MAL D’ANE
tion des bons semoirs mécaniques. On écarte les lignes de 30 à 60 centimètres les unes des autres et on règle le pignon des cuillers de façon à répandre de 70 à 100 litres de grain à l'hectare. Dans la petite culture, on distribue quelquefois la semence, à la main, dans des raies ouvertes au rayonneur ou au buttoir, ou dans le sillon laissé par la charrue lors du dernier labour.
Dans les semailles à la volée, l’enfouissement du grain est fait à la charrue ou à la herse.
Sur les terres légères, on roule aussitôt après le semis, et l'on ne doit pas hésiter, surtout lorsqu’on redoute les ravages des oiseaux, à employer un rouleau très pesant. C’est par un plombage énergique que M. Goffart, dans ses terres siliceuses de Sologne, a réussi à diminuer considérablement ces dégâts.
Dans les cultures en lignes, on fait passer, lorsque les jeunes plantes ont quelques centimètres, la houe à cheval, dont on complète le travail par un binage à la main sur les lignes. On donne souvent une deuxième façon mécanique, et l'on termine Îles soins d'entretien par un buttage. Cette dernière opération n’est faite que rarement et seulement avec les grands écartements ; son utilité est discutée.
On doit couper le Maïs au moment de l'apparition des épis mâles. Il importe, à ce point de vue, de se bien pénétrer de cette idée que l’augmentation du poids de la récolte, provenant d’une coupe tardive, est corrélative d’un fourrage riche en cellulose brute, et que l’accroissement proportionnel de ce principe immédiat a pour conséquence une diminution notable dans la quantité de la matière digestible de l’aliment.
On coupe à la faucille, à la faux, à la sape ou à la faucheuse à cheval. Dans tous les cas, les tiges coupées sont réunies en javelles, puis liées en gerbes de 15 à 25 kilogrammes et rentrées à la ferme. On les consomme au fur et à mesure de la récolte, ou bien on les soumet à l’ensilage (voy. ce mot).
Les rendements en fourrage vert oscillent entre 15 000 et 109 000 kilogrammes à l’hectare. M. Goffart obtenait en moyenne 75 000 kilogrammes par hectare avec les Maïs dent de cheval. Les autres variétés, qui sont moins grandes, restent ordinairement un peu au-dessous de ce chiffre ; 50 000 kilogrammes à l’hectare constituent un bon produit.
Le Maïs entre avec avantage dans les rations des Bovidés et des Ovidés; mais il offre une relation nutritive très large et ne saurait seul fournir une bonne alimentation. Il a besoin d’être associé à des aliments moins aqueux et à des matières plus riches en protéine. F. B.
MAL D’ANE (vétérinaire). — Voy. CRAPAUDINE.
MAL DES ARDENTS ( vétérinaire ). — Voy.