‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 2)Chapitre 92 sur 205 · MARTINIQUE · texte numérisé non relu

MARTINIQUE

sont couvertes de forêts épaisses qui entourent des cônes volcaniques et les revêtent jusqu'à leur sommet. Les rivières, alimentées par les nuages qui couronnent les sommets ou pitons, sont très nombreuses, mais elles n’ont qu'un faible parcours.

Le climat de la Martinique est celui des régions tropicales. L'année comprend deux saisons : la saison chaude ou hivernage, de juillet à octobre; la saison fraiche, de décembre à mai. L’'humidité est le principal caractère du climat: la hauteur annuelle de pluie est de 2,25 à 2%,50 sur le littoral; elle est plus considérable et dépasse 3 mètres sur les montagnes. Les mois les plus humides sont ceux de juillet et d'août. La température moyenne est de 26°,6 à Fort-de-France; les variations moyennes entre les mois dépassent à peine 2 degrés; le maximum atteint rarement 32 degrés, mais le minimum ne descend pas au-dessous de 22 degrés. Le climat est donc chaud et humide ; les jours purs sont rares, les orages sont fréquents, surtout dans la saison d’hivernage.

Le caractère général de la végétation est celui des contrées tropicales. Les familles des Légumineuses, des Musacées, des Palmiers, des Térébinthacées, des Fougères, ete., y présentent quelquesunes de leurs espèces les plus remarquables. Les forêts sont riches en arbres d’ébénisterie. Quant à la faune naturelle, elle est assez pauvre; tous les animaux domestiques sont d'importation européenne.

D’après les statistiques réunies par l'administration de la marine, la superticie de la Martinique se répartirait comme il suit, à diverses dates :

14866 1871 1875 1884 hect. hect. hect. hect.

Terres en culture........ 33610 33678 33993 42490 SAVANTES er Tee APE » 18059 418809 920863 MOTS MÉÈUIS ASE » 148739 181922 14403 Terrains vagues.:........ » 28306 27853 21026

Ces documents feraient ressortir une augmentation de 9000 hectares environ dans les terres en culture; cette augmentation correspondrait à une diminution à peu près égale dans les surfaces en forêts et en terrains vagues ; elle doit provenir surtout de rectilications opérées dans les évaluations cadastrales. Les terres en culture se répartissaient comme il suit d’après les statistiques coloniales :

hect. hect. hect. hect.

Cannera sucre M... 18991 199280 19418 95795 Cultures secondaires..... 1451 1398 1469 1043 Cultures vivrières....... .. 13330 139315 13418- 15652 Totauxe eee. .... 93018 33993 37005 42490

La Canne à sucre occupe à peu près le quart de la surface totale de l'ile. La production a été sans cesse en augmentant jusque dans ces dernières années où elle a été enrayée par la baisse des prix du sucre. La production moyenne peut être évaluée à 50000 tonnes de sucre et 95000 hectolitres de rhums et tafia. On compte environ 510 habitations sucrières ; les unes travaillent directement les produits de la récolte, les autres les livrent aux quinze usines centrales qui existent dans l'ile. Des efforts sont poursuivis, dans un grand nombre de plantations, depuis quelques années, pour accroître les rendements et perfectionner les méthodes d'extraction du sucre, notamment par l'emploi du système de la diffusion. Néanmoins, on constate une tendance marquée à l'abandon de la culture de la Canne sur les terres les plus éloignées des centres industriels.

Les seules cultures secondaires qui présentent

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