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Amsterdam (1631) marque une date dans l’histoire artistique de cette ville et dans la sienne même. Ses productions antérieures étaient assez inégales, et ce n’est guère que de 1631 que s’affirma, pour ne plus jamais se démentir, son génial talent. A ses débuts, il subit assez visibiement l’influence de Thomas de Keyser, alors en pleine vogue, mais il ne tarda pas à se séparer de lui et dès ses premières œuvres il sut unir, dans ses tabieaux, à une virtuosité extraordinaire de composition, le charme indéfinissable de ses qualités de coloriste, le pittoresque fantastique de ce clair-obsoir qui restera toujours la caractéristique de sa technique admirable. Ses premiers tableau.x lui valurent une réputation telle que jamais artiste n’en avait peut-être connu d’équivalente depuis les grands maîtres de l’antiquité; mais cette auréole de gloire, loin de s’accroître jusqu’à son tableau Les Syndics, qui marque vraiment l’apogée de son génie, ne fut guère de longue durée. Ses ennemis, ses jaloux se déchaînèrent contre lui. Des chagrins domestiques l’abattirent et les dernières années du maître furent assez sombres. Mais son influence fut considérable sur l'école d’Amsterdam et ses élèves continuèrent son œuvre. Chose remarquable cependant, la perfection ne fut chez aucun d’eux immuable, et chez Gérard Dou, chez van Eeckhout, chez F. Dol, Salomon Coninck et Nicolas Maes eux-mêmes, il faut distinguer deux périodes; la première durant laquelle ils se manifestent héritiers directs de la technique du maître, puis une seconde qui marque en eux un déclin visible, comme si leur haute valeur d’un temps n’était que l’écho de plus en plus lointain des leçons de Rmnbrandt. Autre fait à noter, les portraitistes élèves de Rembrandt, dont le taire demeura toujours parfait, sont plutôt ceux qui s’affranchirent un lieu de son influence, tel Govert Flinck, ou les peintres qui se montrèrent ses disciples sans avoir travaillé personnellement sous sa direction, tel Abraham de Vries. I.’influcnce de Rembrandt se manifesta également sur les paysagistes, et un de ses élèves les plus glorieux fut Philips de Koninck. Mais si grande et d’ailleurs si légitime qu’ait été cette influence d’un maître tel que lui, il ne faudrait pas croire qu’il ait inféodé à sa technique tout l’art du siècle à Amsterdam. Concurremment à lui. d’autres peintres faisaient école, même parmi les portraitistes, et notamment Van der Hest qui, né un peu ]j1us tôt, eût été considéré comme le premier peintre de son temps. S’il n’a pas les qualités spéciales à Rembrandt, et particulièrement sa science du clair-obscur, il en possède d’autres, parmi lesquelles une extraordinaire intensité d’expression et une habileté remarquable à faire ressemblant. Il ne laissa point de disciples, car sa mort co'incide avec le commencement de la décadence de l’école d’Amsterdam. De même, il exista, à côté de Philips de Koninck, d’autres paysagistes d’un talent au moins égal et sur lesquels Rembrandt n’eut guère d’influence. Trois noms dominent toute cette période : Aermant van der Neer, Jacob van Ruysdael et Meyndert Hobbema. Leurs qualités sont assez différentes. Tandis que chez van der Neer il faut louer surtout un sentiment poétique de la nature très développé, Ruysdael et Hobbema, ainsi que Jan van Kessel, qu’il serait injuste de passer sous silence, se font remarquer particulièrement par l’ampleur grandiose de leur composition et par leur science de la perspective, habilement mise en valeur par des éclairages savants. Le croirait-on, ces artistes, dont certaines œuvres ont atteint récemment 125.000 francs et plus, vécurent péniblement, ignorés de leur temps, et moururent les uns sur un grabat de misère, les autres dans un lit d’hôpital. L’école d’Amsterdam comporta, au xv!!" siècle, une autre phalange de paysagistes, fort différents de ceux-ci, et que M. Bredius.dans son bel ouvrage sur les Musées d’Amsterdam, appelle fort justement les ilaliaiiisants. Ils sont légion ceux qui, de leur séjour en Italie, rapportèrent un gorlt marqué pour la peinture des ruines jrerdues dans le feuillage. Nous citerons simplement Rreenbergh, Berchern, Asselin, du Jardin et surtout Hackaert, qui fut un véritable maître, malgré l’aspect un peu conventionnel de ses tableaux. A leurs côtés, il faut faire une place spéciale à ceux qui animèrent de figures et de bêtes leurs paysages, car cette catégorie de peintres de l’école d’Amsterdam compte deux noms au moins dont la réputation devrait égaler celle des plus grands maîtres de tous les temps : Van de Veldc et Paulus Potter. Il faudrait des images entières pour donner à chaque genre le développement qu’il mérite. La place limitée nous contraint à les exarniner plus brièvement que les portraitistes et les paysagistes qui constituent les plus pures gloires de l’école d’Amsterdam. Fit cependant, que de grands noms à citer ]iarmi les peintres de marine, depuis .lan Porceilis et van de Cnpello au coloris si lumineux, jusqu’à Van de Velde. (Juelle trilogie glorieuse que celle de Jan Beers-
traten, de Van der Heyden, et d’Emman\iel de Witbi qui ont peint avec amour chaque coin piU.ores<iue d| cette ville d’Amsterdam et nous en ont laissé des doci ments précieux. Enfin quelle légion de peintres de geni et de peintres de nature morte, entre lesquels il est biel difficile de choisir quelques noms. Voici Metsu. Pietii de Iloogh, remarquable surtout dans ses premièn œuvres, voici Boursse, Jean Weenix, Melchior d’Hoi decoeter et tant d’autres dont les tableau.x sont aujoui d’hui justement appréciés... Mais nous arrivons déj à la fin du grand siècle de l’Ecole d’Amsterdam. Ren brandt meurt en 1669, Van der Herst un an plus tan et avec leur disparition, la décadence commence, lenl, d’abord, puis rapide,etbientùL la capitale de la Hollanêi va céder à d’autres cités le sceptre de l’art. Elle vl s’endormir dans sa gloire, comme lassée d’avoir produj tant de génies; mais sa part est encore belle dans l’iii! toire de la peinture et, sans crainte de l’oubli, elle pev vivre éternellement de ses souvenirs, dans l’auréo , de son passé... Au surplus, cette décadence apparenlj, ne fut que temporaire. Le xix' siècle devait la voir d terminer et la Hollande a repris sa place au tout prc: mier rang des pays ayant une école nationale bii'idéterminée. Avec les Maris, Israël, Anton Mauvl' Mesdag, Bloomers, Bashoom, Neuhuys éclot une vér table floraison de paysagistes à la facture puissant.: que nous retrouverons plutôt dans l’histoire artistiqit de La Haye.
M. Bouchexy de Grandval.
AMTHAIIER (Ambrosius), peintre, travaillait à lnn\ bruck, au xvP siècle (Ec. Ail.).
Il devint citoyen d’innsbruck le 31 janvier 1539. , AMUELLE (Charles), sculpteur français aux xvii' xvui° siècles (Ee. Fr.).
Cet artiste travailla à Pérouse de 1695 à 1701. AMÏÏLUS (ou Fibulus), peintre du temps de Néroi Pline parle d’Amulus comme d’un peintre de suje communs liurnilis rei pictor.
AMUTIOY AMIL(Prederico), sculpfeur espagnol, peint et architecte, né le 18 juillet 1869 à Madrid (Ec. Esp. Après avoir étudié à l’Académie de San Fernand à Madrid, l’artiste se rendit à Rome. Ses sculptur: obtinrent une première médaille aux expositions c 1890-1892 à Madrid. Parmi ses sculptures, on cite Pour la Patrie (1890, à Rome), qui est maintenant dai le musée de l’art moderne à Madrid; Les Fils de Cai (1893), au musée de Bilbao; des médaillons et d' bustes. De ses peintures, on mentionne : Si vis pacc para bellum (1901), à l’Athæneum de Madrid.
AMY (ou Amis) Guillaume, sculpteur, xv^siècle (Ec. Fr Il travailla au tombeau de Jean sans Peur, à Dijor AMY (Jean-Barnabé), sculpteur, né à Tarascon, me dans la même ville en mars 1907 (Ec. Fr.).
11 fut l’élève de Dumont et de Bonnassieux et enti le 31 octobre 1864-, à l’école des Beaux-Arts de Par Il obtint une médailleau Salon de 1868 et une menti honorable à l’Exposition Tniverselle de 1900. Ses me leures œuvres sont : Le Châtiment (statue plâtre); Muse de Ponsard (relief plâtre), 1868; Jean-Sylva Bailly {huste de marbre à l’Institut à Paris); Firjai statue de bronze exécutée, en collaboration avec Bo seau, pour la façade de l’hôtel du «Figaro », 1874; Lesp' traits de Mistral, Boumanille et Aubanel (relief de m. bre, 1875); Vieil, statue de pierre sur la façade du mur de Montpellier, 1882; Cuvier, buste de marbre, au mu.= d’ Histoire naturelle; Paul Soleillet, buste en bron' 1888; Le tambour d'Arcole, statue de bronze, 18', Et citons encore parmi ses œuvres : La Tarrasque, rel en bronze (Salon 1883). ■ — Marc Bonnefoy, huste en te. cuite, et Pêcheurs du Bhône (Salon 1892). — Huit masqi: bronze, terre cuite et plâtre teinté, à l’Exposition Ui verselle de 1900. — Panneau de masques et profils,<p tre (Salon 1905).
Musée d’Avignon : Les trois Félibres, Mistr Roumanilleet Aubanel (bas-relief); — Nicolas Sabo AMY (Philippe), sculpteur du xv® siècle (Ec. Fr.).
Il vivait à Saumur et y fut chargé d’achever, 1475, les sculptures sur bois des stalles de l’égl Saint-Pierre.
AMYOT Mrs (née Catherine Engelbart), peintre, trava lait à Diss entre 1879 et 1890 (Ec. Ang.).
Elle a exposé à la Royal Academy et à Suffe Street généralement des scènes bibliques.
AMYOT {C.-G.), paysagiste et peintre de genre, du x siècle (Ec. Fr.). I
Il exposa en 1879, à Burlington House (Londres Le retour des repentants, et, en 1885, à Paris ; Giessba Monogramme d’un graveur italien du mili du XVI® siècle, cité par Brulliol.
* On cite de lui : SI Mathieu, Si Thomas