‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 2)Chapitre 105 sur 205 · MÉLASSE · texte numérisé non relu

MÉLASSE

conjonctif sous-cutané. D'abord, on les aperçoit sous un volume variant de celui d’un pois à celui d’une noisette, puis, plus ou moins rapidement, elles acquièrent les dimensions d'un œuf de poule ou du poing de l'homme. En grossissant, elles prennent des formes variées; d’autres tumeurs se montrent à leur voisinage, qui finissent par se réunir et constituer des masses irrégulières d'aspect noirâtre quand la peau est envahie. Chez le cheval, ces tumeurs peuvent atteindre des proportions considérables ; on en a trouvé qui pesaient 15, 20 et 25 kilogrammes. Peu à peu, la maladie se propage dans les différents tissus. Aucun organe n’est à l'abri de son invasion. On rencontre souvent des tumeurs mélaniques dans les muscles, les glandes, les os, l'intestin, le poumon; les mélanoses du cœur, de la moelle et du cerveau sont plus rares.

Ces tumeurs ne conservent pas indéfiniment leurs caractères primitifs. Avec le temps, elles se ramollissent, d’abord partiellement, puis dans toute leur masse; elles se désagrègent, s'entr'ouvrent et se transforment en véritables ulcérations sécrétant un ichor noirâtre qui exhale une odeur repoussante.

La marche de la maladie est toujours très lente. La santé des animaux se conserve pendant longtemps; elle ne s’altère que quand les tumeurs intéressent des organes importants, ou qu’elles sont en très grand nombre, ou enfin qu’elles opposent un obstacle mécanique à l'exécution de certaines fonctions. On conçoit encore que des tumeurs mélaniques comprimant des branches nerveuses, et celles développées dans la moelle ou le cerveau donnent lieu à des troubles graves des grandes fonctions, à des paralysies locales ou générales et puissent entrainer la mort.

Quand elles existent en très grand nombre, bien qu’elles ne déterminent aucun symptôme fonctionnel grave, elles assimilent une masse énorme de matériaux alibiles, entravent la nutrition, et amènent ainsi l’anémie, le marasme.

L'hérédité de la mélanose est établie depuis longtemps par un très grand nombre de faits. En général, les poulains issus d’un père ou d’une mère mélanique sont affectés de mélanose à un certain âge de la vie.

Aucun traitement ne peut empêcher le développement, ni entraver la marche de la mélanose. Contre elle, l’art en est réduit à des moyens palliatifs. Il faut tenter l'ablation des tumeurs superficielles qui s’opposent à l'exécution d’une fonction importante ou à l’utilisation des animaux. Dans beaucoup de cas, lorsque l'opération a été faite conformément aux règles établies, lorsqu'on a bien enlevé toute la tumeur et quon n'a endommagé aucun organe important, la réparation s'effectue aussi rapidement qu'aux plaies qui résultent de l’ablation des tumeurs simples. Si, en raison des services qu'ils peuvent encore rendre, on conserve des chevaux atteints de mélanoses ulcérées qui ne peuvent être enlevées par l'instrument tranchant, il faut déterger fréquemment celles-ci par des lavages avec une solution antiseptique. P.-J. C.

MÉLASSE. — Un des résidus de la fabrication du sucre (VOy. SUCRERIE et DISTILLERIE).

MÉLASTOMACÉES. — famille de plantes Dicotylédones, très voisine de celles des Myrtacées et des Lythrariacées, entre lesquellés elle occupe une place distincte, due surtout à la configuration très exceptionnelle des étamines. Les genres qu’on y admet généralement renferment des plantes presque exclusivement propres aux pays les plus chauds du globe, et qui n'ont guère d'intérêt immédiat

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