une force de caractère, d’une ténacité dignes d’éloges. Prospère Fontana, son premier maître, lui conseilla de renoncer à la peinture. Ses camarades d’atelier, l’avaient, par dérision, surnommé « Le bœuf », prenant sa lenteur de compréhension pour de l’inintelligence. Il quitta ce professeur pour se rendre à Venise. Il fréquenta l’atelier duTintoretto. Robusti ne fut pasplusencouragcant queFontaiia et conseilla au jeune Bolonais de ne pas persévérer dans des efforts inutiles. Loin de se décourager, Ludovico redoubla d’ardeur au travail. Poursuivant son voyage à travers l’Italie, il travailla à Florence chez le Passigiano et copia les œuvres d’Andréa del Sarto. A Parme, Allegri et Mazziiali furent l’objet d’une étude sérieuse. A Mantoiie. il travailla d’après Julio Beppi. Lorsqu’il revint à Bologne, il s’était formé un style et les œuvres qu’il produisit le placèrent au rang des meilleurs maîtres de la ville. De concert avec ses neveux Agostino et Annibale, il créa la célèbre académie qui devait exercer une influence si considérable sur la peinture. Réagissant contre l’exécution facile et factice des peintres de son époque, il ramena les éludes vers la nature et les statues antiques. Le succès tut tel que tous les ateliers de Bologne furent en partie abandonnés par leurs élèves. Ludovico vit dans son Académie l’œuvre de sa vie, et il refusa de s’associer aux travaux du Palais Farnèse plutôt que de rabandonner. 11 y forma les peintres les plus fameux du commencement du xviii® siècle : Guido Reni, Zampieri, Albaiii, Lanfranco, Tiarini, Spada. Si ies œuvres peintes de Ludovico ne sont pas aussi nombreuses que celles d’Annibale Carracci, elle nous semblent d’un mérite très supérieur. La Madone de la Galerie de Bologne, pour ne citer que celle-là, suffirait pour établir sa réputation. Il décora, avec le concours de ses deux neveux et de ses élèves, plusieurs palais et églises de Bologne,
notamment, en 1602, à San Michel in Bosco, des freij ques représentant la vie de saint Benoît et la vie d sainte Cécile. Ces dernières œuvres sont détruites. Li dovico a fait un certain nombre d’eaux-fortes très inti ressantes : on y retrouve ses qualités de remarquât dessinateur. '
Peintures. — Musées de : (Avignon) ; La Sle F,-| mille; — Jésus-Christ pleuré par sa mère et les anges.- (Chantilly) : Portrait d’homme. — (Edimbourg) : L Mort d’Abel.- — -(La Fère) : Un enlèvement. — (Fli rence. Galerie royale) : St François et la croix;- Carracci peint par lui-même; — Eliezer et Rebecca; — 1 Christ couronné d’épines et portant sa croix. — (For TAiNEBLEAu) I Nativité de Jésus-Christ. — (Hanovre! Christ à Emmaüs.- — (Le Havre) : Martyre de Ste Agi the. — (Londres) : Suzanne et les vieillards. — (Louvre La Vierge et l’Enfant Jésus; — La Vierge apparaissai à St Hyacinthe. — (Lyon) : Baptême de Jésus.- (Madrid) ; Le Couronnement d’épines. — (Mila: Brera) ; La force et la tempérance; — La Chananéeni implorant Jésus; — Adoration des Mages;- — Prédic. tion de St Antoine;- — Même sujet. — (Montauban) Mater Dolorosa. — (Montpellier) : I.e Christ au jard des Oliviers; — -Ste Famille;^ — -Vierge et saints. — (Mi nich) : Mise au tombeau; — ^St François d’Assise ei dormi. — (Nantes) ; La Justice divine foudroyant crime; — St Roch.— (Naples) : Mise au tombeau.- (Niort) ; La Vierge au pied de la croix. — (Rennes) Martyres de St Pierre et de St Paul; — Tête de saii Philippe. — (Rochefort) ; Jupiter et Danaé. — (Rom Borghèse) : Ste Catherine de Sienne en extase; — Tê de vieiilard;— Tète d’ange et de prophète; — La zaiti Famille. — (Rome, Doria-Pamphily) : La Vierge;-
Jésus et des saints;— St Sébastien;- — Sujet religieux.- (St-Pétersbourg) : La Ste Famille au palmier; — I Ste Famille avec Ste Barbe et St Laurent; — Port ment de croix; — Mise au tombeau; — St Sébastien.- (Tours) : Méditation de St François d’Assise.-
(Vienne) ; Vénus et l’Amour;- — St François.
Prix. — Peinture. Londres. V‘® Udney, 1800 : R pos en Egypte : 29.150 fr.- — V‘® Hamilton, 1882 ; S bylla et Libyca : 7.085 fr. — V‘» Miles, 1884 ; St Jean da, un paysage : 5.360 fr.— Estampes. V‘® Robert Dume nil, 1834 : La Vierge : 30 fr. — V‘® 1832 : La Vierge son fils : 3.801 fr.— La Mort de Jésus-Christ : 780 fr.- V‘® du 10 mai 1901 : Etude de femme : 75 fr. — Par: Peinture. V*® Prince de Conti, 1777 : La Vierge et VE fani Jésus : 6.701 fr. — V‘® d’Oriéans, 1793 : Ecce Homi ■ 2.000 fr. — La chaste Suzanne : 5.000 fr.- — Descente croix : 10.000 fr.- — Apparition de la Vierge et de V Enfa Jésus à Ste Catherine : 15.000 fr. — Le Christ au toi \ beau : 11.260 fr. — V*® Robit, 1801 : Le Christ au toi | beau : 7.420 fr.— V‘® A. C..., 1882: La Nativité : 800 | CARRADORI (Giacomo-Filippo), peintre de Faem [
fin du xvii® siècle (Ec. Bol-i. (
Un tableau Je lui figure à Ste-Cécile de Faenza. j CARRAFA (Juan), graveur, xi-x® siècle (Ec. Esp.). H
Elève de l’Académie de San Fernando à Madrid. ( ( cite de lui ; San Cayelano-, Sle Thérèse, et des estam;. i pour Le Panorama de V Espagne.
CARRANCEJAS (Francisco ne), peintre à Vallado,
au XVI® siècle (Ec. Esp.).
CARRAND (Louis-Hilaire), peintre, né à Lyon
23 août 1821, mort à Lyon, le 13 novembre 1899 (F’
Fr.).
Elève, pendant deux ans, du paysagiste Nicoi ^ Fonville, il travailla ensuite sans maître et d’ap: , nature, fit, vers 1847, un voyage à Florence et revi j se fixer à Lyon. En 1864 ou 1865, il perdit sa fortii i par suite de la ruine d’un de ses parents et il dut j' j qu’à sa mort se contenter de petits emplois de comn j ou de scribe. Son œuvre considérable a été peint, \ dimanches, sur les quais ou places de Lyon, dans 1 banlieue, la Bresse ou l’Isère, lorsqu’il avait quelqi I jours de loisirs; souvent il a couvert, par économie, 9 deux côtés de sa toile, de son bout de planche ou i carton. — Il avait débuté au Salon de Lyon de 18< ^ 47, avec une Vue prise en Bourgogne: il exposa presq i chaque année, au même Salon, des paysages, quelqi I marines depuis 1880, et, depuis 1885, des intérieurs p ordinairement dans des auberges ou cabarets. Carm exposa à Paris, au Salon de 1859. 11 signait « L. Ci rand » et, quelquefois « Carrand ».
CARRANZA (Alonzo de), sculpteur au xvi® siècle (1
Vers^Î525, il a sculpté des portes pour l'église de S I.orenzo.
CARRANZA (Juan de), sculpteur sur bois du xvi» sié-
(Ec. Esp.).
Cet artiste est souvent confondu avec Alonzo .
CAR
CAFl
3ARRARD (Jules-Samnel-Henri-Louis], peintre, né vers la fin mars 1785, mort à Orbe le 27 octobre 1844
(Ec. Suis.). , , „ T- I •
Carrard tut officier au service de la France. Faitpniionnier parles Anglais, il peignit à la gouache et àl'aqua- ■elle On cUe de lui : Vne Vue j>anoramique dt Lau> \;anne (deux planches), éditée par Georger RouUler, ver; ^830. , ' ^
CARRARD (Louis-Samuel), peintre de paffsape leur, né probablement à Yverdon, vers,da fin oaUtAa^ mort à Orbe le 29 septembre 1839 (Ec. Suiï*)i’''Vi'pl^ Carrard a voyagé dans son pays, en Ji^çe/wlen Italie. On conserve de ses œuvres' dans où il travailla .iusqu’à un âge avancé .J1 ment un parent de Jules-S. -H.-L. CUrrardJ, Q'3, CARRARI (Baldassare), Peintre près
Bauenne, florissait vers 1512 ^ Baldassare Carrari fut conad^'^""'"''*'^ leurs peintres de son tendS.
nelli, dont il introduisit ouvrage de Saint Barlolmmeo.
rablement la comparajiqtc-^' placé dans la même ép^>?Ç qej
lévûopfiÉK lajües'meil )fœb‘7fe«érve de Rondixpiti^ags son fameux Æai^au soutient favo- Çg|'^i;4é Luca Longhi,
^ ^ Dqm'énico, à Ravenne,
et obtint l’admiratiraj
aidé dans cet ouvr^ :-*7 ‘V' ”,
une Madorie et des saints, dans la
né à ou prés Ravenne, flqti^i^ rt}Hieu du siècle (Ec. Ital.).
Fils et««SwE,aldaSsare Carrari, nâ'PiiriTBfyB fjint.l. graveur à l'eau-forte, né à Orvielo
' Ital.).
w“ui : S. fera perpétua. — Vera Thorica sopra ' le, .etc. — Trallato delle Virialioni petiie
(Nicolas), graveur, travaillait à Séville ... IEC. Esp.). , . ,
nUÀÜE (Louis et Jean), sculpteurs sur bois, de 6f)>;'vîvaient au xvii® siècle (Ec. Fr.).
^jL’en 1642, pour la chapelle du Corpus Domini, •nacle et, d’après les dessins de Puget, l’autel able de la même chapelle.
(az2o, peintre, exposa deux paysages à la Society sis à Londres en n 68 CEc. ?).
|RÉ (Abraham), Carrée ou w p j Wé, peintre, né à La Haye Ji La'rre JUS94, mort à La Haye en 1758 (Ec. Hol.). ilève de son père Hendrick Carré. 11 a peint quelportra ts et a lait de nombreuses copies des maî- Dllandais.
lÉ*(Aleda), aquarelliste, xvm® siècle (Ec. Hol.). e.alnée du peintre Michel Carré.
iÉ’(Amé), dit le Picard, sculpteur, vivait au xvi'
^le (Ec. Fr.).
Irfiti de 1511 à 1530, à Brou, les sculptures decora- ,des tombeaux exécutas, par ordre de Marguekj^d’ Autriche, sous la conduite de Conrad Meyt, fc qui il travailla ensuite à la chapelle des Cordeliers ; Lons-le-Saunier.
IRRË ou Carrée (Antoine), graveur au lavis à Paris, deuxième moitié du xvui® siècle (Ec. Fr.).
Prix.- — -Estampes. Paris. Michelot, 1881 : Le our des champs, d’ap. Freudeberg. Ep. coloriée avec Irges : 9 fr. — La même. Ep. à l'état d’eau-forte, avant Utes lettres : 127 fr. — V® Comte de la Borde, 1895 : lie perspective de la fontaine des Innocents, en cou- S ; 30 fr. — V‘® Ligaud, 1899 ; Le réveil du Carlin, 0. Caresme. Ep. à toutes marges : 21 fr.
,RRÉ (Franciscus), ou Carrée, pein- AU n r
Ire et graveur à Veau-forte, né en £
Frise en 1630, mort à Amsterdam en 1669 {d’après d’autres auteurs, mort de la peste à Leeuwarden) (Ec. Hol.).
rt’Son père voulait en faire un jésuite à cause de son lient d’orateur, mais il entra dans la gilde de La Haye J#,26 mai 1650; il fut peintre de la cour du prince Guil- :u:jme-Frédéric, statthalter de Frise, et à la mort de
f'’î>ïince, en 1664, il grava la cérémonie de son enterment. 11 resta ensuite à la cour de la princesse Alberae et du prince Henri-Casimir, puis s’établit à Amsrdam. Il peignit des portraits et des scènes paysannes.
CARRÉ (Franciscus- Abraham) ou Carrée, peintre, ne à La Haye en 1684, mort subitement en Angleterre en 1721 (Ec. Hol.).
Fils d’Hendrik Carré.
CARRÉ (Georges-Henri), peintre et graveur, né à Marchais-Belon au xix» siècle (Ec. Fr.). .
Elève de Cormon. Exposa aux Artistes Français a pa,i.ii di i'jüJ, des portra>'>et de; qi: ‘C;
CABRË-'Aeédiii»^! ou Carrée, le vieux, peintre, né à. 'lAii* AeèsdaMiiié 2 'octobre 1656 ou 1658, mort le 7, yiiHoqjiSJÏl (Ec. Hol.).
irt^mésda de son père Franciscus, il fut élève de Juriaen Jacobs, puis de Jacob Jordaens. En 1672, il etaitiéelCiroiiingen pendant le siège de la ville f l’évêque de Munster; il quitta l’armée, s’établit AmstwïlaiA, phis à La Haye. Il laissa trois filles et quatre fitsini -Franciscus Abraham, Abraham, Hendrik I' et sPoètannes, tous peintres. Il peignit des paysans et des paysages. On cite aussi de lui : Un Jeune officier (Mc.-.'.e d’Amsterdam); — Un savant taillant sa plume (Musitq d’Utrecht).
Prix. — Peinture. Paris.- — -V*® X..., 1757 : Mar-
chande de poissons : 2.000 fr. — V*® Schamp d’Averschoot, 1840 : Le même : 1.020 fr.
CARRÉ (Hendrik) ou Carrée, peintre, né à La 'Haye le 27 septembre 1696, mort à La Haye en 1775 (Ec.
. Hol.).
Elève de son père Hendrik. Il peignit à Amsterdam et La Haye des décors de théâtres, des plafonds, des décors de chambres, des portraits, des miniatuf.es et des copies. Ou cite de lui : 2 paysages avec ruinct et animaux (Musée de Brunswyk).
CARRÉ (Hendrik) ou Carrée, peintre, né à La Haye (Ec. Hol.).
Elève de son père Johannes; il fit des restaurations de tableaux.
CARRÉ (Hendrik) ou Carrée, peintre, mort à La Haye en 1726 (Ec. Hol.).
Fils de Michel Carré; il fut peintre à La Haye. CARRÉ (Jacques), peintre, no à Paris en 1651, mort -n 1694 (Éc. Fr.).
Il fut reçu académicien en 1682. Le musee de \ ersailles conserve de lui les portraits de J. -B. de Marsy, sculpteur, et de J.-B. de Champaigne, peintre.
CARRÉ (J.-B. -Louis), peintre, né à Varennes le 12 avril 1749, mort dans celte ville le 16 février 1835 (Ec. Fr.;. Elève de Clérisseau. En 1770, il copia pour l’impératrice de Russie des tableaux de la galerie de Versailles, mais refusa de devenir conservateur de son musée. CARRÉ (Jean), sculpteur, architecte, vivait au x- i®. siècle (Ec. Fr.). ■
Il dirigea, en 1539, les travaux de la ville de Ba-
CARRÉ (Johannes) ou Carrée, peintre, ne a La Haye le3 décembre 1698, mort en 1772,à La Haye (Ec. Hol.). Plus jeune fils de Hendrik; il fut élève de son pore, diacre de l’église réformée et lieutenant des arquebusiers de La Haye. . ,
CARRE (Jules), portraitiste et graveur, ne a Noyerssur-Serein au xix® siècle (Ec. Fr.).
Elève de Pils et Laemlein. Il débuta au Salon et 1869. Il obtint en 1884 une mention honorable pour la section de gravure. , -, ,
CARRE (Léon-Georges-Jean-Baptiste), peintre de genre, né à Granville, xix®-,xx® siècles (Ec. Fr.).
Elève de Bonnat et de Luc-Olivier Merson. Il exposa en 1900 aux Artistes Français et en 1907 aux Indépendants.
CARRÉ (Michel) ou Carrée, a/î
peintre et graveur, né a I
La Haye le 29 septembre ^ g 1657, mort à Alkmaar le 1 octobre 1747 {selond’au- /res/e 3 oc/obre 1727, (Ec. Hol.). ^ ^ „ ,
Elève de son frère Hendrik I®® et de Nicolas Berch-- m à Amsterdam, il s’y maria le 29 mars 1686, alla en Angleterre en 1692, fut au service du roi de Prusse Frédéric , i et remplaça Abraham Begeyn comme peintre de 1?
cour II fut, en 1702, adjoint extraordinaire de 1 Aca- • démie des Arts et, en 1713, à la mort du roi, revint a Amsterdam. Plus tard, il alla à AH^maar et y était le 6 décembre 1727, dans la gilde. Selon Houbraken, il fut le maître de Johann Visscher qui, à 56 ans, appi- nait encore à peindre avec lui. H décora des salons, peignit des paysages et des animaux.
Œuvre peint. — Paysage et animaux (Musee de Rotterdam)*, — Paysage et animaux; Bélail à 1 abreuvoir (Musée de Schleisheim); — Berger et son troupeau passant un gué; — Paysage montagneux et animaux (Musée de Stockholm); — Paysage et animaux (Stockholm, Université); — Ruine dans un paysage méridional (Vienne, Académie); Paysage montagneux avec bergers et vaches; — Paysage avec 1 annouciation aux bergers (Vienne, Liechtenstein);— 4 tableaux (Musée de Brunswyk); — Tableaux a Leipzig, Oldenbourg, Gotha, Hampton Court. ScHWERiN, etc. — Paysage (Hanovre);— Paysagi, Animaux au repos. — Marche d'animaux (La F^çe); la.
sage a-.'-:, an: laux (LiÉGE);-*-"W>(tjBli :rg, Ermit.);' —
'Bn Esi-Aij); — i-’orage (PÉRiGUEUxJS^^'TfO'
CAR
à l’ét a e (Leipzig); — Jeune' efttiâêni^fa'ascnfitare
' . - ISTERDAMa
. I -,'RE aBAvÉ. — Paysage el animaumîitta3f(ÈUi£^^
pRïx. — 1 . .nture. Anvers. V‘= 'Van Camp, 159Sïâ“ 'iau.--- /a ; A . s, au milieu d’un paysage: 85 l'r.— LcHjdi V“ 17 février 1908 : Paysage avec bois: £8 S-sife- 15 mai //iOa : Un paysage italien : £ 3 13 s, 6 d.-^
27 mai la;.>9 ; Paysage boisé : £ 2 2 s.- — Paris. V'^Gflr kinet, 1863 : Paysage avec animaux, Bois : 700 Ir. — V‘^ De Beurnonville, 1881 ; Bestiaux à l’abreuvoir : 790 fr. ■V‘“ X..., 1894 : Animaux au repos : 140 fr.- — -V‘® du 5 avril ^906 : Les Côtiers ; 550 fr. — •’V*® X..., 1865 : Troupeau de n, ■•rions dans un champ, dessin lavé d’aquarelle : 2 ir. 50, — y*' Barincou. 6 juin 1986 ; Les //acres (aqua- ■v.lle) ■ r.
■ ■■ ' Ælle Nelly), portraitiste sur émail el aquarel-
à Paris au xix® siècle (Ec. Fr.), e Mlle Chevalier. Elle débuta au Salon de
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à la.