‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 2)Chapitre 91 sur 205 · MARTIN-CHASSEUR · texte numérisé non relu

MARTIN-CHASSEUR

ne pouvant être utilement séparée, il est plus rationnel d'admettre l'usage général, et de réunir la description de l’ensemble dans le même article (vOy. VANNE).

MARTIN-CHASSEUR (ornithologie). — Genre d'oiseaux voisins des Martins-pêcheurs (voy. ce mot), auxquels on les rattache quelquefois, mais qui s’en distinguent par leurs mœurs. Ils vivent dans les forêts, où ils font une guerre active aux insectes et aux vers. Aucune espèce n’est indigène en Europe. La plus connue est le Martin-chasseur à tète noire (A/cedo atricapilla), de l'Afrique australe ; cet oiseau est commun à la Réunion, où il est interdit de le chasser sous peine d'amende, à raison des services qu'il rend. On a essayé de l’acclimater en Algérie.

MARTIN-PÊCHEUR (ornithologie). — Genre d'oiseaux de l’ordre des Passereaux, famille des Alcédides. Il n’en existe en France qu’une seule espèce, le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo hispida), qui vit sur le bord des eaux. C’est un oiseau de la taille d'une Alouette, à plumage très riche, vert sur la tête, le cou, les couvertures des ailes, bleu sur le dos et le dessus de la queue, roux sur le ventre, avec une tache blanche à la gorge. La femelle niche dans des trous et elle pond, en mars, de six à huit œufs, presque ronds, longs de 2 centimètres et d’un blanc pur. Le Martin-pêcheur est un gibier détestable ; il vit d'insectes aquatiques et surtout de poisson ; on doit le considérer comme nuisible.

MARTIN-SEC (pomologie). — Variété de poire d'hiver, connue aussi sous le nom de Rousselet.

MARTINET (ornithologie). — Genre d'oiseaux de l'ordre des Passereaux, tribu des Fissirostres, très voisin du genre Hirondelle (voy. ce mot), dont il se distingue surtout par la position du pouce, dirigé en avant, presque comme les autres doigts, qui sont à peu près égaux. M. Blanchard, s'appuyant sur les caractères du squelette, en a fait une famille spéciale, celle des Gypsélides. L'espèce la plus commune est le Martinet commun ou Martinet noir (Cypselus apus), long de 20 centimètres, à ailes très longues (l’envergure atteint 38 centimètres), à plumage noir, sauf la gorge blanche. Il fait son nid dans les crevasses des murs, sous les toits des maisons ou dans les encoignures de fenêtre ; la femelle y pond trois ou quatre œufs blancs, longs de 24 millimètres. Dans les Alpes et les Pyrénées, on trouve le Martinet de montagne (C.melba), à plumage grisàtre en dessus, blanc en dessous. Les mœurs des Martinets sont les mêmes que celles des Hirondelles : ils vivent exclusivement d'insectes, dont ils font une énorme consommation ; ce sont donc des oiseaux à protéger pour leur grande utilité.

MARTINIQUE (géographie). — La Martinique est une des principales colonies françaises dans les îles des Antilles (voy. ce mot), à l'entrée du golfe du Mexique. Située entre Dominique et Sainte-Lucie, elle est placée entre 14°5! et 1423’ latitude septentrionale et 63°6' et 63° 31° longitude ouest de Paris; sa superficie est de 98782 hectares. Sa plus grande longueur, du nord-ouest au sud-est, est de 70 kilomètres; sa largeur moyenne est de 31 kilomètres. Un tiers de la surface de l'ile est en plaines, les deux autres tiers en montagnes.

La constitution du sol est volcanique dans sa plus grande étendue. Par suite du relief des massifs de soulèvement dont elle fait partie, la Martinique est divisée, du nord au sud, en deux péninsules ; celle du nord est couverte de montagnes dont les reliefs sont entrecoupés de vallées et de gorges profondes, et dont le sommet le plus élevé, la montagne Pelée, atteint une altitude de 1350 mètres; celle du sud est moins tourmentée et les montagnes v sont moins élevées ; la plus haute, celle du Vauclin, ne dépasse pas 905 mètres. La plupart des montagnes

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