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NT NN N RATS

Fig. 126. — Moulin à huile Falguière.

La graine concassée est portée aux meules de broyage : l'appareil le plus usité est dû à M. Falguière. Dans ce moulin (fig. 126), l'alimentation s'opère par l'arbre vertical qui met en mouvement les meules; la graine chargée dans la trémie A descend par l’entonnoir B dans l’arbre creux jusque: sur le plan incliné C ; elle s'écoule ensuite dans un conduit demi-cylindrique D, qui aboutit entre les traverses des. racloirs E et tombe sur la meule dormante, autour du pivot de l'arbre F, dont G est la crapaudine ; le racloir central H repousse alors la graine sous les meules verticales; un ramasseur N (fig. 127) fait tomber, après trituration, par une vanne, la masse pâteuse. Une cuvette circulaireK, alimentée par le tuyau L, dont un robinet règle le débit, arrose constamment, par le tube M, la graine soumise au broyage.

On obvie à la nécessité de suivre le mouvement des meules pour manœuvrer le racloir ramasseur N par le dispositif suivant : une tringle à poignée 0 agit sur l'extrémité du bras du levier PQ engagé

dans le guide R, l’autre extrémité étant fixe en P.

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Une tige, partant du pivot du levier, se termine par une fourchette reliée au balancier O qui relève les tiges du racloir N et le maintient suspendu

( —— Fig. 427. — Plan du moulin à huile Falguière.

pendant la durée de la trituration ; en décrochant la poignée latérale, le poids même du racloir le fait descendre jusqu’à la meule dormante.

Les meules employées pour le broyage sont généralement en granit. Une paire de meules de 2 mètres à 2,50 de diamètre, épaisses de 0,40 à 0,45, peuvent, avec une vitesse moyenne de 12 à 13 tours par minute, traiter journellement de 2500 à 3000 kilogrammes de graines. La force motrice nécessaire est de 4 à 5 chevaux-vapeur. Une paire de meules de cette dimension pèse de 7000 à 8000 kilogrammes.

Lorsque la graine est suffisamment broyée, elle forme une pâte dont l'huile est la partie liquide. En soumettant immédiatement cette pâte à la pression, on obtient, dans le cas des huiles comestibles, une qualité supérieure dite huile vierge, mais le rendement est moindre que lorsqu'on chauffe préalablement la masse, et le travail est plus long. En effet les huiles entrainent, dans ces cas, des matières albuminoïdes, et le liquide de pression est filant et difficile à purifier. Le chauffage, au contraire, en coagulant les matières albuminoïdes, rend

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sur un châssis C ; le fond de la bassine À est convexe; à son centre se trouve une crapaudine, dans laquelle s'engage le pivot d’un agitateur; l’enve-

KT Fig. 128. — Coupe d'un chauffoir à vapeur.

loppe extérieure, qui fait corps avec la bassine eliemême, détermine un espace annulaire, dans lequel la vapeur est admise par un tuyau F; G sert à l’échappement de l’eau de condensation. Quand la graine à atteint une température de 50 à 55 degrés, l’ouvrier retire la pâte par la porte Het la distribue dans des sacs disposés au-dessous de l'ouverture L.

Le sac rempli est placé sur une étreindelle de crin doublée de cuir. L’ouvrier répartit un:formément la masse afin de lui donner une épaisseur égale d’un bout à l’autre, sans quoi la pression

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la clarification plus facile, mais le goût de l'huile est quelque peu altéré et sa coueur devient plus foncée par suite de la dissolution de certains principes insolubles à froid.

Le chauffage de la graine

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s'effectue maintenant au bain-

marie, comme en Allemagne,

ou dans les installations bien

montées, à l’aide de la va-

peur, ce qui présente l’avan-

tage de diminuer les chances

. d'accidents en concentrant sur le foyer du générateur la surveillance autrefois nécessaire pour régler la marche de foyers aussi nombreux que les chauffoirs euxmêmes.

Ces appareils (fig. 128) sont des bassines en fonte. Chacune d’elles repose d’un côté sur un bâti B et

Fig. 129. — Presse à huile du système Chollet-Champion.

serait inégale sur les divers points, et l'huile séjournerait dans les parties moins épaisses; la répartition achevée, l’ouvrier enveloppe le sac dans l’étreindelle et porte le tout sous la presse.

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Plusieurs systèmes de presses ont été successiment employés ; ce sont les presses à vis, à coins et les presses hydrauliques. Il importe de produire dans le moins de temps possible une pression très énergique ; les presses du type Mabille ou Samain (voy. PRESSOIR) conviennent pour les petites huileries ; les presses à coin, encore employées dans le Nord, sont peu recommandables ; dans un établissement bien monté, les presses hydrauliques sont celles qui fournissent les, meilleurs résultats. La presse hydraulique construite pour les huileries par Chollet-Champion se compose (fig. 129) d'une maie D en fonte, divisée en deux cuvettes B et C, sur la séparation desquelles est installée la presse proprement dite À, à laquelle s'adapte un bras de levier E qui exerce la pression. Le plateau étant placé sur la cuvette C remplie de graines oléagineuses, on adapte le bras E maintenu à l’extrémité de la tringle F et l’on fait agir sur ce bras le levier G de la presse hydraulique. Au bout de la

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sée, et augmente d'autant le travail des presses proprement dites.

Il existe trois variétés de presses hydrauliques appliquées à l’extraction des huiles. Dans les unes les sacs sont disposés entre les deux plateaux sur des plaques de fonte, munies sur leur pourtour d'une gouttière où se réunit l'huile qui se rend ensuite dans un réservoir, par un tube commu-

niquant avec tous les plateaux, de façon qu’elle ne

puisse pas s’écouler d’un sac sur l’autre. Dans les presses dites à formes, les plateaux très épais portent, d’un côté, une cavité où caisse, et de l’autre, un noyau qui vient s’emboiter dans la caisse du plateau supérieur. Ces caisses sont fermées par trois de leurs côtés ; par celui qui reste ouvert on introduit la graine dans son étreindelle, l'huile se rassemble par la pression dans les rigoles du pourtour extérieur du plateau et, de là, dans un réservoir. Enfin, on fait encore usage de presses hy-. drauliques horizontales à double paroi chauffée par

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Fig. 130. — Plan d’une huilerie agricole.

course on relève E pour le replacer plus bas sur la tringle F, et l'on donne ainsi une nouvelle pression; on atteint ainsi une pression de 30000 à 35000 kilogrammes suffisante pour comprimer totalement les tourteaux. Des brides servent à maintenir cette pression maximum du plateau au moyen de deux vis à volants. On procède ensuite de même pour la cuvette B, faisant ainsi double travail avec un même appareil.

La presse Chollet-Champion convient aux petites exploitations ; l'emploi de presses hydrauliques ordinaires dans une grande huilerie est surtout avan-

tageux lorsqu'on leur adjoint des accumulateurs }

Falguière. Ces appareils comprennent un récipient à plongeur et à contrepoids alimenté par deux fortes pompes ; le plongeur et les contrepoids se soulèvent lorsque le travail des pompes dépasse la dépense des presses et, dans le cas contraire, restituent en s’abaissant le surplus de travail emmagasiné par leur élévation; on obtient ainsi une pression continue sous les différents appareils auxquels l’accumulateur est adjoint.

La pression qui fournit l'huile est généralement précédée d’une première pression préparatoire ayant pour but de tasser les scourtines, ce qui permet d’en placer deux ou trois de plus par pres-

la vapeur, généralement couplées deux à deux, de manière à leur donner une marche continue, c’està-dire à presser d’un côté pendant qu’on desserre de l’autre.

On emploie fréquemment deux séries de presses marchant les unes à cent atmosphères, les autres à deux cents ; celles-ci servent à faire subir une nouvelle pression aux tourteaux obtenus par le travail des premières. Le tourteau, retiré de son enveloppe et grossièrement concassé, repasse sous. les meules puis au chauffoir avant de subir la deuxième pression.

Une huilerie montée industriellement comprend, en général, pour vingt presses : un moteur à vapeur de 40 chevaux, une bluterie, un laminoir formé de deux paires de cylindres superposés de 45 centimètres de diamètre et de 60 centimètres de longueur, deux moulins à meules verticales de 2 mè— tres de diamètre et 40 centimètres d'épaisseur, deux chauffoirs, deux presses préparatoires, et 20 presses pouvant recevoir chacune 15 scourtines.

Chacune des presses du type ordinaire adopté à Marseille, travaille 600 à 700 kilogrammes par 24 heures. Une opération dure une heure, soit 50 minutes pour la pression et 10 minutes pour le chargement et le déchargement. La durée des opérations

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varie d’ailleurs avec la matière première; il faut deux équipes de 18 hommes chacune pour un travail sans arrêt de nuit. Avec l'outillage précédent on peut traiter, dans de bonnes conditions de rendement, environ 20 000 kilogrammes de graines par vingt-quatre heures.

Les figures 130 et 131 représentent une huilerie agricole telle qu’il en existe dans le Nord, les appareils y sont représentés en plan et élévation. La machine à vapeur B commande la pompe foulante en communication avec les accumulateurs DD et la presse préparatoire G ; les presses ordinaires sont en F et F’, les meules verticales sont en A et le chauffoir en E.

Au sortir des presses, les huiles sont troubles ; on les abandonne au repos dans de vastes récipients généralement en tôle, dans lesquels elles déposent au bout d’un temps variable les matières

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dans un second cylindre clos, chauffé comme le premier par un serpentin de vapeur et communiquant avec le réservoir de sulfure de carbone à l’aide d’un tube de retour formé d’un serpentin refroidi par un courant d'eau. L'huile reste dans le deuxième cylindre, tandis que le sulfure de carbone volatilisé par la chaleur retourne au réservoir en passant par le condenseur ; l'épuisement est complet lorsque le sulfure de carbone qui sort du cylindre renfermant les tourteaux cesse de laisser sur le papier une tache graisseuse. Pendant le cours de l’opération, il se dégage des gaz fétides renfermant surtout de l'hydrogène sulfuré, dont on se débarrasse en leur faisant traverser un épurateur renfermant un mélange oxydé à l’air de chaux et de sulfate de fer; on peut employer les épurateurs usités dans la fabrication du gaz d'éclairage.

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