‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 51 sur 271 · AM O · texte numérisé non relu

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AMORETTI DA MIRANDOLA. Voir Amorotto.

AMOROS Y BOTELLA (Antonio), peintre espagnol du XIX® siècle, né à Alicante (Ec. Esp.).

Elève de l’Académie de Madrid, il exposa depuis 1876 dans cette ville, où l’on conserve dans le musée de l’art moderne, sa Cour Andalouse. Cet artiste lut professeur à l’école d’art de la Coruna. Parmi ses œuvres, on cite ; fine à Tolède; — La Toilette en plein air; — Bonheur des aïeux; — Laveuse dans la campagne romaine, etc.

Prix. — New-York. Vente Frederick S. Gibbs : Peintures : Paysans espagnols. Prix : £75.

AMOROS Y FLANELLES (Manuel), peintre de décors, né en 1862, à Madrid (Ec. Esp.).

Il prit part à plusieurs expositions de Madrid, entre autres à celle de 1901. Amoros travailla pour les scènes les plus importantes de Madrid et des autres grandes villes d’Espagne. Sa nomination comme peintre de la Cour vint confirmer la sentence du grand public. AMOROSI (Antonio), peintre, né, suivant Mariette, en 1660, à Commanzo, près d’Ascoli, vivait encore en 1736 (Ec. Ital.).

Il vint à Rome pour se préparer à la carrière ecclésiastique mais, encouragé par Giuseppe Ghezzi, il se voua complètement à l’art. Il peignit des fresques à Civita-Vecchia (grande salle de l’hôtel de ville) et des tableaux d’autel pour les églises de Rome (San Rocco, S. Maria in Cosmedin, S. Maria Egiziaca). Mais ce lut surtout comme peintre de Bambocciale, ou sujets de fantaisie, qu’il déploya son talent et une véritable originalité. Lanzi déclare que si son coloris eût été un peu plus brillant, il ne l’eût cédé en rien aux maîtres de l’école flamande. Deux de ses tableaux ont été gravés par William Walker. La plupart de ses œuvres sont dispersées dans les grandes villes d’Italie; on en signale quelques-unes au musée de Stockholm et dans la galerie d’Augsbourg. Ainorosi fit preuve d’un réel talent dans ses reproductions d’animaux d’après nature.

Œuvres gravées, d’après Amorosi. — • Portrait d'homme souriant en jouant de la guitare, Ilard sc. ■ — • La Dormeuse, Thelott (E.-C.-G.) sc.

AMOROSI (Francesco di Comunanza), peintre, travaillait à Ascoli-Piceno (Ec. Ital.).

AMOROSO [Genu.?LT0), peintre, à Naples en 1777 (Ec. It.). AMOROTTO (Francesco de), aussi Francesco degli Amoretti da Mirandola, sculpteur à Fcrrare pendant la seconde moitié du xv® siècle (Ec. Ital.).

Il travailla au monument de Borso d’Este, érigé à Ferrare par les deux Baroncelli et détruit lors de la révolution, en 1796. On le croit identique au sculpteur Francesco délia Mirandola qui vivait à Ferrare en 1456. AMORT (Ernst-Lucas), peintre, mort en 1692 (Ec. AU.).

Il était le second fils de Kaspar le vieux et travaillait à Munich.

AMORT (Kaspar, le vieux), peintre, né en 1612 dans ta vallée de la Jaclienau. mort probablement à Munich le 7 mars 1675 (Ec. AU.).

Il vint à Munich en 1631 et étudia sous la direction de .lohann Donauer. Il débuta avec son tableau : Le Christ chez Marthe et Madeleine, en 1633. Il fit un voyage on Italie et les œuvres de Caravaggio l’influencèrent grandement. Il revint à Munich, en 1640, fut nommé peintre de la cour, en 1642, et chargé de la décoration de plusieurs cloîtres et églises. Parmi ses œuvres, it faut citer le tableau d’autel de l’église N.-D., à Munich : Le Christ apparaissant à saint Thomas. Dans l’église des Franciscains, à Ingolstadt : Le Christ portant sa croix. Dans l’église do Flinsbach : La lapidation de saint Elienne. Pour le salle des chevaliers, à Munich, il peignit six paysages

AMORT (Kaspar, le jeune), peintre, né vers 1640, mort en 1684 (Ec. AU.).

11 étudia avec son père Kaspar le vieux (1659) et débuta en 1671; il dessina les vignettes, gravées par Michel Wening, pour l’ouvrage : Monumenlum exlremi honoris Ferdinandi Mariœ Bavariœ Ducis, Monachii

AMORT (Vilim), sculpteur, né à Kunralic, près de Prague, en 1864 (Ec. Aut.).

Il travailla avec son oncle à Olmutz et s’instruisit à l’école de modelage de cette ville, dirigée par le peintre Rabcnal. Il e.xécuta des travaux décoratifs pour plusieurs monuments publics importants. 11 fit aussi des bustes et des ornements en stuc.

AMORY (Robinet), sculpteur sur bois, mort en 1465

11 vivait à Bourges où il entreprit l’exécution du lahernaclc de la Sainte-Chapelle. D’après M. Lami, il mourut ava: t d’avoir achevé son œuvre.

AMOSSOFF (Sergius Sereéjewitsch), paysagiste rw né le 24 mai 1837, mort à Moscou, le 3 novembreh'

(Ec. Rus.).

il étudia à l’école de Moscou. Ses principales œuv sont : Entrée du village de Kulusow après la pluie (18i; Le champ de Poltawa (1872). La Galerie de Trétiak conserve une étude de lui.

AMOURETTE (Henri), sculpteur français, de la secoi moitié du xvn® siècle (Ec. Fr.).

AMOURETTE (Jean-Baptiste), sculpteur à la lin XVII® siècle (Ec. Fr.).

Il vivait à Toulon entre 1682 et 1691. Il exécuta p sieurs travaux de sculpture pour la marine. AMOURETTE (Michel), sculpteur français, de la secoi moitié du xvii® siècle (Ec. Fr.).

Il travailla, en 1683, à la décoration intérieure château de Marly.

AMOUREUX. Voir L’Amoureux.

AMOUREUX (Bartolommee 1’), peintre et archilec vers 1758-62 (Ec. Fr.).

AMOUROUX (A.), sculpteur, du xix® siècle (Ec. Fr A exposé un médaillon au Salon de Paris en 1883. AMOUROUX (Joseph), peintre de portraits et de naluii mortes, né à Perpignan (Ec. Fr.).

Il fut élève de Gleyre et exposa, en 1879-80, au Sa! de Paris. |

Musée de : (Perpignan) : Un coin d'atelier. ' AMOURRY, peintre français, du xviii® siècle (Ec. Fr' Son portrait de Tévêque François Coëllogon a été grai par N. -R. .lollain.

AMPENOT (Edouard-Gabriel-François), peintre et di\ sinateur, né à Paris, établi à Coulorniniers vers la / du XIX® et le commencement da xx® siècle (Ec. Fr.).

Il étudia avecLucas et Maillard, puis travailla ensul à la manufacture des Gobelins. Il exposa aux Sale, de 1879-1881. Ampenot vint dans la suite s’établir > Coulorniniers et se consacra presque exclusivement' renseignement du dessin. Il a peint surtout des fleuj et des paysages. Ampenot est conservateur du Musi' de Coulommiers.

AMPHION, peintre grec, vivait au iv® siècle avant J.-i Il fut contemporain d’Appelle, qui appréciait fort: supériorité dans l’ordonnance.

AMPHISTRATOS, sculpteur, de la fin du iv® siée' avant J.-C.

Pline mentionne comme son œuvre une statue < marbre de l’historien Callisthenes, mort en l’an 31 avant J.-C. Du temps de Pline, cette œuvre se trouva' dans les jardins de la ville de Rome.

AMPHLETT (Miss Kate), peintre de paysage, connue Londres entre 1878 et 1890 (Ec. Ang.).

Miss Amphlett figura avec plus de quarante tableau: aux expositions de la Royal Academy et de Suffoi Street, ouvrages exposés entre 1878 et 1890. AMPHOUX (Etienne-Paul), peintre de portraits et < nature morte, né au Flavre, seconde moitié du xr siècle (Ec. Fr.).

Il exposa à Paris en 1877 et 1878.

AMPLIATUS, sculpteur du temps de l'empire.

On sait, d’après une inscription trouvée à Heliopoll (Baalbeck), qu’il sculpta un buste.

AMPORA (Mazzeo de), peintre napolitain du xvi® siée (Ec. Ital.).

il est mentionné à Naples, en 1541, à l’occasion d’ui réunion de la corporation des peintres.

Monogramme d'un graveur à l'eau-forte il pÆ lien, du milieu du xvii® siècle (Ec. Ital.).

On cite de lui : Vues de monuments r'

mains et de ruines antiques, 20 estampes.

AMPZING (S.), graveur probablement hollandais.

On trouve son nom cité dans le catalogue de 1| vente F imin Didot.

Prix. — Paris, 1877. Vente Firmin Didot : Erasn de Rotterdam. Est. d’ap. H. Holbein : 13 fr.

Monogramme d'un graveur qui travailla if>- en 1504, cité par Brulliol {'Ec. Ital.).

Il a laissé : U famosissimo Triompha è Baccho, d’ap. Giulio Pippi.

Monogramme d’un graveur au burin, cité pa TWD Barlsch et Brulliol (Ec. Ital.)-

Cet artiste, probablement italien, travaillai en 1566. On lui doit trois bustes d’homme et trois bustes de femmes rangés.

Monogramme d’un graveur allemand du xvi KiR siècle, non encore identifié (Ec. Ail.).

*■ On trouve cette marque sur six buste gravés trois d’hommes et trois de femmes, datés de 1566.

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IREIN ou Amrhein (Georges-Joseph), peintre d'hisoire et aquarelliste, né à Gunzwill, près B ’romünster canton de Luoern‘>), le 4 février 1S14 (Ec. Suis.)- U étudia d’abord la théologie, puis vint à Paris, et 1 ita la Belgique et Florence. On connaît surtout son ^uarelle de Sainte Monique, dont le père bénédictin siderius lui avait fourni la composition. On cite '.ore de lui un tableau : Cœur de Jésus. Cet artiste t une part d’aventures dans sa vie. Il accepta le icours du gouvernement allemand pour aller fonder ns l’Afrique de l’Est un établissement hospitalier. ijs tard il fut aussi marchand d’objets d’art à Rome. iIRHEIN (Wilhem), peintre décorateur, né le 13 dé- \-embre 1873, à Engelberg (Ec. Suis.).

|fl fut élève de l’Académie de Munich; on lui doit la coration du vestibule du Casino d’Engelberg. Le

I Brun, parlant de cet artiste, dit qu’il habita aussi jleure.

ISCHEWITZ (Jacob H.], peintre des xi.\'-xx® si'èc/es, \uivait à Londres en 19ÜS (Ec. ?).

II est cité dans le catalogue de la Royal Academy 1908, comme autaur de deux toiles ; Le Vent et

luia.

USD EN (Harriet), peintre, vivait à New-York en 1903- 1904 (Ee. Am ).

ISDEN (William-King), aquarelliste, du xx' siècle, à Rockland Lake [New-York) en 1900-1901 (Eo. Am.). Amsden est membre de l’Américan Water-Colour , Iciety. Il a exposé au Salon de Paris en 1890.

flSELMB, sculpteur à Sleimark [Autriche) au ; xvn= siècle (Eo. Aut.).

■ On sait qu’il exécuta un Saint Sébastien.

: fISLER (Richard-Emil), dessinateur et peintre, à Schaffhouse, né le 2 septembre 1859 (Ec. Suis.).

Il exerçait, à l’origine, la profession de chimiste. Il ses études artistiques avec Hans Sturzenegger et ' :rm. GattiUer, à Zurich. On a de lui uu portrait de il père, le professeur -I. Amsler.

dSLER (Samuel), graveur, né à Schinznach le 17 décembre 1791, /A A A mort à Munich le 18 mai 1849 * i Ec. Suis.).

f II reçut ses premières notions de dessin à Wildegg et , successivement l’élève du graveur au burin Obergler, à Zurich, de Johanu-Heinrich Lips, et de Karl ';3S à l’Académie de Munich. En 1816, il vint à Rome ||;c le peintre Joh.-.Vnton Ramboux et se lia d’amitié ,i';c Overbeck, Cornélius, Thorvvaldsen et d’autres ,ines artistes de la nouvelle école, à laquelle il se ral- .| La force et le caractère dans la ligne, la simplicité Mjxécution portée à un si haut point par iMarc Antoine lAlbrecht Dürer furent les principes dont il s’inspira, vhs cette manière, en collaboration avec son ami lirth, il grava le frontispice des Nibelungen de Corliius et le Triomphe d'Alexandre de Tiiorwaldsen. ’i 1829, Amsler devint professeur de gravure à l’Aca- •i.nie de Munich où Cornélius, Schnorr, Hess et d’auts de ses amis avaient pris rang. En outre de petits Ivaux qu’il exécuta à Munich, il grava la Mise au t'.beau de Raphaël, de la galerie Borghèse, la Sainte mille et la Madonna di Casa Tempi du même maître, la Pinakothek. Son dernier ouvrage fut la gravure ' l’importante composition de Overbeck à Franc- |t :L’ Union de la Religion et des Beaux-Arts. Ce n’était |; seulement un artiste d’une grande valeur, un excel- 1 1 homme, bon et modeste, c’était encore un instruc- I r de premier ordre, et il forma des élèves tels que Irz, Kaulbach, Gonzenboch. On cite encore ; Joseph ■ i liguant les songes de Pharaon, d’ap. Pet. von Corijius. — La Vierge cl l' Enfant Jésus, d’ap. Raff. San- < — Le Denier de César, d’ap. H. Nake. — Le Christ, 4p. Leybold et Dannecker. — St François, d’ap. Guido I li. — SI George, d’ap. Lud. Schwanthaler. — St Jean, Jtp. Dom. Zampieri. — Sle Madeleine, d’ap. Carlo Lee. — Le Parnasse chrétien, d’ap. Frid. Overbeck. — ' nument élevé à Mozart en 1842, d’ap. L. Schwani^ler et Stigimaier. — Monument élevé à Gœthe en 1844,

' ïp. L. Schwantaler. — G. Fohr, peintre, d’ap. Balirdt. |ho VII, d’ap. Hermann. — Thorwaldsen, d’ap. C. L :as .

S'Rix. — Estampes, Leipzig. 1843. "Vente Weigel ; eph expliquant les songes de Pharaon ; 17 fr. 75. — La famille, d’ap. Raphaël : 41 fr. — L’Ensevelissement I t Christ, d’ap. Raphaël : 46 fr. 80. — 1853. Dresde. ' Ackerman : Joseph expliquant les songes de Pharaon: 1 . 50.

I STEL (Hendrick van), peintre, né en 1603, vivait neore en 1655 (Ec. Hol.).

entra, le 18 mars 1648, dans la corporation de Leyde 6 fut mentionné jusqu’en 1655.

AMSTEL (Jan, van) dit de Hollander, peintre, né à

Amsterdam en 1500, mort vers 15 40 (Ec. Hol.).

Il fut maître dans la gihlo de St-Luc en 1528 et reçut le droit do cité à Anvers en 1536. Van Mander le mentionne comme peintre de paysages. Ou croit qu’il signa d’un monogramme un grand nombre de table.'iux exécutés par uu paysagiste de la même gildo à la même époque.

AMSTERDAM (Ecole d’).

Amsterdam, au xv“ siècle, était déjà une grande ville, mais tandis que Harlem possédait depuis longtemps une école artistique très prospère que nous révèlent particulièrement Dirk Bouts et Geertgren vanSt-.Ians, Amsterdam ne comptait guère que des peintres religieux, et les belles décorations qu’ils avaient exécutées dans les églises furent recouvertes d’un badigeon barbare par l’austérité calviniste. Le premier tableau d'un maître amsterdamois que l’on connaisse est V Adoration des Mages, provenant du château de Cannenborgh. Encore les critirjues sont-ils très divisés sur la question de son attribution. Il nous faut arriver à Jacob Cornelisz van Oostsanen et à son fils Dirck Jacobsz, pour voir se créer vraiment une école d’art à Amsterdam. Ce dernier surtout se sépara nettement de l'art flamand et ses tableaux d’arquebusiers sont la meilleure preuve à donner de sa vogue. A quelque époque que l’on se place, on peut, en effet, constater que seuls les plus grands peintres du moment furent chargés des tableaux de cette corporation. Vers la même date, c’est-à-dire au début du xvi” siècle, il faut mentionner, parmi les peintres qui contribuèrent à faire d’Amsterdam un véritable foyer d’art, Cornelis Theumissen et Dirks Barentz. Déjà »es artistes affirmèrent leur souci constant, qui restera dans les générations suivantes une des caractéristiques de cette école, de donner un relief particulier aux figures, et leur préocupation de composer assez librement leurs tableaux. Cornelis Retel est, dans cette iiériode. le dernier artiste à citer, car, à peine née, l’école amsterdamoise va subir une terrible épreuve. De 1566 à 1579, les troubles municipaux, la tyrannie espagnole détourneront toutes les attentions des préoccupations artistiques. Les protecteurs des peintres quittent la ville pour échapper à la proscription et une fois encore les haines religieuses et politiques se répercutent lamentablement dans le domaine de l’art. Amsterdam et son école de peinture ne périront pas néanmoins dans cette crise. Pieter Aertsen et ses fils, dont la réputation fut à leur époque considérable, remplirent la fin du xvi® siècle de leur œuvre très intéressante. L’art amsterdamois, dès ce moment-là, s’affirme avec ses tendances marquées à l’originalité de l’exécution, ses carnations assez hautes en couleur et une extrême franchise de touche. Le début du XVI® siècle est moins connu, non pas que les artistes qui l’illustrèrent fussent intérieurs à leurs prédécesseurs, mais parce que leurs œuvres, pour des raisons diverses, ne sont pas parvenues jusqu’à nous. C’est ainsi qu’un certain Pieter Isaacs, que les critiques anciens semlilent placer au premier rang de cette génération artistique, ne nous a rien laissé; la majeure partie de ses tableaux ayant été détruite dans l’incendie du château de Frederisksborg à Copenhague. La même ignorance pèse sur presque tous les grands paysagistes de cette époque, ainsi que sur les peintres d'histoire. Que nous restet-il de Pieter Lastman, qui futle maître de Rembrandt ? et de Gillis d’Houdecaeten, et surtout de Jan Naghel, de Govert Jansz, d’Hercules Seghers, sur lesquels cependant les contemporains ne tarissaient pas d’éloges ’? Rien, ou presque rien. Heureusement la documentation sur les portraitistes du début du .xvii® siècle est des plus sérieuses. Nous possédons presque complet l’œuvre de Cornelis van der "VGort, en lequel on s’est plu à voir souvent le précurseur direct et peut-être le maître de Thomas de Keyser. D’autres artistes, tels que Elias, Jacob Lyon, Valckert, ont laissé également d’éclatants témoignages de l’art amsterdamois dans les dernières années qui précédèrent la venue de Rembrandt. Leur coloris est particulièrement chaud, et si le clair-obscur du grand maître leur est encore inconnu, du moins convient-il de louer sans réserve la puissance d’expression de leurs portraits et leur lumineuse clarté. Thomas do Keyser apparaît comme le véritable maître de cette école, et son dessin d’une impeccahilité absolue n’a guère été surpassé. Ici se termine la première partie de l’école d’Amsterdam. Certes, il nous resterait beaucoup à dire et bien des noms à citer, ne fût-ce que Pieter Potier et l’admirable Megaert, mais déjà se levait au firmament artistique cette étoile de première grandeur qui devait faire pâlir tous ses rivaux : Rembrandt. Nous aurons, dans l’article spécial sur ce génie, l’occasion d’étudier son œuvre en détail. Il nous faut donc nous contenter ici de dire quelle fut son influence sur ses contemporains et sur ses disciples. Son arrivée à

DICT. DES PEINTRES. T. I

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