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LUNE

A l'observatoire de Grignon, nous avons été un peu plus loin et disposé un appareil qui prend une photographie du jour. Il consiste en une feuille de papier impressionnable, qui se meut circulairement en vingt-quatre heures devant une fente étroite tracée dans un cercle opaque suivant un rayon.

Selon l'intensité de la lumière solaire, la feuille est impressionnée plus ou moins loin suivant le rayon, peu avant si la lumière est faible, très loin du centre si le soleil brille. On ne peut espérer, avec cet appareil, aucune mesure de la lumière, mais on conserve un intéressant souvenir de ses variations diurnes.

En résumé, cette lumière bienfaisante, que nous envoie le soleil, lumière qui nous réjouit et fait vivre les plantes, reste pour nous un agent mystérieux, impossible à évaluer. Alors que le thermomètre nous donne une idée claire de la chaleur, le voltamètre une mesure de l'électricité, nous n’avons, pour la lumière, aucun étalon fixe et défini, et, dans les cas assez rares où nous pouvons évaluer cette lumière, nous sommes obligés de prendre, pour points de comparaison, des lampes ou des bougies; mais le court exposé qui précède a dàù faire comprendre pourquoi le problème était si difficile à résoudre et montrer, malgré cela, que de nombreuses tentatives et de beaux travaux avaient été accomplis pour apprécier ce merveilleux agent physique. : OR FE

LUNAIRE (hortliculture). — Genre de plantes de la famille des Crucifères. Les Lunaires (Lunaria L.), dont on cultive deux espèces, sont des herbes à fleurs régulières composées d’un calice de quatre sépales, dont deux sont bossus à la base. Les pétales qui alternent avec les pièces du calice sont longuement unguiculés. L’androcée est tétradyname. L'ovaire devenu biloculaire par formation d’une fausse cloison porte des ovules campylotropes fixés sur de longs funicules. Cet ovaire s’aplatit de bonne heure dans le sens de la cloison et donne lors de la maturité une silicule grande, elliptiqüe, renfermant quelques graines aplaties.

Lunaire bisannuelle (L. biennis Mœnch). — Cette espèce porte des feuilles longuement pétiolées, ovales, cordiformes à la base, dentées. Les fleurs, disposées en grappes composées dépourvues de bractées florales, sont d’un beau violet et s’épanouissent en avril et mai. C’est une bonne plante à cultiver pour former des corbeilles au printemps. On doit la semer en mai ou juin, puis la repiquer en pépinière et ne la mettre en place qu'après que les fortes gelées sont passées. Ses fruits, qui sont des siliques elliptiques, peuvent servir à faire des bouquets secs. On peut, en effet, facilement enlever les deux valves de l'ovaire, ainsi que les graines; il ne reste alors que la cloison, qui est d’un blane satiné et d’un effet assez agréable. On donne à cette plante, dans le langage vulgaire, les noms de monnayere, monnaie du pape ou herbe aux écus, à cause de la forme de ses fruits.

Lunaire vivace (L. rediviva L.). — La Lunaire

vivace, bien que donnant des fleurs odorantes, tandis que celles de la précédente espèce ne le sont pas, est cependant bien moins cultivée. Ses fleurs sont en effet plus petites et d’un violet pâle, de peu d'apparence. Ses fruits sont également aplatis, mais moins grands et acuminés au sommet. La multiplication se fait par division des touffes. J. D. . LUNE (météorologie). — Il ne peut être question ici de la lune que pour étudier l'influence qu'on lui attribue parfois sur les phénomènes météorologiques et sur un certain nombre d’opérations agricoles. Les progrès des observations rigoureuses ont démontré que cette influence n’a pas, en réalité, l'importance qu’on lui a attribuée.

Tout d’abord, on professe souvent que la nouvelle lune exerce une influence décisive sur les changements de temps et sur les principaux faits

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