‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 261 sur 271 · DE V · texte numérisé non relu

DE V

portraits. Il eut une part importante dans les tableaux destinés au musée de Versailles. En 1853, Il fut nommé directeur du musée de Rouen, poste où il finit sa vie. Il avait obtenu une médaille de première classe en 1831 et était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1838.

Peinture. — Musées de : (Amsterdam) : Ste Catherine.— (Béziers) î Une jeune fille dev.ant le Séii.il, romain. — (Bordeaux) : Portrait de Henri Fonfrède; — Portrait d’iiomme. — (Chantilly) : Portrait de la princesse Louise d’Orléans, reine des Belges. — (Louvre) : La mort de César. — (Lyon) : Une scène du Déluge. — (Montpellier) : Jeune femme couchée; — La mort de César; — Louis XVI, Marie-Antoinette et le Dauphin se réfugiant à l’Assemblée législative. — ^(Périgordi ; Portrait de Mme Guillot. — .(Rouen) ; Portrait île M. H. Barbet, ancien maire; — RigrUette; — Portrait de M. Th-lvenin; — Portrait de M. PiCard de Montferrand, arcliilecte; — Portrait de Léboucher-Desfontaines; — Portrait de Hébert, avocat, député de Rouen et garde de sceaux; — Boissy d’Anglas saluant la tête de Féraud. — -(Triesti ): Le masque. — (Versailles) ; Le duc d’Orléans signe la proclamation de la lieutenance générale du royaume; — Le roi donne les drapeaux à la garde nationale de Pai is et de la banlieue; — Mc Donald, capitaine aide de camp en 1792; — La Fayette (Marie-Jos.-Paul-Yves-Roch- Gilbert Motfier, marquis de) — Custine(Adam-Philip]ie, comte de), général en chef de l’armé du Rhin; — William-Charles Cavendish, Lord Bentinck, gr. gai. de l’Inde: — DuedeBrion, lieutenant général desarmées du roi; — Paysage et troupeau; — Pierre-François-Léonai d Fontaine, architecte: — Valée Sylvain (en pied); — Jean- François Allai t général en chef des troupes du roi de Lahore; — Duperré (Victor Guy), baron (en |iied).

Pri.x. — ^Peinture. Paris. V‘® Comtesse de Fourcroy, 1839 : Costume de Gaëla, dans le royaume de Naples: 325 fr. — -V*® Louis-Philippe, 1851 ; La mort d’Tlippolyle : 400 fr. — V‘® Court, 1866 : Le marquis de Dreux- Brézé et Mirabeau à l’ Assemblée Nationale. Esquisse : 840 fr. — V‘® du château d’Heswyck, 1900 ; Portrait d’une jeune fille : 346 fr.

COURT (Suzanne de), peintre émailleur, à Limoges, à la fin du XVI® siècle et au commencement du xvii® (Ec. Fr.).

Fille de Jean Court et sou élève. Ses émaux sont signés: Suzanne Court, Suzanne de Court et quelquefois S. C. M. Maurice Ardant, dans son intéressant ouvrage sur les Courtegs, Court et de Court, suppose qu’elle a signé Suzanne Court tant qu’elle a été demoiselle et qu’elle a pris le nom de Suzanne de Court après son mariage avec Jehan de Court. Son .style rappelle celui de l’émailleur I. C. (Jehan Court ou Jean Court), son dessin est mou et e.xagéré. Elle est représentée au musée du Louvre par plusieurs pièces : aiguière, coupe de calice, plats ovales, tasses circulaires, tasse à six lobes. Iliaques ovales.

COURTAT (Louis), peintre d'histoire et de portraits, né à Paris au xix® siècle (Ec. Fr.).

Elève de M. Cabanel. Il débuta au Salon de 1873. Il a obtenu deuxmédailles de 3® classe en 1873 et 1874 etune médaille de l” classe en 1875. Le musée du Lu.xembourg possède de lui : Une Léda.

Pri.x. — Peinture. New-York. V‘® 12-13 mars 1903 : JTagar et Ishmael : S 225.. — -Paris. V‘® du 4 mai 1901 : Nymphe couchée : 145 fr.

CÔURTEILLE, peintre, xviii'-xix® siècles (Ec. Fr.).

11 figura au Salon de Paris à partir de 1793. En 1882, Courteille habitait Moscou.

Prix. — Estampes. P.\Ris. V‘® Comtesse d’Einsiedel, 1834 : Cahier de jeux d’enfants et de petites modes: 2 fr. COURTEN (Angelo de), peintre de genre et d'histoire, né d Bologne en 1848 (Èc. Ital.).

Pri.x. — ^Aquarelles. Paris. V'® Cammoiido, 1893 : Le vieux serviteur : 65 fr. — La méditation : 40 fr. — -La modiste : 95 fr. — V‘® de Menasce, 1894 : L’ Aimée : 30 fr. COURTEN (Lodovico de), peintre florentin, du xix® siècle (Ec. Ital.).

S’est adoimé aux représentations des coutumes de son pays et aux tableaux de genre.

COURTENS (Franz), y . ^ ,

paysagiste, né à ioiIlTt’lIf. ^

Termonde te 15 fé- / f a u ^ /

urier 1854(Ec. Bel.). / y

Elève de Rosseels et de Meyers. Il débuta à Bruxelles en 1874 et depuis cette époque il a exposé régulièrement à Bruxelles et à Paris. U a également obtenu des récompenses à Berlin, Amsterdam, Londres, Budapest, Vienne, Dresde, iMunich, Barcelone. Ou cite de lui parmi ses meilleures toiles : Derniers jours d'automne: Prélude au matin: La Solitude: Ex volo. Franz Courtens est un paysagiste de la bonne école réaliste, aux toiles puissamment éclairées, à la pâte nourrie; il est doué d’un merveilleux sentiment de la nature. Ses

cou

COU

tableaux paraissent appelés à une plus-value certaine. Il a obtenu un grand prix à l’Exposition Univeiselle de 1889. II exposa à Bruxelles en 1910.

Peinture. — Musées de : (Bruxelles) : Sortie de i’office; — La traite;. — Grève ensoleillée. — (Munich) ; Mare dormante; — Dans les Gasdyesthes. — (Prague) ; Sous le hêtre. — (Budapest) : Pluie d’or. — (Stuttgart) : Barques à moules. — (Magdebourg) : Les Nonnines. — (Liège) : Soleil de septembre. — (Anvers) : Le Long Chemin. — (Termonde) ; Dégel. — (Melbourne) ; Matin.

Prix.. — Peinture. Berlin. V' des 12 et 13 mars 1901 : Paysage, effet de clair de lune : 1.375 fr. — Londres. V'« 13 février 1909 : Une cour de ferme avec un moulin à vent: £ 26 1 s. — New-York. V*® Boussod, Valadon et Co. 26-28 février 1902 : Paysage : $ 170. — Paris. V‘® du 12 au 15 mai 1902 : Paysage : 610 fr. COURTET (Xavier-Marie- Auguste dit Augustin), sculpfeur, né à Lyon en 1821, mort à Paris en 1891 (Ec. Fr.).

Elève de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, de Pradier, de Ramey fils et de A. Dumont. Il débuta au Salon de 1847; médaille de 2® classe en 1848.

Sculpture. — Musées de : (Lyon) : Centauresse et aune; — Comte de Castellane; — Buste d’Ampère, littérateur. membre de l’Institut.

COURTEYS ou Courtoys (Famille des). Celle famille, établie à Limoges dès le xiv® siècle, a fourni des peintres, des émailleurs et des peintres verriers. On croit qu'elle se rattache à celle des Courtoys établis à Tours et dans le Maine aux xv® et xvi® siècles. COURTEYS (Jehan), peintre émailleur, né à Limoges, mort pjeul-êlre en 1586 (Ec. Fr.).

Cet artiste, cité par M. Maurice Ardent, est, croit-on, l’émailleur de la seconde moitié du xvi® siècle qui a signé des émaux 1. Curtivs et 1. C. On le cite en 1545. Le sujet de ses oeuvres est presque toujours emprunté aux petits-maîtres. Son style est maniéré, ses carnations sont d’un ton saumonné.

Prix. — Emaux. Londres. V‘® Fontaine, 1884 : Une aiguière marquée aux fleurs de lys royales: 60.375 fr. — Moïse et le serpent d’airain, plat émaillé sur paillons;

73.500 fr. — Aiguière décorée d’une Bacchanale : 14.450 fr. — Le Festin des dieux : 46.950 fr. — V‘® Magniac, 1892 : Paire de chandeliers en émail de Limoges : 32.800 fr.. — Paris. V‘® X..., 17 avril 1868: Coupe ronde à couvercle : 4.050 fr.. — V*® Fould, 1869 ; Bethsabée sortant du bain entourée de ses femmes : 10.125 fr. — V‘® de la Faulotte, 1886 ; Couvercle de coupe en grisaille: Sujets tirés de la Genèse : 2.200 fr.. — Apollon et les Muses:

3.500 fr. — V‘® Goldschmidt. 1888 : Le Christ présenté au peuple et la Flagellation, émaux de couleur: 5.000 fr. — Salière de forme sphérique. Une tête d’ empereur romain : 3.700 fr.. — V*® Heskscher, 1898 : Monture de miroir octogonal. Europe et le Taureau : 2.500 fr. — V‘® Nourrv. 1900 : St Benoît : 390 fr.

COURTEYS ou Courtoys (Martial), peintre et émailleur, né à Limoges, mort dans la même ville en 1592 (Ec. Fr.).

Fils et élève de Pierre Courteys I®®. Il est cité en

1579 et 1580 pour des modèles d’un candélabre et de panonceaux. Ses œuvres sont très recherchées.

I'rix. — Emaux. Londres. V‘® Magniac, 1892 : Grand plat ovale émail léen couleurs, remontant à

1580 : 30.875 fr.— Paris. V‘® Soltijkoff, 1854 : Moïse frappanl le rocher. Grand pla.t polychrome : 6.258 fr. — V‘® Heckscher, 1898 : Vengeance d’Apollon sur les enfants de Niobé. Plat ovale : 16.500 fr.

COURTEYS ou Corteys ou Cortoys ou Courtoys (Pierre),

émailleur, né à Limoges, mort avant 1591 (Ec. Fr.). Cet artiste, qui tient un rang considérable parmi les émailleurs limousins, fut élève, croit-on, de P. Reymond. M. M.Ardant croit qu’il est mentionné dans un acte 1529, mais ses plus anciennes pièces connues sont datées de 1545, 1548, 1550. En 1559, il exécuta les grands émaux décoratifs représentant les divinités de l’Olympe qui furent incrustés dans la façade du château de Madrid, et que l’on conserve aujourd’hui au musée de Cluny. Ces œuvres datées de 1560 à 1568 anirmcnt une conceplion très personnelle. Son dessin e.st un peu lourd, son trait est gros, mais énergique et ses analomies sont puissamment musclées. Son coloris est iiiléressant. Il eut trois fils : Pierre II, Courtoys l’ainé, orfèvre -émailleur de la duchesse de Florence et plus tard, vers 1602, valet de chambre de Marie de Médicis, garde des cabinets du roi et de la reine, Martial Courteys et. Pierre III Courtoys.

Prix.. — Emaux. Paris. V*® Fould, 1860 ; Bethsabée sortant du bain entourée deses femmes: 5.900 fr.. — V‘® X..., 17 avril 1863 : La Jeunesse et la Parque : 1.000 fr. — V"’ Baron de ’l'heïs, 1874 ; Coupe ronde sur piédouche: 1.900 fr. — V‘® Gilta, 1883 ; Coupe sur piédouche en

émail ; 2.850 fr. — V‘® X..., 16 avril 1887 : Deux assiettes en grisaille : 13.000 fr. — V*® Heckscher, 1898 ; L'enlèvement d'Europe. Ovale : 2.500 fr.

COURTILLEAU, peintre du XVI II® siècle (Ec. ?).

Le musée de Madrid conserve de lui le Portrait d'une inconnue vêtue richement.

COURTIN, peintre, né à Strasbourg, mort en 1810, à Plock (Ec. Pol.l.

Quelques années il a travaillé à Varsovie, ensuite partit à Plock (Pologne) en 1809, où il devint professeur de peinture au lycée.

COURTIN (Mlle Carolinel, peintre de paysages et de natures mortes, née à Paris (Ec. Fr.'.

Elève de M. A. Defaux, exposa au Salon depuis 1875 COURTIN (Jacques-Fran- çois), peintre, né à Sens J u ,

en 1672, mort à Paris, le \éXC O VL!' \. 1 \ L 26 août 1752 (Ec. Fr.). '

Elève de Louis deBoullongne;ileut, en 1700et 1701,1e deuxième prix au concours pour Rome. Le 22 février 1710, il tut reçu académicien. Courtin fut un des douze peintres qui prirent part au concours de 1726, ouvert dans la galerie d’Apollon. Il avait envoyé le Comba d’IIoratius Codés. On cite encore de lui : La Sle Vierge el l’enfant Jésus: Une femme badinant avec un écureuil La Présentation de Jésus au temple: Christ en croix', ■ Pan et Sirinx: Jeune homme jouant de la guitare: Enlè\ vement de Déjanire: Têie de Christ.

Peintures. — Musées de ; (Bruxelles) î Le Christ mort devant la Vierge.. — (St-Pétersbourg) : Une vestale;— Jeune femme à sa toilette.

Prix. — Peinture. Paris. V‘® X..., 1757 : Une jeune fille caressant une colombe : 200 fr.. — ’V*® Prince de Conti, 1777 : Un combat de cavalerie : 360 fr.. — Deux batailles. Ensemble : 800 fr. — V‘« Malmet, 1887 : Tableaux des portraits d la mode. — Promenade des remparts de Paris, d’ap. St-Aubin : 351 fr.

COURTIN (Jean), dit l’Espagnol, sculpteur-architecte, vivait au xvi® siècle (Ec. Fr.).

Sous la conduite de Jean Gailde, il travailla, en 1508, au jubé de l’église de la Madeleine de Troyes et, en 1512, il s’occujia des fortifications de la ville.

COURTIN (Louis), peintre de paysage et d’ architecture et de décors, xix® siècle (Ec. Fr.).

De 1812 à 1841, il exposa au Salon de Paris des vues et des intérieurs. En 1818,il partit pour Varsovie, appelé par le directeur du théâtre de cette ville; jusqu’en 1821, il y e.xécuta plusieurs décorations. Il prit part en même temps aux e.xpositions de Varsovie avec des portraits et des paysages. En 1821, Courtin revint à Paris. COURTIIIES (Alexandre), peintre, né à Montpellier le 8 avril 18o7 (Ec. Fr.).

Elève de M. Cabanel et d’Ernest Michel. Il débuta au Salon de 1881. Le musée de Cette conserve de lui : Bose-Thé (iiortrait).

COURTNEY (J.), portraitiste el graveur à Londres au début du XIX® siècle (Ec. Ang.).

Exposa à la Royal Academy à partir de 1836.

Prix. — Estampes. Londres. V‘® 22 janvier 1908 : La famille du charpentier, d’ap. Rembrandt. — ^Une autre estampe, d’ap. Burlon-Barber, par Lowenstam: £ 1 6 s. COURTOIS, peintre à Avignon en 1640 (Ec. Fr.). COURTOIS (Christophe), sculpteur, xyv siècle (Ec. Fr.). Courtois (Guillaume), peintre et graveur, né à St-Hippolyle en 1628, mort à Borne le 15 juin 1675 (Ec. Fr.). Il était frère du Bourguignon et eut pour maître Pietro di Cortona. Il a peiiit le portrait du pape Alexandre VII, gravé pas Colignon. Toutes les peintures de la chapelle du palais Altieri, furent exécutées par lui. Pour l’église du noviciat des Jésuite, à Rome, il fit deux tableaux d’autel. On lui doit : à St-Jean-de-Latran, dans une chapelle, St Augustin: Dieu le Père, et diverses figures à fresques; à St-Laurent en Lucina, une fresque latérale dans la chapelle de l’Annonciation; à St-Luc, quelques petites peintures; à St-Marc, dans la nef, deux peintures à fresque; à Ste-Marthe, le tableau du maîtreautel; à St-Martin-des-Monts, à Ste-Martine-des- Peintres, à Ste-Praxède, diverses peintures; au palais du Quirinal, la Bataille de Josué, exécuté par ordre du pape Alexandre VIII; à la Trinité-des-Pèlerins, le tableau du maître-autel d’une chapelle, représentant plusieurs figures de saints. Guillaume Courtois aida souvent son frère Jacques dans ses grands travaux. Il a gravé des sujets religieux. Le musée de Stockholm conserve de lui : Jésus chez Marie el Marthe.

Prix. — Estampes. Avignon. V‘® de Calvière, 1779:

Le sacrifice d' Abraham.- — -Deux paysages et vues : 15 fr. — Peinture. Paris. V*® de la Roque, 1745 : Paysage: 34 fr. — V‘® Van der Leyden, 1804 : Le Triomphe de Galathée : 456 fr. — V*® Francillon, 1828 : Le même : 123 fr.

• — Estampes. V‘® Comtesse d’Einsiedel, 1833 ; La présentation au temple, d’ap. Véronèse : 28 fr. 30. — Jésus

cou

COU

guérissant les malades : 47 t'r. — V*' Biische, 1857 : La peste ou Tobie ensevelissant les morts. Epr. non décrite : 30 fr. ^ ^ •

(Gustave- Cou^JûiS

Claude- ■>«/ ''

Etienne), peintre, né à Pusey (Haute-Saône) le 18 mai 1853 (Ec. Fr.)-

Il fut élève de Gérome à l’Ecole des Beaux-Arts. Ses œuvres principales sont : Dante et Virgite (mus. de Besançon) ; Une bayadère ; Enterrement d’Atala ; Inquiétude humaine ; Bella Riva Narcisse (mus. du Luxembourg) ; Hélaîne. (mus. de Besançon) ; La Lisette de Regnard et Figaro (Foyer de l’Odéon); Isynka, comtesse de Rochetaillée, 3“ méd. (1878), 2® méd. (1880), méd. or (Exposition Univ., 1889). Gustave Courtois s’est placé au premier rang des portraitistes et a formé un grand nombre d’élèves. Chevalier de la Légion d’honneur.

Prix. — Peinture. Londres. V*® Koeksek, 1894 : Un anniversaire solennel : 1.425 fr. — New-York. V*= Sency, 1885 : Endormie : 1.500 fr. — V'“Boussod, Valadon et Co, 26-28 février 1902 : La mère et l’enfant : S 540.

COURTOIS (Jacques) dit ■o—— ”=

peintre de batailles, n polyte (Doubs) le 12 février 1621, mort à Rome le 14 novembre

Jacques Courtois est un des artistes au talent le jdus personnel de l'école française. Il avait quinze ans lorsqu’il alla en Italie. A celte époque, il avait déjà travaillé avec son père, le peintre .Jean Courtois. Il se lia à Milan avec le baron de Vatteville qui comme lui était origi- I naire du Doubs, et suivit pendant trois ans les marches et contremarches de l’armée française. Toujours crayonnant ou peignant des scènes de campement ou de batailles, des escarmouches et des sièges, il fit là une ample provision de documents et de souvenirs. Revenu à Milan, il travailla quelque temps avec le peintre lorrain Jérôme et connut par lui le Guide et l’Albane. Sur leurs conseils, il aborda la peinture religieuse. Afin de se perfectionner, il parcourut toute l’Italie et au cours de ces voyages rencontra Pietro da Cortona et Pierre de Laar. Il semblait alors se décider pour le paysage lorsque la vue de la Bataille de Constantin, au Vatican, lui rappela ses premières études. Il résolut alors de se consacrer exclusivement à la peinture de batailles et c’est à ce titre qu’il est venu jusqu’à nous. I) travailla pour le comte Carpigna, pour le prince Mattias de Médicis, puis après la mort de sa femme qu’il fut accusé d’avoir empoisonnée, il se retira dans un couvent de jésuites, y prit l’habit et peignit là quelques toiles religieuses. Appelé à Florence par le duc Corne III, vers 1670. il décora la maison de campagne de ce prince à Castella, près Florence, puis revint à son couvent où il mourut peu après. Artiste très habile et très spontané, peignant presque toujours du premier jet, il a su comme peu de maîtres donner 1 impression confuse et largement traitée des batailles auxquelles il avait assisté. Sa couleur est parfois un peu sombre,mais ses tableaux se font remarquer par leurs belles qualités de composition. Il a rendu avec une véritable furia — la fiiria francese — les chocs de cavalerie des guerres du Milanais. M. Boucheny de Grandval.

Peinture. — Musées de : (Aix) : Combatde ca valerie. — (Avignon) : Bataille de cavalerie, étude. — (Bordeaux) : Engagement de cavalerie — Même sujet. — (Bouch. de Pert.) :2 Batailles. — (Bourges) : Combat de Cavalerie. — (Breslau) : Combat de cavalerie pendant la guerre de Turquie. — (Budapest) : Combat de cavalerie; — Même sujet. — (Caen) : Suites d’un combat. — (Calais) ; Ebauche d’un combat. — (Czernin) : Combat de cavalerie; — Combat entre un chevalier et des Turcs; — Chevaliers sur le champ de bataille. — (Dresde) ; Bataille dans la vallée; — Combat de chevaliers devant les murs de forteresse; — Après la bataille; — Avant la bataille. — (Edimbourg) : Bataille;- — ■ Escarmouche; — Episode de combat. — (Ermitage Impérial) : Une sortie; — Combat de cavalerie; — Combats de cavaliers Français et Espagnols; — Champ de bataille; — Escarmouche de cavalerie; — Combat de cavalerie entre Français et Espagnols; — Défense d’une forteresse. — (Gal. ROY., Florence) : Combat de cavalerie; — Même sujet; — Corps d’armée allant attaquer une forteresse — (Rath, Genève) : Combat de cavaliers; — Même sujet. — (Gênes) : 2 Batailles. — (Grenoble) : Combat de cavalerie. — (Louvre) : Combat de cavalerie près d’un pont; — Marches de troupes; — Combat de cavalerie. — Choc de cavalerie; — Cuirassiers aux prises avec des cavaliers turcs; — -Une bataille.^ — (Lyon) : Après une bataille, un général donne des ordres pour relever les

blessés. — (Morez) : Combat de cavalerie. — (P. Munich) : Départ de la cavalerie après une bataille; — Une bataille. — (Naples) : Scène de bataile; — Même sujet. — (Nantes) : Champ de bataille après le combat; — Choc de cavalerie. — (Nancy) : Mouvement de cavalerie près d’un pont. — (Montpellier) : Marche de cavalerie. — (Palais Pitti, Florence) : Bataille; — -(Périgord) ; Combat de cavalerie. — (Porto) : Charge de cavalerie. — (Prado) : Escarmouche de cavalerie; — -Bataille. — ■

(Poitiers) : Bataille. — (Rome) : Rencontre de cavaleirs et fantassins; — Mêlée de cavaliers; — -Une bataille. — - (Stuttgart) ; Bataille turque; — Même sujet; — Même sujet. — (Toulon) ; Choc de cavalerie au passage d’un pont; — Choc de cavalerie. — (Tournai) : 4 tableaux de batailles. — (Valenciennes) ; Escarmouche de cavaliers.— (Vienne) : Combat de cavalerie; — Combat de cavalerie. — (Vosges) : Combat près des ruines d’un temple. — (Bergame) : 4 batailles. — - (Nice) : Charge de cavalerie. — (Stockholm) ; Combat de cavalerie; — Artillerie sur une hauteur; — Combat de cavalerie; — Bataille; — Champ de bataille après le combat. — (HelsiNGFORS) ; Combat de cavaliers entre Turcs et Chrétiens;— Combat de cavalerie. — (Besançon) : Bataille (esquisse); — -Combat de cavalerie; — Cavalerie franchissant un pont; — ^Mêlée de cavalerie. — (Chaumont): Bataille.^ — ^(Charthes) : Bataille. — (Cherbourg): Choc de cavalerie. — (Langres) : Bataille.

Prix. — Peinture. Anvers. V‘® Lavecker, 1769: Scènes de pillage par des soldats. Deux tableaux : 945 fr. — • Avignon. V*® de Calvière, 1779 : Combat de cavalerie entre Turcs et Impériaux. — La défaite des Turcs. Deux pendants : 63 fr. — Bruxelles. Peintures. V‘® Verbelen, 1833 : Une bataille : 28 fr. — V*® Chapiiis, 1865: Bataille: 32 fr. — Balaille entre Turcs et Polonais: 75 fr. — Cologne. V*“ 5-6 octobre 1894 : Combat de cavaliers : M. 35. — Estampes. Leipzig. V‘» Weigel, 1843 : Planches pour Famiani Slradce de Bello Relgico, Romœ. Ouatre pièces : 47 fr. 80. — Les grandes batailles. Suite de 4 pièces ; 47 fr. 80. — Peinture. Marseille. V'® Court, 1894 ; Balaille : 100 fr. — -Munich. V‘® X..., 5 juin 1899 : Deux scènes de batailles : 712 fr. — Paris. V‘® La live de Jully, 1769 : Bataille prés d'un fort : 800 fr. — ■Bataille en pleine campagne : SOI fr. — V‘® Boitelle, 1866 : Deux batailles se faisant pendant : 3.850 fr. — Combats de cavalerie. Deux tableaux : 5.3o0 fr. — V'® Butin, 1884 : Un tableau sans désignation de sujet : 1.660 fr. — -V‘® Marquis d’IIoudan, 1888 : Paysage, vue des Apennins : 18 fr. — V‘® D' Tripier, 1895 : Bataille : 340 fr. — Dessins. V" Mariette, 1775 : Une grande balaille de cavaliers, l’épée à la main : 600 fr. — -V‘® de Chennevières, 1900 : Mêlée de cavalerie : 133 fr. — -Combat de cavaliers ; 130 fr. — Neuf dessins ; 200 fr. — -Estampes. V*® Debois, 1843 : Quatre sujets pour les guerres de Belgique : 20 fr. — V‘“ His de Lassalle, 1856 ; Le combat au pied de la tour : 4 fr. 50.— V‘® de H. M. L..., 25 mai 1905 : Combat de cavaliers et de fantassins : 55 fr.

COURTOIS (Jean), peintre d’émaux, du xvi® siècle (Ec. Fr.). ♦

Il a travaillé à La Ferté-Bernard et à Limoges; le Louvre conserve des émaux de lui.

COURTOIS (Jean-Baptiste), peintre, né à Sl-Ilippol^t: (Doubs) au XVII® siècle (Ec. Fr.).

Cet artiste était le frère des deux autres Courtcis. Capucin dans une maison de Rome, il ne peignit jamais que pou ries maisons de son ordre.

COURTOIS (Jean-Baptiste), peintre et graveur, né à Nancy le 1®® novembre 1819, mort à Orléans le 20 novembre 1870 (Ec. Fr.).

Elève de Dupuis à l’école de Dijon,il exposa des portraits et des dessins au Salon de Paris, de 1859 à 1865.

Peinture. — Musées de : (Pontoise) : Dame jouant du luth (aquar. et mine de plomb). — (Orléans) : Paysage; — Portrait de M. Hème (Louis).

Prix. — Peinture. Paris. Comtesse de Verrue, 1837 : Une marine : 150 fr. — Paysage avec un bûcheron : 63 fr.

- — Estampes.

COURTOIS (Jean-Pierre) dit le Bourguignon, peintre, à St-Hippolyte au xvn® siècle (Ec- Fr-).

Cet artiste est le père de Jacques, Guillaume et Jean- Baptiste Courtois. On cite de lui une Vierge (1620). COURTOIS (Mme Marie). Voir îîattier.

COURTOIS (Mathurin), sculpteur, xvi® siècle (Ec. Fr.).

Sous la direction du Primatice, il travailla à la décoration du château de Fontainebleau, de 1540 à 1550. COURTOIS (Nicolas- André), peintre émailleur,né à Paris en 1734 (Ec. Fr.).

Le 30 avril 1770, il tut agréé à l’Académie et exposa au Salon des miniatures, de 1771 à 1777.

Prix.- — Peinture. Paris. V‘« Godefroy, 1789 : Femme reposant sur un oreiller : 50 fr. — V*® Tondu, 1863 : Portrait de dame, à mi-corps : 150 fr. — ^V‘® Blondel de Cogny, 1876. — Une bacchante : 182 fr.

cou

COU

COURTOIS (Pierre-François), graveur, né à Paris en 1736, mori à Bochefort en 1763 (Ec. Fr.).

Il a travaillé d’après Fr. Boucher, Aug. de St-Aubin et autres. On cite notamment : La Promenade des remparts de Paris, d’ap. A. St-Aubin.

Prix. — Estampes. Paris. Muhlbacher, 1881 : La

promenade des remparts de Paris. Le tableau des portraits à la mode : 815 fr. — V’® Destailleur, 1890 : Les deux mêmes épreuves : 375 fr. — V" de Concourt, 1897 : Les deux mêmes. Epreuves avant toutes lettres ; 1.260 fr.

■ — La promenade des remparts de Paris : 120 fr. COURTOIS (Simon), peintre, vivait au Pwj en 1599 (Ec. Fr.).

COURTOIS-VALPIKÇON (Mme Céline), peintre, née à Paris, XIX' siècle (Ec. Fr.).

Elle commença à exposer ses dessins au Salon en 1866. COURTOT (Paul-Laurent), né à Paris en 1856 (Ec. Fr.).

Professeur au lycée de Limoges; élève de Maillard et de Galland. Le musée de Limoges conserve de lui une Vue du rempart de la porte Montmailler.

COURTOYS ou Courtois (Jehan), peintre et peintre verrier, à Tours au xvi' siècle (Ec. Fr.).

Cet artiste, certainement parent de Robert Courloys, est cité en 1534 pour l’exécution des verrières du chevet de la chapelle de La Ferté-Bernard, mais il n’habite pas cette ville et réside à Tours où on le mentionne en 1548 et en 1570 pour des travaux de peinture, et en 1 582 comme parrain. Il ne faut pas confondre cet artiste .■•vec l’émailleur.

COURTOYS ou Courtois (Robert), peintre verrier à La Ferté-Bernard, xv' et xvi« siècles (Ec. Fr.).

Il est cité en 1498 comme s’étant engagé à exécuter une verrière représentant l’arbre de Jessé, pour l’église de La Ferté-Bernard. Ce vitrail est aujourd’hui disparu. On le cite encore en 1500. 1503 et en 1509 pour des 1 ravaux de peinture. Certains biographes le croient né : u Mans.

COURTREYS ou Courtoys (Pierre lîl), peintre émailleur, né à Limoges, mort après 1013 (Ec. Fr.].

Fils et élève de Pierre Courteys I'”' et son élève,

I eintre émailleur de Catherine de Bourbon, sœur d’Henri IV. Il se maria à Tours en 1591 et s’y établit. COURTRY (Charles-Jean-Louis), graveur à Veau-forte,

né à Paris ie 11 mars 1846, mort dans la même vilU en 1897 (Ec. Fr.).

Il travailla dès l’âge de quatorze ans cliez un archi- )ecte, puis entra au cours de dessin de lame de l’Ecolede-Médecine et se décida à se consacrer à la gravure.

II eut pour maîties Gaucherel et Flameng. Sa première

eau-forte connue fut Le hlarché d’esclaves, d’après Gérome, en 1868. 11 a gravé environ 500 pièces d’après Delacroix, Guardi, Van Marche, Holbein, Bernin, Guillauniet. Gérome, Troyon, Van Dyck. Exposant lidèle du Salon, il obtint une 3' médaille en 1874, une 2' médaille en 1875, la médaille d’honneur en 1887, et une médaille d’or en 1889 (E. U.), fut décoré de la Légion d’honneur en 1881. Ce lut un des meilleurs aquafortisl es du xix' siècle. M. B. de G.

Prix.- — Estampes. Londres. V‘' 6 juillet 1908 : Etatmajor en reconnaissance, d’api. Meissonier : £ 9 19 s. 6 d.

- — V'' 18 mai 1909 : La forêt, d’ap. A. Von Marche : Les compagnons ; £ 1 5 s. — Paris. V‘' Baron Sclnvitcr, 1883; Le berger, d’ap. Julien Dupré : 57 fr.- — Hélcna Forman, d’ap. Ximenès : 80 fr. — Le marais i 35 fr. — La mainchaude, d’ap. Roybet : 70 fr. — V'® Lecauday, 1899 : En reconnaissance. Eau-forte d’ap. Meissonier : ICO fr. — La même : 70 fr. — V‘“ 14 novembre 1907 : Sujets divers cl Portraits : 16 pièces, d’ap. Watteau, Gérome, Willems : 5 fr. — V‘= 2-3 mai 1910 ; Les amateurs de gravures, d’ap. Meissonier : 12 IT. — V'® des 2 et 3 mai 1910 : Les amateurs de gravures, d’ap. Meissonier : 300 fr. COURVOISIER (Jules), peintre, vivait en Suisse au XX® siècle (Ec. Suis.).

11 exposa une toile intitulée : Reflets, à Munich en 1909. COURVOISIER (Paul), graveur et peintre, né à Renan {Jura, bernois) le 19 janvier 1870 (Ec. Suis.). COURVOISÎER-yOISm (Henri), peintre, dessinateur, graveur au burin, né à 1 a Choux de- Fonds, en 1757, mort à Bienne en 1830 (Ec. Suis.).

Courvoisier étudia la peinture à l’Académie desBeaux- Arts à Paris. Pour la gravure il fut élève de Charles Leschot dans sa ville natale. Après un séjour de quatre ans à Paris où il s’occupa de la peinture historique, il revint dans son pays, et s’adonna entièrement à la gravure et à l’enseignement du dessin.

COUSE (J.), graveur en Angleterre vers 1570 (Ec. /ng.).

l.e Brgan Dictionarij cite de lui une Vue du Château de Berkeley, d’après un dessin de la comtesse de Berkeley, et quelques estampes d’une bonne exécution.

Pri.x.— Estampes. Londres. V‘“ 29 juin 1909 : Mercury and Herse : £ 5 5s.

COUSEN (Charles), graveur au burin, né en Angleterre, ftorissait vers 1848, mort en 1889 (Ec. Ang.).

Charles suivit le métier de son frère John, mais il exposa aussi des portraits à l’huile à la Society ol British Artists, à Suftolk Street, en 1848. Il travailla beaucoup pour le Art Journal, et grava ses premières planches pour les Galeries Turner et Vernon. Le grand peintre anglais lui fournit souvent ses sujets. Il grava aussi des paysages de nombre d’artistes anglais, tels que Stothard, Wilson, Sidney Cooper, Constable et Landseer On cite aussi de lui un Berger, d’après Rosa Bonheur. COUSEN (John), graveur de paysage, né à Bradford, en Yorkshire, en 1804, mort à South Norwood en 1880 (Ec. Ang.).

Cousen apprit chez John Scott, le graveur d’animaux, où il fut apprenti. Cet artiste posséda un sentiment rare, joint à un haut degré de perfection dans l’exécution de ses planches d’après Turner, notamment dans les Vues des fleuves de la France. Ainsi que son frère cadet Charles, John travailla pour le Turner et le Vernon Galleries et choisit pour sujets des marines et des paysages d’après Stantield, Turner, Sir A. W. Callcott, Landseer, Lee et d’autres artistes de son époque COUSIN (Aert), peintre et dessinateur de portraits à Rotterdam vers 1662 (Ec. Hol. ).

COUSIN (Charles), graveur sur cuivre et sur bois, né à Villevord (Belgique) vers 1820 (Ec. Flam.).

Travailla à Paris.

COUSIN (Charles-Louis- Auguste), peintre graveur, né, de parents français), à Vilvorde en 1807, mort à Fontenay-les-Briès le 19 novembre 1887 (Ec. Fr.).

Le musée de Lille conserve de lui: L'Artiste malade. Médaille de 3' classe 1844.

COUSIN (Charles-Prosper), peintre français, de Monlbozon (Haute- Saône), travaillait à Fribourg de 1878 à 1882 (Ec. Fr.).

COUSIN (Jean), sculpteur, né à Pithiviers, vivait au XVI' siècle (Ec. Fr.).

Il fit, en 1579, pour l’église Saint-Salomon, de Pithiviers, une statue de saint Maur, ainsi qu’une statue de saint Roch, avec des bas-reliefs. Il aurait travaillé au château de Fontainebleau, de 1540 à 1550.

COUSIN (Jean), peintre, sculpteur, architecte, graveur, mathématicien et écrivain, né à Soucy, près Sens, en 1501, mort à- Paris en 1589 (Ec. Fr.).

De tous les titres ci-dessus mentionnés, celui qui paraît le plus indiscutable est celui de peintre auquel il faut joindre celui de graveur. Son rôle comme architecte se borna, semble-t-il, à la publication, en 1560, d’un Livre de perspective. Mais son principal intérêt artistique réside dans son œuvre de peintre et de verrier. Il fut élève de Jacques Hympe et de Tassin Grasset, deux maîtres verriers qui, entre 1512 et 1515, travaillèrent aux vitraux de la cathédrale de Sens. Dans i ette même église. Jean Cousin exécuta vers 1530 les vitraux de la chapelle de St-Eutrope. Son œuvre, comme verrier, est considérable. Parmi ses meilleures productions, on peut citer les ritraux de la chapelle de Vincennes, représentant Le Jugement dernier, les quatre compositions du chœur de l’église St-Gervais à Paris (1551),

Le Jugement dernier de Villeneuve-sur-Yonne. Ce sont là les plus connues de ses œuvres, mais il fout encore y ajouter les verrières de l’église de Moret, celles de la chapelle du château de Fleurigny près de Sens, celles de l’église des Cordeliers à Sens et cinq vitraux en grisailles dans le château de Diane de Poitiers. Son œur re, en peinture, est moins connue. On ne possède de lui aujourd’hui comme tableau rigoureusement authentique que le Jugement dernier, qui figure au musée du Louvre et qui suffirait à établir ses exceptionnelles qualités de pmissance et d’émotion intensive.

A cette œuvre magistrale on peut encore ajouter le tableau intitulé : Eva prima Pandora, qui n’est guère plus discuté, et une belle Descente de Croix qui est au musée de Mayence. Non moins certainement, Jean Cousin est l’auteur de nombreux portraits de la famille des Bowyer et très probablement de deux tableaux figurant aux musées de Sens et de Rennes. Comme graveur, il fut le créateur d’une école où il eut pour élèves les Papillon qui fournirent à Félibien les documents par lesquels s’est transmise jusqu’à nous la \ie du grand artiste de Sens. La question la plus débattue est celle de savoir où Jean Cousin fut sculpteur. Sans chercher à trancher ici le différend à ce sujet, signalons , d’une lîart que ses relations constantes avec Jean Goujon et le fait que l’on trouva dans la cave de sa maison une pierre sculptée reproduisant un dessin indiscutablement dû à son crayon semblent donner raison aux premiers historiographes de Cousin qui voient

en lui un sculpteur égal aux plus grands maîtres delà ,

Renaissance D’autre part, la ciilique moderne avec

cou

COU

I les noms autorisés de Montaiglon et Jules Guiffrey se ri prononce nettement contre cette théorie, et ces derlî niers affirment qu’il ne fut que le dessinateur du tom- (: beau de l’amiral Philippe de Chabot et du monument

I de Louis de Brezé. Il est assez malaisé de conclure ù ce I sujet, mais il est indéniable que Cousin exerça sur tous

^ les artistes de son époque — et aussi bien sur les sculpr teurs que sur les peintres — uneinfluenoe.considérable t et qu’il demeure un des plus puissants génies dont ti puisse s’enorgueillir l’art français. M. B. d. G.

Peinture et sculpture. — Musées de : (Dublin) : M.-Madeleine dans le désert. — (Louvre) ; Le jugement dernier. — (Mayence) : Christ pleuré par les Stes femmes.— (PRIMITIF' s):Marie Cousin, fille du peintre, mariée à Etienne Bowyer (bois); — Jean Bouvier ou Bowyer, chanoine de Sens, beau-père du peintre Arthémise; — Portrait de femme sous la figure de la Paix; — Descente de Croix. — (Rennes) : Jésus aux noces de Cana. —

I (Sens) : Tombeau de l’amiral Chabot. — (Valenciennes) : Le jugement dernier. — (Versailles) : Chabot Philippe, amiral de France (statue, demi-couchée). Prix.- — Peinture. Auxerre. V'® Poncelet, 1873 : f Portrait de Diane de Poitiers : 9.800 fr. — Paris. V‘® Morel de Vinde, 1821 : L’Amour ou la barque Caron (bois) : 233 fr. — V‘® 30 avril 1902 ; Descente de Croix: 4.000 l'r. — M niature. V‘“ Destailleur, 1896 : Armoiries, emblèmes et devise du roi Henri II. Sur vélin ; 1.600 fr.- — Dessins. V‘° Firmin Didot, 1877 ; Le Sauveur descendu de la croix. Prédication de St Paul : 55 fr. — V‘“ Destailleur, 1896 : La mort de la Vierge : 155 fr. — Estampes. V'“ H s de Lassalle, 1856 : Le Christ mis au tombeau : 82 fr.- — V"' Firmin Didot, 1877 : Le Sauveur descendu de la croix : 280 fr.- — Bacchus et la vendange. Eau-forte : 195 fr. — Cendrillon illustré : 295 fr.- — -V‘® X..., 1895 : Le Sauveur descendu de la croix : 30 fr. — Dessin. V‘* 27 novembre 1909 ; Destruction de Sodome : 47 fr. COUSIN (Jean Antoine), peintre, né à Avignon en 1788, mort dans la même ville le 16 février 1875 (Ec. Fr.), i Le musée d’Avignon conserve de lui son propre pork trait et celui de l’avocat Chaudon (pastel).

R COUSIN (Pieter), peindre de fleurs, mort après 1670 (Ec. Hol.).

J Elève de Pieter Nason en 1647, à La Haye, puis de N de P. Willebeck, à Anvers, en 1648; se maria en 1649; l| fut compagnon de la Confrérie en 1657 et quitta la fej peinture pour se faire « portier » à Middelbourg.

S COUSIN (Pierre-Léonard), peintre minialaritse, né à Limoges en 1788 (Ec. Fr.).

• Elève d’Aubry et de Saint, il exposa,au Salon de 1822. I COUSIN (Victor-Gustave), peintre de paysages, né à il Paris le 28 août 1836, mort en 1894 (Ec- Fr.), i Elève de M. Picot, il travailla à Rome et à Paris. Il (| débuta au Salon de 1859.

I Peintures. — Musées de : (Bayonne) : Bosquet de

II la villa Médicis à Rome. — (Mulhouse) ; Paysage.

i| Prix. — Peinture. Paris. V" Defer-Dumesnil, 1900 :

J Une bataille : 1.400 fr.

1 COUSINET, sculpteur, xviii® siècle (Ec. Fr.).

Cet artiste jouit d la protection du prince de Condé. Il fut adjoint à professeur à l’Académie de St-Luc. En 1731, il eut le deuxième prix au concours pour Rome sur le sujet de : Hanon, roi des Ammonites, outrageant les ambassadeurs de David.

COUSINET-LEMPEEEUR (Mme Elizabeth), graveur, née à Paris en 1726 (Ec. Fr.).

Prix. — Estampes. Paris. V‘® Comtesse d’Einsiedel, 1833 : La crédule laitière : 32 fr.- — Le calme. — La tempête. Grand in-folio en largeur, d’ap. J. Vernet ; 2 l'r. COUSINS (Henry), graveur, né au commencement du XIX® siècle, mort à Dorking en 1864 (Ec- Ang.). Comme son frère Samuel, Henry fut aussi graveur, travaillant tantôt à la manière noire, tantôt au burin.

I II exerça son art à Londres, où il fit nombre de portraits.

I II grava aussi des planches d’après Landseer, Romney I et Sant. On cite de lui notamment : La Sieste, d’aji.

. 'Winterhalter. — Viltoria d'Albano, d’ap. H. Vernet. Prix.- — Estampes. Leipzig. V‘® 'Weigel, 1843 : Vil- ! loria d’Albano debout tenant un chapelet, d’ap. Florace Vernet : 17 fr. 75. — Cusi (The Hon Lady), d’ap. J.-C. I Middleton : 27 fr. 30. — Paris. V‘® Debois, 1843 ; La Vierge aux cerises, d’ap. Baroche : 9 fr. — Viltoria d’Albano, d’ap. H. Vernet. Epr. avant la lettre : 24 fr. I — V'® 14 nov. 1907 : Lighl and Shade, d’ap. J. Sant: 14 fr. I COUSINS (Samuel), graveur à la manière noire, né à Exeler le 9 mai 1801, mort à Londres le 7 mai 1887 (Ec. Ang.).

’ Il fut sept ans comme apprenti chez le graveur Samuel 'William Reynolds. Ce maître le garda comme I son assistant quatre ans. Sa première œuvre personnelle fut un Portrait de Lady Acland et ses enfants, d’après Lawrence. Une seconde planche, d’après la même peinture, le fit connaître, et son avenir fut assuré.

Cousins reproduisit beaucoup d’œuvres de sir Joshua Reynolds, de Lawrence, et de Millais. li fut nommé membre de la Royal Academy en 1855, et, en 1877, donna à cette institution une somme de 15.000 livres sterling, destinée à fonder une pension pour les artistes pauvres. L’artiste se retira de l’Académie en 1880. Plusieurs de ses meilleurs ouvrages sont postérieurs à 1872, alors qu’il avait plus de 70 ans. H a obtenu une médaille de 2® classe en 1855 (Salon de Paris).

Prix.^ — Estampes. Leipzig. V‘® Weigel, 1843 ; The maid of Saragossa, d’ap. D. Wilkie : 81 fr. 90. — Retour de la chasse au faucon, d’ap. Landseer : 105 fr. 70. — L’abbaye de Dation dans l'ancien temps, d’ap. Landseer : 81 fr. 90. — Londres. V‘® Séguier, 1844 : L'abbaye de Bollon dans l’ancien temps, d’ap. E. Landseer : 3'7o fr. — V‘® Johnson, 1860 ; L'abbaye de Bollon dans l’ancien temps : 525 fr. — V‘® Awtrey, 1862 : L’abbaye de Bollon dans l’ancien temps : 612 fr. — V® Huth, 1895 : Master Lambton, d’ap. Thomas Lawrence : 1.125 fr. — V‘® X..., 30 novembre 1897 : L’abbaye de Bollon dans l'ancien temps, d’ap. Landseer ; 1.075 fr. — V'® Augerstein, 1897 ; La surprise : 925 fr. — Portrait de Master Lambton : 2.775 fr. — V‘® D.-W. Macdonald, 1900 : Portrait de Dosa Bonheur : 918 fr. — V‘® 21 janvier 1908 : La reine Victoria, d’ap. L. Dickenson ; 14 s. — V‘® G juillet 1908 ; Connaisseurs : £3 .3 s. — V‘® 14 juillet 1908: Master Lambton, d’ap. Sir T. Lawrence : £ 31 10 s. — V'" 20 juillet 1909 : La surprise, d’ap. Dcbuffe:£ 54 12 s. — Paris. V‘® Boiille, 1804 : Miss Croker, d’ap. Thomas Lawrence : 40 fr. — V‘® J. Smith, 1861 : Master Lambton. Epr. de 1®® état : 26 fr. — V‘® Sigaud, 1899 : Master Lambton. d’ap. Lawrence : 265 fr.' — Mis Croker. — Elisabeth, comtesse Grosvenar. Les deux ; 370 fr. — 14 novembre 1907 : Lady Evelyn L. Gower et le M'- de Slrafford, d’ap. E. Landseer : 4 fr.— V‘® de M. E. B..., 2 et 3 décembre 1907 : Mme Wolf, d’ap. Thomas Lawrence : 230 fr. — V‘® du 8 avril 1910 : Master Lambton : 305 fr.

COUSSIN (Hardouin), graveur à la manière noire, né à Aix en 1709 (Ec. Fr.).

Prix. — Estampes. Paris. V*® Essing, 1865 '. Madone dans les nuages, entourée de groupes d’anges, d’ap. Murillo ; 33 fr. 75.

COUSSINET, peintre d'histoire vers 1756 (Ec. Fr.). COUSTATN (Pierre) Costain ou Cousteyn, dit « peintre des princes», peintre, de 1456 à 1471 (Ec. Flam.). Varlet du duc Philippe le Bon et Charles le Téméra^e, il dirigea, en 1468, les travaux pour le banquet des noces à Bruges, avec Jehan Hennekart.

COUSTAURY (Louis), sculpteur, né à Pans, mort en 1897 (Ec. Fr.). ,

A obtenu une mention honorable en 1897.

COUSTEL (Jean), peintre, né en Normandie, vivait encore en 1713 (Ec. Fr.).

Cet artiste qui fut un élève de Francisque Milet, composa plusieurs tableaux d’église et orna un grand nombre de maisons particulières à Rouen. Le 29 octobre 1694, il fut reçu maître dans la corporation des peintres. COUSTOU (Guillaume), sculpteur, né à Lyon le 25 avril 1677, mort à Paris te 20 février 1746 (Ec. Fr.).

Frère de Nicolas Coustou et élève de Coysevox, il entra à l’Académie en 1704 avec un Hercule sur le bucher, aujourd’hui au Louvre. La chapelle du château de 'Versailles renferme de lui ; une statue de saint Augustin ; un groupe : la Foi et la Religion : Jésus-Chrisl dans le temple, bas-relief ; la V isilatinn, bas-relief bronze. H fit le buste en marbre de Marie Leezinska et la statue de saint Louis de G9nzague, dans l’église de Saint-Ignace, à Rome. On lui doit aussi les chevaux dits» de Marly » , groupés à l’entiée des Champs-Ely-

ScuLPTURE. — Musées de : (Berlin) : L’électeur Frédéric-Auguste I®' de Saxe en roi de Pologne; — Auguste II, le Fort.— (Lyon) : Buste de Neuville de Villeroy, archevêque de Lyon. — (Montpellier) : Les chevaux de Marly.— (Nice) : Tête de femme (marbre). — (Limoges) : Daguesseau (buste, marbre). — (.'.eh” sailles, .iardin de) : Bacchus. — La toi; — La religion. — (Versailles) : Marie Leezinska, reine de France;— Coustou Nicolas (buste en terre cuite).

Prix. — Dessins. Paris. V‘® Kaieman. 1858 : Elude de statuaires au crayon rouge : 6fr. — V'® deBalliencourt, 1893 : Jeune femme et Amours. Sanguine : 45 fr. COUSTOU (Guillaume), sculpteur, ne à ^ris en 1/16, mort dans le même ville en 1777 (Ec.

Fils et élève de Guillaume Coustou. Prix de Rome à dix-neuf ans, académicien en 1742, recteur en l/'6. On cite de lui la Visitation (bronze) au musee de v^ersailîes, et le mausolée du Dauphin, père de Louis i. COUSTOU (Jean), peintre, né à Montpellier en 1/1 J, mort dans la même ville en 1791 (Ec. Fr.).

Il fut un élève de Restout. Le musée de Montpelher conserve de lui ; Les Trois Patrons de la Confrérie des

cou

COU

Pénitenls Bleus. Jeune négresse tenant un enfant, et le musée de Béziers : Quatre dessus de porte. COUSTOU (Nicolas), sculpteur, né à Lyon le 9 janvier 1658, mort à Paris le 1®' mai 1733 (Ec. Fr.).

Elève et neveu de Coysevox, U “"ut prix de Rome en 1682. En 1704, il exposa un bronze: Christ en croix. Deux œuvres de lui sont à Notre-Dame de Paris : Vœu de Louis XIII, groupe et saint Denis. Il fit encore : le médaillon du prince de Conty, aujourd’hui à Versailles ; la statue d’ Hercule Commode, dans les jardins de Versailles ; la statue en marbre de Louis XV, au Louvre, et enfin le buste en marbre de d’Argenson, garde des Sceaux, dans les galeries de Versailles.

Prix. — Dessins. Paris. V‘“ Destailleur, 1896 : Descente de croix i 70 fr. — Projets de décoration pour la voûte des petites chapelles de Notre-Dame : 165 fr. — V‘® Beurdeley du 13 au 15 mars 1905 : Le Rhône et la Saône : 75 fr. — V'® V. Sardou, 27 au 29 avril 1909 : Projet de fontaine : 200 fr.

COUSTURÏER (Césaire), peintre de paysages et de fleurs, né à Dôle (Ec. Fr.).

Elève de J.-S.-D. et F. Besson, exposa au Salon depuis 1868.

COUSTURÏER (Claude) dit de Chambéry, sculpteur et modeleur, vivait au xvv siècle (Ec. Fr.).

Il habita à Lyon, de 1546 à 1555, et prit part aux décorations de la ville, en 1548, à l’occasion de l’entrée de Henri II et de Catherine de Médicis.

COUSYNS (Pierre), peintre de fleurs et de genre cl musicien à La Haye, xvii' siècle (Ec. Hol.).

COUT AN (Amable-Paul), peintre, né à Paris le 13 décembre 1792, mort dans la meme ville le 28 mars 1837 (Ec. Fr.).

Elève de Gros, il eut le deuxième prix au concours pour Rome en 1818. Il obtint le prix en 1820 avec : Achille demandant à Nestor le prix de sagesse. On cite de lui : Arion\ Le Christ au Calvaire (à l’église Notre- Dame-des-Champs); L’ Assomption de la Vierge-, Portrait en pied du général Cadoudal. Il fit aussi dfférents portraits d’anonymes. Le dernier ouvrage de Coutan, qu’il laissa inachevé, représentait : le Serment de Louis- Philippe. Ce tableau, qui était destiné à la Chambre des députés, fut tel miné par Court.

Peinture. — Musées de : (Bourges) : Naissance de Chloé (dessin reh. de blanc) — Thémistocle demande l’hospitalité au roi Admote; — Philémon et Baucis. — (Roubaix) : Dénicheurs d’aigles (mod. orig.). —

(Versailles) : Louis-François, comte Coutard, lieutenant-général;— F. Pizarre, navigateur. — (Vire) : Portrait de Durupt.

COUTAN (Hippolyte), peintre de paysage, de figure cl dessinateur, né à Genève le 13 mars 1866 (Ec. Suis.). Coutan étudia quatre ans avec B. Menn, et compléta son éducation artistique à Paris, chez Julian avec Jules Lefebvre et Benjamin Constant. Il a exposé à Genève, à Lyon, à Vevey et à Paris et reçut une mention honorable à l’Exposition Universelle de 1900.

COUTAN (Jules-Félix), sculpteur, né à Paris en 1848 (Ec. Fr.).

Elève de Cavelier. Prix de Rome en 1871. Il débuta au Salon en 1876 et obtint une l’’® médaille. En 1881, il se vit attribuer le premier prix au concours pour l’érection d’un monument commémoratif de la Constituante à Versailles. 11 prit une part active à la décoration de l’Exposition de 1889 et y obtint une médaille d’or et. en 1900, un Grand Prix à l’Exposition Universelle. Il fut élu en remplacement de Falguière à l’Académie des Beaux-Arts en 1900 et en 1905 il fut nommé professeur à l’Ecole des Beaux-Arts en remplacement de Barrias.

Sculptures.' — Musées de : (Luxembourg) : Eros. — (Tarbes) ; St Christophe. — (St-Lô) : L’Amour. COUTAN-MONTORGUEIL (Mme Laure, née Martin), statuaire, née à Dun-sur-Auron (Cher) en 1855 (Ec. Fr.).

Elève de Boucher. Ses œuvres principales sont : La Source, statue marbre (mus. de Bourges) ; S/n’us, statue marbre (Palais du gouverneur de l’Algérie); buste de La Taglioni (Opéra); buste de Leverrier et Vivien (Institut); buste d'André GUI (Père-Lachaise). Ment. hon. en 1894. Officier d’Académie.

COTTTANCE (Mlle Joséphine), peintre, xix® s. (Ec. Fr.).

De 1833 à 1844, elle exposa au Salon de Paris ses aquarelle. représentant des fleurs ou des fruits.

COUTANCES (Musée de).

En 1868 seulement, le conseil municipal de Coutances autorisa le maire de cette ville à disposer d’un local pour organiser un musée avec quelques œuvres de peinture et de sculpture. Mais, ce projet abandonné, ce n’est qu’en 1874 que le musée de Coutances fut ouvert au public et commença à s’enrichir grâce aux dons de MM. Paul Deiisle, Dubief et au legs de Mgr Bravard, évêque de Coutances et d’Avranches. Comme toiles

intéressantes, signalons : Jacob se plaignant à Laban de Coypel, deux portraits de van Loo. un Rubens et une marine de Claude-Joseph Vernet. Parmi les dessins et les aquarelles, un paysage de Fragonard et une étude de Paul Delaroche.

COUTANT (Jean-Louis-Denis), graveur à l’eau-forte, au burin et à V aquatinte, né à Argenteuil en 1776 (Ec. Fr.) .

Elève de Chr. de Mechel. Le Blanc cite de lui plusieurs planches pour des ouvrages scientifiques. COUTEAU (Hippolyte), peintre, né à Genève au xix' s.

(Ec. Suis.).

A obtenu une mention honorable à l’Exposition Universelle de 1900.

COUTEL ( Antoine-Gaspard-Marius), peintre, né à Aix /e 14 novembre 1814. mort en 1886 (Ec. Fr.l.

Elève d’Ingres à l’école des Beaux-Arts où il entra le 5 octobre 1833. Il débuta au Salon de Paris en 1838 et continua à y exposer jusqu’en 1867. En 1843, il oblint une médaille de troisième classe. Le musée de Perpignan conserve de lui : Les deux sœurs de charité. COUTELLIER (J.), dessinateur et graveur à Paris dans la seconde partie du xvm® siècle (Ec. Fr.).

Prix. — Estampes. Paris. V‘“' Laterrade, 1859 : Portrait de Mlle Olivier, actrice, coloriée: 8 fr. 50. — V‘® Firmin Didot, 1877 : Louise Comtal, actrice, en couleur ; 19 fr.' — V‘“ L. D..., 11 mars 1889 : Mlle Comlal dans le rôle de Suzanne, du Mariage de Figaro : 143 fr. — Mlle Olivier dans le rôle de Chérubin, du Mariage de Figaro. Epr. de 1'* état : 150 fr. — Mlle Duthé. Epr. in-4" ovale : 156 fr.' — V^® X..., 19 janvier 1895 : Jeune femme en buste, en couleur : 33 fr. — Portrait d’acteurs et d'actrices. Six aquarelles ovales gravées en couleur : 2.400 fr. — V® 20 mai 1904: Derlinazzi (carlin) : 17 fr.— V‘® 15 mai 1907 -.Mlle Olivier, de la Comédie- Française: 90 fr.. — V‘® 28 février 1908 : liertinazzi (carlin) ; 65 fr. — V'® 22 février 1910 : Michu : 61 fr. COUTENCIN, peintre, né à Istres le 27 décembre 1851 (Ec. Fr.).

Elève de Gérome et de Galland. Principales œuvres : Hommage à Musset (musée des. arts décoratifs) ; A sa toilette (musée de Marseille) ; Le Battage du blé (1893) ; La Récolte des pommes en Bretagne (1894) ; Vieille Bretonne (1895), musée de Rennes.

COUTET, peintre d’histoire vers 1840 (Ec. Fr.). COUTHEILLAS (Henri-François), sculpteur, né à Limoges en 1862 (Ec. Fr.).

Elève des Ecoles des Arts décoratifs de Limoges et de Paris, et de Ch. Gauthier, Aimé Millet, Cavelier, Barrias. Médailles de 3® classe en 1892, de 2® classe en 1894, de l'® classe en 1900. Le musée de Limoges conserve de lui ; Nymphe chasseresse et La mort de la Cigale. COUTHEREN (Jan van der), peinlre, de Louvain, vers 1522 (Ec. Flam.).

COUTON (Jean), peintre, vivait au Puy-en-Velay en 1630 (Ec. Fr.).

Elève de Philippe de Maroles ou Mayserolis; en 1479, dans la gilde des libraires à Bruges.

COUTRE (Nicolas de), enlumineur, de Bruges, mort vers 1512 (Ec. Flam.).

COUTTS (Gordon), peinlre du xix® siècle (Ec. Ang.).

Le musée de Sydney conserve de lui le Portrait de G. H. Reid et L’ Attente.

COUTTS (Hubert ou Herbert), peintre de paysages à Ambleside au xix® siècle (Ec. Ang.).

Débuta à la Royal Academy en 1874.

Prix. — Dessins. Londres. ’V‘® 12 juin 1908 : Un hameau sur le Shap Fells : £ 5 5 s.

COUTTS-MICHIE (J.), peinlre, né en Ecosse au xix® s. (Ec. Ecos.). ^

A obtenu une médaille de 3® classe en 1898 et une mention honorable à l’Exposition Universelle de 1900. “OUTURE (Thomas), peintre d’histoire et ^

de genre, né à Sentis le 21 décembre 1815, 1 Ç .

mort à Villiers-le-Bel le 30 mars 1879 '

(Ec. Fr.).

Il fut d'abord élève de Gros, puis, après la mort de celui-ci, il entra dans l’atelier de P. Delaroche. Il obtint en 1837 le prix de Rome. Il débuta au Salon de 1838 avec Jeune Vénitien après une orgie, mais ses premiers succès notoires lui vinrent de La Soif de l’or (1845) et des Romains de la Décadence (1847) qui lui valut une médaille de première classe. Il s’essaya également dans la peinture officielle, notamment avec Le Baptême du prince impérial, mais cette tentative ne valut pas ses œuvres antérieures. Parmi ses autres bonnes toiles, on peut encore citer Le Fauconnier et le Portrait de Georges Sand. Couture, qui ne fut pas un artiste sans talent, fut aussi un littérateur intéressant mais doué d’une humeur sarcastique et amère qui lui fit, de son vivant, nombre d’ennemis. Il restera comme un des bons maîtres de l’école classique du xix® siècle.

cou

COU

Peinture. — -Musées de : (Amsterdam) : L’Amour de l’or. — (Berlin) ; Tête de l'emme. — (Béziers) : La soif de l’or. — (Compïègne) : M. Henri Didier. — (Boucii. ■i DE P.) : Tête de jeune homme. — (Havre) : L’enfant ; prodigue. — ^(Louvbb) : Les Romains de la décadence.

— (Montauban) : L’amour de l’or. — (Montpellier) :

) Portrai t de M. Bruyas; — Portrait de M. Bruyas. — (Reims) ; Portrait de M. Latte. — Portrait de .Jules Michelet, historien fiançais. - — (Bouen) ; Le fou. — PortTcit du président Berger de la cour des Comptes. — (Gal.deTretiakopf): Après la mascarade.' — ('J'boyes): Danse macaliro — (Vt'ALLACE) : Le jeune tambour; — Timon d’Athènes, 1857; — Arl quin et Pii rrot: — Orgie romaine, 1843 (première idée du célèbre tableau); — • Le duel après le bal masqué. — (Anvers) ; Les lavandières.—(Toulouse) : L’Amour de l’or. — (Helsingfors) : Tête d’étude de femme.

Prix. — Peinture. Bruxelles. V*® T..., 1856 : Pelile baigneuse ; 2.780 fr. — Glasgow. V*' A..., 10 juin 1808 : Tête de femme : 110 fr. — La Haye. V‘® Van Gogh, 1889 : Les Romains de la décadence : 1.340 fr. — Londres. V‘® 21 mars 1908 ; Tête de jeune fille : £ 6 6 s.- — New-A'ork. V‘“ Fischhof-Blakeslee : La femme au chat: S 700.- — V‘“ Blanchard Stewart, décembre 1904 : Au puits : $ 290. — V‘“ Joseph Jefferson, 27 avril 1906 : Les fugitifs : $ 1.075.- — V‘® Wolft, 1864 : Jour de rêverie ou i écolier paresseux : 29.940 fr. — V'« Spencer, 1879 : A travers champs : 5.500 fr. — V‘® Powers, 1899 ; L’Amour conduisant le Monde : 15.000 fr. — Paris. V‘“ Detorge, 1857 : Le Fauconnier : 10.700 fr.- — V>® Jacobson, 1876 : L’ Enfant prodigue : 9.600 fr.- — Laurent Richard, 1878 : Pierrot malade : 8.000 fr.- — L’Orgie : 6.300 fr. — V' Goupil, 1887 : Enrôlement des volontaires ; 5.600 fr.- — V‘® Secrétan, 1889 : Le Trouvère : 14.000 fr. — V‘® Barbedienne, 1892: Damoclès : 3.000 fr.- — - Un réaliste : 1.000 fr. — Le petit G ille : 4.150 fr. — L'Oiseleur: 4.100 fr.- — V‘® Moreau-Nélaton, 1900 : Idylle florentine : 1.550 fr. — Portrait de femme : 1.550 fr. — V‘“ de M. V..., 12 juin 1902 : Scène de carnaval : 620 fr. — V‘® Bordinier, 17 février 1903: Portrait de Gorge Sand:920fr.- — V‘® J.-R. G..., 23 mai 1903 : Le repas de l’ogre : 1.150 fr. — V‘® E. Gaillard, 7 juin 1904 :' Un mendiant : 210 fr. — Un diacre, étude : 430 fr. — V‘“ Borto Riche, les 5 et 6 mai 1908 : Après l’orgie : 1.050 fr. — V‘® des 4, 5 et 6 avril 1910 : Orgie romaine : 350 fr.

COUTURIER (Charles), peintre, né à Plailly le 2 mai 1768, mort à Châtenay le 22 avril 1852 (Ec. Fr.). Professeur à l’école de dessin de Grenoble. COUTURIER (Etienne-Félix), peintre, né à Paris en 1809, mort dans la même ville le 23 août 1843 (Ec. Fr.). De 1836 à 1843, il exposa au Salon de Paris.

Page 1