‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 6 sur 271 · ABA · texte numérisé non relu

ABA

ABB

R Ce monogramme est attribué à Abraham Bosse, Voir Bosse Abraham.

AB (Egg), sculpteur sur bois du xvnv siècle (Ec.SuiS.).

Il travailla dans la paroisse de Schwyz.

ABACCO (Allazio de), dessinateur italien qui résida à Borne (Ec. Ital.)- Mentionné, sans date, par Zani.

ABACCO (Antonio dall), architecte, écrivain et graveur. né à Vercelli vers 1495 (Ec. Ital*]*

11 lut l’élève d’Antonio de San Gallo, éminent architecte romain, et ne tarda pas à acquérir une renommée égalant celle de son maître. Nous n’avons pas à nous occuper ici de l’architecte mais il publia en 1558 un important ouvrage intitulé : Libro d’ Antonio d’Abacco, appartenante à V architectura, nel quale si figurante Almana nobile antichita da Borna, avec de nombreuses estampes gravées par lui. On cite également de lui le plan de Saint-Pierre, gravé d’après les dessins de son maître.

ABACCO ou Labacchis (Antonio di Mario éiell), peintre italien, né à Rome, de la fin du xvi® siècle (Ec. Ital.). Fils du graveur au burin Mario et petit-lils de l’architecte Antonio dell Abacco. On ne parle pas de ses œuvres, mais on trouve son nom suivi de la qualité de peintre dans des actes de procédure de 1595 et 1609. ABACCO (Mario dell), graveur au burin, né à Rome au commencement du xvi® siècle, vivait encore en 1587

(Ec. Ital.). , , , , 1

Il aida son père dans la gravure des planches de l’ouvrage que celui-ci publia en 1558-59. Mario exécuta un certain nombre d’ouvrages d’après les maîtres, notamment d’après Martin Schongauer ; on cite aussi sa Tentation de saint Augustin.

ABAD Y NAVARRO (Mariano), peintre espagnol né en Andalousie dans la première moitié du xix« siècle, mort très jeune, avant 1856 (Ec. Esp.).

Cet artiste, disparu trop tôt, fut membre de l’Académie des Arts à Grenade. 11 enseignait l’anatomie à la Société économique de cette ville.

ABADES (J.-M.), peintre espagnol, travaillant à Madrid au XX» siècle (Ec. Esp.).

Cet artiste s’adonne au paysage. 11 figurait à 1 Exposition universelle de Bruxelles de l9lO avec deux toiles : Pagsage et Vague.

ABADIA (Juan de la), peintre espagnol de Huesea du siècle (Ec. Esp.).

Exécuta différents travaux de 1473 à 1496, a la cathédrale de Jaca.

ABADIAS de SANTOLARIOS (Léon), peintre, né à lluesca, au commencement du xix» siècle (Ec. Esp.). Elève de Frederico de Madrazo, Carlos Mugico et Bernardino Montanes. Fut choisi en 1866 comme professeur de dessin à l’Institut d’enseignement secondaire de lluesca. Il tut appelé, plus tard, au même poste à l’Institut de Cordova. Abadias produisit un grand nombre de tableaux, tantôt des scènes de genre empruntées aux mœurs aragonaises, tantôt des portraits, des paysages et des marines. On lui doit également la décoralion de l’ilôtel de Ville de lluesca.

ABAISI, ou da Baisio (Alberto), sculpteur sur bois, italien, travaillait à Venise au xv» siècle (Ec. Ital.l. Il collabora avec son frère Arduino à ’exécution des sculptures dans la sacristie du palais de l’évêque à Ferrare, mais iléploya la p^s grande activité à Venise, où il de.neura cuire 1436 efenviron 1451.

ABAISI, ou da Baisio (Arduino), sculpteur sur bois, travaillait à Ferrare aux xiv»-xv» siècles, mort à Ferrare vers 1401 (Ec. Ital.).

.\rduino, le plus célèbre de sa famille, exécuta des sculptures entre 1406 et 1452 pour des églises et des particuliers de Fei rare, Modène et Mantoue. Il fut en gr.'mdo faveur à l.-i cour et protégé par le duc Leoneilo d’E.de. Il él.'dt le fils de Tommasino da Baisio et se 6or\it i|ucl<iuefois de l’aidcdeson frère Alberto, notamment à la sculpture à la sacristie du palais de l’évêque h l''err;irc.

ABAISI (Biagio), sculpteur sur bois de Modène, trawiilluit à Botogne au xv» siècle (Ec. Ital.).

D’.'qirès les IV" Thiemc et Boclrcr, Biagio pourrait pi;ut-cl rc être ideuli(iue avec le Biagio. dit <■ daBologna » .1 I rrrarc, fiui fut apprenti chez Arduino Abaisio et l aid.T il.’ins les sculplures du cabinet d’études du duc i.concllo d' Esle. ;i lielfiore, vers 1442. Il travailla pour rèsli.'i- ^.'in .Michèle iii Bosco, près Bologne, en 1451. ABAISI ou da Baisio (Giovanni), sculpteur sur bois, iinlirii, viviiit à Ferrare au .\i.\» siècle, mort avant I39Ü 'Ec. Ital.).

I l i iilpl lires (lu chœur de l’ancienne église de S.Tii Dumeiiieo à Ferrare furent exécutées par Giovanni en 1381.

ABAISI (Nicolo), sculpteur sur bois, italien, travaillait I à Bologne au xv» siècle (Ec. Ital.).

.Vbaisi travailla en collaboration de Biagio Abaisi pour l’église de San Michèle in Bosco, près Bologne, en 1454.

ABAISI ou da Baisio (Tommasino), sculpteur sur bois italien, vivait à Ferrare aux xiv»-xv» sièctes, mort avant 1423 (Ec. Ital.). ^ '

. Fils de Giovanni da Baisio, il sculpta le chœur de l’église dei Servi, à Ferrare, en 1405-1406. Il aurait aussi travaillé pour le monastère San Bartolo, et d’autres églises de Ferrare.

ABANO (Pietro), sculpteur sur bois et mosaïste italien, I travaillait à Bergame, vers 1548 (Ec. Ital.).

ABARCA (Maria de), peintre de miniatures, vivait à Madrid dans le milieu du xvii» siècle, morte vers 1656 (Ec. Esp.).

Cette artiste eut une grande réputation. Ses œuvres sont exécutées de 1640 à 1656.

ABART (Franz), sculpteur, né à Schlinig [Suisse], te 22 décembre 1769, mort à Kerns, canton d’Unterwalden, le 10 septembre 1863 (Ec. Suis.). i

Il étudia d’aboril avec le sculpteur Mathias Punt, à Schlinig, puis il alla travailler à Strasbourg. Revenu en Suisse, il s’établit à Lucerne et ne tarda pas à i posséder la réputation d’un artiste accompli. Ses crucifix, que l’on trouve dans plusieurs églises de la Suisse, affirmèrent son talent. Une circonstance heureuse | contribua à sa réussite : il rencontra à Kerns et épousa i la fille d’un haut fonctionnaire. Les expositions de Berne, en 1804 et 1810, lui permirent de prendre le premier rang parmi les artistes suisses. Ce fut à ce titre I qu’il envoya des ouvrages en France, en Angleterre, I en Allemagne. Ses bergers, ses lutteurs, sa Mater Dolo- ! rosa. Les trois Grâces (1812) sont cités parmi ses meilleurs ouvrages. On lui doit également les Ours de Berne, qu’il exécuta en 1828.

ABARY (Marie-Mathilde), peintre et sculpteur, née i O Paris (Ec. Fr.).

Elève de Chaplin, Jacquet, Buttin, pour la peinture, i et de Mme Berteaux pour la sculpture, exposa au Salon, ( de 1880 à 1892, des portraits et des médaillons. !

ABARZUZA Y RODRIGUEZ DE ARIAS (FeUpe), peintre, né à Cadix le 22 mai 1871 (Ec. Esp.). '

Elève de Don Joaquin Sorolla. Professeur à l’Acadé- , mie de Cadix. Les tableaux de genre qu’il envoyait ) aux expositions de Madrid turent très remarqués et | de nombreuses récompenses lui furent décernées. Sa ; toile: Illusions et Réalité, tut achetée par l’Etat et ligure au musée de Madrid. On cite aussi de lui : Le Bouquet de la Mariée; Le Jongleur ; Le Nouveau marié; Les Cou-, tisses ; Amarrage du pêcheur ; Le Chapelet.

ABATE (Giuseppe), peintre et restaurateur de tableaux, , des MX» et xx“ siècles (Ec. Ital.). I

En 1860, au cours de travaux à la Chapelle de Castel- Capnano, il découvrit et restaura les remarquables fresques qu’on admire aujourd’hui dans la grande salle de la Cour d’appel de Naples.

ABATE (Luigi dell), peintre italien, vivait à Naples | à la fin du xv® siècle (Ec. Ital.). '

En 1498, on le voit s’associer avec François Pappalettere pour la décoration du couvent de San Giovanni à Capoue.

ABATE (Pietro- Antonio dell) da Modena, sculpteur sur ,

bois, de la fin du xv^ siècle ['Ec. Ital.). . ;

On voit par des comptes que, en compagnie des) frères Lorenzo et Cristoforo Canozi da Lendinara, il, sculpta, de 1462 à 1486, les stalles des églises de San. Antonio, a Padoue ; de Santa in Monta, à 'Venise; de; San Francisco, à Trévise. On trouve encore sa trace ^ à Ferrare. r.

ABATTUCCI (Pierre), peintre et graveur à Veau-forte,, né à Molenbeek Saint- Jean [Bruxelles), le 20 mai 1871} (Ec. Flam.). . , , » , '

Après avoir commencé ses études a 1 école des Arts l décoratifs, il entra à l’Académie des Beaux-Arts dei;; Bruxelles et travailla sous la direction de Portaels et; de Stallaert. Paysagiste et portraitiste. Professeur à;| l’Ecole des Arts décoratifs de Molenbeek, M. Abattueem s’est fait une place marquante parmi les peintres fla-J mands modernes. On cite de lui : Le château désert, 1901;' Portrait de Sander Pierron, 1901 ; Les Gerbes ; Le Palais de Laeken, 1904 ; Matinée de juin, 1906 ; Vers le soir, 1906. Il a aussi exécuté des Albums pour la Société des Aquafortistes B. Iges en 1901, 1903 et 1904. Abattucc figurait à l’e.xposition de 1910, à Bruxelles, avec um toile : Crépuscule d’automne et une eau-forte originale Dans la Forêt.

ABBAL (André), sculpteur, né à Montech le 16 no-i vembre 1876 (Ec.Fr.).

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Elève de Falguière et de Mercié. Débuta au Salon de 1896. En 1900, son relief. Le Labour, lui valut une troisième médaille.

ABBANTI (Giovanni- Andrea), peinlre miniaturiste italien, travaillait à Bologne au xvii= siècle (Ec. Ital.).

Il décora des antiphonaires de scènes de tournois, de courses, et d’Entrées de Princes. On conserve de lui aux archives de Bologne plusieurs peintures relatives à l’histoire de la Ville.

ABBATE, peintre de Genève (Ec. Suis.).

Füssli cite de cet artiste une Charité, qu’il peignit au Palazzo Zambeccari, à Bologne.

ABBATE (Camillo dell), peintre, né à Modène, florissail en France vers 1570 (Ec. Ital.).

Troisième fils de Niccolo dell Abbate. Il vint en France avec son père en 1552. En 1570 il était l’aide principal de Niccolo. On ne possède pas de détails sur

lui.

ABBATE (Christoforo), peintre, né à Modène, florissail en France vers 1568 (Ec. Ital.).

Deuxième fiis de Niccolo dell Abbate, qu’il vint rejoindre en France en 1552. Comme ses deux frères, il collabora aux travaux paternels. On n’a pas de détails sur lui.

ABBATE (Ercole), peintre, né probablement en France dans la deuxième moitié du xvi' siècle, d’autres biographes disent à Modène vers 1563, mort à Modène le 20 janvier 1613 (Ec. Ital.).

Fils de Giulio et petit-fils de Niccolo dell Abbate. Malgré leur succès en France, il paraît certain que Niccolo dell Abbate et ses fils songèrent toujours à un retour possible à Modène. Les temps difficiles que firent aux artistes les guerres de religion sous les derniers Valois contribuèrent peut-être à ramener les descendants du collaborateur de Primaticcio dans la mère-patrie. L’indication de la naissance d’Ercole à Modène paraît erronée : Giulio Camillo, son père, travaillait à Fontainebleau de 1561 à 1577; en 1582, on le trouve encore mentionné comme surveillant des peintures du château. Il semble plausible que ce ne serait qu’après la mort de Giulio Camillo que sa veuve serait retournée en Italie. Nous retrouvons Ercole Abbate à Modène à la fin du xvi® siècle. Son fils Pietro Paolo, le jeune, y naît en 1592. C’était, suivant Vedriani, le mieux doué des descendants de Niccolo et de nombreux travaux lui furent confiés. On cite plusieurs madones de lui dans les églises de Modène ; Hercule combattant le lion de Nèmée, pour le chevalier Marino. En collaboration avec B. Schedone, il décora la grande salle du palais municipal de Modène, peintures représentant des scènes de la vie d’Hercule et qui existent encore. Mais il n’avait pas hérité du caractère aimable et bienveillant qui se devine chez Niccolo. Ercole, nature sauvage et passionnée, mena une vie de désordre et de ce fait laissa nombre d’œuvres exécutées avec trop de hâte ou inachevées. Les Noces de Cana, tableau conservé à la Pinacotèque de Modène, sont considérées comme son chef-d’œuvre. On voit de lui dans la même galerie une Annonciation, une Présentation au Temple et la Naissance de saint Jean- Baptiste. Le mariage de la Vierge, que possède le même musée, est attribué par certains critiques à Ercole et par d’autres à son fils Pietro Paolo, le jeune. E B.

ABBATE (Gennaro), artiste enregistré en 1702 dans la liste des peintres napolitains (Ec. Ital.).

ABBATE (Giovanni dell’ ), peintre, sculpteur et slucaleur, né à Modène en 1512, mort dans la même ville le D’ janvier 1559 (Ec. Ital.).

11 devait son nom à son origine d’ Abbate Begiano. D’après Lanzi, il possédait une grande renommée pour ses crucifix en stuc. Giovanni fut le premier maître de son fils Niccolo dell’ Abbate.

ABBATE (Giulio-Camillo delT ), né à Modène, mort probablement à Fontainebleau après 1582 [certains biographes disent 1579) (Ec. Ital.).

I Fils aîné de Niccolo dell’ Abbate, il vint en France avec son père, en 1552, et fut un de ses principaux collaborateurs. Son nom est cité dans les comptes royaux comme peintre à Fontainebleau, de 1561 à 1577. Il était surveillant des peintures du château en 1582. Giulio Camillo aida son père dans la décoration des arcs de triomphe élevés en l’honneur de Charles IX i lors de son entrée solennelle à Paris, les 5 et 23 mars 1571, et à la confection des seize grands tableaux d’histoire qui, i à cette occasion, décoraient la grande salle de l’Evêché. ABBATE (Niccolo dell’) ou Messer (Nicco- ^0), peintre, né à Modène en 1512, morl a/a'^ •

I en France en 1571 (Ec. Ital.). ^Yn

I II fut l’élève et l’aide de son père, Giovanni dell’ Abbate, puis se perfectionna sous la

direction du sculpteur Antonio Begarelli. Certains biographes ajoutent qu’il tut le disciple du Corrège. Il n’est pas téméraire de dire, en effet, qu’il subit l’influence de ce grand artiste. Suivant upe tradition, Niccolo fut soldat, mais le métier militaire ne le retint pas longtemps : en 1537, il avait repris ses pinceaux et aidait Alberto Fontana, son camarade d’atelier chez Begarelli, à la décoration des boucheries de Modène. En 1546, il travaillait encore en compagnie de Fontana au palais public, seulement les rôles étaient intervertis: Fontana peignait les ornements et Niccolo, passé au premier rang, exécutait des tableaux qui avaient pour sujet; Brufus faisant approvisionner Modène, le Triumvirat, les Travaux d’ Hercule. Tiraboschi cite plusieurs autres peintures exécutées par Niccolo à Modène et qui n’existaient plus de son temps. On mentionne également d’importantes décorations dans sa ville natale et dans diverses localités du duché de Modène. Les fresques dont il orna le château de Scondiano sont les plus célèbres. Sous un portique il avait peint des sujets tirés des poèmes de TArioste, et dans un cabinet douze tableaux correspondant aux douze chants de l’Enéide. Neuf de ces derniers sont conservés au musée de Modène, où ils ont été transportés. Trois ont péri, en 1815, dans un incendie. Ils ont été gravés au trait en 1821. En 1547, il peignit pour le maître-autel de l’église Saint-Pierre un tableau représentant le MarUjre de saint Pierre et de saint Paul, œuvre qui consacra sa renomrhée. Niccolo fut appelé à Bologne et les travaux qu’il y exécuta accrurent encore sa réputation. Les fresques du palais Torfanini, malheureusement détruites, faisaient l’admiration des Carrache. Celles que DelT Abbate peignit au palais Poggi, devenu depuis palais de l’Institut, n’étaient pas d’un mérite moindre. Une frise représentant des jeunes gens et des jeunes femmes permet encore de juger les qualités de grâce, la profonde étude de la nature possédées par cet artiste. Agostino Carrache célébra le mérite de cette composition dans un sonnet où il dit <i qu’on y trouve l’ordonnance de Raphaël, le sublime de Michel-Ange, la vérité de Titien et la grâce de Corrège ». Il est permis de croire que, lorsqu’il s’exprimait ainsi, Carrache parlait plus en poète qu’en peintre. Une fresque représentant la Nativitéde Jésus-Christ fut peinte par DelT Abbate sous le portique du palais Leoni avec autant de succès. On en possède la gravure par Ag. Mitelli. La peinture existe encore, mais dans un triste état de conservation. Niccolo delT Abbate fut appelé à la cour de France par Henri II, sur le conseil de Primatice. Il y arriva au commencement de Tannée 1552. Au mois de mai, les portraits qu’il avait faits du roi et de la reine lui valurent une pension, et l’artiste appelait près de lui sa femme et ses trois fils : Giulio, Christoforo et Camillo. Pendant les dix-neuf années qu’il vécut en France, DelT Abbate, devenu le bras droit de Primatice, exécuta, particulièrement à Fontainebleau, d’immenses travaux, généralement sur des dessins que lui donnait celui-ci. Citons entre autres : huit grands tableaux dans la Chambre de Saint Louis, mentionnés par le père Dan et décrits par Tabbé Guilbert ; ils n’existent plus aujourd’hui ; la décoration de la salle de Bal, dite aussi salle des Cent- Suisses et salle de Henri IL Cette œuvre eut un tek retentissement que Vasari, bien qu’il ne l’eût pas vue, en fait le plus grand éloge. Elle a été gravée en 67 pièces au xvn® siècle par Alexandre Betou. Toussaint Dubreuil, sous Henri IV, répara ces peintures et, de nos jours, Alaux leur fit une restauration complète. Dans la Galerie d’Ulysse, Niccolo peignit 57 tableaux sur des sujets empruntés à l’Odyssée. La voûte de cette galerie, formant quinze travées, représentait les dieux de l’Olympe. On y remarquait notamment deux grandes compositions : Le Parnasse et le Festin des Dieux. La démolition de cette galerie, en 1738, causa d’unanimes regrets. Mariette s’en fit Téçho dans ses notes. Les travaux d’Ulysse ont été gravés en 58 pièces par Théodore van Tulden. Dans la chambre d'Alexandre, dite aussi chambre de Mme d’Etampes, transformée sous Louis XV en cage d’escalier, DelT Abbate peignit, en 1570 suivant Mariette, des fresques dont huit subsistent. Il décora également, en 1561, la laiterie construite par ordre de- Catherine de Médicis, et depuis longtemps disparue. Outre ces grands travaux consacrés à l’embellissement du Palais de Fontainebleau, Niccolo delT Abbate, seul ou en collaboration avec Primatice, peignit encore é l’ancien pavillon de Meudon, qui fut détruit sous Louis XIV ; dans la chapelle de l’Hôtel de Guise, depuis Hôtel de Soubise et Archives Nationales, à THôtel de Toulouse, à THôtel de Montmorency, à Chantilly, dans la maison du Conseiller Le 'l'ellier ; au château de Beauregard, près de Blois. Ces peintures sont détruites. Il en est de même de la plupart des tableaux de chevalet de ce charmant artiste. Sapval nous fournit la cause de

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leur disparition en rapportant que les tableaux qui suivaient la Cour et dont les sujets empruntés au paganisme étaient souvent un peu libres, turent brûlés en 1643 par ordre de la régente Anne d'Autriche. Pour plus de cent mille écus de peintures furent anéanties dans cet autodafé, et les vandales qui s’y livrèrent n’épargnèrent même pas la Léda peinte par Michel- Ange durant le siège de Florence. Niccolo dell’ Abbate mérite d'être mentionné comme habile paysagiste. Les comptes royaux de l’époque parlent de nombreux tableaux de ce genre exécutés pour le cabinet du roi et la décoration du Palais de Fontainebleau. Il jouissait, du reste, d’une grande réputation. Ce fut à lui que s’adressa la "Ville de Paris pour les travaux de peinture des arcs de triomphe élevés à la Porte Saint-Denis, à la Fontaine du Ponceau, à la Porte aux Peintres, à la Fontaine des Innocents, et au pont Notre-Dame, à l’occasion de l’entrée solennelle de Charles IX et de la reine Elisabeth d’Autriche, sa femme, les 5 et 23 mars 1571. Onze cents livres tournois lui furent allouées pour ce travail. Germain Pilon était chargé de la sculpture. Pour la seconde journée de cette grande fête, Dell’ Abbate, avec l’aide de son fils Giulio Camillo, avait peint dans la grande salle de l’évêché seize grands tableaux d’histoire et figures poétiques, sur des sujets fournis par les poètes Ronsard et Daurat. Il reçut sept cents livres tournois pour ce travail. Il y a lieu de supposer que ce furent ses derniers ouvrages, car il mourut la même année. Parmi les tableaux de Niccolo existant encore, on cite V Enlèvement de Proserpine, qui fit partie de la collection du Régent, qui appartient au duc de Sutherland, et une Sainle Pamille, dans la collection dé Lord Scarsdale, Le musée du Louvre conserve dans ses portefeuilles 77 dessins de cet artiste,

Œuvres gravées d’après Nicolo dell’ Abbate, — Pierre et Paul (Martyre des SSts), Zucchi (Laurent) sc. — François PC Chenu sc, — Le Martijre de Si Pierre, Folkema sc. — L’ Adoration des Bergers, Gandolfi (G.) sc. — Le martyre de Si André. — Le martyre de St Etienne, ces doux œuvres gravées parBaron (Jean).— La Sie E'arnille, Mitclli (Agostino) sc. — Le Parnasse, Laiine (Charles-E tienne de) dit Stephanus sc. — Décoration de la salle des Cent Suisses à Fontainebleau, 67 pièces, A. Betou, sc.

Peintures. — Musées de : (Montpeli.ier) : Léda. — (Vienne) : La Vierge et l’enfant. — (Dresde) : L’exécution des apùires Pierre et Paul. — Dessins. — (Lille) : Enlèvement de Ganimède; — Quatre anges planant. — (Rennes) : Femme assise, la tète couronnée de lauriers, tenant une grenade de„la main droite, des attributs à ses pieds, — (Orléans) : Enlèvement d’une nymplie par le l'einiis.

Prix. — Paris, 1741. Vente Crozat : Cinquante-six dessins divers dont plusieurs coloriés : 950 fr. — 1858. V'“ Ka’iemau : L’annonciaiion de l'ange : il fr. — 1859. V'« X..., 7 janvier : Danaêei les amours : 8 fr. — 1859. 2' V‘“ Kaïemau : Jupiter et Danaé : 8 fr. 50. — 1859. V‘“X..., du 16 nu 18 mai '.Etude de draperies : dessin à la sanguine : 15 ir. — 1860. V'-*’ C. Norblin : Les huit dessins de la vente Gros cl de la vente Si-Aignan : 530 fr. — IS60. V‘“ Woodliurii, Londres : Jupiter et Junon : 63 fr. — 1804. V'iï Comte Andréossy: Jeune martyre mise au tombeau. Dessin à la lilumc ; 30 fr. — 1865. V‘<-' Deslieret : Jésus au jardin des Oliviers. Dessin ; 57 fr. — La Vierge el l' Jènfanl Jésus entourés des saints : 30 fr. Dessin plume. — 1882. V‘“ J. Gigoux : L’Annonciation : 20 Ir. Dessin. — 13 mai 1904. V-” X. de Montbrisson : Le roi Midas : 6.100 fr. (Peinture).

ÜBBATE (Pietro-Paolo l’ancien), peintre, né à Modène, mort dans celle ville en 1575 (Ec. Ital.).

Fils aîné do Giovanni et frère de Niccolo dell’ Abbate. 11 avait adopté le genre militaire et peignait des batailles avec un grand mérite, ’inais d’un coloris monochrome d’après la tradition.

ABBATE (Pietro-Paolo, le jeune), peintre, né à Modène en I5'.)2, mort dans la meme ville en 1630 (Ec. Ital.). Le ileniier roprésent au I, artistique de la famille des dell'Abbale. Il était fils d’Ercole, dont il fut l’élève.

I .es travaux UC lui luauquèicnt pas. Il exécuta plusieurs tableaux d’aul.el cl diverses décorations dans les | éL'Iises (le Modène, tantôt dans le style de son aïeul .Niccolo, mitigé pai' la conception des Vénitiens, tantôt en Imitaiil. son père, notamment à San Barlolommeo, | ;i San (.iorein. On cite encore de lui des scènes de l’histoire des ,1 esu i I es. Il mourut pauvre, comme son père. 1 ABBATI (Giuseppe), peintre, né à Naples en 1836, mort a l■lor"nce en 1868 (Ec. Ital.).

Le inl une des |)ersnnnalil és intéressantes de la nouvidle ecole itahenne. Il fut, d’aliord l’élève de son père, Vincen/.o Abbali, (leinlrc napolitain. Il alla ensuite

travailler à l’école des Beaux-Arts de Venise. Les œuvres qu’il produisit dès lors,pein ture de genre, motifs d’architecture, paysages, obtinrent un égal succès. Sou tableau ; Dominicain chantant dans la chaire de Santa Maria Novella de Florence, exécuté en 1865, obtint un très grand succès. En 1866, Abbati s’engagea dans les volontaires et fit la campagne du Tyrol. Ce brillant artiste, dans les œuvres duquel perce l’influence française, mourut à la fleur de l’âge, à la suite d’une morsure de son chien favori. La Galerie antique et moderne de Florence conserve une toile de cet artiste : Intérieur d’une chapelle.

ABBATI (Pietro-Giovanni), peintre italien du commencement du xviiD siècle (Ec. Ital.).

Elève de Fernando Galli. Il fut employé dans de nombreuses décorations à Parme. En 1700, il était à Turin. Il alla ensuite à Bologne, puis à Vienne, où il vivait encore en 1733.

ABBATI (Vincenzo), peintre, né à Naples, première moitié du xix® siècle (Ec. Ital.).

En 1843, il travaillait à Graz. On signale ensuite son passage à Florence, à Venise, puis, enfin son retour à Naples. Il y exécuta d’importants travaux dans les églises. Entre temps il produisait des tableaux de genre, des intérieurs, des paysages et cet ensemble lui valut la réputation d’un peintre estimable.

ABBATI (Vincenzo) di San Pietro, graveur au burin (Ec. Ital.)

Un cite de lui une gravure ; Apollon sur le char du Soleil, d’après Guido lleni.

ABBATINI (Guido-TJbaldo), peintre, né à Cilla di Castello, vers 1600, mort dans la même ville en 1656 (Ec. Ital.).

Il fut l’élève de Giuseppe Cesari Cavaliero d’Arpino, et acquit la réputation d’habile peintre d’histoire et de peintre à fresque. Il aida Bernini dans différents travaux. On cite aussi de lui le plafond de la chapelle de Sainte-Thérèse dans l’église de Santa Maria délia Victoria, à Rome. Il fut membre de l’Académie de Rome. On cite les dessins f|u’il exécuta pour le frontispice et les planches de Ædes Barberinœ, que grava Camille Cungio.

ABB ATT (Agnès -Dean), aquarelliste et dessinateur, né à New-York le 23 juin 1847 (Ec. Am.).

Elle fit ses études artistiques dans sa ville natale, d’abord à l’Institut Cooper, puis à l’Académie Internationale de dessin. Plus tard, elle reçut des conseils de R. Svvain Gifford et de James D. Smillie. Ses meilleures productions sont des fleurs et des paysages. On cite également ses illustrations. Elle est membre de la Société des Aquarellistes Américains.

ABBAYNE (C.), peintre de paysages, vécut à Londres iEc. Ang.).

En 185/ il exposa à la Royal Academy un tableau : Les deux Moulins à vent.

ABBÉ (Christophe T), pei/ifre, /ZorissaiZ en France dans la deuxième moitié du xvi' siècle (Ec. Fr.).

On suppose que ce peintre, dont on trouve le nom dans les comptes royau.x pour des travaux exécutés à Fontainebleau en 1560-1561. puis à Paris en 1567 et 1585, pourrait être undes fils de Niccolo dell’Abbale, dont le nom aurait été francisé.

ABBÉ (Hendrik), peintre, ^ ^ ^

graveur et architecte, ne a Anvers en 1639. . æ «

On a de cet artiste, sur lequel on possède peu de renseignemeuts, des gravures de la cathédrale d’Anvers. Il est également cité par lleineken comme auteur de dessins pour l’édition des Métamorphoses d’ Ovide, publiée par Barrier. On cite encore de lui le dessin du portrait de Petrus van Bredael, que grava son compatriote Conrad Lauwers.

Prix. — 1797. Vente Wouters, Bruxelles : Huit dessins sanguine représentant des sujets de dévotion : 19 fr. ABBÉ (Jean 1’), peintre de la deuxième moitié du XVI® siècle (Ee. ? ).

On suppose que cet artiste, qui travaillait à Paris en 1585 et 1587, pourrait être un parent de Niccolo deir Abbate. C’est peut-être aussi le même que Jean Labbé qui, eu 1593, exécuta des vitrau.x pour Saint- Nicaise, à Reims, suivant M. Dimier.

ABBE (Maximihen 1’), sculpteur à Matines, vers 1629 (Ec. Èlam.).

11 fut le premier maître, puis le beau-père de Lucas Fayd’herbe avant que celui-ci ne fût l’élève de Rubens. ABBEMA (Louise), peintre et graveur, née à Elampes te 30 orlobre 1858 (Ec. Fr.).

Elève de Chaplin, Henner et Carolus Duran, Mlle Abbema s’est rapidement créé une réputation de peintre

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de portrait et de peintre de fleurs. Le portrait qu’elle lit de Sarah Bernhardt obtint un grand succès. Mlle Abbemas'est également faitremarquerpar des aquarelles, des pastels et des eaux-fortes. On cite aussi plusieurs plafonds et des panneaux décoratifs pour des hôtels particuliers. Un de ses tableaux : Déjeuner dans la ■serre, est au musée de Pau. On la mentionne également comme illustrateur.

Gravures.-— Por/raii.s de : Carolus Duran; Chaplin; Falguière; Paul Mantz; Charles Garnier; Henner; Mlle Barreîta; Sarah Bernhardt.

Prix. — Paris, 1880. Vente Blanchard : Tête de femme'. 180 fr.— 1884. V‘« X...: Lilas blancs : 360 fr.— 1885. V‘= Orphelins de Reuilly : Colombine : 500 fr. — -1888. V‘® Leroux; Jeune femme en costume Pompadour : 410 fr. — Colombine : 530 fr. — Belle Lurette : 540 fr. — 1895. V*® X..., 23 no V. : Moïse sur le Nil (Dessin) : 59 fr. — 1907. 19 novembre. V‘« : Six panneaux décor.alifs : 125 fr. — • 11-12 juin 1908. V*® de Mme Queniaux : Portrait d’un chien : 12 fr. — 1881. Vente Andrieux : Eventail- Aquarelle : 230 fr. — ■ New-York. Vente Boussod, Valadon et Co, 26 et 28 février 1902. Peinture : Pavillon d' Armenonville : 8 175.

ABBEMA (Wilhelm von), peintre et graveur à l’eau-forte et au burin, né à Krefeld, le 15 janvier 1812, mort à Dusseldorf le 8 novembre 1889 (Ec. Ail.).

Il vint, vers 18 ans, étudier à l’Académie de Dusseldorf sous la direction de J.-W. Schirmer, et y travailla durant trois années le dessin et la peinture, s’appliquant particulièrement au paysage. Mais il renonça bientôt à cette expression pour s’adonner à la gravure à l’eau-forte et au burin, exécutant, d’après ses dessins ou d’après des artistes tels qu’ Andréas Achenbach, Lessing, Scheuren, de nombreux paysages ou des vues d’Allemagne. On cite entre autres de lui : la Cathédrale de Cologne.

ABBEVILLE, Musée Boucher de Perthes.

Ce remarquable établissement artistique et scientifique comprend les intéressantes et nombreuses collections réunies par Jacques Boucher de Crèvecœur de Perthes, ancien directeur des douanes, né à Rethel le 10 septembre 1788, mort à Abbeville le 2 août 1868, et renfermées dans un vaste hôtel que le généreux donateur légua en même temps à la ville d’Abbeville. Nous ne dirons rien des vitrines renfermant les monuments préhistoriques qui, aux yeux des archéologues, placent le Musée de Boucher de Perthes au premier rang, pas plus que des meubles anciens et autres objets d’art, nous en tenant seulement aux œuvres rentrant dans notre cadre. A ce titre, la fondation de Boucher de Perthes mérite encore une mention spéciale. L’éminent collectionneur, par une clause de son testament, a désiré que les choses restassent pendant cent ans dans le même état qu’au jour de son décès; tableaux et statues sont répartis à côté des meubles dans les dix-sept salles composant l’hôtel Boucher de Perthes. On y compte près de onze cents peintures et un grand nombre de sculptures. Beaucoup des premières mériteraient d’être citées, notamment celles de petits maîtres généralement mal représentés dans nos musées, mais cette nomen- I clature dépasserait de beaucoup les limites possibles de cette notice. Mentionnons cependant quatre impor- ; tantes décorations attribuées à François Le Moine : Le Temps découvrant la Vérité; Hercule et Omphale; Persée et Andromède; Baigneuse et sa suivante, provenant du cabinet de M. Bouret, fermier général; plusieurs portraits classés sous les noms de François Hais, le vieux; François Van Mieris, le vieux; Pourbus.le vieux; Jacques-Louis David. Et encore : Pierrot, de Louis Lenain dit le Romain; Moissonneurs, par Pieter Molyn; Marché aux chevaux, par Jean Miel; L’ Amour et Psgché,

\ par François Boucher; Pêcheurs, par Van Goyen; Jeune femme, par Honoré Fragonard; Fourrageurs, attribué à Louis-Joseph Watteau; dix tableaux représentant les mois, par Breughel, dit de Velours; Hyacinthe et Apollon, par Abraham Diepenbeck; Jésus descendu de I la Croix, remarquable peinture attribuée à Jordaens ;

, deux toiles d’Albert Cuyp : Femme trayant une vache;

' Vache et moutons; puis des œuvres de Taunay, François Eisen, Vallin, Vien, Netscher, Lantara, Joseph Vernet et bien d’autres. Il convient de noter surtout, à des titres très différents, une Tête de Bembrandt van Bgjn, provenant de la Galerie du duc d’Orléans, et gravée de la même grandeur par Chambers, et une toile : Sujet Biblique, par André-Jacques Gillot, père de Claude GilloL C’est, croyons-nous, le seul ouvrage qu’il soit permis de citer de cet artiste. Le musée Boucher de Perthes renferme également une collection de panneaux I en bois sculpté absolument remarquable. E. B. j ABBEY (Edwin-Austin), peintre et dessinateur, né à Philadelphie [Etats-Unis], le 1" avril 1852 (Ec.Am.J.

Il fit ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Philadelphie et débuta comme illustrateur. Les dessins qu’il fournit pour le Harper’s Magazine et pour un certain nombre d’ouvrages commencèrent sa réputation. En 1883 il se rendit à Londres et les illustrations qu’il fit pour les œuvres de Shakespeare lurent très appréciées. Plusieurs tableaux et aquarelles qu’il produisit le classèrent parmi les peintres en vue, et dès lors il se consacra entièrement à la peinture. Son tableau du Couronnement du roi Edward Vil est considéré comme un de ses meilleurs ouvrages. Abbey a exposé dans plusieurs villes d’Europe. Son premier tableau parut à la Royal Academy de Londres en 1890. Il convient de citer un travail très intéressant d’Abbey, une frise représentant La Becherche du Graal, qu’il exécuta pour la Bibliothèque municipale de Boston. Il est chevalier de la Légion d’honneur et m.embre de nombreuses associations artistiques d’Amérique , d’Allemagne et d’Angleterre, ainsi qu’associé honoraire de la Société des Beaux-Arts de Paris.

Peintures. — Musées de (Livbrpool) : Propos galants.— (National Gallerv,Melbourne) : Vieille chanson (dessin à la plume). — ■ (Cape-Town) : Le Pont.

Prix. — Londres. Vente 24 mai 1909 ; Le lépreux : £23 2s. — Le Christ et une femme à genoux ; £11 Ils. — Jael et Lisbra : £11 Ils. — New-York : Vente Henry G. Marquand, 23 janvier 1903 : Aquarelle : Mariana. Mesure pour mesure : Prix : $ 2.050. ABBEYSON (M.), peintre anglais de marines (Ec. Ang.).

Exposa à Suffolk Street, en 1828, deux tableaux: Marines.

ABBIATI (Alessandro), peintre milanais du xvup siècle (Ec. Ital.).

Cité par Zani.

ABBIATI (Filippo), peintre, né à Milan en 1640, morl dans la même ville en 1715 (Ec. Ital.).

Elève de Carlo-Francesco Nuvoloni, sous la direction duquel il acquit une grande habileté, particulièrement dans la peinture à fresques. Doué d’une vive imagination, possédant une exécution hardie, il ne tarda pas à prendre une place notable parmi les peintres de son temps. En collaboration avec Federigo Bianchi, il peignit à Milan le Martyre de saint Alexandre. On cite encore de lui, à Sorano : Saint Jean prêchant dans le désert. On voit de ses peintures dans les églises de Padoue, Bergame, Turin, Milan. La Brera de Milan conserve le portrait de cet artiste par lui-même. ABBIATI (Fra Fortunato), graveur au burin (Ec. Ital.].

On sait que cet artiste était moine bénédictin. ABBIATI (Giuseppe), dessinateur et graveur milanais du commencement du xviiU siècle (Ec. Ital.).

On a de cet artiste peu connu un certain nombre d’eaux-fortes représentant des batailles, des allégories, exécutées d’après ses dessins.

ABBIATI (Paolo-Maria), graveur, né à Milan, florissait à la fin du xviV siècle (Ec. Ital.).

Peut-être un parent .de Giuseppe Abbiati. On a, gravé par cet artiste, sans nom de peintre ni date, le portrait de Girolamo Cornaro, procurateur de Saint- Marc.

ABBON, sculpteur, vécut à Limoges de 600 à 630 (Es. Fr.).

On croit que cet artiste fut le maître de saint Elégius. ABBONDIO (Antonio, le ]e\me), sculpteur et médailleur, né à Ascona en 1538, mort à Vienne le 22 mai 1591

(Ec. Ital.).

Cet artiste paraît avoir dans son genre été le plus grand maître de son siècle. Il travailla d’abord à Munich à la cour du Duc Maximilien de Bavière, puis se rendit à Prague, où il fut employé à la cour de l’Empereur Rodolphe IL En 1566, on le retrouve à Vienne chez l’Empereur Maximilian II, qui lui accorda des lettres de noblesse. A la suite de fâclieuses complications pécuniaires, Abbondio se vit forcé d’abandonner Vienne pour se fixer quelque temps à Prague, d’où il retourna (après la mort de Rodolphe) en Bavière. A partir de 1583, il semble avoir résidé à Vienne. Il y exécuta de nombreux ouvrages pour l’Empereur et d’autres hauts personnages de cette ville et de l’étranger.

ABBONDIO (Antonio dit T Asconio),- scu/pfeur italien, d’ Ascona, vivait en 1565 (Ec. Ital.).

D’après Torre et Morigia, ce sculpteur exécuta pour François R'', une Vénus et un Amour en marbre. Il travailla beaucoup à Milan, où on lui confia l’exécution des cariatides de l’orgue à l’église de Santa Maria, et la décoration de la façade de la maison de Léone Leoni, une série de huit statues nommées par le peuple Omenoni. La rue où se trouvait la maison de Leoni porte encore ce nom. Abbondio travailla aussi à Lodi et à Crema. Dans la première ville, il décora en stuc

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le chœur de l’église de San Lorenzo. Il ne faut pas conlondre cet artiste avec le sculpteur du même nom qui travaillait à Lyon en 1590. {Voir Abondio, Anihonio d'.) E". A. V. B.

ÂBBOT (Henry), peintre et dessinateur angtais du commencement du XIX' siècle (Ec. Ang.).

Il publia, en 1820, un ouvrage sur les Antiquités de Rome, contenant 24 vues des principales ruines de cette cité.

ABBOT (J.), peintre de nature morte, vivait à Londres vers 1770 (Ec. Ang.).

Il exposa à la Society of Artists.

ABBOT (Mme K.-G.), peintre, du xix' siècle (Ec.

A exposé un portrait de jeune garçon, à la Société nationale des Beaux-Arts, en 1901.

ABBOTT (Miss D.), sculpteur, du xix' siècle, vivait à Londres vers 1886 et 1888 (Ec. Ang.).

Les catalogues de la Royal Academy de Londres mentionnent deux ouvrages de cette artiste.

ABBOTT (Edward), peintre anglais du xviii' siècle, mort à Hereford le 11 novembre 1791 (Ec. Ang.).

Il possédait à Long Acre une grande réputation comme peintre d’armoiries et de panneaux de carrosses. Il montra également beaucoup de talent comme paysagiste.

ABBOTT (Edwin), peintre de portraits vivait à Bradford {Angleterre) vers 1886 (Ec. Ang.).

Cet artiste exposa un portrait à la Royal Academy de Londres, en 1886.

ABBOTT (Mrs EleonorePlaisted), peinfre, née à Linco/n en 1875 (Ec. Am.).

Elle commença ses études en Amérique, puis vint à Paris étudier avec Lucien Simon et Ch. Cottet. L’artiste exposa à l’Académie des Beaux-Arts de Pensylvanie, à Philadelphie, Pittsburg et Paris. Elle fournit aussi des illustrations pour plusieurs ouvrages et reçut des prix pour des affiches, genre dans lequel elle montra beaucoup d’habileté.

ABBOTT (Francis-Lemuel), peintre, né en 1760 dans le Leicestershire, mort en 1803 (Ec. Ang.).

Abbott appartient à la catégorie des portraitistes anglais qui mériteraient d’être étudiés par les amateurs. 11 travailla avec ITayman et ne tarda pas à se créer une réputation jusiifiée. C’était un excellent dessinateur et la ressemblance qu’il donnait de ses modèles, particulièrement dans ses portraits d’hommes, ne lui était contestée par personne. Il peignit plusieurs fois l’amiral Nelson.

Œuvres gravées d’après Abbott. — Portraits gravés par Ch. Towley: Charles Paijser; — William Saunders;- — Villiam Stiles; — Kirkes Fownley, — Daniel Vebb. — Portrait de Henri Callender, Vard (Vill. le v.) SC. - — Healh{James), Smith (John-Raphaël),sc.— Tierneij {George), Nutter (William), sc. — Calder {Sir Ftobert) Orme (Daniel), sc.- — Herschel {Gulielmus), Styder (Thomas)’’ sc.— Lord Nelson, .Healh sc. — Portrait de Sir Jsaac Heard, Fownley (Charles) sc. — Sir William Prowting {id.) — Thomas Erskiul, Valker (James) sc.

Peintures.. — Musées de (Londres) ; Portraits de George, comte de Macartney et de sir George Léonard StauuLon Bart; — du vicomte Horatio Nelson; — du premier vicomte de Hood; — de sir William Herschel; — de Joseph Nollekeus;— de Matthew Boulton; — de Edmund l.odge;. — du premier vicomte ds Bridport; — de ■Valenline Green; — et de George Vancouver.

Prix. — Londres. Vente du 19 décembre 1908. — Peintures : Portrait du D’ John Coke, Président du Collège Corpus Chrisli Oxford £4 4s. — New-York. Vente '1'. .1. Blakcslee : 1905. Peinture : Porlrail d'un amiral. — Prix S 200. — V'» Fischhof, 1905 : Mrs Tatjlor : Prix $ 150. — Peintures, 1909. Vente 2 juin : Porlrail de Keirkes lownleij : 145 fr. ABBOTT (Francis-R.), peintre américain, vivant à Philadelphie {Hiuls-Unis), au xix» siècle (Ec. Am.).

Cet ailistc est Fcilow de l’Acadéniie des Beaux-Arts de Pensylvanie et membre de l’Art Club de Philadclphic.

ABBOTT (George), sculpteur anglais du xix® siècle (Ec. Ang.).

Il exposa régulièrement à la Royal Academy de 1829 il 1867, parliculièrcmciit des bustes.

ABBOTT (J. -B.), peintre aquarelliste, Iravaillanl à Montreal {Canaila) au -xx' siècle (Ec. Can.).

On riinnniiiait trois aquarelles de cet artiste à l’e.xposilion de pi iiileiiips,en 1910, de l’Art Association of Jloiiire.i! ■.Clairière ensoleillée', Laws Collage", Bouleaux. ABBOTT (John-White), jicinire, graveur et dessinateur, ne à Exrirr en 1763, mort '.n 1851 (Ec. Ang.).

Cet artislc qui sc jilut surtout dans 1a représentation

des paysages animés de bestiaux et de figures fut plutôt, au début de sa carrière, un amateur. Il affectionnait les petits maîtres hollandais et s’inspirait de leur style, notamment de la manière de Peter de Laes. 11 jouissait cependant d’une honorable réputation parmi les artistes les plus en vue, puisque ce fut sur les conseils i de sir Joshua Reynolds, de Benjamin West, pour ne ’ citer que ceux-là, que John White Abbott se décida à 1 prendre part aux expositions de la Royal Academy.

Il y envoya des ouvrages, de 1794 à 1821. Comme graveur, on cite de lui, notamment, une eau-forte représentant un cheval. Le Brgand dictionnary lui prête également l’illustration d’un ouvrage d’histoire naturelle sur les insectes américains. Le musée d’Edimbourg conserve de cet artiste deux dessins : Etudes de cottages anglais et Chudleigh, Devonshire (paysage).

ABBOTT (Katherine-G.), peintre, née à Zanesville {Etats- Unis), en 1867 (Ec. Am.).

Cette artiste étudia d’abord à New-York sous Chase et Mombray; puis, plus tard, avec L.-O. Merson, Geffroy et Delance, à Paris. Elle a reçu une récompense à l’exposition de 1900, à Paris.

ABBOTT (Richmond), peintre de Liverpool, xix' siècle I (Ec. Ang.).

Il exposa à Suffolk Street, à Londres, en 1861 et 1866. ABDERMAUR (Ab der Maur ou Auî der Maur) Franz i et Rudolf, peintres, travaillèrent à Schwyz {Suisse) au XVIII® siècle (Ec. Suis.).

D’après un document dans les archives d’Einsie- | dein, ils auraient travaillé pour l’abbé Thomas Schenk- |. lin de cette ville, en 1723.

ABDO (Alexander), peintre, travaillant 'à Londres au xx‘ siècle (Ec. Ang.).

Cet artiste a exposé en 1908 à la Royal Academy, à Londres, une toile : L’allée des amoureux.

ABECCI (Niccolo dell),peinfre qui vécut à Rome (Ec.Ital.). ;

Artiste cité par Zani.

ABECEDO. Voir Acevedo.

ÂBEEL (Jacob van), peintre, né à Morcourl {Hennegau) i (Ec. Flam.).

Cet artiste est cité par Heeffs dans l’Histoire de la peinture et de la sculpture à Matines, comme ayant i travaillé dans cette ville.

ABEELE (Cornelis van der), peintre, dessinateur hollandais du xviii® siècle (Ec. Hol.).

Il est inscrit durant les années 1726 et 1727 comme ' élève de l’Académie et fut reçu dans la gilde de Saint- ■ Luc, à Alkmaar, le 3 octobre 1731.

ABEELE (Jodocus-Sebastiaen van den), peintre, né à Gand le 21 janvier 1797, mort dans la même ville le 23 février 1855 (Ec. Flam.).

Il fit ses premières études avec Van Huffel et dans l’Académie de sa ville natale. En 1819,(il vint à Paris, entra dans l’atelier du baron Gros et'adopta le style de l’école de David. Il choisit ses sujet» dans la mythologie et dans riiistoire,suivantla conception Davidienne. En 1824, il partit pour l’Italie et y demeura jusqu’en 1836, étudiant les anciens maîtres et produisant des tableaux religieux. Pendant son séjour à Rome, il eut pour élève le prince Louis-Napoléon (plus tard Napoléon III). De retour en Belgique, en 1836, il fut nommé professeur à l’Académie de Gand. On cite, parmi ses meilleurs ouvrages : Socrate et l’oracle de Delphes ; Orphée après la mort d’ Eurydice. Abeele, indépendamment des grands sujets,peignit le portrait, le paysage et les tableaux de genre. On cite, parmi les toiles de cette dernière catégorie, La Prière du soir, qui appartint au roi des Belges Léopold IL Ses aquarelles furent aussi très appréciées. Abeele était un artiste d’un grand savoir, mais il ne put jamais se dégager complètement de la conception classique et raide de ses premiers maîtres.

Prix. — .Peintures. 1856. Vente Coninck, Gand : llaliennes autour d’une fontaine : 135 fr.

ABEETS (François-Alexandre), sculpteur, né à Bruxelles i le 21 septembre 1727, mort le 12 avril 1767 (Ec. Flam.).

Il se fit admettre dans la corporation des 4 couronnés' à Bruxelles, le 13 mai 1761. Le musée de Bruxelles! possède de lui un médaillon en terre cuite de Tempe- ' leur Joseph II, à Tâge de 19 ans.

AB EGG, sculpteur du xviii' siècle, probablement de Schwyz {Suisse) (Ec. Suis.). . I

Cet artiste exécuta Tàne et le Christ que Ton voit, encore de nos jours, chaque dimanche de Rameaux, dans l’église paroissiale de Schwyz,

ABEGK (Hans), peintre verrier suisse du xv® siècle (EoT Suis.). i;

En 1480, le conseil de la ville de Berne le chargea de >' faire les vitraux de l’église et du presbytère de Zofingen.t

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ÂBEILLË (Jack), dessinateur, xjx’-xx'^ siècles [lEc.Fi.], Cet artiste a collaboré à un grand nombre de journaux humoristiques français. Figure aux expositions des Humoristes, à Paris. On le signale également à l’exposition du même genre à Copenhague, en 1910.

Prix. • — Paris. Vente 2-30 avril 1910 : L’ Attente. Plume et Aquarelle, avec dédicace : 7 fr.

ABEKING (Hermann), dessinateur allemand, travaillant à Berlin aux xix® et xx” siècles (Ec. Ail.).

Cet artiste exposa un dessin intitulé : Tentation à l’Association des peintres, Berlin, 1909.

ABEL, peinlre français, du milieu du xvii®sicc/e (Ec. Fr.).

On cite cet artiste, sans autres détails, sur un passage de Malvasia qui affirme qu’Abel reçut 100 couronnes romaines pour une copie de la Communion de saint Jérôme du Dominicain alors que l’original n’avait été payé que moitié. On se demande comment un si parfait copiste n’a pas laissé d’autres traces de sentaient. ABEL (Bernhard et Arnold), sculpteurs, vivaient à Cologne au xvP siècle, morts, Bernhard te 13 octobre 1563 ; Arnold, le 14 février 1564 (Ec. Ail.).

En vertu d’un contrat passé le 28 avril 1561, ils furent chargés de l’exécution de 24 reliefs en marbre pour le tombeau de l’empereur Maximilien P', dans l’église de la Cour, à Innsbruck. Ce fut leur frère, Florian Abel, peintre établi à Prague, qui fut chargé des dessins de ces compositions, empruntées à des scènes de la vie de ce souverain. Mais les deux sculpteurs menèrent une vie de plaisir et se livrèrent à de tels excès que le travail leur devint impossible. Arnold lit un voyage dans les Pays-Bas et y trouva le sculpteur Alexandre Colin, de Malines, qu’il chargea du travail. Les deux frères moururent, Bernhard le 13 octobre 1563, Arnold le 14 février 1564, dans des crises de delirium tremens. Trois reliefs seulement étaient terminés et, d’après Colin, Bernhard et Arnold y avaient peu de part. ABEL, d’Abèle ou d’Abelle (Ernst-August d’), peintre miniaturiste et graveur, né à Zerbst, vers 1720, mort à Darmstadt, après 1780 (Ec. Ail.).

Frère d’Abel È.-H., Ernst-August Abel fut d’abord un artiste nomade. Il vécut et travailla à Londres, à Hambourg, à Paris, à Francfort. En 1788, il était à Cologne. Il alla ensuite à la Cour du Margrave de Hesse- Hombourg. A l’âge de 60 ans, il épousa une jeune fille de Darmstadt et vint se fixer à Hambourg. Ses œuvres, peintures à Thuile, pastels, aquarelles et dessins, et surtout des miniatures, se trouvent dans les collections privées, notamment à Hambourg. Il a gravé une eau- ' forte, pièce satirique représentant le cortège des citoyens de Hambourg.

; ABEIL ou d’Abele ou d’Abelle (E.-H.), dessinateur et peintre de portraits, né à Zerbst, travaillait à Brême dans la deuxième moitié du xviii® siècle (Ec. Ail.).

Il s’établit à Brême vers 1770 comme peintre de portraits, et l’on conserve dans cette ville celui qu’il fit à l’aquarelle du docteur Heymann, en 1773. Il était frère d’ Ernst-August Abel.

ABEL (Florian), peintre allemand, établi à Prague vers 1560, mort vers 1565 (Ec. Ail.).

Il était frère des sculpteurs Bernhardt et Arnold Abel et fut chargé de faire les dessins pour le tombeau de l’empereur Maximilien, dont la sculpture leur avait été confiée. Une somme de 249 florins et 40 kreutzer lui fut payée pour ce travail. Il fournit également, croiton, le plan du monument funèbre de Frédéric I'"', que Colin exécuta, ainsi que celui de l’impératrice sa femme, et celui de Maximilien IL Son testament, daté de 1565, se trouve aux archives de Prague.

ABEL (François), sculpteur et ciseleur lorrain. Travaillait à Metz en 1596 (Ec Lor.).

Ce fut lui qui, en collaboration de quatre fondeurs, Hutinet, Dubois, Sonois et Voitié, coula la cloche de la cathédrale de Metz.

ABEL (François-Barthélemy-Marius), peintre, né à Marseille le 28 février 1832, mort à Paris, en 1870

Fut élève de Bonnefond (à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon) et de L. Cogniet. Il a exposé à Lyon, en 1866, à Paris, de 1857 à 1870, des tableaux religieux et d’histoire et des figures dessinées ou peintes. Abel tut professeur de dessin dans les écoles de la Ville de Paris à partir de 1866. On cite de lui au musée de Marseille : Portrait de Mlle de Sombreuil.

ABEL (Gottlieb-Friedrich), graveur, né en 1763 (Ec. AIL).

Elève de Johann von Muller. Le roi de Wurtemberg l’attacha à sa cour à Stuttgard. On cite parmi ses ouvrages marquants les gravures qu'il fournit pour l’ouvrage de Reiter sur les arbres d’Allemagne, 125 planches environ.

ABEL (Grégorius), peintre d’ Ulm du xv* siècle (Ec. AIL).

Mentionné en 1493 dans le livre des comptes de Francfort.

ABEL (Guillaume-Auguste-Christian), peintre, né à Zerbst en 1/48, vécut au Danemark (Ec. AIL).

Il fut l’élève de son père, le miniaturiste Léopold- August Abel. En-1776, il vint s’établir à Copenhague et y obtint du succès avec de bons portraits et de jolis paysages.

Peinture. — Musée : (Stockholm) ; Portrait d un chevalier de l’ordre des Séraphins (minialure).

ABEL (Hans), peintre verrier, vivait à Francfort vers 1494 (Ec. AIL).

On attribue à cet artiste, sur lequel on n a pas de renseignements, les remarquables vitraux de la cathédrale de Francfort, ainsi que les verrières de plusieurs églises de la ville. On sait également qu’il peignit des armoiries et des bannières.

ABEL (Joseph), peintre et graveur, né à Aschach, le 22 août 1764, mort à Vienne en 1818 (Ec. AIL).

Ses remarquables dispositions se manifestèrent dès son plus jeune âge. Placé dans l’atelier de Füger, il fit de si rapides progrès qu’il put commencer à peindre très tôt. Ayant été remarqué par le chef de la famille Czartoryski, celui-ci emmena le jeune artiste en Pologne. Il y exécuta différents travaux, puis il se rendit à Rome, où il arriva en 1802. Abel résida pendant six ans dans la Ville éternelle, exécutant divers travaux importants qui obtinrent un grand succès. Les sujets de ces œuvres étaient empruntés, suivant la mode d’alors, à l’antiquité grecque et romaine. Comme graveur, on cite de lui : Etudes de tètes et de figures, 5 p.; Socrate dictant son testament, 1808; Aéei [Joseph); Abel [Melchior); Molitor, peintre.

Œuvres gravées d’après Joseph Abel. — Promélhée: Eissnersc. — La Vierge et l’enfant Jésus. — Portraits du comte Hohenwarth, du baron Natorp : G.-V. Kiniuger sc. — Portrait du peintre Motitor : Adam von Bartsch SC. — Portrait du comte de Magnis : Fischer sc.

Peintures. — ^Musées de : (Gratz) ; Portrait du général comte Wartensleben. — (Munich) : Iphigénie se fait reconnaître par son frère Oreste; — Portrait de Klopstock; — La Vierge et l’Enfant Jésus.

Prix. — Paris, 1823. Vente J. Grunling ; Jeux et bacchanales d'enfants : 1 fr. — 1864. V““ Comte Andréassy ; Le baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain : 11 fr.

Le serment de Brulus ; 3 fr. — L’évanouissement d’ A ndromaque à la vue du corps d’Hector : 7 fr. 10. 1816.

(dessins) V‘« Chevalier Hauer ; Portrait du comte de Magnis:2ir. — Portrait du baron Natorp :'i fr., estampes. — Groupe dj plusieurs figures d'hommes, de femmes et d’enfants : 4 îr. — Le Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain : 35 fr.

ABEL (Léopold- August), miniaturiste et musicien, né à Zerbst en 1714, vivait encore en 1782 (Ec. AIL). Frère de E.-H. Abel et de Ernst-August Abel. Après avoir travaillé pendant un certain ternps à la Manufacture royale de porcelaine de Berlin, il abandonna la peinture pour la musique. Il tut premier violon à Schwerin. Ses fils Guillaume, Chris tian-August et August furent ses élèves.

ABEL (Louis), peintre miniaturiste français du xv!!!® siècle (Ec. Fr.).

ABEL de PUJOL (Alexandre-

Denis), peintre, né à Valenciennes en 1787, mort à Paris en 1861 (Ec. Fr.). . ,

Le goût que son fils montrait pour les Beaux-Arts, décida M. Abel de Pujol à le placer dans l’atelier de David. Cependant la ruine subite et complète mit bientôt le jeune èlève aux prises avec toutes les difficultés, les cruautés de la vie des artistes pauvres. Son premier tableau, Philipomen reconnu tandis qu’jl fend du boisdans la cuisine d’un ami qui l’a invité à dîner, lut si admiré par David, qu’il donna à son elève la gratuité de la fréquentation de son atelier. En 1806, Abel de Pujol obtenait une première médaille aux Beaux-Arts. L’exposition de 1810 lui valut une médaille d’or pour sontableau Jacob bénissant les fils de Joseph. La même année, le prix de Rome lui était décerné pour son tableau Licurgve présentant Charilaus aux Lacédémoniens comme héritier du trône. Mais il ne put proliter de cet avantage, sa santé ne lui permettant pas de supporter le climat de l’Italie. Il revint à Paris. Cette décision avait été désapprouvée sans doute par ses protecteurs, car il dut, pour vivre, faire des enseignes. Son tableau de Britannicus, au Salon de 1814, ayant obtenu une première médaille, appela à nouveau l’attention sur lui : les commandes vinrent et il put désormais se livrer à l’art sérieux. Il peignit pour Saint-Etienne-du-Mont Saint Etienne prêchant avant son martyre. En 1819, le

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duc d’Orléans (depuis, Louis-Philippe) lui acheta son tableau César au Sénat aux ides de mars, œuvre détruite lors de l’incendie du Palais Royal. Abel de Pujol obtint toutes les récompenses, toutes les dignités dont peuvent bénéficier les artistes. Il remplaça le Baron Gros à l’Institut et prit une part importante à la formation du musée de Versailles. La décoration de la salle des Antiquités égyptiennes au Louvre lui fut confiée, et une partie figura au Salon de 1827. Ajoutons que le registre de l’Ecole des Beaux-Arts mentionne l’admission de notre artiste à la date du 25 nivôse, an XII, comme élève de l’Ecole de Valenciennes sur l’intervention de M. Boizot et sous le nom d’Alexandre Abel. Peut-être faut-il voir dans ce tait la conséquence de l’attitude prise par son père, le baron Pujol de Mortry, pendant la Révolution. (Voir Pujol de Mortry.) Mais il est certain que ce fut sous le nom d’Abel que notre artiste commença sa réputation, R. C.

Prix. — Paris, 1853. Vente Dumont: La Madeleine entourée d’anges : 28 fr. — 1853. V'®X...,19 avril: Le départ de chasse : 450 fr. — 1854. V*® Leclère: La peinture et l’architecture : 50 fr. — 1861. V‘® Abel de Pujol : L’apothéose de Saint Roch : 500 fr. — L’apothéose d’Alexandre : 150 fr. (peintures et esquisses).

ABEL de PUJOL fils (Alexandre), peintre d’histoire, de genre et de portraits, du xix® siècle (Ec. Fr.).

Il était fils d’Abel de Pujol et débuta au Salon de 1847 avec un portrait. On retrouve son nom à l’exposition de 1850. Il fut chevalier de la Légion d’honneur. Le musée d’Alger conserve de lui une Vue de Bône.

Prix. — 1861. Vente Susse : Les moissonneurs. — La fêle de la Madone de l’Arc-, les deux : 245 fr.

ABELEC (Pieter van), graveur hollandais du XVII' siècle (Ec. Hol.). ’ P ^

Cité avec sa marque dans le Diction- ' naire des monogrammes de M. Ris Paquot.

ABELIN (Johann), dessinateur du xvi' siècle (Ec. Ail.).

Legraveur sur bois Hans Rogel a gravé d’aprèslui une estampe datée de 1569, représentantla ville de Kempten.. ABELLA YGARAULET(José), né dans les environs de Valence au commencement du xi.x' siècle (Ec. Esp.).

11 se fit connaître à Valence, vers 1845, par des peintures de chasses. Il fit aussi des tableaux d’histoire. Le musée de Valence possède un Christ de lui.

ABELLON (Andréas), prieur dominicain, peintre à Saint-Maximin, près de Marseille, né vers 1375, mort en mai 1450 (Ec. Fr.).

Les archives du couvent, dépouillées par le docteur Abanès, mentionnent que le couvent acheta en 1444 trois pièces de tapisseries historiées, qu'Abellon peignit peut-être lui-même. On suppose que le chœur de la chapelle, édifié de 1419 à 1430, pourrait avoir été décoré par lui. Une partie de cette décoration, contenant des figures de suints, a été conservée. ABELLOOS (Michel), sculpteur, né à Louvain te 28 Janvier 1828, mort dans la même ville le 19 avril 1881 (Ec. Flam.).

Cet artiste chercha à reprendre dans ses ouvrages la tradition des primitifs. Sur des dessins du baron Jean Béthune, il exécuta, notamment le maître-autel de l’église Saint-Basile, à Bruges. Il fit également le maître-autel de Saint-Cruces, près Bruges, œuvre considérable. On trouve encore des ouvrages de ce mailrc en Belgique, dans le Nord de la France et en Angleterre.

ABELOOS (Jean-François), sculpteur, né à Louvain (Ec. Flain.).

Il fut l’élève de Ch. Geerts. En 1855 on le choisit comme professeur à l’Académie des Arts pour y remplacer son maître. 11. produisit un grand nombre de •iculptures, dont on trouve des échantillons dans les églises belges. A l'exposition de Bruxelles, en 1854, il ■exposa Un groupe représentant la Vierge et l'Enfant .lésus ainsi (pi’une Sainte Cécile. Il a fait plusieurs bustes pour I' I lùlel de Ville de Louvain.

ABELOOS (Paul), peintre de pagsage, né à Louvain {Rclgigne) de parents français, travailla à Paris au xx“ siècle (Ec. Fr.).

Abeloos figurait avec six toiles, paysages du Nord et vues de l’aris, à l’exposition des Indépendants de 1910. ABELOOS (Victor), peintre de pansages, né à Bruxelles (Saint-Citles), le 2o décembre 1881 (Ec. Flam.).

Elève (l'Alfred Cluysenaar. En 1901, il prit part à l'exposition de l'Institut royal de Glasgow avec une toile, inlitniée Le Roi de la prairie flamande, paysage a\ce arnmanx. F.n 1903 il exposa à la Société Nationale de I ieanx-Arts, .à Paris, le Réveil de Diane et La Grève. I. 'armée sniv.ante, A bolloos y figurait encore avec Tigre déchirant un serpent.

ABELS (Albert), peintre miniaturiste (Ec. Hol.).

Figure avec deux miniatures, portraits d'hommes, au musée communal de La Haye.

ABELS (Jacobus-Theodorus), peintre /'~3r^

pagsagiste,né à Amsterdam lel^' sep-'J^Jf - ( tembrelSQS.mort àAbcoudetelSjuin ) (■

1866 (Ec. Hol.).

Il fut l’élève du peintre .lan van Ravenzwaay. En 1826, Abels voyagea en Allemagne. De retour en Hollande, il se fixa à La Haye, où il épousa la fille du peintre P.-G. Van Os. Abels se fit particulièrement remarquer par ses clairs de lune. Sa couleur est puissante et il représente avec une grande vérité les jeux de la lumière. Ses aquarelles et ses dessins furent également très recherchés.

Peintures. — Musées de : (Liège) : Vue d’Anvers, le matin. — (Amsterdam) : Après-midi (Personnages et animauxpar PieterG.van Os). — (Communal,La Haye): En dehors du village;^ — -Petit canal; — Soirée près de la rivière; — Petit moulin au clair de lune; — Moulin en feu; — Mont de neige.

Prix. — 1850. Vente Guillaume II d’Orange, Amsterdam : Effet de clair de lune : 283 fr. 50. — -1856. V*' Coninck, Gand : Clair de lune : 175 fr.

ABELS (Simon), peintre sculpteur, vivait à Prague, probablement au xvi' siècle (Ec. Boh.).

On a de cet artiste l’autel de l’église ''i'hine, à Prague, œuvre puissante de sculpture et de peinture, qui paraît inspirée par la vue de la Vierge de Durer.

ABENANTE (Mario d’), peintre, du xix' siècle, résidant à Naples (Ec. Ital.).

A l’exposition de Naples, en 1877, on apprécia une toile de cet artiste : Le songe de Parisina. ABENDSCHEIN (Albert), peintre, né à New-York, le 13 février 1860 (Ec. Am.).

Il fit ses premières études à New-York, puis il vint se perfectionner à Munich et en Italie. Abendschein s’est spécialisé dans les portraits et les miniatures. Il exposa à la National Academy de New-York, ainsi qu’à Philadelphie et à St-Louis, et ses ouvrages furent récompensés à Munich. .

ABENT (Leonhard-A.), graveur, né à A A r Passau [Bavière) vers 1580 (Ec. Ail.).

On connaît de lui, à cette date, le plan de la ville de Passau pour la topographie de Braun. Ce plan porte le monogramme et le nom de l’artiste Leonardus About patranien, F.; pourtant, d’après la phrase suivante, comprise dans une des préfaces de Braun : « Et au regard de celui qui portera impatiemment que son pays ait esté ici obmis, il le prie bien affectueusement et pour l’amour qu’il porte à iceluy qu’il nous envoyé le portraict et nous le ferons graver de la main artificieuse de Hogenberge, en faisant mention honorable de son nom... », il ressort qu’Abent n’a été que le dessinateur de la ville de Passau. D’après Heineken, il signait A.

ABERCROMBIE (Miss M.-C.), peintre de portraits, florissait vers 1891 (Ec. Aug.).

Elle exposa à la New Water-Colour Society et à la New Gallery, à Londres, en 1891-1892.

ABERCROMBY (John-B.), peintre de genre, à Edimbourg (Ec. Ecos.).

Prit part aux expositions de la Royal Academy, de 1873 à 1896. On le trouve également à l’exposition du Royal Institute de Glasgow, en 1904.

ABERCROMBY (Lady Julia-Janet-Georgia), peintre amateur du xix' siècle (Ec. Ang.).

On voit à la National Gallery of portraits, à Londres, la copie à l’aquarelle que cette dame d’honneur de la reine Victoria exécuta en 1883, d’après le portrait de cette souveraine par H. von Angeli.

ABEREGNO (Jacobello), peintre, né à Venise, florissait vers 1400 (Ec. Vén.).

ABERG (Emil), peintre, dessinateur et graveur à l’eauforte, né en Suède en 1864 (Ec. Suéd.).

Ce peintre de paysage, qui a également gravé à l’eauforte, est connu surtout par les nombreux dessins qu’il fournit aux journaux illustrés.

ABERG (Frédérik-Ulrik), sculpteur, né en Suède vers 1760, vivait encore en 1809 (Ec. Suéd.).

Il était fils d’un modeleur qui travailla au château royal de Stockholm. Aberg fut l’élève de J. -A. Sergel et de l’Académie des Beaux-Arts de Stockholm. On estime peu les statues qu’il produisit; ses bustes et ses médaillons sont meilleurs.

Sculpture.- — Musée : (Stockholm) ; Hallman, K. J., poète, buste plâtre.

ABERG (Ulrika-'Victoria), peintre de pagsage, née à Lowisa ( Finlande), le 23 février 1824, morte à Weimar le 15 juillet 1892 (Ec. Fini.).

Après avoir tait ses études dans son pays natal, elle

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devint professeur à l’école des tilles d’Helsingfors. Vers 1865, elle voyagea en Allemagne et en Italie, se livrant à l’étude dn paysage. Dusseldorf, Dresde et Weimar furent les villes où elle séjourna particulièrement. Ses ouvrages représentent surtout des vues de Finlande, d’Allemagne et d’ 1 talie et sont conçus d’après la vision réaliste.

' Peintures. — Musée : (Helsingfors) : Paysage; —

Clair de lune; — Vue d’Olofsborg.

ABERKIOS, moine grec, graveur en laille-douce, vivait au monastère du Mont Athos au milieu du xix® siècle. On connaît de lui une importante gravure représentant la Vierge sur un trône, entourée de la tribu de Jessé et des prophètes. On cite également de lui 24 petites vignettes illustrant une hymne grecque en 24 strophes.

ÂBERLI, peintre de paysage de la fin du xviii® siècle, vivait à Home vers 1790 (Ec. Ital.).

Aberli exposa six tableaux à la Society of ArtisLs à Londres.

ABERLI (Franz), graveur de Winterlluir du xyiu^ siècle

Il étudia chez Huber, à Bâle, et travailla avec zèle et goût. L’historien Nagler semble le confondre avec Johann Iberli.

ABERLI (Jakob-Friedrich), graveur, médailleur et sculpteur sur pierre, né à Winterthur le 24 septembre 1800, mort dans la même ville le 19 décembre 1872

(Ec. Suis.).

Fils et élève du graveur Johannes Aberli. On le trouve en 1821 à Lyon, puis en 1823 à Paris. Vers 1825- 1828, il travailla à'Winterthur où il produisit quelques œuvres très intéressantes. De 1829 à 1845,Aberli résida à Zurich, qu’il quitta pour s’établir définitivement à Winterthur.

' ABERLI (Johann-Ludwig), peintre et graveur, né à Winterthur en 1723, mort à Berne en 1786 (Ec. Suis.). Cet artiste se fit une brillante réputation par ses paysages et surtout par ses gravures en couleurs, d’après les sites les plus pittoresques de la Suisse. On en fit de

' nombreuses imitations. Aberli s’était formé sous la direction de Félix Meyer. Il réussit. Ch. Le Blanc dit avec raison que ses estampes, très légèrement mordues, sont lavées et retouchées au pinceau, quelquesunes avec une si grande perfection qu’on pourrait les prendre pour des dessins.

Œuvre gravé. — Costumes : 1-3. Costumes de Berne et des environs. — Topographie : 4. La Ville de Berne. — 5. Remparts de Berne. — 6. Vue du Village et du Lac de, Brienlz. — 7. Vue de Cervier et du Lac de Bienne. — 8. Vue dessinée à Mouri, près de Berne. — ^9. Vue de Nidau. — 10.

! La Vallée Oberhasli. — 11. Slaubbach. — 12 à 17. Vues de Berne (non signées). — -18. Vue prise du château de Thoun. — 19. Vue de Vevey. — 20. Vue du château de Wimmis. — 21. Vue d’Yverdon. — Paysages sui.sses,

suite de 12 pièces, Adrien Zingg. sc. (1760).

Peintures. — Musée de (Berne) : Scherzlingen, près Thoune; — ^Paysage, bétail à l’abreuvoir; — Idylle champêtre, après le bain.

Prix. — Leipzig, 1793, Vente Brandes : Vue de Cervier et du lac de Bienne : 19 fr. 50. — Vues de Suisse: 20 fr. 85. — Paris, 1796. V‘® Basan : L'œuvre d' Aberli, d’ap. lui : 121 fr. — 1823. V‘® Grunling : Paysage, Vue d’ Italie : 3 fr. — 1833. V'® Comtesse : Vue prise du château de Thoun. — Vue, de Nidau, près du lac de Bienne: A. fr. 50. — Vue de la ville d’ Oberhasli : 2 fr. 25. — Vue de Mouri, près de Berne.- — Vue du château de Wimmis et de ses environs. — Vue de Cervier et du lac de Bienne. — Vue d' Yverdun, prise depuis Clindi : 34 fr. (estampes). — 1858, V‘® Becker : Vue du Cervier et du lac de Bienne: 9 fr. 80. — Vue des environs de Berne: 13 fr.20. dessins. — Paris, 1814. Vente Brunn Neergaard : Vue de la ville de Berne et de ses environs : 13 fr. 95. — 1823. V*' G. Grunling, Vienne : Vue de la Suisse:

6 fr. 85. — V‘® Chevalier Hauer : Le moulin et le grand chemin du village : 2 fr. — 1834. V“ Comtesse Einsiedel à Dresde : Vue de la Suisse : 55 fr.

ABERLm (Hans), peintre, vivait à Brugg l Suisse) au XVI® siècle (Ec. Suis.).

Mentionné dans les archives de cette ville en 1531.

m Monogramme d'un graveur de la fin du xvi® siècle, cité par Bartsch et Brulliot.

On connaît de lui : Le Songe de Jacob: La Chasse au loup, et La Danse des morts, suite de 7 planches. ABERNETHIE, graveur au burin, travaillait à Charlesiown [Caroline du Sud) en 1785 (Ec. Am.). ABERNETHY (Mez. miss), peintre, vivait en Amérique \ et en France en 1905-1906 (Ec. Am.).

ABERRY (J.), graveur du xviii' siècle (Ec. Ang.).

On connaît de lui un portrait de sir Walkin William

Wynne, daté de 1753, exécuté, dans la manière de Worlidge, pour l’édition de Boydell.

ABESCA (Lucas), peintre, né à Brunn le 10 août 1722, mort dans la même ville le 12 mai 1793 (Ec. Aut.).

On ne cite das d’œuvre de cet artiste.

ABESCH, ou Ab Esch.ou Abasch, ou Von Esch (Anna- Barbara), peintre de vitraux, née en Suisse le 23 mars 1706, morte en 1760, croit-on (Ec. Suis.).

Elle était le dernier représentant de peintres verriers qui travaillèrent beaucoup en Suisse. Ses œuvres, pour la plupart des sujets bibliques ou historiques, portent généralement le monogramme A. B. V. E.

ABESCH (Jean-Pierre) ou Joan Petrus von Esch, peintre à l'huile et peintre verrier, né à Sursee [Suisse) le 15 août 1666, mort en 1740 (Ec. Suis.).

Ce fut le plus célèbre de sa famille et l’on rencontre nombre de ses ouvrages, dont les sujets sont empruntés à l’histoire et à l’ancien Testament. Il a aussi peint des scènes de genre. A l’hôtel de ville de Sursée, on remarque quatre peintures à l’huile, sujets de l’Histoire sainte. Le collège de Sarnen, l’Œuvre d’art de Saint-Gall possèdent également de ses ouvrages.

ABESCH (Pierre-Antoine), ou Hans-Peter;Antonius von Esch, peintre verrier, né à Sursee, le 13 juin 1670, mort, croit-on, en 1740 (Ec. Suis.).

Frère de Jean-Pierre et de Barbara Abesch, qu’il aida dans leurs travaux.

ABESMAISTER (Hansj, peintre d’ Augsbourg, mort en 1505 (Ec. Ail.).

On le trouve inscrit au livre des métiers, dans les archives de la ville d’Augsbourg.

ABFELTERER (Sébastian), peintre, vivait à Liait [Tyrol] au xvii® siècle (Ec. Aut.).

On a de lui dans le cimetière de la ville de Hall plusieurs tableaux religieux et un Christ en croix. ABILGAARD (Nikolaj-Abraham), peintre, né à Copenhague en 1743, .mort dans cette ville en 1809

Son père, Soren Abilgaard, dessinateur distingué, commença son éducation artistique, puis l’envoya à l’Académie de Copenhague. Nikol y obtint la grande médaille. Il partit peu après pour l’Italie et y résida pendant près de dix ans, visitant les grands centres artistiques, et y étudiant les maîtres. Il s’arrêta principalement à Rome et y copia Raphaël, Michel-Ange, Titien. Lorsqu’il revint dans son pays, Abilgaard était en possession complète des connaissances classiques et d’une technique irréprochable. Les tableaux qu’il produisit obtinrent un énorme succès. On le considéra comme le meilleur artiste que le Danemark eût produit. En 1786 il était appelé comme professeur à l’Académie de Copenhague ; il en devint le directeur en 1802 et occupa ce poste jusqu’à sa mort. Un terrible malheur atteignit cet artiste. La plus grande partie de ses meilleurs ouvrages périt dans l’incendie du château de Christiansborg, en 1794. Abilgaard en conçut un tel chagrin qu’il ne consentit plus que rarement à peindre. On conserve au musée de Copenhague les esquisses des ouvrages disparus ; les sujets en sont pour la plupart empruntés à l’antiquité. H. H.

Œuvres. — Musée : (Copenhague) : 2 feuilles de figures allégoriques;— Moïse sauvé des eaux; — 7 feuilles de composition au Niels Klim, de Holberg; — Philoctète gémit sur ses peines; — Ossian chante en s’accompagnant de la harpe; — Scènes de La fille d' Andros (de Térence): — Scènes de L'âne d'or-, — Reproductions allégoriques; Esquisses.

ABILDGAARD (Soren), peintre et dessinateur, né à Chrisliansand [Norvège) en 1718, mort à Flekkefjord vers la fin du xviii® siècle (Ec. Dan.).

Père de Nikolaj Abildgaard. Il fitses études .artistiques à Copenhague et, celles-ci terminées, Abildgaard s’établit comme dessinateur. On cite de lui un grand nombre de dessins d’après les antiquités Scandinaves. ABISETTI (Natale), sculpteur des xix® et xx® siècles, né à Stabio (Ec. Suis.).

Il travaillait à Paris. Il y a, de lui, quatre statues placées dans des niches, sur le bâtiment central de l’Ecole Polytechnique de Zurich. Il fut représenté régulièrement aux Salons de Paris de 1890 à 1893 et de 1897 à 1899. A l’exposition de 1900, il exposa le groupe Melchtal et son fils.

ABIT, peintre (Ec. Fr.).

Le musée d’Alais possède une importante toile de cet artiste : Nature morte.

ABLASSER (Ignaz), peintre, né à Vienne le 9 décembre 1739, mort le 8 mars 1799 (Ec. Ail.).

On connaît de lui un tableau d’autel qu’il peignit pour la vieille paroisse d’Altlerchenfeldt (Vienne) et un pour l’église de Passeck en Moravie.

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